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Chapitre 7: Evolution et mesures des inégalités et de la pauvreté (suite)

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Chapitre 7: Evolution et mesures des inégalités et de la pauvreté (suite)

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  1. DESS: Globalisation et régulation sociale Chapitre 7:Evolution et mesures des inégalités et de la pauvreté(suite) Yves Flückiger Université de Genève

  2. 7.2. Identification A. Problèmes à résoudre : • Choix de l’indicateur de bien-être • La pauvreté estmultidimensionnelle… pour simplifier on prend un indicateur • Dépenses:indicateur du niveau de vie Notion de revenu permanent qui rend l’indicateur moins volatile Avec le revenu, le bien-être est sur-estimé durant la vie active et sous-estimé après

  3. 7.2. Identification • Choix de l’indicateur • Revenu: bien-être envisagé comme un droit (à un revenu minimum) En utilisant le revenu, on risque de sous-estimer le bien-être des personnes à la retraite Choix à faire: revenu brut ou net ? Revenu total ou revenu salarial

  4. 7.2. Identification • Choix de l’unité d’analyse (individu ou ménage) • Calcul de l’échelle d’équivalence • On ne peut pas comparer entre eux des ménages de taille différente • L’échelle indique le nombre d’équivalents adultes représentant les besoins d’un ménage par rapport à un adulte vivant seul

  5. 7.2. Identification • Calcul de l’échelle d’équivalence x = ressources du ménage a= caractéristiques du ménage

  6. 7.2. Identification • Calcul de l’échelle d’équivalence • Méthodes pour estimer ces échelles • échelles économétriques • échelles pragmatiques : OCDE: chaque adulte supplémentaire (de 14 ans ou plus) : 0,5 chaque enfant supplémentaire: 0,3 E(a,e) = 1 + 0,5.(a-1) + 0,3.e • échelles paramétriques

  7. 7.2. Identification

  8. 7.3. Les indices • Définition du seuil de pauvreté • Seuil absolu: Il s’agit alors de définir les besoins vitaux à satisfaire (minimum vital) Ce seuil ne change pas nécessairement avec le niveau de vie de la société • Seuil relatif: Seuil défini par rapport au niveau de vie global de la société

  9. 7.3. Les indices • Définition du seuil de pauvreté • Définition officielle: Les lois en vigueur au niveau fédéral ou cantonal définissent des seuils de pauvreté (seuils moins controversés) En Suisse il n’y pas de définition officielle de la pauvreté. Mais: Recommandations de la CSIAS (980 frs/mois, 1’800 avec loyer et ass. maladie)

  10. 7.3. Les indices • Définition du seuil de pauvreté • Définition officielle: Les lois en vigueur au niveau fédéral ou cantonal définissent des seuils de pauvreté (seuils moins controversés) En Suisse il n’y pas de définition officielle de la pauvreté. Mais: Recommandations de la CSIAS (frais d’entretien) : 960 francs pour 1 personne seule ;

  11. 7.3. Les indices 1’469 frs pour 2 personnes (échelle: 1,53) ; 1’786 frs pour 3 personnes (échelle: 1,86) ; 2’054 frs pour 4 personnes (échelle: 2,14)… AVS/AI: seuil pour obtenir des prestations complémentaires : 1’470 frs/mois, 2’660 frs/mois avec loyer et ass. maladie pour une pers. seule Ces définitions sont souvent utilisées car elles bénéficient d’une légitimité officielle Elles sont donc moins controversés que les autres seuils

  12. 7.3. Les indices • Les indices de pauvreté: vision synthétique de l’ampleurdu phénomène et de son évolution au cours du temps • Headcount ratio:proportion de pauvres (ou de bas salaires) dans la population • Income gap ratio: tient compte de l’écart moyen entre le seuil de pauvreté et le revenu des pauvres • Indice de « FGT »: permet de donner plus de poids aux plus démunis

  13. Headcount Ratio HR indique la proportion de pauvres dans la population

  14. HR: On attribue le même « poids » à toutes les personnes considérées comme pauvres

  15. Income Gap Ratio IGR représente la moyenne des écarts de revenus des « pauvres » par rapport au seuil de pauvreté en proportion de la ligne de pauvreté

  16. L’IGR attribue un « poids » plus élevé aux personnes les plus démunies

  17. Foster-Greer-Thorbecke Index L’indice FGT est une somme pondérée des déficits de revenus des pauvres

  18. L’indice FGT attribue un poids plus que proportionnel aux plus démunis

  19. 7.3. Les Indices • Les mesures des inégalités • Dans ce cas, on ne s’intéresse plus seulement à une partie de la distribution des revenus (ou des dépenses), mais on analyse l’ensemble de la distribution pour toute la population

  20. 7.3. Les Indices • L’indice de Gini: il est basé sur la courbe de Lorenz qui compare le poids démographique d’une partie de la population avec son poids « économique » Il varie entre un minimum de 0 et un maximum de 1 Limites de l’indice: problèmes d’intersection des courbes de Lorenz et problème lié à la comparaison entre pays

  21. Indice de Gini

  22. 7.3. Les Indices • Le rapport entre les déciles supérieurs et inférieurs de la distribution: C’est une autre manière de calculer l’inégalité. Elle se focalise sur l’écart entre les plus aisés et les plus démunis

  23. 7.3. Les Indices • L’indice de Theil: il est basé sur une moyenne géométrique pondérée des revenus relatifs de chaque individu ou groupe d’individus

  24. 7.3. Les Indices • L’indice de Theil: il peut être décomposé pour déterminer l’influence de l’inégalité intra-groupe et inter-groupes sur l’inégalité totale

  25. 7.4. Les inégalités de revenus en Suisse • A ce jour, il n’existe aucune étude sur l’évolution des inégalités en Suisse • Pour combler cette lacune, nous avons utilisé les données fiscales (IFD) • L’inégalité des revenus a été mesurée à partir du rapport entre les 20% les plus riches de la population et les 20% les plus pauvres

  26. 7.4. Les inégalités de revenus en Suisse

  27. 7.4. Les inégalités de revenus en Suisse • Cette étude peut être complétée par une analyse des inégalités selon les sources des revenus • Elle permet de déterminer la contribution de chaque source de revenus à l’inégalité totale • Cette étude date malheureusement de l’année 1982 !

  28. 7.4. Les inégalités de revenus

  29. 7.5. Les inégalités de salaires • Analyse basée sur une partie des revenus. Les salaires. Ils représentent plus de 75% en moyenne des revenus des ménages • Etude empirique basée sur une enquête touchant (LSE), depuis 2002, plus de 1’000’000 de personnes occupées en Suisse • Elle est réalisée tous les deux ans depuis 1994

  30. Evolution des salaires en Suisse, 1994 - 2004

  31. Evolution des salaires dans l’horlogerie suisse, 1994 - 2004

  32. Evolution des salaires dans l’intermédiation financière en Suisse, 1994 - 2004

  33. Indice de Gini et rapport rentre le 9ème et le 1er décile, par cantons, 2004

  34. NB: Ce tableau ne contient qu’une sélection de toutes les variables utilisées dans une estimation effectuée sur l’ensemble de la population

  35. 7.5. Les inégalités de salaires • Une année de formation supplémentaire implique une hausse du salaire de 6,6% • La prime attribuée à l’expérienceatteint 2,3% • La prime à l’anciennetés ’élève à0,5%. Elle semble diminuer progressivementdepuis le début des années 90 • Toutes choses égales par ailleurs, les femmessouffrent d’unepénalité salarialede 9%

  36. Les pénalités liées au genre, LSE 2004

  37. 7.6. Working poor et pauvreté • Etude sur la population des « working poor » et des personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté • Cette étude a été réalisée sur la base des données de l’ESPA pour les années de 1992 à 2004 • L’enquête ESPA a lieu toutes les années depuis 1991 sur un échantillon représentatif de la population suisse

  38. 7.6. Working poor et pauvreté • Working poor: personnes âgées entre 20 et 59 ans qui vivent dans un ménage pauvre dont le volume d’activité cumulé est égal ou supérieur à 36h/sem. • Pauvreté : personnes vivant dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil absolu de pauvreté selon les normes de la CSIAS (besoins de base+loyer+primes d’assurance-maladie, soit 2’450frs/mois pour une personne seule et 4’550frs pour un couple avec 2 enfants)

  39. 2004: 12,5% 2004: 6,7%

  40. 7.6. Working poor et pauvreté • Il y a un socle de pauvres et de working poor qui reste de manière permanente dans cet état (trappe à la pauvreté) • Ce socle a eu tendance à augmenter depuis le début des années 90 • A côté de ce socle vit une population qui se trouve à la marge de précarité et qui peut y tomber ou en ressortir au gré de la conjoncture (vulnérabilité)

  41. Taux de working poor par groupe socio-démographique ESPA 2003

  42. 7.6. Working poor et pauvreté La précaritéaffecteplus particulièrement: • Les étrangers • Les familles monoparentales • Les familles nombreuses • Les personnes domiciliées en Suisse romande ou au Tessin • Les personnes qui ne disposent que d’une formation élémentaire (18,5% contre 2,3% pour les ménages avec une personne de formation universitaire)

  43. 7.6. Working poor et pauvreté La précaritéaffecteplus particulièrement: • Les personnes soumises àun contrat de travail d’une durée déterminée (15,9%) ou ayant interrompu leur carrière professionnelle • Les indépendants(13,8%) et en particulier ceux qui n’ont pas d’employés (18,3%) • La population travaillant dans les ménages privés (32,6%), l’hôtellerie et la restauration(17,8%)

  44. 7.7. Analyse des transitions La situation de bas salaire semble durable…

  45. 7.7. Analyse des transitions …celle de working poor le semble moins !

  46. 7.8. Pauvreté • Le taux de pauvreté diffère selon les indices choisis • Selon le « Head count ratio » il y avait en Suisse, en 1990, 12,5% de ménages pauvres • Selon « l ’Income gap ratio » il faudrait attribuer 36,9% de revenu supplémentaire pour amener tous les ménages pauvres au seuil de pauvreté

  47. 7.8. Pauvreté

  48. 7.9. Analyse multidimensionnelle • La littérature sur la pauvreté est unanime à admettre que la pauvreté ne se limite pas à la seule dimension financière • Elle doit être aussi mesurée en tenant compte d’autres facteurs tels que la santé physique ou mentale, l’exclusion sociale ou l’environnement

  49. 7.9. Analyse multidimensionnelle • Pourtant, à ce jour, très peu d’études ont appliqué une approche multidimensionnelle • Nous avons utilisé tout d’abord une analyse factorielle pour déterminer les différentes dimensions latentes de la déprivation

  50. 7.9. Analyse multidimensionnelle • En partant de 32 variables extraites du Panel suisse des ménages, nous avons identifié quatre dimensions de la pauvreté : • la situation financière ; • la santé physique et mentale ; • l’exclusion sociale et • l’environnement.