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PROJET ESCAPE. Une approche globale des troubles graves du comportement présentés par des personnes avec autisme et/ou handicap mental. Line Mimmo. POPULATION CIBLE: SITUATION ACTUELLE.

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Presentation Transcript
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PROJET ESCAPE

Une approche globale des troubles graves du comportement présentés par des personnes avec autisme et/ou handicap mental

Line Mimmo.

population cible situation actuelle
POPULATION CIBLE:SITUATION ACTUELLE
  • Personnes présentant des troubles graves du comportement associés à une déficience mentale et/ou de l’autisme.
  • Population estimée à 800 personnes en Belgique francophone.
  • Quelques rares institutions d’accueil avec de longues listes d’attente, inaccessibles dans la pratique.
  • De nombreuses situations dramatiques (+ de 60 en Wallonie) avec une exclusion des structures existantes et une réponse au cas par cas, parant au plus pressé.
  • Par défaut, une prise en charge en hôpital psychiatrique, souvent inadaptée avec médicalisation lourde et une dégradation de la qualité de vie.
  • Pas de solution à long terme.
historique du projet
Historique du projet

Un projet soutenu par le ministre des affaires sociales de la Région Wallonne

  • 2001-2002 SOMI (Service d’Observation et de Mise au point d’Intervention):

projet pour l’observation en milieu contrôle et la mise au point d’une intervention

  • 2003 à 2005 ESCAPE (Equipe de Soutien Comportemental Ambulatoire pour les Personnes et les Equipes):

Projet pilote pour la mise au point d’une approche à long terme. Elargissement de l’observation au milieu de vie et du suivi par une équipe ambulatoire

somi 2001 2002
SOMI (2001-2002)
  • Objectif:

Observation et intervention auprès de personnes avec autisme /retard mental et des troubles importants du comportement durant une période déterminée (2 semaines en internat) et avec des outils spécifiques:

  • Etapes:
  • Observation systématique
  • Analyse fonctionnelle
  • Mise au point d’une intervention
  • Somi:

44 personnes dont 22 adultes, 50% d’hommes, 66% atteints d’autisme

somi 2001 20021
SOMI (2001-2002)

Interventions/Conclusions:

  • A permis d’isoler le profil comportemental spécifique de la personne (potentiels, dynamique, situation problème)
  • Modification du comportement en fonction du nouveau contexte et des interventions qui y sont mises en place.

 Stratégies efficaces dans la réduction des troubles en milieu contrôle

  • Comportement influencé par divers paramètres tels que formation de l’entourage, aspects médicaux, profil du handicap individuel
  • Absence de suivi et réalisation des recommandations du SOMI dans le milieu de vie.
evolution vers le projet escape 2003 2005
Evolution vers le Projet ESCAPE (2003 à 2005)
  • Une équipe ambulatoire
  • Une approche coordonnée des différents aspects de la prise en charge: dimensions psycho-éducative, systémique (2003-2004) et médicale
  • Observations et interventions réalisées en milieu de vie
  • Une approche structurée de l’intervention avec protocoles et mesures définies et validées
  • Une prise de décision de tous les intervenants (famille, intervenants du milieu d’accueil, ESCAPE) pour l’élaboration et la mise en application de la stratégie
  • Une formation avec un suivi et un soutien d’ESCAPE pour la mise en application des stratégies dans le milieu de vie
  • Une recherche continue des méthodes d’analyse et de prise en charge
caract ristiques g n rales des personnes accompagn es escape
Caractéristiquesgénérales des personnes accompagnées (ESCAPE)
  • projet pilote: 9 personnes, âgées de 12 à 40 ans
  • 8 atteintes d’autisme et de retard mental, 1 de retard mental
  • toutes avec troubles graves du comportement (automutilation, PICA, hétéroagressivité)
  • 4 adolescents / 5 adultes
  • 6 hommes / 3 femmes,
  • 3 en famille / 2 en SRA / 1 SRJ / 3 en HP
d finition des probl mes de comportement 2
Définition des problèmes de comportement (2)
  • Tolérance du ou des milieux
  • Contexte
  • Fréquence
  • Intensité

C’est le milieu qui va définir qu’il s’agit d’un problème de comportement …

en particulier, quand il décidera d’agir

etapes de l intervention escape
Etapes de l’intervention ESCAPE

I. PHASE D’ EVALUATION

1. Reception et analyse de la demande (signature d’une convention si travail de collaboration)

2. Observations directes des T.C.

 en milieu familial

 en milieu résidentiel

 en milieu contrôle ou neutre

Documents originaux standardisés pour l’observation et l’évaluation dont la FAI (Functional Assessment Interview form, O’Neill & al., 1997) et la FAO (Functional Assessment Observation Form, O’Neill & al., 1997)

 Mise en évidence des contextes favorables à l’apparition des troubles selon le modèle fonctionnel (facteurs déclencheurs, facteurs de maintien et formulation d’hypothèses fonctionnelles)

etapes de l intervention escape1
Etapes de l’intervention ESCAPE

3. Evaluation des compétences actuelles de la personne par différents outils dont:

 Echelle Québécoise de comportements adaptatifs (EQCA)

Evaluation fonctionnelle pour l’intervention (EFI)

 Grille d’évaluation de la communication de Shuler

 Primary Progress Assessment Chart of Social Development (PPAC)

4. Index de qualité de vie adapté de Bonnano et Portelance

5. Rédaction du rapport d’intervention

etapes de l intervention escape2
Etapes de l’intervention ESCAPE

II. PHASE DE DECISION

  • Présentation du rapport d’intervention
  • Décision commune quant aux stratégies à mettre en place

III. PHASE D’ INTERVENTION

  • Construction d’un projet de vie/réorientation du milieu d’accueil si nécessité
  • Modèle d’intervention: soutien comportemental positif
  • Stratégie de prise en charge décidée collégialement avec tous les intervenants
  • Bilan médical complet, Révision de la médication

IV. PHASE DE SUIVI

  • Formation pratique et théorique des intervenants
  • Réunions régulières d’évaluation et de support
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SCP est moins un processus de sélection d'une intervention que la construction d'un ensemble de procédures
  • les changements dans l'environnement pour rendre les problèmes de comportements non-significatifs,
  • l'apprentissage de comportements appropriés qui rendent les comportements-problèmes inefficaces,
  • la manipulation des conséquences afin d'assurer que les comportements appropriés sont renforcés de manière plus consistante et plus puissante que ne le sont les comportements-problèmes.
les syst mes concern s

Micro-systèmes d’accueil : école, établissement, …

Micro-système

familial

Personne

Micro-systèmes d’accompagnement professionnels: médical, ambulatoire, transports

Micro-systèmes d’accompagnement informels : relations familales, amicales, voisinage, communauté, …

Les systèmes concernés

Macro-systèmes : Ministères, AWIPH, INAMI, Règlementations, ...

caract risation des syst mes
Caractérisation des systèmes
  • Tout système qui fonctionne implique un équilibre, fut-il inadéquat ou insatisfaisant
  • Quand on change un élément, c’est tout le système qui change et de nouveaux rapports sont mis en place
  • La demande explicite est souvent une intervention directe sur la personne mais l’impact implique les micro-systèmes proches
  • Tout changement amène un nouvel équilibre
  • L’intervention doit apporter un bénéfice à tous les composants du système: la personne avec handicap et l’ensemble des personnes concernées
escape un exemple concret
EscapeUNEXEMPLE CONCRET

H de 41 ans, déficience intellectuelle, cécité, auto-mutilation

CONCLUSIONS DE L’EVALUATION/ Formulation d’hypothèses fonctionnelles

Il y a 2 types d’auto-mutilation :

  • Type 1

- Est précédé de signes précurseurs

- Peut se terminer sur simple intervention verbale

- Est d’intensité faible

Contextes/hypothèses : - en réponse à une situation de frustration

- pour attirer l’attention

- processus de deuil problématique …

  • Type 2

- N’est précédé d’aucun précurseur

- Exige le recours à la contention physique

- Intensité importante

Contexte/hypothèse : - origine organique/médicale

phase d intervention
PHASE D’INTERVENTION
  • Construction d’un projet de vie/réorientation du milieu d’accueil
    • A moyen-terme: intégration dans un service d’accueil de jour pour adultes
    • Demande de prise en charge résidentielle introduite à l’AWIPH
  • Révision de la médication
    • Moins d’incidents de type 2
    • Personne plus alerte, amélioration du langage expressif
  • Bilan médical complet
  • Augmentation du temps d’activité
  • Instauration de repères spatiaux et apprentissage de la canne blanche
  • Processus de deuil : soutien psychologique individuel
    • Les pleurs remplacent parfois l’auto-mutilation
    • Exprime mieux ses sentiments; ses souhaits…
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Attitudes communes face à l’auto-mutilation

- Document écrit en collaboration avec l’établissement

- Comportements ciblés

 se donner des coups de genoux au visage

 se frapper le visage avec les poings

 se frapper la tête contre des surfaces dures

 se frapper les oreilles contre les épaules

- Pour 2 activités programmées :

Mesure avant-après (fréquence, intensité)

diminution significative des comportements d’auto- mutilationde 70 incidents/heure à 24 incidents/heure

les r sultats un exemple qualit de vie
Les résultats: un exempleQualité de vie

L’ Index généralisé de qualité de vie dans ce cas

passe de 0,269 avant l’intervention à 0,5726 à l’évaluation

les r sultats globaux
Les résultats globaux
  • Diminution importante de l’incidence des épisodes de troubles lorsque les stratégies sont mises en place et suivies dans le temps.
  • L’apparition des troubles reste fortement dépendante des circonstances ponctuelles. Leur diminution requiert une implication de tous les intervenants
  • Amélioration générale de la qualité de vie (index généralisé + 17%)
  • Responsabilisation plus grande de tous les intervenants dans la prise en charge