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SEMIOLOGIE RESPIRATOIRE

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SEMIOLOGIE RESPIRATOIRE. Hilario NUNES Service de pneumologie, Hôpital Avicenne. DIAGNOSTIC D’UNE MALADIE RESPIRATOIRE. Interrogatoire (= anamnèse) : 60-82% Examen physique: 9-17% Explorations complémentaires: 9-23%. INTERROGATOIRE.

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semiologie respiratoire

SEMIOLOGIE RESPIRATOIRE

Hilario NUNES

Service de pneumologie, Hôpital Avicenne

diagnostic d une maladie respiratoire
DIAGNOSTIC D’UNE MALADIE RESPIRATOIRE
  • Interrogatoire (= anamnèse) : 60-82%
  • Examen physique: 9-17%
  • Explorations complémentaires: 9-23%
slide4
Facteurs de risque = exposition à des aérocontaminants, terrain.
  • Antécédents pathologiques personnels et familiaux.
  • Traitements et investigations = pathologies iatrogènes 
  • Histoire de la maladie = signes fonctionnels et généraux.
a rocontaminants
Aérocontaminants
  • Tabac +++
  • Particules minérales
    • Amiante: cf
    • Silice: silicose
    • Béryllium: béryliose pulmonaire chronique
  • Particules organiques
    • Pneumallergènes: cf
    • Agents des PHS: poumon d’éleveur d’oiseaux (protéines aviaires) et poumon de fermier (moisissures: micropolyspora faeni, aspergillus fumigatus )
  • Agents infectieux
tabac
Tabac
  • Consommation évaluée en nombre de paquets-années (nombre de paquets de 20 cigarettes par jour x nombre d’années de tabagisme).
  • Intensité, durée (date de début et de fin), type.
  • KBP primitif (incidence x 10) et BPCO, observée généralement après 40 ans.
  • Facteur aggravant l’asthme et l’emphysème.
  • Proposer sevrage +++
particules min rales et organiques
Particules minérales et organiques
  • Exposition professionnelle ou environnementale.
  • « Cursus laboris » : calendrier professionnel, nature des activités, produits manipulés…
  • Aide éventuelle d’un spécialiste et prise en charge comme maladie professionnelle et/ou reclassement.
  • Animaux domestiques: pneumallergènes, transmission de maladies infectieuses.
  • Vie domestique: bricolage.
amiante
Amiante
  • Exposition habituellement professionnelle, plus rarement environnementale.
  • Période de latence entre exposition et conséquences pathologiques pouvant atteindre plusieurs décennies.
  • Augmente le risquede KBP primitif. Cause principale des mésothéliomes pleuraux malins.
  • Atteintes pleurales bénignes (plaques, calcifications, épaississements, pleurésies), atélectasies pulmonaires par enroulement et, rarement, fibrose pulmonaire (asbestose).
pneumallerg nes
Pneumallergènes 
  • Rôle majeur dans l’asthme.
  • Milieu domestique : acariens dont dermatophagoïdespteronyssimus, allergènes d’animaux dont ceux du chat et des blattes, plumes, moisissures dont alternaria.
  • Milieu environnemental : pollens et moisissures.
  • Milieu professionnel : boulangers (farine de blé), peintres au pistolet , coiffeurs (isocyanates), soignants (latex), ébénistes (poussières de bois exotiques)…
agents infectieux
Agents infectieux
  • Transmission interhumaine:
    • Tuberculose:
      • notion de contact avec un tuberculeux contagieux,
      • séjour prolongé en zone d’endémie,
      • vaccination par le BCG: réduit de plus de 50% l’incidence de la tuberculose surtout dans sa forme neuro-méningée chez l’enfant et miliaire chez l’adulte
    • Grippe, infections à mycoplasma pneumoniae et coqueluche:
    • Transmission animale: infections à chlamydia psitacci
  • Origine environnementale: légionellose, infections aspergillaires, mycobactérioses non tuberculeuses
atcd personnels
ATCD personnels
  • Tuberculose:
    • risque de rechute si mal traitée
    • complications: DDB, aspergillome intracavitaire
  • Retentissement respiratoire de maladies extra-respiratoires très variées
  • Immunodépression en particulier infection par le VIH
  • Terrain allergique: rhinite et conjonctivite saisonnière
  • Stérilité: maladie des cils ou mucoviscidose
atcd familiaux
ATCD familiaux
  • Asthme, allergie
  • Mucoviscidose
  • Déficit en α1-antitrypsine
  • Déficit immunitaire héréditaire
traitements et investigations
Traitements et investigations
  • A l’origine d’affections iatrogènes
  • Prise médicamenteuse ++
    • Toux: IEC
    • Asthme: β-bloquants:
    • PID: cordarone, nitrofurantoïne, méthotrexate, bléomycine, huile de paraffine…
    • Hémorragie intra-alvéolaire: anticoagulants
    • HTAP idiopathique: isoméride
signes fonctionnels
Signes fonctionnels
  • Symptômes d’origine respiratoire:
    • Dyspnée
    • Toux
    • Expectoration
    • Hémoptysie
    • Douleur thoracique
  • Non spécifiques de l’appareil respiratoire, parfois d’origine cardio-vasculaire ou autre
slide16
Définition
  • Cotation
  • Caractéristiques sémiologiques
  • Démarche diagnostique
  • Étiologies
d finition
Définition
  • Sensation subjective d’inconfort ou gêne respiratoire.
  • Mécanisme complexe.
  • Symptôme non spécifique: origine respiratoire, mais aussi cardiovasculaire, neurologique ou métabolique.
  • Son absence n’élimine pas une pathologie respiratoire
cotation intensit
Cotation intensité
  • Mécanisme complexe.
  • Perception très variable selon individus
  • Facteurs psychologique et expérience
  • Intérêt pour appréhender le retentissement dans la vie courante, déterminer l’évolution de la maladie et évaluer l’effet du traitement
  • Classe fonctionnelle NYHA, autres
classification fonctionnelle nyha
Classification fonctionnelle NYHA
  • Classe I: patient asymptomatique 
  • Classe II: patient éprouvant un essoufflement ou de la fatigue pour les efforts inhabituels ( > 2 étages)
  • Classe III: patient éprouvant un essoufflement ou de la fatigue pour les efforts de la vie courante  (  2 étages)
  • Classe IV: gêne permanente existant au repos.
autres m thodes
Autres méthodes
  • Classification de Sadoul
  • Échelle analogique de Borg allant de 0 à 10
  • Test de marche des 6 minutes
    • Distance parcourue ± arrêts
    • SaO2: début, fin de test et valeur minimale
    • Score de Borg: début, fin de test
  • Questionnaire respiratoire de St Georges: retentissement sur la qualité de vie
caract ristiques 1
Caractéristiques (1)
  • Ancienneté ++
    • Aigue
    • Chronique
  • Mode d’installation:
    • Brutale (EP, PNO)
    • Progressive
    • Répétitif paroxystique (asthme, IVG)
caract ristiques 2
Caractéristiques (2)
  • Circonstances de survenue :
    • Effort ou repos et intensité (cotation de la dyspnée)
    • Horaire:
      • Recrudescence nocturne (IVG, asthme)
    • Caractère positionnel:
      • Orthopnée : dyspnée de décubitus à chiffrer en nombre d’oreillers (IVG, paralysie phrénique bilatérale)
      • Platypnée: dyspnée majorée en position debout (CIA)
    • Facteurs environnementaux :
      • Exposition allergénique (asthme)
caract ristiques 3
Caractéristiques (3)
  • Temps ventilatoire de la dyspnée:
    • Inspiratoire: traduit un obstacle à la pénétration de l’air; il est haut situé (larynx, trachée, voire grosses bronches) et s’accompagne souvent de bruits spontanément audibles (cornage, wheezing) : Cf
    • Expiratoire: traduit un obstacle à vider l’air; il est bas situé (bronches); s’accompagne de bruits le plus souvent à l’auscultation (sibilants): Cf
    • Aux deux temps: causes multiples
  • Bruyante ou non: patient/auscultation
caract ristiques 4
Caractéristiques (4)
  • Fréquence respiratoire:
    • FR normale entre 12 et 20/min
    • Apnée: arrêt respiratoire
    • Polypnée (ou tachypnée) : FR augmentée >20/min
    • Bradypnée : FR diminuée <12/min
  • Rythme respiratoire:
    • Dyspnée de Küsmaul
    • Dyspnée de Cheyne-Stokes
  • Ampliation thoracique
bruits respiratoires 1
Bruits respiratoires (1)
  • Cornage: bruit intense rauque inspiratoire traduisant un obstacle laryngé (laryngite, œdème de la glotte, épiglottite, inhalation de corps étranger)
  • Wheezing: sifflement intense à prédominance inspiratoire traduisant un obstacle trachéal ou d’une grosse bronche (inhalation de corps étranger, sténose tumorale)
  • Sibilants: sifflements aigus à prédominance expiratoire traduisant un obstacle bronchique (asthme, BPCO, IVG)
bruits respiratoires 2
Bruits respiratoires (2)
  • Présence de bruits respiratoires anormaux ou râles
    • sibilants: Cf; le plus souvent diffus
    • crépitants: bruits aigus éclatants en fin d’inspiration, non modifiés par la toux: bilatéraux et prédominant aux bases (PID, IVG) ou localisés en foyer (pneumonie)
  • Diminution du MV:
    • symétrique (emphysème)
    • asymétrique (pathologie pleurale)
  • Auscultation normale: EP, tamponnade, trouble métabolique
dyspn e d marche
Dyspnée : démarche
  • Caractéristiques de la dyspnée ++
  • Antécédents pathologiques cardio-respiratoires, facteurs de risque (âge, tabac, terrain allergique), traitements en cours.
  • Signes fonctionnels respiratoires et signes généraux associés.
  • Examen physique: bruits respiratoires ++
  • Examens complémentaires
dyspn e aigue tol rance
Dyspnée aigue : tolérance
  • Le plus souvent contexte d’urgence ++
  • Signes de mauvaise tolérance : IRA
    • Respiratoire:
      • cyanose, sueurs
      • bradypnée ou polypnée intense
      • mise en jeu des muscles respiratoires accessoires: tirage
      • respiration diaphragmatique paradoxale
    • Hémodynamique: tachycardie >120/mn, hypoTA, signes de choc
    • Neurologique: agitation, troubles de conscience, asterixis (flapping tremor)
dyspn e aigue tiologies 1
Dyspnée aigue : étiologies (1)
  • Examens complémentaires de base:
    • Radiographie thoracique
    • Gaz du sang
    • NFS
    • Ionogramme sanguin avec créatininémie
    • Glycémie
    • ECG
dyspn e aigue tiologies 2
Dyspnée aigue : étiologies (2)
  • Asthme et exacerbation de BPCO
  • EP, IVG
  • Pneumothorax et pleurésie
  • Pneumopathie aigue infectieuse
  • Obstacle des voies aériennes
    • Obstacle laryngé: laryngite, œdème de la glotte, épiglottite, inhalation de corps étranger
    • Obstacle trachéal ou bronche principale: inhalation de corps étranger, sténose tumorale
  • Cause neurologique ou métabolique (acidose métabolique, anémie aigue)
dyspn e chronique tiologies 1
Dyspnée chronique : étiologies (1)
  • Examens complémentaires de base:
    • Radiographie thoracique
    • Explorations Fonctionnelles Respiratoires
    • Gaz du sang
    • NFS
    • ECG
    • Echographie cardiaque
    • Autres
dyspn e chronique tiologies 2
Dyspnée chronique : étiologies (2)
  • Maladies obstructives chroniques :
    • BPCO, emphysème, asthme fixé, DDB
  • Maladies restrictives chroniques :
    • Pneumopathies interstitielles diffuses
    • Atteintes pariétales thoraciques (cypho-scoliose, séquelles pleurales) et maladies neuro-musculaires
  • Maladies cardiovasculaires :
    • IVG chronique, péricardite constrictive
    • Cœur pulmonaire chronique post-embolique
    • Hypertension artérielle pulmonaire idiopathique
  • Anémies chroniques
arguments pour un asthme
Arguments pour un asthme
  • Dyspnée sifflante expiratoire, paroxystique à prédominance nocturne, par crises résolutives spontanément ou sous bronchodilatateurs, intervalles libres
  • Circonstances déclenchantes: exposition allergène, effort
  • Signes associés: toux + crachats perlés lors de la crise
  • Examen: râles sibilants lors de la crise, normal en dehors
  • ATCD familiaux ou personnels équivalents (atopie/allergie)
  • Rx thorax: normale
  • Variabilité de la courbe de DEP
  • EFR: TVO réversible ou HRB
  • Amélioration sous traitement
arguments pour une ivg
Arguments pour une IVG
  • Dyspnée d’effort, orthopnée
  • OAP: dyspnée paroxystique à prédominance nocturne, toux avec grésillement laryngé, expectoration rose saumonée, parfois pseudo-asthme (asthme cardiaque)
  • Examen: polypnée superficielle, râles crépitants, tachycardie, galop gauche, signes de cardiopathie sous-jacente
  • ATCD de cardiopathie gauche connue
  • Facteurs de risque: âge, ATCD personnels, familiaux, tabac, HTA, diabète, hypercholesterolémie
  • Rx thorax: opacités pulmonaires en ailes de papillon, lignes de Kerley, cardiomégalie
  • ECG, BNP, échographie cardiaque
arguments pour une ep
Arguments pour une EP
  • Dyspnée brutale,
  • Facteurs de risque: intervention chirurgicale, alitement, accouchement, cancer, oestrogènes…
  • Signes associés: douleur pleurale aiguë, hémoptysie, syncope, fièvre
  • Examen: respiratoire le plus souvent normal, phlébite, signes IVD rare
  • Rx thorax: normale ou anormale avec signes variables
  • ECG, gaz du sang, D-dimères
  • Echo-doppler veineux des MI, scintigraphie pulmonaire de V/P, angio-scanner thoracique
arguments pour un pno
Arguments pour un PNO
  • Douleur soudaine en point de côté
  • Terrain: homme, fumeur, longiligne
  • Examen: asymétrie, tympanisme, VV=0, silence, pas de fièvre, pas d’autre anomalie
  • Rx thorax
arguments pour une bpco
Arguments pour une BPCO
  • Dyspnée lentement progressive, poussées aigues de dyspnée sifflante mais sans intervalle libre, exacerbation souvent hivernale
  • Bronchite chronique
  • Facteurs de risque: > 40 -50 ans et tabac
  • Examen: normal, parfois sibilants ou diminution MV bilatéral (emphysème); cœur normal
  • Rx thorax: normale ou distension (emphysème)
  • EFR : TVO non réversible
arguments pour une fpi
Arguments pour une FPI
  • > 50 ans
  • Dyspnée lentement progressive, toux sèche
  • Examen: râles crépitants, HD, cœur normal
  • Rx thorax: image interstitielle diffuse
  • EFR: TVR, baisse DLCO
slide40
Définition
  • Caractéristiques sémiologiques
  • Démarche diagnostique
  • Étiologies
d finition1
Définition
  • Phénomène expulsif réflexe de défense à centre bulbaire.
  • Irritation zone réflexogène = pharynx, larynx, trachée, bronches et plèvre.
  • Symptôme non spécifique très fréquent: 2ème motif de consultation en médecine générale
  • Permet dissémination d’agents infectieux (virus, BK, coqueluche …)
caract ristiques 11
Caractéristiques (1)
  • Evolution aigue ou chronique (durée < ou >3 semaines) ++
  • Toux sèche ou grasse avec ou sans production d’une expectoration ++
caract ristiques 21
Caractéristiques (2)
  • Installation brutale ou progressive, ancienneté
  • Horaire:
    • Nocturne: asthme, IVG, RGO
    • Matinale: bronchite chronique, rhino-sinusite
  • Circonstances déclenchantes ou favorisantes:
    • Allergènes, recrudescence saisonnière : asthme
    • Effort: asthme, IVG
    • Prédominance positionnelle: IVG, RGO (décubitus dorsal), atteinte pleurale (changements de position)
    • Lors des repas: troubles de la déglutition, fistule
caract ristiques 31
Caractéristiques (3)
  • Production ou non d’une expectoration: Cf
  • Quintes: coqueluche, inhalation d’un corps étranger, tumeur des voies aériennes.
  • Autres signes respiratoires, extra-respiratoires ou généraux.
  • Prise médicamenteuse: IEC, β-bloquants
  • Terrain: tabagisme, age > ou < 40 ans
toux aigue tiologies
Toux aigue : étiologies
  • Contexte évocateur le plus souvent
    • Infection aigue respiratoire basse ou haute ++
    • Asthme ou inhalation de gaz irritants,
    • Poussée d’IVG,
    • Recrudescence de bronchite chronique,
    • Embolie pulmonaire,
    • Atteinte pleurale.
toux chronique tiologies 1
Toux chronique : étiologies (1)
  • Se voit dans toutes les maladies respiratoires chroniques.
  • Radiographie thoracique systématique.
  • Rx anormale : tuberculose, KBP, syndrome médiastinal, DDB, pneumopathie interstitielle diffuse, pathologie pleurale, IVG.
toux chronique tiologies 2
Toux chronique : étiologies (2)
  • Rx normale: causes les plus fréquentes (90%)
    • Ecoulement postérieur de sinusite chronique
    • Asthme
    • RGO
    • prise d’IEC
    • bronchite chronique, DDB
  • Examen ORL et radio sinus, EFR et test à la méthacholine, FOGD et PH métrie +/- TDM thoracique et fibroscopie bronchique.
toux chronique tiologies 3
Toux chronique : étiologies (3)
  • Chez le patient fumeur > 40 ans toujours rechercher KBP primitif,
  • Particulièrement en cas de modification de la toux chez un patient ayant une bronchite chronique.
d finition2
Définition
  • Rejet anormal de secrétions lors de la toux
  • Certains sujets ne peuvent pas cracher et déglutissent l’expectoration sans l’extérioriser (enfant, femmes)
  • L’expectoration reflète l’origine bronchique ou pulmonaire d’une toux.
caract ristiques
Caractéristiques
  • Abondance
  • Aspect:
    • Muqueux: crachat blanc visqueux
    • Muco-purulent ou purulent: crachat jaune vert compact (infection bactérienne)
    • Séreux: crachat blanc fluide et aéré
    • Hémoptoïque: crachat strié de sang
  • Evolution
tiologies 1
Étiologies (1)
  • Bronchite chronique:toux avec expectoration sur > 3 mois (avec recrudescence hivernale) pendant > 2 années consécutives.
tiologies 2
Étiologies (2)
  • Bronchite aigue, pneumonie, surinfection bronchite chronique ou de DDB: expectoration muco-purulente ou purulente
  • Pneumonie à pneumocoque: crachats « rouillés »
  • DDB: expectoration muco-purulente ou purulente chronique abondante quotidienne
  • Oedème pulmonaire: expectoration séreuse ou mousseuse saumonée
  • Asthme: expectoration collante, difficile à émettre, d’ aspect perlé caractéristique (dit « de Laennec »).
  • ABPA: moules bronchiques
  • Abcés pulmonaire: expectoration purulente fétide (anaérobie), rarement « vomique »
d finition3
Définition
  • Rejet de sang par la bouche provenant des VA sous-glottiques.
    • Typiquement : rejet de sang rouge aéré, spumeux lors d’un effort de toux.
    • Parfois moins typique : crachats noirâtres ou striés
  • Diagnostic différentiel :
    • Saignement stomatologique (gingivorragie…) ou ORL (épistaxis) : examen local.
    • Saignement digestif (hématémèse): effort de vomissement, FOGD
slide56

Caractéristiques

  • C’est une urgence: le risque vital est l’asphyxie par inondation alvéolaire.
  • Abondance de l’hémoptysie ++
    • Minime : crachats striés de sang
    • Faible : < 50 cm3 (un demi-verre)/24h
    • Moyenne : > 50 cm3/24h
    • Grande : > 200 cm3/24h.
tiologies 11
Étiologies (1)
  • Contexte évident :
    • Traumatisme thoracique : plaie thoracique, rupture trachéo-bronchique, contusion pulmonaire…
    • Iatrogène: fibroscopie bronchique avec biopsies, ponction transpariétale…
slide58

Étiologies (2)

  • Hy révélatrice : causes les + fréquentes
    • Cancer broncho-pulmonaire primitif
    • Dilatation des bronches
    • Tuberculose active
    • Chez un ancien tuberculeux:
      • Rechute,
      • DDB post-cicatricielle,
      • Aspergillome greffé dans une cavité résiduelle,
      • Cancer sur cicatrice,
      • Broncholithiase.
    • Embolie pulmonaire
slide59

Étiologies (3)

  • Hy révélatrice: autres causes
    • IVG, RM.
    • Tumeur bénigne des bronches: carcinoïde…
    • Malformations artério-veineuses intrapulmonaires
    • Bronchite chronique: se méfier d’un KBP ++
    • Bronchite aiguë, pneumopathie aiguë infectieuse: diagnostic d’élimination ++
    • Hémorragie alvéolaire:
      • Troubles de l’hémostase
      • IVG
      • Syndrome de Goodpasture, granulomatose de Wegener
d finition4
Définition
  • Symptôme très fréquent non spécifique: d’origine respiratoire, pariétale, oesophagienne ou neurologique.
  • Douleur thoracique d’origine respiratoire: liée à une atteinte de la plèvre soit directe soit par contiguïté.
caract ristiques1
Caractéristiques
  • Douleur pleurale:
    • Unilatérale, à type de point de côté
    • Basithoracique, parfois irradiation scapulaire
    • Majorée par l’inspiration profonde et la toux
    • Mode d’installation, ancienneté, intensité, association à d’autres symptômes selon étiologie
  • Cf sémiologie des autres appareils.
tiologies
Étiologies
  • Étiologies respiratoires:
    • Épanchement liquidien ou gazeux de la plèvre
    • Pneumonie
    • Embolie pulmonaire
    • Cancer broncho-pulmonaire (notamment de l’apex: syndrome de Pancoast-Tobias)
  • Les autres causes sont cardiovasculaires (angor, péricardite aiguë, dissection aortique), pariétale (fracture costale, arthrite chondro-costale), oesophagienne (RGO) ou neurologique (douleur radiculaire)
slide65
Inspection
  • Palpation
  • Auscultation
  • Percussion
slide67
Morphologie thoracique (statique)
  • Mouvements respiratoires (dynamique)
  • Cyanose
  • Hippocratisme digital
  • Astérixis (ou « flapping hand tremor »)
  • Mesure SaO2 et DEP
morphologie thoracique
Morphologie thoracique
  • Déformations
  • Circulation collatérale: Cf
  • Œdème: Cf
d formations
Déformations
  • Thorax cylindrique ou en « tonneau » : augmentation du diamètre antéro-postérieur (emphysème).
  • Asymétrie par rétraction: affaissement d’un hémithorax (atélectasie, séquelles fibreuses de pneumopathie, séquelles pleurales)
  • Asymétrie par voussure: augmentation unilatérale des dimensions thoraciques (pleurésie abondante, PNO).
  • Déformation du squelette :
    • Colonne vertébrale : cyphose, scoliose ou cyphoscoliose
    • Thorax en “entonnoir“ (dépression de la partie inférieure du sternum)
    • Thorax en “carène“ (déplacement en avant du sternum).
mouvements respiratoires
Mouvements respiratoires
  • Fréquence respiratoire
  • Type respiratoire
  • Ampliation thoracique
  • Tirage
  • Rythme respiratoire
fr quence respiratoire
Fréquence respiratoire
  • Fréquence respiratoire à mesurer sur une minute
    • FR normale entre 12 et 20/min
    • Apnée : arrêt respiratoire
    • Polypnée (ou tachypnée) : FR augmentée, >20/min
    • Bradypnée : FR diminuée, <12/min
type respiratoire
Type respiratoire
  • Il est soit abdominal, utilisant le diaphragme, soit thoracique supérieur. Il existe souvent un mode intermédiaire, avec utilisation prédominante du diaphragme.
  • Respiration abdominale paradoxale: dépression inspiratoire du creux épigastrique traduisant une dysfonction diaphragmatique
ampliation thoracique
Ampliation thoracique
  • Peut être diminuée globalement dans l’emphysème et l’asthme.
  • Peut être diminuée unilatéralement s’il existe une pathologie pleurale ou pulmonaire sous-jacente.
tirage
Tirage
  • Dépression inspiratoire anormale des creux sus-claviculaires, de la région sus-sternale ou des espaces intercostaux
  • Reflète la mise en jeu (contraction inspiratoire) des des muscles respiratoires accessoires, notamment les sterno-cléido-mastoïdiens
  • Signe plus souvent une IRA quelle qu’en soit la cause
rythme respiratoire
Rythme respiratoire
  • Normalement régulier, avec un rapport temps E/I : 1,4
    • Bradypnée expiratoire: BPCO, asthme
  • Dyspnée de Küsmaul: hyperpnée ample à quatre temps (inspiration, pause, expiration, pause): acidose métabolique.
  • Dyspnée de Cheyne-Stokes : respiration périodique (mouvements d’amplitude successivement croissante, puis décroissante, puis pause): dysfonction du tronc cérébral (origine neurologique, insuffisance cardiaque).
cyanose
Cyanose
  • Définition
  • Mécanismes/étiologies
d finition5
Définition
  • Coloration bleuâtre, sombre, parfois violacée des téguments et des muqueuses surtout visible au niveau des extrémités (lèvres, ongles, oreilles…)
  • Taux d’Hb réduit > 5g/dl dans le sang capillaire.
  • Intensité cyanose liée à l’intensité de la désaturation et au taux hémoglobine
    • Peut être inapparente en cas d’anémie
    • Peut être exagérée par une polyglobulie
m canismes tiologies
Mécanismes/étiologies
  • Cyanose « centrale » ou respiratoire:
    • Cyanose diffuse
    • Désaturation du sang artériel, conséquence diminution PaO2
    • IR, shunt droit-gauche, baisse de la FIO2
  • Cyanose « périphérique » ou circulatoire:
    • Cyanose des extrémités
    • Désaturation du sang veineux : extraction accrue en O2 tissulaire lié à ralentissement circulatoire: général (état de choc, insuffisance cardiaque) ou local (syndrome de Raynaud)
hippocratisme digital
Hippocratisme digital
  • Définition
  • Étiologies
  • Ostéo-arthropathie hypertrophiante pneumique
d finition6
Définition
  • Elargissement des extrémités (doigts, orteils) et bombement des ongles en verre de montre donnant un aspect en baguette de tambour
  • Rénitence et rougeur du lit des ongles
  • Isolé ou faisant partie de l’OAHP
tiologies1
Causes respiratoires

DDB diffuses et mucoviscidose

KBP

Fibroses pulmonaires et asbestose

Causes extra-respiratoires

Cardiopathies cyanogènes

Cirrhose

Endocardite d’Osler

Formes congénitales

Étiologies
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OAHP
  • = syndrome de Pierre-Marie
  • Associe HD + douleurs des avant-bras et des genoux d’horaire inflammatoire, polyarthrite + appositions périostées au niveau de la diaphyse des os longs (Rx des os des avant-bras et des jambes ou scintigraphie).
  • Causes:
    • Syndrome paranéoplasique du KBP ++
    • Pachydermo-périostose familiale: exceptionnelle
transmission des vv
Transmission des VV
  • Augmentation des VV: condensation du parenchyme pulmonaire sous-jacent
  • Diminution ou abolition des VV : interposition d’une poche liquidienne (pleurésie) ou gazeuse (PNO) entre le parenchyme pulmonaire et la main
autres
Autres
  • Rechercher des points douloureux explorer les aires ganglionnaires
  • Rechercher une tuméfaction mammaire, sous-cutanée ou osseuse.
  • Emphysème sous cutané: présence d’air sous la peau donnant une sensation de « crépitation neigeuse » comme la marche sur la neige.
sonorit
Sonorité
  • La percussion doit être toujours comparative.
  • Matité: diminution de la sonorité.
    • Normale au niveau des aires de projection du foie et cœur.
    • Matité franche, avec sensation de résistance au doigt l’épanchement liquidien de la plèvre.
    • Matité moins franche, sans sensation de résistance au doigt dans la condensation pulmonaire.
  • Tympanisme: augmentation de la sonorité.
    • Tympanisme normal au niveau de la poche à air gastrique
    • Épanchement gazeux de la plèvre ou emphysème
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Bruits normaux
  • Modification des bruits normaux

Souffles

  • Bruits surajoutés

Râles

bruits normaux
Bruits normaux
  • Murmure vésiculaire: il est perçu dans les régions antéro-latérales du thorax et dans le dos. Il s’entend durant toute l’inspiration et seulement au début de l’expiration.
  • Bruit trachéo-bronchique (ou bruit glottique) : il est perçu en avant, dans la région pré-sternale haute et la base du cou, devant la trachée, dans les régions sous-claviculaires, et en arrière, entre le rachis et les omoplates. Il s’entend entendu aux deux temps de la respiration.
modifications des bruits normaux 1
Modifications des bruits normaux (1)
  • Diminution ou abolition (silence respiratoire) du MV:
    • Interposition entre poumon et stéthoscope d’une poche liquidienne (pleurésie) ou gazeuse (PNO)
    • Disparition de la ventilation dans le poumon concerné (condensation pulmonaire, principalement atélectasie)
    • Distension thoracique (emphysème)
    • Épaississement important de la paroi (obésité)
modifications des bruits normaux 2
Modifications des bruits normaux (2)
  • Souffle: transmission anormale, à la périphérie des poumons, du bruit trachéo-bronchique
  • Souffle tubaire:
    • Bruit intense, rude, de tonalité élevée, perçu aux deux temps, mais à prédominance inspiratoire.
    • Condensation pulmonaire
  • Souffle pleurétique:
    • Bruit doux, lointain, voilé, expiratoire.
    • Perçu à la limite supérieure d’un épanchement pleural de moyenne abondance.
  • Souffle amphorique
bruits surajout s r les
Bruits surajoutés: râles
  • Sibilants et squeaks
  • Ronflements (ronchus)
  • Crépitants
  • Frottement pleural
sibilants
Sibilants
  • Sibilants= sifflements= sibilances
  • Râles sifflants aigus polyphoniques et désordonnés
  • Aux deux temps, mais à prédominance expiratoire
  • Le plus souvent diffus à l’auscultation
  • Parfois audible à distance
  • Traduit un obstacle bronchique (réduction du calibre par une inflammation de la paroi ou un collapsus expiratoire): asthme; BPCO, IVG
squeaks
Squeaks
  • Sifflements en fin d’inspiration aux bases
  • Ouverture tardive et incomplète des bronchioles partiellement obstruées: bronchiolite, certaines pneumopathies interstitielles (PHS)
ronflements
Ronflements
  • Ronflements= ronchus = râles bronchiques
  • Râles de tonalité grave, inspiratoires et expiratoires
  • La toux les modifie ou les fait disparaître
  • Liés à la présence de sécrétions adhérentes à la paroi bronchique
  • Bronchite chronique et bronchite aiguë avec hypersécrétion
cr pitants
Crépitants
  • Crépitants = crépitations = râles velcro
  • Râles fins, secs, égaux entre eux, de tonalité élevée, éclatant en bouffée en fin d’inspiration
  • Non modifiés par la toux
  • Liée à un comblement alvéolaire et/ou atteinte bronchiolaire distale
  • Pneumonie (foyer), pneumopathies interstitielles, IVG
frottements pleuraux
Frottements pleuraux
  • Sons secs, discontinus, perçus aux deux temps, très superficiels, donnant une impression de froissement sous le stéthoscope
  • Non modifiés par la toux
  • Frottement de l’un contre l’autre des deux feuillets pleuraux inflammés
  • Au tout début de la pleurésie
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Syndromes pleuraux
  • Syndrome de condensation pulmonaire
  • Syndromes médiastinaux
  • Insuffisance respiratoire
d finitions
Définitions
  • Pneumothorax: présence d’air
  • Pleurésie: présence de liquide
  • Pleurésie purulente (ou empyème ou pyothorax): présence de pus
  • Hémothorax: présence de sang
  • Chylothorax: présence de lymphe
  • Hydropneumothorax: présence de liquide et d’air
  • Pachypleurite: épaississement de la paroi pleurale elle-même, sans forcément d’épanchement
signes fonctionnels1
Signes fonctionnels
  • Douleur pleurale : douleur thoracique unilatérale, à type de point de coté, augmentée par l’inspiration profonde, la toux et les changements de position.
  • Toux : typiquement sèche, favorisée par les changements de position.
  • Dyspnée : variable selon l’abondance de la pleurésie.
  • Mode de début et signes généraux dépendent de la cause de la pleurésie.
signes physiques
Signes physiques
  • Syndrome d’épanchement liquidien de la plèvre 
    • Inspection : hémithorax immobile à la respiration voir distendu si épanchement abondant
    • Percussion : matité franche, mobile
    • Palpation : diminution ou abolition des VV
    • Auscultation : diminution ou abolition du MV, rarement souffle pleurétique ou frottement pleural si épanchement de faible abondance
  • Rechercher signes de mauvaise tolérance.
  • Rechercher signes utiles à la démarche étiologique.
signes rx
Signes Rx
  • Face :
    • Opacité dense et homogène à limite supérieure floue, concave en haut et dedans, se prolongeant par une ligne bordante axillaire (courbe de Damoiseau).
    • Depuis le simple comblement de cul de sac pleural jusqu’à l’aspect d’hémithorax opaque.
  • Profil : effacement du diaphragme du coté atteint.
  • Intérêt d’un cliché en décubitus latéral du coté atteint en cas d’épanchement de faible abondance
  • ± échographie ou scanner thoracique
ponction pleurale thoracocent se
Ponction pleurale: thoracocentèse
  • Ponction pleurale
    • Exploratrice: orientation du diagnostic étiologique
    • Thérapeutique
  • Aspect macroscopique :
    • Liquide jaune citrin, clair: pleurésie séro-fibrineuse
    • Liquide purulentou puriforme (trouble): empyème
    • Liquide hémorragique: hémothorax 
    • Liquide blanc laiteux: chylothorax 
physiopathologie
Physiopathologie
  • Transsudat: pauvre en protides et cellules
    • augmentation de la pression hydrostatique dans les capillaires sous-pleuraux (insuffisance cardiaque)
    • diminution de la pression oncotique (hypo-albuminémie)
    • diminution de la pression pleurale (atélectasie)
  • Exsudat: riche en protides et cellules
    • augmentation de la perméabilité capillaire (inflammation)
    • altération du drainage lymphatique (obstacle)
    • passage trans-diaphragmatique d’ascite.
d finitions1
Définitions

Analyse biochimique du liquide pleural + sang

transsudats tiologies
Transsudats: étiologies
  • Insuffisance cardiaque gauche ou globale ++
  • Cirrhose 
  • Syndrome néphrotique
exsudats d marche diagnostique 1
Exsudats: démarche diagnostique (1)
  • Ponction pleurale:
    • Examen cytologique: 
      • Formule cellulaire: liquide riche en PNN altérés (pleurésie purulente) ou riche en lymphocytes (pleurésie tuberculeuse)
      • Cellules tumorales: pleurésie néoplasique.
    • Examen bactériologique: direct, culture milieu aéro-anaérobie et milieu de Lowenstein (tuberculose)
exsudats d marche diagnostique 2
Exsudats: démarche diagnostique (2)
  • Biopsie pleurale : analyse d’un fragment de la plèvre.
    • Biopsie pleurale à l’aiguille.
    • Puis biopsie pleurale sous pleuroscopie si négatif à l’aiguille.
    • Examen histologique (pleurésie néoplasique, tuberculose) et mise en culture (tuberculose)
  • Autres examens selon l’orientation
exsudats tiologies 1
Exsudats: étiologies (1)
  • Pleurésies néoplasiques  
    • Plus souvent métastatique : KBP, sein
    • Rarement mésothéliome pleural primitif : amiante
  • Pleurésies infectieuses
    • Pleurésie tuberculeuse 
    • Pleurésie purulente
    • Pleurésie réactionnelle « para-pneumonique » ou virale
exsudats tiologies 2
Exsudats: étiologies (2)
  • Embolie pulmonaire
  • Pleurésie bénigne de l’amiante
  • Affections sous-diaphragmatiques 
    • Pancréatites chroniques
    • Abcès sous phrénique
  • Maladies de système
physiopathologie1
Physiopathologie
  • A l’état normal : P pleurale négative par rapport à la P alvéolaire = forces de traction opposées du poumon (tendance à la rétraction) et de la cage thoracique (tendance à l’expansion).
  • Communication entre les alvéoles et la cavité pleurale : fuite d’air vers l’espace pleural  jusqu’à égalisation des pressions  le poumon se collabe et l’hémithorax se distend.
  • Le plus souvent rupture d’une cavité aérique (bulle) située au contact de la plèvre apicale 
signes fonctionnels2
Signes fonctionnels
  • Douleur pleurale +/- intense : le plus souvent brutale en « coup de poignard » au repos ou à l’effort, augmentée à l’inspiration et par la toux.
  • Dyspnée très variable selon le contexte.
  • Toux sèche renforçant la douleur.
signes physiques 1
Signes physiques (1)
  • Syndrome d’épanchement gazeux de la plèvre :
    • Inspection : hemithorax atteint plus distendu et moins mobile.
    • Percussion : tympanisme
    • Palpation : diminution ou abolition des VV
    • Auscultation: diminution ou abolition du MV, rarement souffle amphorique
signes physiques 2
Signes physiques (2)
  • Rechercher signes de mauvaise tolérance.
  • PNO suffocant pouvant être responsable d’une IRA
    • Le plus souvent PNO sur IRC sous-jacente.
    • PNO dit « à soupape » lié à une brèche à clapet.
    • Exceptionnel PNO spontané bilatéral d’emblée
signes rx1
Signes Rx
  • Rx thorax de face en inspiration ± expiration ssi PNO non visible sur le cliché en inspiration.
  • Hyperclarté +/- importante entre la paroi et le parenchyme pulmonaire délimitée par une ligne pleurale, sans trame pulmonaire visible. Depuis le PNO partiel jusqu’au PNO complet avec au maximum un poumon complètement rétracté au niveau du hile.
tiologies2
Étiologies
  • PNO spontané idiopathique
    • Le plus fréquent.
    • Sujet jeune longiligne. Homme > femme.
    • Facteur de risque : tabagisme.
  • PNO spontané secondaire compliquant une maladie respiratoire: BPCO, emphysème, asthme, fibrose pulmonaire…
  • PNO iatrogène
  • PNO traumatique: plaie transfixiante, fracture de côte
d finition 1
Définition (1)
  • Ensemble des signes liés à une condensation du parenchyme pulmonaire qui se transforme en bloc solide: présence de produits pathologiques au sein des alvéoles ou une obstruction bronchique intrinsèque ou extrinsèque (=atélectasie )
d finition 2
Définition (2)
  • Les condensations pulmonaires peuvent être:
    • Systématisées (occupant un segment, un lobe, voire un poumon) ou non systématisées (ne respectant pas les limites d’un lobe ou segment)
    • Rétractiles (accompagné d’une diminution du volume du territoire atteint) ou non rétractiles (le territoire garde son volume initial)
  • Déterminés par la Rx thoracique F + P
signes fonctionnels3
Signes fonctionnels
  • SF respiratoires et généraux dépendent de l’étiologie
signes physiques1
Signes physiques
  • Inspection:
    • Le plus souvent rien de particulier
    • Si atélectasie d’un territoire important, diminution de mobilité de l’hémithorax atteint avec affaissement
  • Palpation: augmentation des VV
  • Percussion: matité ± franche (moins que dans l’épanchement liquidien de la plèvre), non mobile
  • Auscultation:
    • Diminution ou abolition du MV dans la zone condensée
    • ± souffle tubaire au centre de la zone condensée
    • ± crépitants autour du souffle tubaire en cas de pneumonie
signes rx 1
Signes Rx (1)
  • Opacité pulmonaire systématisée non rétractile
    • Opacité délimitée par un lobe ou un segment, le plus souvent triangulaire
    • Bords nets rectilignes, pas de réduction du volume pulmonaire du territoire atteint, structures adjacentes en place
    • Éventuellement bronchogramme aérique en cas de pneumonie (contraste entre le parenchyme condensé et l’intégrité de l’arbre bronchique)
    • Infarctus pulmonaire: opacité périphérique, triangulaire à base pleurale
signes rx 2
Signes Rx (2)
  • Opacité pulmonaire systématisée rétractile
    • Opacité délimitée par un lobe ou un segment
    • Bords nets convexes, réduction du volume pulmonaire du territoire atteint
    • Déplacement des structures adjacentes: attraction du médiastin, ascension de la coupole, pincement des espaces interscostaux
signes rx 3
Signes Rx (3)
  • Opacité pulmonaire non systématisée
    • Opacité dense diffuse, mal limitées
principales tiologies
Principales étiologies
  • Opacité pulmonaire systématisée non rétractile
    • Pneumonie (PFLA le plus souvent à pneumocoque)
    • Infarctus pulmonaire
  • Opacité pulmonaire systématisée rétractile
    • KBP
    • Bouchon muqueux (DDB)
    • Corps étranger
    • Adénopathie compressive
  • Opacité pulmonaire non systématisée
    • Pneumonie
d finition 11
Définition (1)
  • Ensemble des syndromes liés l’atteinte d’une structure du médiastin
syndrome de la veine cave sup rieure
Syndrome de la veine cave supérieure
  • Obstruction de la VCS le plus souvent tumorale
  • Cyanose localisée visage et aux mains
  • Œdème de la face, base du cou, partie antero-sup du thorax et des bras (œdème en pélerine), respectant le dos, effaçant le relief claviculaire. Plus marqué le matin et en position couchée
  • Turgescence veineuses des veines jugulaires, veines sublinguales, fosses nasales…
  • Circulation collatérale : vibices violacées et télangiectasies
  • Somnolence et céphalées