prototypes st r otypes et inf rences n.
Download
Skip this Video
Loading SlideShow in 5 Seconds..
Prototypes, stéréotypes et inférences PowerPoint Presentation
Download Presentation
Prototypes, stéréotypes et inférences

Loading in 2 Seconds...

play fullscreen
1 / 25

Prototypes, stéréotypes et inférences - PowerPoint PPT Presentation


  • 71 Views
  • Uploaded on

Prototypes, stéréotypes et inférences. Qualificatifs attribués au patineur Johnny Weir lors des Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Le prédiscours. Les commentateurs : n’ont pas la réputation de tenir des propos controversés;

loader
I am the owner, or an agent authorized to act on behalf of the owner, of the copyrighted work described.
capcha
Download Presentation

PowerPoint Slideshow about 'Prototypes, stéréotypes et inférences' - brier


An Image/Link below is provided (as is) to download presentation

Download Policy: Content on the Website is provided to you AS IS for your information and personal use and may not be sold / licensed / shared on other websites without getting consent from its author.While downloading, if for some reason you are not able to download a presentation, the publisher may have deleted the file from their server.


- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - E N D - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Presentation Transcript
prototypes st r otypes et inf rences

Prototypes,stéréotypeset inférences

Qualificatifs attribuésau patineur Johnny Weirlors des Jeux Olympiquesde Vancouver en 2010

le pr discours
Le prédiscours

Les commentateurs :

  • n’ont pas la réputation de tenir des propos controversés;
  • ont plusieurs années d’expériencedans la couverture de ce genre d’événements.
le pr discours1
Le prédiscours

Johnny Weir :

  • est connu pourson extravagance;
  • n’avait jamais fait de déclaration quant à son orientation sexuelle au moment des Jeux.
la nature des propos
La nature des propos
  • Les propos des animateurs sont-ils homophobes?
  • Les animateurs ne font jamais référence à l’orientation sexuelle de Johnny Weir.
  • Ils remettent plutôt en question son identité sexuelle.
  • Or presque tout le monde semble prendre pour acquis que Johnny Weir est homosexuel.
le d rapage
Le dérapage

« il se fait remarquer, il se fait décrier, et on n’a pas tort de le décrier ».

« c’est très ennuyeux, parce que on pense que tous les garçons qui patinent vont devenir comme lui »

« moi j’aimerais ça qu’il passe ces tests-là, lui »

«  on retombe dans les stéréotypes quand on voit un gars comme ça faire du patinage artistique  »

«  je le sais que je ne suis pas politically correct  »

« il a du rouge à lèvres,il s’habille de façon féminine »

« on devrait lui faire passer un test de féminité ou de masculinité »

«  pas du tout, c’estce que tout le monde pense, alors on le dità voix basse et maintenant on le dit un peu à voix haute  »

« c’est un très mauvais exemple »

«  ce n’est pas l’image du patinage que moi j’aime, mais j’admire quand même le patineur qu’il est  »

« évidemment ça laisse une image assez amère pour le patinage artistique »

« on pense que le patinage c’est quelque chose de peu sportif, de féminisant »

« il devrait être peut-être en compétition féminine à la place »

Émission Le réveil olympiquediffusée à RDS et à V téléle matin du 17 février 2010

l homophobie
L’homophobie
  • Définition populaire :
  • « Qui est hostile envers les homosexuels »
  • Définition de la Commission des Droits de la personne et de la jeunesse :
  • « Aux fins des travaux du Groupe de travail, l’homophobie revêt un sens large et englobe toutes les attitudes négatives pouvant mener au rejet et à la discrimination, directe et indirecte, envers les gais, les lesbiennes, les personnes bisexuelles, transsexuelles et transgenres, ou à l’égard de toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité ou de la féminité. »
le cadre th orique
Le cadre théorique
  • Stéréotypes
  • Prototypes
  • Inférences
le cadre th orique1
Le cadre théorique
  • Stéréotypes
  • Terminologie empruntée à la philosophie du langage (Putnam)
  • « In ordinary parlance a ‘stereotype’ is a conventional (frequently malicious) idea (which may be wildly inaccurate) of what an X looks like or acts like or is. »
  • — Mind, Language and Reality
  • Traits caricaturaux que tout locuteur compétent devrait connaître au sein d’une communauté linguistique donnée.
le cadre th orique2
Le cadre théorique
  • Prototypes
  • Terminologie empruntée à la psychologie (Rosch)
  • « Categories form around and/or are mentally represented by salient, information rich, often imageable stimuli that become ‘prototypes’ for the category. »
  • — Toward an Ecological Theory of Concepts
  • Subjectif au départ, maisacquiertunecertaineobjectivité du fait que les êtreshumainspartagenttous un appareilsensoriel et mental similaire.
  • Version standard : le prototype est le meilleurreprésentant de la catégorie
  • Version étendue : le prototype est un ensemble des traits les plus saillantsassociés à la catégorie
le cadre th orique3
Le cadre théorique
  • Inférences
  • Trois types de raisonnements proposés par Peirce:
  • Induction
  • Cas: Ces hommes sont gais.
  • Résultat: Ces hommes sont efféminés.
  • Règle: Tous les hommes qui sont gais sont efféminés.
  • Déduction
  • Règle: Tous les hommes qui sont gais sont efféminés.
  • Cas: Cet homme est gai.
  • Résultat: Cet homme est efféminé.
  • Abduction
  • Règle: Tous les hommes qui sont gais sont efféminés.
  • Résultat: Cet homme est efféminé.
  • Cas: Cet homme est gai.

gais

efféminés

le corpus
Le corpus
  • 17 février 2010: Propos controversés
  • 24 février 2010: Conférence de presse
  • Articles de journalistes
  • Publiés au Québec
  • En français
  • Qui traitent de l’affaire comme sujet principal
  • Longueur significative (au moins 200 mots).
  • Réactions du public: trois chaînes de plus de 50 commentaires les plus récentes après la diffusion des propos
la m thodologie
La méthodologie
  • But : Faire ressortir les traits saillants associés à Weir (et donc indirectement au patinage artistique, aux homosexuels et aux femmes) au sein de la société où les propos ont été émis.
  • Méthode : Dépouillement systématique de tous les qualificatifs attribués à Weir qui apparaissent au corpus, puis regroupement de ces qualificatifs selon certains axes significatifs.
les r sultats
Les résultats

Apparence

Genre et sexualité

Weir

Affichage de la différence

Sport et autres

les r sultats1
Les résultats

tenue

décolleté

couronne de roses

rouge à lèvres

tapette

Apparence

fourrure

efféminé

Genre et sexualité

fofolle

androgyne

paillettes

moumoune

rose

accoutrement

transgenre

plumes

costume

travesti

image

corset

gai

drag queen

non-masculin

transsexuel

style

féminin

fif

manière

apparence

habillement

Weir

homosexuel

allure

patineur

américain

gestuelle

flamboyant

exagéré

provoquer

détonne

se faire remarquer

extravagant

comme lui

ne passe pas inaperçu

passer un message

exception

athlète

solide

triple champion

attirer l’attention

exubérance

extrême

artiste

courageux

être ce qu’il est

être lui-même

sportif

a du guts

beau

différent

sympathique

talentueux

élégant

s’exprimer comme il veut

mauvaise influence

Affichage de la différence

Sport et autres

inspiration

apparence et st r otypes
Apparence et stéréotypes
  • Les traits saillants soulignés dans les commentaires relativement à l’apparence de Weir font appel à des idées reçues présentes au sein de la société.

« Entre vous et moi, c’est si grave de porter du rose, de faire du patinage en paillettes, ou de porter le costume décolleté. »

« Il est rose en batince ce costume. »

« Come on, un gars en corset rose. Il a probablement le même styliste que Lady Gaga. »

« Que voulaient-ils passer comme message avec ce costume, cette coiffure et ce rouge à lèvres? »

diff rence et prototypes
Différence et prototypes
  • La création des catégories passe par la différenciation des membres qui en font partie. Les membres prototypiques d’une catégorie (ses meilleurs exemplaires) présentent souvent des différences saillantes avec ceux des autres catégories.

« Pour être sûr qu'on ne le prendrait pas pour un Johnny Weir, Stojko a passé sa carrière à faire le macho sur la glace et en dehors. »

— Pierre Foglia, Couleurs

«  Trouvez moi des p’tits gars qui rêvent de devenir comme Weir. »

«  Quand on voit un gars comme ça faire du patinage artistique… »

diff rence et prototypes1
Différence et prototypes
  • Les différences qui sont observables sont plus souvent utilisées comme traits discriminants.

Une étude sur les stéréotypes relatifs à l’orientation et à l’identité sexuelles indique d’ailleurs que les hétérosexuels apprécient moins une personne lorsqu’elle transgresse les stéréotypes associés à l’identité sexuelle plutôt que ceux associés à l’orientation sexuelle.

— Cohen, Hall et Tuttle, Attitudes toward stereotypicalversus counterstereotypical gay men and lesbians

sexualit et inf rences
Sexualité et inférences

Tous les efféminés sont gais

Or Weir est efféminé

Donc Weir est gai

(avec certitude)

Déduction

Tous les gais sont efféminés

Or Weir est efféminé

Donc Weir est gai

(probablement)

Abduction

effé-minés

gais

gais

efféminés

Propos pas nécessairement hostiles aux homosexuels

Propos nécessairementhostiles aux homosexuels

test de la n gation
Test de la négation
  • Les traits prototypiques acceptent mal d’être placés dans des phrases où ils sont niés avec une conjonction du type « mais » :

#C’est un oiseau, mais il vole.

C’est un oiseau, mais il ne vole pas.

— Tiré de Kleiber, La sémantique du prototype

#C’est un gai, mais il efféminé.

C’est un gai, mais il n’est pas efféminé.

#C’est un efféminé, mais il gai.

C’est un efféminé, mais il n’est pas gai.

conclusions
Conclusions
  • Les propos des deux animateurs sont-ils homophobes?
  • Selon quelle définition?
  • La définition du Groupe de travail de la Commission des droits de la personne est-elle justifiée?
conclusions1
Conclusions
  • Il existe dans la société un lien sémantique réciproque entre les termes « efféminé » et « homosexuel ».
  • Propos de Stéphane Dupont (CHOI Radio X) :

À cause de ce lien sémantique, on ne peut pas dire, comme Dupont l’affirme, que les mots fif ou tapette ne font pas référence à l’homosexualité dans une déclaration comme:

« Ils ont dit qu’y’avait un fif dans un sport de fifs »

« Le patinage artistique c’est un sport de tapettes »

conclusions2
Conclusions
  • Cette utilisation est semblable à celle du test des phrases négatives :

#C’est un fif, mais c’est un homosexuel.

C’est un fif, mais ce n’est pas un homosexuel.

  • Pour utiliser le mot sans actualiser un trait saillant généralement associé, il faut le nier.Or en le niant, on montre que l’on sait que le stéréotype est partagé par la population et on contribue à sa propagation.

fif = efféminé

gai

conclusions3
Conclusions
  • Selon la définition populaire : les propos des animateurs ne sont pas nécessairement homophobes (même s’ils sont généralement jugés discriminatoires et offensants).
  • Selon la définition élargie du Groupe de travail sur l’homophobie : les propos sont clairement homophobes.

« Qui est hostile aux homosexuels »

«  attitudes négatives pouvant mener au rejet et à la discrimination, à l’égard de toute personne dont l’apparence ou le comportement ne se conforme pas aux stéréotypes de la masculinité »

conclusions4
Conclusions
  • Puisque les termes « efféminé » et « homosexuel » sont sémantiquement liés de manière réciproque et saillantel’un par rapport à l’autre,nous pensons quel’élargissement de la définitionde l’homophobie pour inclurela discrimination fondéesur l’identité sexuelle est justifiable.
le mot de la fin

Le mot de la fin

« The male stereotype makesmasculinity not just a factof biology but somethingthat must be proved andre-proved, a continual quest foran ever-receding Holy Grail. »

— Marc FeigenFasteau, The Male Machine