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Le langage en maternelle

Le langage en maternelle. INTRODUCTION Quelques définitions Les enjeux du langage L’articulation entre les langages LES EXERCICES DU LANGAGE Les divers temps de langage dans une séquence CONCLUSION. INTRODUCTION. Quelques définitions. Le langage

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Presentation Transcript


  1. Le langage en maternelle

  2. INTRODUCTION • Quelques définitions • Les enjeux du langage • L’articulation entre les langages LES EXERCICES DU LANGAGE • Les divers temps de langage dans une séquence CONCLUSION

  3. INTRODUCTION Quelques définitions

  4. Le langage • Produit par un sujet singulier s’exprimant • Fonction humaine qui permet l’expression des pensées et l’utilisation des représentations mentales. • Le langage est l’activité d’UN sujet pensant. La langue • Produit social et culturel évolutif, fruit d’une histoire, fait de croisements et d’emprunts. • La langue peut être étudiée. L’objectif essentiel de l’école maternelle est l’acquisition d’unlangage oral riche, organisé et compréhensible par l’autre. […] Le langage oral est le pivot des apprentissages de l’école maternelle. Premier domaine d’activités du B.O. et priorité de l’école maternelle La pratique du langage associée à l’ensemble des activités contribue à enrichir son vocabulaire et l’introduit à des usages variés et riches de la langue.

  5. La fonction langage • Le langage est une fonction biologique (différence fondamentale entre l’humain et l’animal) et une fonction sociale (différences entre humains). • L’enfant naît dans un monde déjà « parlé et parlant » (Merleau-Ponty, 1945). • Son langage s’actualise dans une langue, celle parlée par son entourage et ne se réalise pas naturellement dans le «standard» des grammaires.

  6. Du « langage de connivence »… • Le langage pratiqué à la maison se réalise dans une relation de complicité avec son interlocuteur (le « mamanais »). L’adulte interprète les signes (r)envoyés par l’enfant sans qu’il y ait nécessairement exigence de formulation. Il y a toujours communication AVANT langage, le risque étant de s’enfermer dans une communication SANS langage (70% de la communication est non verbale à 3 ans). • Ex. l’adulte donne le gâteau lorsque l’enfant lui montre du doigt. • Selon les milieux, l’adulte porte une attention plus ou moins exigeante au développement langagier de son enfant ; dans le meilleur des cas : • en proposant d’abord des modèles en réception (ex.: « Ah ! J’ai compris : tu veux un gâteau ? »… «je veux un gâteau maman ») ; • puis en exigeant une production (ex.: « comment on demande ? Tu dis: Je veux > voudrais un gâteau » puis « qu’est-ce que tu veux ? »).

  7. … à l’entrée dans le métalangage • Du grec μετά (meta) : au-delà de. • Métalangage : langage permettant de décrire le langage. • Ce sont les mots pour parler du langage (le titre, le mot, la phrase, le texte, la lettre, le son, la syllabe, etc.) que l’enfant doit commencer à manipuler en fin de maternelle.

  8. De la communication à la verbalisationou de la connivence au métalangage • L’école accueille tous les élèves et doit donc diversifier les moyens de les amenerde la communication à la verbalisation. • Il ne s’agit pas seulement de s’engager dans des dialogues entre des personnes pour exprimer des sentiments ou partager ses expériences… • …mais d’apprendre à les verbaliser sous une forme acceptable, qui respecte un schéma canonique du récit, avec un lexique et une syntaxe appropriée.

  9. Deux types de langage fondamentaux Le langage d’évocation • Il évoque l’absence. • Il construit le « monde des mots ». • Il impose de définir : qui ? (les personnes), quand ? (le temps), où? (l’espace), quoi ? (l’action). • Il induit l’usage des autres pronoms personnels (il / elle / on > nous / (vous) / ils / elles) • Il permet la mise en récit (temps du futur et du passé). Le langage en situation • Il accompagne l’action. • La connivence des interlocuteurs persiste. • Il permet l’installation du « je » et du « tu ». • Le temps principal est le « présent ». Les activités conduites mobilisent plus ou moins conjointement ou en alternance les deux types de langage

  10. Les enjeux du langage Le langage n’est PAS seulement une compétence scolaire, c’est bien plus que cela !

  11. Les enjeux du langage • Enjeux sociaux • Enjeux cognitifs • Enjeux pédagogiques

  12. Les enjeux sociaux du langage • La France dans PISA : Compréhension de l’écrit 2000 : 13e sur 43 2009 : 22e sur 65 • Une tendance à la reproduction des élites : l’école française ne parviendrait pas à compenser et niveler les écarts notamment en termes de compétences langagières. Elle aurait même tendance à les amplifier.

  13. La lutte contre l’illettrisme • L’illettré est allé à l’école et a appris à déchiffrer sans jamais vraiment accéder à « la lecture » (adressage). Cette activité étant aride, il ne s’y est jamais investi et a oublié ou désappris à lire. • Pour un illettré, les mots décodés ne renvoient à aucun sens parce qu’il n’a pas eu l’occasion d’intégrer les notions, concepts et structures par les chemins cognitifs de l’oral. • La problématique fondamentale de l’illettrisme est donc la correspondance entre langage oral et langage écrit tout au long de la scolarité, et donc dès l’école maternelle.

  14. Les enjeux du langage • Enjeux sociaux • Enjeux cognitifs • Enjeux pédagogiques

  15. Rapports entre langage et pensée • Le développement du langage et celui de la pensée sont indissociables. • « Ce n'est pas l'activité mentale qui organise l'expression, mais au contraire c'est l'expression qui organise l'activité mentale, qui la modèle et détermine son orientation » (Bakhtine, 1929/1977). • « Sans le soutien du langage, la pensée est incapable de se développer » (H. Wallon, 1945).

  16. La primauté du fonctionnement syntaxiqueFaire parler plutôt que faire répéter • En réception, « ce ne sont pas les mots qui donnent leur sens aux textes, mais les textes qui donnent leur sens aux mots ». Evelyne Charmeux • Il en va de même en production, puisque le lexique n’a de sens que si l’élève peut le convoquer dans des phrases (des constructions syntaxiques).

  17. Les enjeux de la pratique du langage • Oral passif > écoute / réception (vocabulaire passif) • Oral actif > production (vocabulaire actif) • Ecrit produit sur le base de l’oral > organisation du propos / rigueur / esprit d’analyse et de formulation. Ces niveaux de pratique définissent trois catégories de citoyens : • ceux qui subissent le réel (qui l’entendent, en reçoivent une image partielle), • ceux qui essaient de le comprendre (qui l’écoutent et en perçoivent la surface), • ceux qui ont le pouvoir d’en produire une analyse (de l’interpréter finement et de poser des mots sur ce qui se cache sous l’apparence des choses). Défi de l’école : développer l’esprit d’analyse et « l’accès au script du monde » pour chaque élève.De ce point de vue, faire pratiquer l’oral devient synonyme d’avoir pour chaque élève l’ambition de l’intelligence. Si l’école n’essaie pas de relever ce défi, elle aura tendance à œuvrer à la reproduction des élites.

  18. Les enjeux du langage • Enjeux sociaux • Enjeux cognitifs • Enjeux pédagogiques

  19. La compréhension et la mémorisationsont liées à la richesse lexicale • La quantité de savoirs est corrélée non pas proportionnellement mais exponentiellement à la richesse lexicale et ses trois niveaux : absent du lexique, lexique passif ou actif. • Mise en situation d’illettrisme La sérendipité procède d’une sibylline confluence entre aléa et sagacité.

  20. L’entrée dans l’écrit est conditionnée par la maîtrise de l’oral • Exemple de « racontages » d’enfants de GS • V - Lucie caresse son chien euh en lui disant euh tu t'es pas trop ennuyé mon toutou ? PE - Oui, c'est bien. Quand tu as fini, tu tournes la page. V - Lucie voit le pain au chocolat que son papa a acheté pour le goûter. (Structuration syntaxique d’énoncés complexes ) • J - il descend PE - Il descend de son lit pour aller jouer à Zorro. D'accord. (pause) Ensuite, qu'est-ce que fait maman ? J - attache la cape PE - Alors, la maman de Christophe attache la cape de Zorro. D'accord ? J – oui • Constat au Cours Préparatoire : V. apprend à lire et à écrire sans difficulté, J. est en échec. • Cf. vidéo L’histoire racontée –GS (école de St Cernin) du DVD Apprendre à parler

  21. L’articulation entre les langages

  22. La diversité du fonctionnement langagierLes ensembles de variantes énonciatives (Lentin, 1998) • A- Catherine eh ben sa voisine des pommes è lui en a donné plein. • B- La voisine de Catherine lui a donné un panier plein de pommes / Catherine a une voisine qui lui a donné un panier plein de pommes. • C- Catherine compte au sein de son voisinage une fort obligeante personne dont elle a reçu en présent un panier empli de pommes. ECRIT ORAL C- Variantes fonctionnant à l’écrit A- Variantes fonctionnant à l’oral B- Variantes pouvant fonctionner à l’oral et à l’écrit

  23. ORAL ECRIT L’environnement scolaire • L’école est un environnement mêlant oral et écrit dans une relation étroite et spécifique à ce lieu d’apprentissage. • La relation doit être réciproque. La problématique fondamentale de l’illettrisme va au-delà de la simple coexistence de l’oral ET PUIS de l’écrit. Elle relève davantage de la correspondance de l’oral AVEC l’écrit. Les mots écrits en classe doivent correspondre aux mots pouvant être dits par tous les élèves.

  24. A l’école, la maîtrise de l’écrit s’appuie nécessairement sur celle de l’oralViviane Bouysse, Caen 2010 • L’oral scolaire est un faux oral dans le sens où il est propre à l’école uniquement. Le « français scolaire », variété du français, suppose la maîtrise du lexique, des structures syntaxiques et textuelles. • Il a plus à voir avec l’écrit qu’avec l’oral ordinaire. • A l’école, l’oral « montre l’exemple » à l’écrit. • « L’institution scolaire est une matrice cognitive fondamentalement liée à la culture écrite » B. Lahire La lutte contre l’illettrisme impose donc à l’enseignant : • d’écrire ce qui est dit ; • de dire / lire ce qui est écrit.

  25. Un oral qui tend vers l’écrit au quotidien… En maternelle, l’élève n’est ni scripteur, ni lecteur. Il doit cependant être tout autant confronté à l’écrit grâce à la médiation du maître qui constitue : • Son « bras armé » pour écrire ; • Ses yeux pour lire ; • Sa bouche pour reformuler. La dictée à l’adulte La lecture magistrale Reformulation magistrale

  26. Le rôle de l’enseignant

  27. Le P.E. « catalyseur » de langage • L’effet catalyseur fonctionne uniquement si les offres de l’adulte comportent des fonctionnements langagiers « adaptés » c’est-à-dire proches des capacités de l’enfant. • Vygotski : « Zone Proximale de Développement » • Bruner : « étayage ».

  28. L’enseignant doit s’appliquer à… en termes d’enrichissementDu lexique ET de la syntaxe. mettre chaque élève en situation d’êtreRécepteur ET producteur d’oral et d’écrit chercher à développer chez euxVocabulaire passif ET vocabulaire actifet donc d’envisager l’apprentissage du langage…

  29. Construire le langage de l’enfantDu mot (son) à la phrase complexe • L’évolution générale du langage passe par des phases d’extension puis de complexification des énoncés : • Augmentation du nombre de mots : • lo => vélo => veux vélo => pas là vélo • Association de « phrases » simples : • i(l) prend le panier (et) il va se p(r)omener • Elaboration de constructions complexes : • j(e) peux pas pa(r)ce que elle est cassée

  30. L’attitude de l’enseignant moderne… • Il ne s’agit pas d’une simple « imprégnation » mais d’une invitation permanente à s’exprimer. • Il ne s’agit pas d’un apprentissage par répétition de modèles déjà entendus mais d’un travail inconscient d’hypothèses sur le fonctionnement linguistique. L’enseignant doit mettre l’élève en situation de « tenter » des phrases. • Henri Wallon parle d’« imitation créatrice » : l’élève reprend les mots qu’il a entendu et qu’il s’est approprié pour s’essayer à une production originale.

  31. LES EXERCICES DU LANGAGE -Quelques préalables - Les temps de langage et activités associées dans la séquence

  32. Quelques préalables avant la séquence… Le choix des mots L’environnement langagier

  33. Quel lexique aborder à l’école maternelle ? • Documents Eduscol de septembre 2010 : une progressivité en partant… • Du lexique qui correspond à l’univers de l’école pour aller vers des champs lexicaux représentant le monde moins familier puis vers des éléments plus abstraits • De la nature du mot : les noms, les verbes, les adjectifs, les adverbes et mots grammaticaux.

  34. Le choix du corpus de motshttp://eduscol.education.fr/cid52525/vocabulaire-ecole-maternelle.html Exemple de corpus de mots sur le thème de l’habillage à faire évoluer de la PS à la GS (à adapter suivant le contexte de l’école).

  35. Quel lexique aborder ? Petite Section Comprendre, acquérir et utiliser un vocabulaire pertinent (noms et verbes en particulier ; quelques adjectifs en relation avec les couleurs, les formes et grandeurs) concernant : • les actes du quotidien (hygiène, habillage, collation, repas, repos) ; • les activités de la classe (locaux, matériel, matériaux, actions, productions) ; - ses relations avec les autres, les salutations (bonjour, au revoir), courtoisie (s’il vous plaît, merci).

  36. Quel lexique aborder ? Moyenne Section Comprendre, acquérir et utiliser un vocabulaire pertinent (noms, verbes, adjectifs, adverbes, comparatifs) concernant : - les actes du quotidien, les activités scolaires, les relations avec les autres (salutations, courtoisie, excuses) ; - les récits personnels, le rappel des histoires entendues (caractérisation des personnages, localisation, enchaînement logique et chronologique).

  37. Quel lexique aborder ? Grande Section Comprendre, acquérir et utiliser un vocabulaire pertinent (noms, verbes, adjectifs, adverbes, comparatifs), concernant : - les actes du quotidien et les relations avec les autres ; - les activités et savoirs scolaires et en particulier l’univers de l’écrit ; - les récits personnels et le rappel des histoires entendues (caractérisation des personnages, relations entre eux, enchaînement logique et chronologique, relations spatiales) ; - l’expression des sentiments ou émotions ressentis personnellement, ou prêtés aux autres et aux personnages

  38. Les entrées thématiques récurrentes en maternelle • La classe, les activités scolaires, les objets et actes du quotidien, les autres, les différents lieux de l’école, les coins jeux, la cuisine et la nourriture, les animaux, les fêtes, l’enfant et la famille, la santé, l’hygiène, le quartier, le village, la ville, les sorties, les mots du temps et de l’espace.

  39. Listes et grilles de Philippe Boisseau

  40. Des entrées transversales (qui s’appliquent à tous les domaines) de la PS à la GS • Vocabulaire de proximité (noms, verbes, adjectifs) pour désigner les objets et le lexique, décrire leurs propriétés, caractériser des actions. • Vocabulaire de découverte du monde en lien avec des thèmes d’étude ou des projets d’expérimentation. • Vocabulaire issu de la littérature donnant à entendre et produire un registre soutenu et des expressions. • Vocabulaire lié à des actions particulières : motricité, règles du jeu, consignes scolaires.

  41. Quelques préalables avant la séquence… Le choix des mots L’environnement langagier

  42. Dans l’environnement qu’il crée, le maître a ce souci constant d’illustrer l’interaction entre oral et écrit dans : • La parole magistrale • La lecture magistrale • Les modes de questionnement

  43. La parole magistrale • Au quotidien, le parler professionnel doit être modélisant et appliqué. Ralentir son débit de parole est un exercice demandant une attention particulière mais payant. • La reformulation des propos des élèves donne une forme correcte à leurs intentions sans les forcer nécessairement à répéter. « Tu sais pas ? Pourtant, j’te l’ai d’jà dit l’aut’ jour ». « Tu ne sais pas ? Pourtant, je te l’ai déjà dit l’autre jour ».

  44. La lecture magistrale • Elle remplit un autre rôle que la parole magistrale puisqu’elle ne tente pas d’être de l’écrit, elle est de l’écrit. • La lecture magistrale donne à entendre et intégrer les formes modélisantes du langage écrit. • Ex.: « Ce dernier ne mit pas longtemps à… »

  45. La nécessaire et permanente proximité entre l’oral et l’écrit • L’écrit lu doit être suffisamment rapide, fluide, « détendu » et expressif pour prendre une forme proche de l’oral. • Inversement, l’oral pratiqué à l’école doit prendre une forme proche de l’écrit.

  46. Une dernière attitude essentielle du maître en termes langagiers :Lesmodes de questionnement • Les questions fermées amènent au mieux des réponses minimales (un mot ou deux ou le prolongement de la question ou d’une phrase à trou). • Les sollicitations ouvertes induisent des phrases plus complètes, parfois complexes selon la question. Plus les questions sont courtes, plus les réponses sont longues (ex.: Comment ? Pourquoi ? Explique-moi).

  47. Les temps de langage et les activités associées dans la séquence

  48. Les temps de langage dans la séquence • La consigne • Les situations vécues / de découverte • Les activités de catégorisation • Les activités de réactivation • Le passage au langage écrit • L’évaluation

  49. La consigne

  50. Clarté cognitive et cadre « focalisant » • Dans la droite ligne du « devenir élève », les élèves doivent savoir : • dans quelle discipline ils évoluent, • ce qu’ils sont en train de faire, • ce qu’ils apprennent, • quels sont les critères de réussite.

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