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Le Prince de Machiavel

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Presentation Transcript

  1. Le Prince de Machiavel

  2. Plan de l’exposé • Présentation de l’objectif • La méthode empirique de Machiavel • Des motifs ambivalents… • L’être humain est méchant • L’art de gouverner les méchants • Plénière en conclusion

  3. Objectif final • Montrer que les réflexions formulées dans le Prince sont utiles pour examiner l’actualité et l’histoire politique.

  4. 1. La méthode de Machiavel • «Désirant donc m’offrir à votre Magnificence avec quelque témoignage de ma servitude, je n’ai rien trouvé (…) que j’aime et j’estime tant que la connaissance des actions des grands personnages, laquelle j’ai apprise par longue expérience des choses modernes et lecture continuelle des antiques…» - Machiavel dans Le Prince.

  5. La méthode (suite) • «Il connaît le train des choses humaines, l’inconstance des foules, la fragilité des États. Sans illusion et sans préjugé, il observe les diverses sortes d’États, il les classe par genre, il établit des lois – lois scientifiques et non morales – selon lesquelles chaque Principauté doit être conquise ou gouvernée». - Raymond Aron

  6. Méthode (suite) • Depuis Aristote, Machiavel est le premier à écrire un traité de «science» politique. • Premier observateur moderne du pouvoir. • Dresse les bases pour les penseurs politiques des siècles suivants. -méthode empirique -procède par observation -réalisme politique

  7. Machiavel étudie la «vérité effective» • «Mais étant mon intention d’écrire choses profitables à ceux qui les entendront, il m’a semblé plus convenable de suivre la vérité effective de la chose que son imagination…»

  8. Ce qui veut dire… • Machiavel se penche sur les choses terrestres, concrètes, présentes et passées, sur l’expérience politique et non sur la politique telle qu’elle devrait être. • Dans Le Prince, Machiavel ne s’intéresse pas à l’idéal politique, il diagnostique les rouages du pouvoir tels qu’ils opèrent dans la vie.

  9. Ainsi, il écrit: • «Plusieurs se sont imaginé des républiques et des principautés qui ne furent jamais vues ni connues pour vraies. Mais il y a si loin de la sorte qu’on vit à celle selon laquelle on devrait vivre, que celui qui laissera ce qui se fait pour ce qui se devrait faire, il apprend plutôt à se perdre qu’à se conserver…»

  10. Nous employons la méthode de Machiavel… • Lecture collée au texte. • Observation d’événements politiques actuels ou récents. • La philosophie est un travail de détective...

  11. 2. Des motifs ambivalents… • «Que voulait dire Machiavel? À qui voulait-il donner des leçons, aux rois ou aux peuples? De quel côté se plaçait-il? Du côté des tyrans ou du côté des républicains? Ou ni de l’un ni de l’autre?» -Raymond Aron

  12. Ce qu’on sait… • Machiavel s’adresse à Laurent II de Médicis. Sa famille règne sur Florence, est probablement la plus prestigieuse d’Italie. • L’Italie est morcelée en cité États et Principautés ennemies, convoitées par la France, l’Allemagne, l’Espagne, les Suisses, etc. • Machiavel travaillait pour la jeune république de Florence, il est en exil depuis que les Médicis sont revenus au pouvoir. Bref, est en principe républicain.

  13. Trois pistes… • Machiavel cherche un emploi. • Veut que les Médicis unissent l’Italie pour la «délivrer des Barbares»…premier pas vers une république. • Souhaite consigner son étude du pouvoir pour la postérité…

  14. Discussion • Si la fin justifie les moyens, peut-on supposer que Machiavel cherchait à faire unir l’Italie à tout prix, pour qu’un jour on en arrive à une République italienne forte?

  15. 3. L’homme est méchant. • Machiavel présente une vision peu flatteuse de l’être humain.

  16. L’homme est méchant (suite) • «(...) la distance est si grande entre la façon dont on vit et celle dont on devrait vivre, que quiconque ferme les yeux sur ce qui est et ne veut voir que ce qui devrait être apprend plutôt à se perdre qu'à se conserver; car si tu veux en tout et toujours faire profession d'homme de bien parmi tant d'autres qui sont le contraire, ta perte est certaine. Si donc un prince veut conserver son trône, il doit apprendre à savoir être méchant (…) Laissons donc de côté toutes les imaginations qui se sont faites à propos des princes, et ne voyons que les réalités...»

  17. L’homme est trompeur, peureux, ingrat… • «Car des hommes on peut dire généralement ceci : ils sont ingrats, changeants, simulateurs et dissimulateurs, ennemis des coups, amis du pécule ; tant que tu soutiens leur intérêt, ils sont tout à toi, ils t'offrent leur sang, leur fortune, leur vie et leurs enfants pourvu, comme je l'ai dit [que] le besoin en soit éloigné ; mais s'il se rapproche, ils se révoltent…»

  18. L’homme est méchant (suite) • Cette vision est tributaire d’une époque tourmentée par les guerres. • Machiavel anticipe Thomas Hobbes (17e), pour qui «l’homme est un loup pour l’homme».

  19. Discussion • Est-ce que cette vision de l’humanité influence la façon de gouverner?

  20. 4. L’art de gouverner les méchants. • Nécessité d’une gouvernance autoritaire. • La carotte et le bâton.

  21. Mieux vaut être craint qu’être aimé. • «Il est beaucoup plus sûr de se faire craindre qu’aimer (…) Car on peut dire généralement une chose de tous les hommes : qu’ils sont ingrats, changeants, dissimulés, ennemis du danger, avides de gagner; tant que tu leur fais du bien, ils sont tout à toi, ils t’offrent leur sang, leurs biens, leur vie et leurs enfants (…) quand le besoin est futur; mais quand il approche ils se dérobent…»

  22. …(suite) • «(…) les hommes hésitent moins à nuire à un homme qui se fait aimer qu’à un autre qui se fait redouter; car l’amour se maintient par un lien d’obligations lequel, parce que les homme sont méchants, là où l’occasion s’offrira de profit particulier, il est rompu; mais la crainte se maintient par une peur de châtiment qui ne te quitte jamais».

  23. Exemple référendaire • Lévesque un homme aimé. • Trudeau, un homme craint?

  24. Mieux vaut être craint qu’être aimé (suite) • «(…) je conclus que puisque les hommes aiment selon leur fantaisie et craignent à la discrétion du prince, le prince prudent et bien avisé se doit fonder sur ce qui dépend de lui, non pas sur ce qui dépend des autres ; il se doit seulement étudier à n’être point haï…» • En clair, le prince contrôle la crainte de ses sujets, mais pas leur amour.

  25. Ne pas se faire haïr… • Le peuple est l’ultime cause du maintient ou du changement de pouvoir. • Il s’agit de travailler à lui plaire, du moins en apparence (ne pas être méprisé). • Éviter de le voler et de violer les femmes. (p.129)

  26. La virtù et la fortuna • «(…) le prince prudent et bien avisé se doit fonder sur ce qui dépend de lui, non pas sur ce qui dépend des autres…» • Deux notions dont le rapport fonde le type de pouvoir à exercer.

  27. La «virtù» • «Vitalité de bête fauve» • Dépend de soi. • Correspond à un certain talent, une force d’esprit. • Aptitude à profiter des circonstances favorables et à s’adapter aux moins favorables.

  28. Fortuna • La bonne ou mauvaise fortune… • Instable, capricieuse. • Contingences historiques, géographiques. • Chose qu’on ne peut contrôler, mais à laquelle il faut s’adapter. Ex : la mondialisation. • Dépend des conditions extérieures, Ex: la fortune et les armes d’autrui.

  29. Le rapport virtù/fortuna • Machiavel compare la fortune à une rivière «coutumière de déborder» • La virtù agit comme les remparts qu’on érige pour détourner les débordements vers un système de canaux.

  30. 5. Comment exercer le pouvoir avec virtù. • Exceller dans l’art du paraître. • Savoir user de «bonne» cruauté.

  31. 5.1 L’art du paraître • Faire voir qu’on possède les qualités estimées de la foule, dans les discours et par les apparitions publiques. • En gros, paraître généreux, miséricordieux, intègre, courageux*, fidèle à sa parole, religieux.

  32. Paraître sans l’être… • «(…) il n’est donc pas nécessaire à un prince d’avoir toutes les qualités dessus nommées, mais bien il faut qu’il paraisse les avoir. (…) s’il les a (…) elles lui portent dommage; mais faisant beau semblant de les avoir, alors elles sont profitables.» • De cette façon, le Prince sait user du contraire de la qualité. Ex : Saddam Hussein et la piété.

  33. Discussion • Connaissez-vous des exemples de politiciens qui prêchent une attitude mais en adoptent une autre dans la réalité?

  34. L’art de paraître : Illusion de réciprocité • Le prince prétend agir comme le peuple l’attend, ainsi on le juge fort, apte à satisfaire les attentes. • En retour, le Prince se sent justifié de continuer à gouverner de la même façon : le peuple le suit.

  35. Savoir user de «bonne» cruauté : la force contre la conspiration… • «(…) plusieurs (…) n’ont jamais pu se maintenir en leurs États, même en temps de paix (…) Je crois que cela vient de la cruauté bien et mal employée. On peut appeler bonnecette cruauté (…) laquelle s’exerce seulement une fois, par nécessité de sa sûreté, et puis ne se continue point, mais bien se convertit en profit des sujets le plus qu’on peut. La mauvaise est celle qui du commencement (…) croît avec le temps plutôt qu’elle ne s’abaisse.» • Ex : la bombe atomique VS le règne de Saddam.

  36. La cruauté (force) pour maintenir l’ordre… • «Aussi un prince ne doit-il se soucier aucunement d'être traité de cruel, si l'unité et la fidélité de ses sujets sont en jeu. En infligeant un petit nombre de punitions exemplaires, il se montrera plus pitoyable que ceux qui, par excès de pitié, laissent se poursuivre les désordres, engendreurs de meurtres et de rapines…» • Ex : Trudeau déploie l’armée pour stopper le FLQ en octobre 1970

  37. Conclusion : plénière • 1) Qu’est-ce qui caractérise la méthode de Machiavel ? • 2) Peut-on parler d’une visée politique derrière l’écriture du Prince ? • 3) Comment la vision de Machiavel quant à la nature humaine influence-t-elle sa façon de considérer la gouvernance ? • 4) Donnez des exemples concrets des concepts qui suivent : - l’art du paraître - l’usage de «bonne» cruauté

  38. Objectif final (rappel) • Montrer que les réflexions formulées dans le Prince sont utiles pour examiner l’actualité et l’histoire politique.