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L’histoire: explication causale ou compréhension. « Les historiens racontent des événements vrais qui ont l’homme pour acteur: l’histoire est un roman vrai. » (Veyne, 10). Contenu du cours.

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L’histoire: explication causale ou compréhension

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L histoire explication causale ou compr hension

L’histoire: explication causale ou compréhension

« Les historiens racontent des événements vrais qui ont l’homme pour acteur: l’histoire est un roman vrai. » (Veyne, 10)


Contenu du cours

Contenu du cours

  • Étant donné que le travail de l’historien consiste à comprendre les faits passés, sur quoi repose cette compréhension. Des lois ou de l’empathie? Ou ni un ni l’autre.

  • Quel rôle pour l’imagination?

  • Peut-on expliquer le comportement (autrement que) de façon causale?

  • Est-ce que la causalité implique le déterminisme?

  • Le développement des écoles historiques: Les Annales et au-delà

  • Critique de l’idée de mentalité.


L histoire explication causale ou compr hension

  • Ricoeur maintient que le récit joue un rôle important dans la formation de l’identité. Est-ce la même chose de l’histoire qui est également un récit?

  • Comment dégagé le vrai du faux? Quel est le rôle de l’histoire dans la formation de l’identité?


Qu est ce que l explication en histoire

Qu’est-ce que l’explication en histoire?


Remplissage

Remplissage

  • « Faire comprendre », comme le journal du matin, invoque causes.

  • Méthode critique pour établir les faits, mais pas de méthode historique: l’explication est l’explication de tout un chacun.


Naturalit de l explication

Naturalité de l’explication

  • « Du point de vue de la logique, l’explication de l’historien ne diffère pas de celle de l’homme de la rue. Le mode de raisonnement mis en œuvre pour expliquer la Révolution française n’est pas logiquement distinct de celui qu’utilise l’homme de la rue pour expliquer l’accident ou le résultat des élections. » (Prost, 1996, p. 158)


Objet de l histoire

Objet de l’histoire

  • Humain (quoiqu’on puisse faire l’histoire de cours d’eau ou d’une colonie de chimpanzés ou d’abeilles)

  • Collectif: soit le fait est représentatif, soit il a eu des conséquences sur le destin et la vie des autres.

  • Concret: « il n’y a de société concrète que localisée dans le temps et dans l’espace ».


L histoire explication causale ou compr hension

  • « Allez acheter une boîte de conserve chez l’épicier n’est pas un fait historique. Pour être historique, il faut que le fait ait la capacité de provoquer un changement. » (Prost, 182)


Encha nement

Enchaînement

  • L’explication établie des liens entre les événements.

  • Remplissage des trous par l’historien.

  • La rapport entre les événements historiques n’est pas de pur succession, mais d’enchaînement: les événements ont une influence sur ceux qui suivent.


Question

Question

  • Quel est ce mode de raisonnement?


Explication nomique

Explication nomique


L histoire explication causale ou compr hension

Lois?

  • Hempel/Dray

  • Hempel: l’explication à la même forme quelque soit le domaine (neutre quant au sujet).

  • Covering laws: toute explication revient à subsumer des événements sous des lois.


Structure de l explication

Structure de l’explication

lois scientifiques

conditions antécédentes

___________________

fait à expliquer.


L histoire explication causale ou compr hension

  • Bulles de savon (explanandum): air froid dans le verre, chauffé par les parois chaude du verre, film de savon. Lois sur les gaz et échange de chaleur entre les corps (explanans).


Types de loi

Types de loi

  • Probabiliste: 70% que cela se produise ou de forte chance.

  • Elliptique: je ne formule pas la loi parce qu’elle est trop évidente.

  • Esquisse: approximative. Les trappeurs avancent rapidement dans l’ouest à cause du fait qu’ils permettent aux indiens d’avoir des fusils, ce qui place ceux qui n’en ont pas dans une situation indésirable.


Explication g n tique

Explication génétique

  • Expliquer stades menant à un événement: indulgences

  • 9ième siècle données parce que les mohomettans qui mourraient allaient directement au ciel. Puis avec déclin des croisades, indulgences du jubiliée chaque cent ans pour subventionner voyage des pélerins, puis augmentation de la fréquence.

  • Semblable en science.


Explication dispositionnelle

Explication dispositionnelle

  • Invoquer le tempérament d’un individu.

  • Décision dépend de son ambition ou bien sens de la famille ou religion (Bush).


Motivation

Motivation

  • Exclusivisme méthodologique: unité de la science.

  • Exclure intention et conscience.


Probl me

Problème

  • De quel type sont les lois générales? Ne sont-elles que des généralités empiriques (en général, les gens …)?

  • Est-ce que les causes invoquées sont les causes contributives?

  • Quel type de connexion entre les événements (causale ou rationnelle?)

  • L’existence de lois implique-t-elle le déterminisme?


Parenth se sur le d terminisme

Parenthèse sur le déterminisme


Mode d explication

Mode d’explication

• Carr: « Faire de l’histoire, c’est rechercher des causes » (145)

  • Montesquieu: « Il y a des causes générales, soit morales, soit physiques, qui agissent dans chaque monarchie, l’élèvent, la maintiennent ou la précipitent … [les hommes ne sont pas] conduits uniquement par leurs fantaisies ».


Deux d viations

Deux déviations

  • Déterminisme historique

  • Hasard historique


D terminisme l historicisme

Déterminisme: l’historicisme

  • Isaiah Berlin (Historical Inevitability): « … l’historicisme de Hegel et Marx est inacceptable car son explication des actions humaines en termes de causalité implique que les hommes ne jouissent pas de leur libre arbitre, et encourage les historiens à se soustraire à l’obligation … de porter une condamnation morale contre les Charlemagne, les Napoléon et les Staline de tous les temps. » (Carr, 151)


D terminisme

Déterminisme

  • « Tout ce qui arrive à une cause et n’aurait pu arriver différemment sauf si quelque chose dans la cause ou les causes avait été différent ».

  • L’axiome que tout a une cause est la condition de notre capacité de comprendre ce qui se passe autour de nous (sinon Kafka).


Smith

Smith

  • Vous saluez. Il commence à vous engueuler.

  • Libre arbitre?

  • Essayer d’identifier la cause de son comportement.


Historien

Historien

  • Axiome de l’histoire que le comportement a des causes.

  • « La fonction spécifique de l’historien est d’explorer ces causes. » (155)

  • Causes superficielles et causes profondes.

  • Inévitable? Extrêmement probable est plus juste.


L histoire explication causale ou compr hension

  • Différence de valeur des histoires: tient à ce qu’elles n’isolent pas toutes les mêmes causes profondes.

  • Puissance de l’Angleterre: pas ses institutions politiques, mais causes économiques.


2 hasard nez de cl op tre

2. Hasard: Nez de Cléopâtre

  • Théorie selon laquelle l’histoire ne se ramène qu’à de l’accidentel, suite d’événements déterminés par des causes fortuites.

  • Bataille d’Actium: Passion d’Antoine pour Cléopâtre

  • Alexandre de Grèce: « 250 000 personnes sont mortes de cette morsure de singe ».


Gibbon

Gibbon

  • « Les Grecs, lorsque leur patrie eut été réduite au rang de province romaine, attribuèrent les triomphes de la république à sa fortune plutôt qu’à ses vertus. » (Carr, 159)

  • « Les théories de l’accidentel en histoire prévalent dans les groupes sociaux ou les nations qui sont au creux de la vague. » (Carr, 160)


Condition n cessaire

Condition nécessaire

  • « … les hommes pourraient ignorer toute coutume, ne vivre que par coups de génie et coups de folie, l’histoire pourrait n’être faite que d’hapax: la rétrodiction deviendrait alors impossible … » (186)

  • Par chance, le clavier de chaque société est limité (universelle, culturelle, ethnique).

  • Tout n’est pas possible.


Interpr tation rationnelle

Interprétation rationnelle

  • Présence de l’accidentel rend impossible cette interprétation rationnelle.

  • « De même que l’historien choisit dans l’océan infini des faits ceux qui ont un sens pour son entreprise, il n’extrait de la multiplicité des séquences cause/effet que celles, … qui ont un sens historique; et le critère du sens historique, c’est la capacité de l’historien à les insérer dans son schéma d’explication et d’interprétation rationnelles. » (166)


Causalit irr guli re

Causalité irrégulière

  • La causalité fonctionne plus ou moins régulièrement selon les événements.

  • Il existe une certaine constance, sans quoi la vie est impossible, mais elle n’est rien n’est déterminé complètement.

  • Probabilité.


Causalit confuse

Causalité confuse

  • Contingence et déterminisme: termes qui décrivent une impressions.

  • Nous n’avons qu’une perception confuse de la causalité.

  • Causalité quotidienne faite de rapports causaux singuliers derrière lesquels on perçoit une régularité.

  • Brique dans la vitre (jamais vu).


Causalit sublunaire

Causalité sublunaire

  • Processus peuvent se répéter, mais pas nécessairement (pas constance).

  • La causalité est nécessaire et irrégulière.

  • Il peut y avoir des exceptions.

  • « La causalité s’accompagne toujours d’une restriction mentale » (179)


Retour la compr hension

Retour: la compréhension


Critique de l empirisme

Critique de l’empirisme

  • Histoire n’est pas une science, ce n’est pas qu’elle est une science particulière (Dilthey),c’est un art (interprétatif).

  • Les choses auraient pu se passer autrement.


L histoire explication causale ou compr hension

  • Louis XIV qui compte sur guerre civile pour conquérir Angleterre.

  • Raison: ce qu’il croit, ses désirs et motivations.


Pas loi

Pas loi

  • « La causalité est confuse et globale, l’histoire ne connaît que des cas singuliers de causalité qu’on ne saurait ériger en règle: les « leçons de l’histoire » s’accompagnent toujours de restriction mentale ». (197)

  • Clause ceteris paribus: plusieurs pages.

  • Oakeshott: « Du moment où l’on considère les faits historiques comme des illustrations de lois générales, l’histoire est congédiée ».

  • Méthode de l’histoire: accumulation graduelle de détails. Mise en série continue (intermédiaire).


L histoire explication causale ou compr hension

Dray

  • L’historien doit pénétrer derrière les apparences, s’identifier avec les protagonistes, se projeter dans ceux-ci de façon imaginative.

  • Tout événement influence la conscience des acteurs historiques: « Toute histoire implique des significations, des intentions, des volontés, des peurs, des imaginations, des croyances ». (Prost, 155)

  • Situations auxquelles les humains donnent sens et s’adaptent.


Collingwood

Collingwood

  • « Pour l’histoire, l’objet à découvrir n’est pas le pur événement, mais la pensée exprimée en celui-ci. Découvrir cette pensée, c’est déjà la comprendre. »


Description de la m thode dilthey

Description de la méthode: Dilthey

  • « Car la compréhension pénètre dans les expressions de la vie d’autrui grâce à une transposition que l’on effectue à partir de la plénitude de ses expériences personnelles. » (cité par Prost, 157)

  • Re-enactment (Collingwood): réinfuser de la vie dans l’histoire.


L histoire explication causale ou compr hension

  • « Si l’historien … essaie de maîtriser l’histoire d’une pensée dans laquelle il ne peut pas entrer personnellement, au lieu d’écrire l’histoire de celle-ci, il répétera simplement les phrases qui enregistrent les faits extérieurs de son développement: les noms et les dates, et des phrases descriptives toutes faites. » (Prost, 167)


Exemple dit de l empereur

Exemple: Édit de l’empereur

  • « Pour ce faire, il doit envisager la situation que l’empereur tentait de régler et il doit la considérer de la même manière que l’empereur. Ensuite il doit voir pour lui-même, précisément comme si la situation de l’empereur était la sienne, comment on peut faire face à une telle situation: il doit apprécier les différentes possibilités d’action, et les raisons de choisir l’une plutôt qu’une autre … l’historien revient donc l’expérience de l’empereur dans son propre esprit, et c’est seulement par cette opération qu’il parvient à une connaissance proprement historique … »


Reconstruction

Reconstruction

  • « Le but de ces explications est de montrer que ce qui a été fait était la chose à faire étant donné les raisons données, plutôt que la chose qui est faite dans de telles occasions, peut-être en accord avec certaines lois. » (261)

  • Action appropriée étant donné ce que croyait l’agent.


Types d explication

Types d’explication

  • Ce que j’aurais fait (proche, empathie)

  • Distance: reproduire le calcul de l’agent (souvent assez éloigné).

  • Pas empathie: difficulté avec moi-même, alors imaginez avec autrui (quoi que ça peut arriver)


R trodiction ajust e

Rétrodiction ajustée

  • Rétrodiction concernant le roi: « psychologie d’époque », connaître la mentalité de l’époque (183; émeutes causées par impôts nouveaux, etc.).

  • Paysage historique.

  • Conclusions plus ou moins vraisemblables fondées sur suppositions quant à ce qui est normal pour x (ou un type de x) dans une situation y (ou un type de situation y): exemple des esclaves romains sous Spartacus.


Sens historique

Sens historique

  • « Comprendre le passé supposera donc que l’historien reconstruit dans sa tête la normalité de l’époque et qu’il sait la rendre sensible au lecteur. » (210)

  • Coutumes, habitudes, types propres à chaque époque.

  • Les hommes n’agissent pas par caprice.


Conception de l homme

Conception de l’homme

  • Expérience historique (Romains et Brésiliens et le jeu).

  • « L’expérience historique est donc composée de tout ce qu’un historien peut apprendre à droite et à gauche dans sa vie, ses lectures et ses fréquentations. Aussi n’est-il pas étonnant qu’il n’existe pas deux historiens ou deux cliniciens qui aient la même expérience, et que les querelles sans fin ne soient pas rares au chevet du malade. » (190)


L histoire comme amiti

L’histoire comme amitié

  • « La question du champ d’expérience de l’historien présente de ce fait une certaine importance: plus il est large, plus l’historien a de chances de comprendre des situations historiques diverses. » (Prost, 160)

  • Il ne peut cependant vivre toutes les vies. Importance de l’expérience d’autrui et de s’insérer dans le présent.


Explication contrefactuelle

Explication contrefactuelle


Le r le de l imagination en histoire

Le rôle de l’imagination en histoire

  • « Imaginer une autre histoire est le seul moyen de trouver les causes de l’histoire réelle » (Prost, 175)

  • Qu’est-ce qui aurait été le cas si …?

  • Mortalité pendant la première guerre mondiale: les femmes meurent moins!

  • Les alliés préservent les conditions de vie des population alors que ce n’est pas le cas de l’Allemagne (révolte).


M thode

Méthode

  • Aron:

    • Découpage du phénomène effet

    • Discrimination des antécédents et séparation de celui dont on veut estimer l’efficace.

    • Construction d’une évolution irréelle

    • Comparaison des images mentales avec les événements réelles.


Vit l illusion de la fatalit

Évité l’illusion de la fatalité

  • Inclure également champ d’expérience (représentation du passé des acteurs historiques) et horizon d’attente (croyance sur le futur des acteurs historiques).

  • Rôle de ces représentations dans l’histoire montre que l’événement n’était pas inéluctable.


Histoire des annales

Histoire des Annales


Naissance

Naissance

  • Febvre et Bloch (1929): Ne pas isoler les paliers de la réalité sociale (unicité des sciences de l’homme). Histoire totale. (Inlfuence de Vidal de la Blache)

  • Braudel reprend le flambeau avec plus tard Le Goff (devient plus une histoire des mentalités. Même appel à l’unicité)


Histoire v nementielle

Histoire événementielle

  • Priorité à l’histoire des groupes sociaux et des forces collectives.


Histoire conomique

Histoire économique

  • Labrousse (La crise de l’économie française à la fin de l’ancien régime): Le maximum du prix du pain coïncide avec la prise de la Bastille.


Histoire scientifique

Histoire scientifique

  • Ranke: indivulgé permettra d’établir les faits.

  • Marxisme

  • École française: lien entre production et population (Le Roy Ladurie: « il n’est d’histoire scientifique que du quantifiable »)


Histoire immobile

Histoire immobile

  • Le Roy Ladurie (« L’histoire immobile ») soutient que rien, absolument rien n’a changé au cours de cinq siècle (XIV au XVIII), société empêtrée dans son éco-démographie.

  • D’abord économie et démographie, ensuite structures sociales, puis faits intellectuels.


Doute

Doute

  • Concernant le déterminisme et la structure des rapports.

  • Contraception autant état d’esprit que économie: présente avant poussée des population.

  • Éthique puritaine avant uniformisation du travail.

  • Et puis, pas vraiment de résultats satisfaisants (pas de réponses au pourquoi: augmentation de la fécondité).


Anthropologie

Anthropologie

  • Partie de l’école des Annales qui était intéressée par changements intellectuels.

  • Influence de l’anthropologie: description dense ou épaisse.

  • Sexualité, philosophie du châtiment, travail et loisir, attitude vis-à-vis la jeunesse, la mort.

  • Plus pertinentes à notre vie que les faits et gestes des rois ou présidents.


Paul veyne

Paul Veyne

  • Le pain et le cirque

  • Evergétisme grec et romain

  • Circulation des richesses dans la société antique

  • Redistribution du surproduit accaparé par les dominants.


Foucault

Foucault

  • Histoire de la folie à l’âge classique, Surveiller et punir, l’histoire de la sexualité.

  • Structuralisme: mutationnisme et permanence.

  • Étudie les grands socles immobiles et muets.

  • Règles de la production de la pensée


M thode g n alogique

Méthode généalogique

  • Remonter en amont du geste de partage qui délimite la folie, degré zéro de la folie.

  • “Aucun des concepts de la psychopathologie ne devra, même et surtout dans le jeu des retrospections, exercer de rôle organisateur.” (187)


Faire taire la folie

Faire taire la folie

  • Plus de langage commun. L’homme fou ne parle au fou qu’à travers la médecine et le fou, pris dans les contraintes. Résultat: oublie la folie

  • Le langage de la psychiatrie, qui est monologue de la raison sur la folie, n’a pu s’étalir que sur un tel silence.’ (1988)

  • Fait l’archéologie de ce silence.

  • Déchirure qui permet l’histoire.


Projet

Projet

  • Faire l’histoire de la folie: “faire une étude structurale de l’ensemble historique — notions, institutions, mesures judiridiques et policières, concepts scientifiques — qui tient captive une folie dont l’état sauvage ne peut jamais être restitué en lui-même…” (192)


Folie n existe que dans une soci t

Folie n’existe que dans une société

  • “La folie ne peut se trouver exister à l’état sauvage. La folie n’existe que dans une société, elle n’existe pas en dehors des formes de la sensibilité qui l’isolent et des formes de répulsion qui l’excluent ou la capturent.” (p. 197)


Fonction de la psychiatrie

Fonction de la psychiatrie

  • Psychiatrie soviétique: … on a l’impression de voir deux fonctions très différentes — la fonction médicale de la psychiatrie, d’une part, et la fonction proprement répressive de la police, de l’autre — venir se croise à un moment donné, dans le système don’t on parle. … Mais, dès le départ, la psychiatrie a eu pour projet d’être une fonction d’ordre social.” (P. 333)


Deux fonctions

Deux fonctions

  • “La psychiatrie s’est tout de suite perçue elle-même comme fonction permanente d’ordre social, et elle ne s’est servie des asiles qu’à deux fins: d’abord, traiter les cas les plus dramatiques ou les plus gênants, et en même temps se donner une sorte de caution, de garantie, d’image de scientificité, en faisant apparaître le lieu d’internement comme hôpital.” (333-334)


Fonction d hygi ne publique

Fonction d’hygiène publique

  • “C’est à nous de réparer ces désordres (sociaux). Nous sommes une fonction d’hygiènes publique. C’est la vraie vocation de la psychiatrie. Et c’est son climat, et c’est son horizon de naissance. … De telle sorte que ce qui se passe en USRR, ce n’est pas l’accouplement monstrueux d’une fonction médicale et d’une fonction policière, qui n’auraient rien à voir l’une avec l’autre. Mais c’est simplement l’intensification, la solidification d’une parenté de réseau, qui n’avait pas cessé de fonctionner.” (p. 334)


Critique de la notion de mentalit s

Critique de la notion de mentalités


Pour en finir avec les mentalit s

Pour en finir avec les mentalités

  • Anthropologie, histoire: pré-logique, pré-scientifique.

  • « Outillage mental »: affecte l’intégralité de la vie mentale.

  • Plus « profond » que l’idéologie, les croyances ou les conceptions du monde.


Inexplicatif

Inexplicatif

  • « Invoquer une mentalité particulière, ce n’est en général que redécrire les phénomènes que l’on juge étranges ou nécessitant une explication. La question qui se pose d’emblée est de savoir comment la mentalité ainsi invoquée peut elle-même être expliquée. » (Lloyd, 1993, p. 18)


Faits sociaux

Faits sociaux

  • « Il est plus fécond d’interpréter les problèmes en termes … sociologiques plutôt que purement psychologiques. » (24)

  • Explication par le biais de contextes socio-politiques.


Chine gr ce

Chine/Grèce:

  • VI à III av JC: Printemps et Automnes:

  • III à II après: Dynasties Qin et Han.

  • Unification.


Philosophie et sciences

Philosophie et sciences

  • Présentes dans les deux cultures.

  • Invention: textule, métalurgie, papier, etc.

  • Chine: domination de la cutlure écrite

  • Courts avec scientifiques dans les deux cas.


Diff rences

Différences

  • Éthique, cosmologie, logique et mathématique, épistémologie.

  • Résistance à la théorisation abstraite.

  • Refus des positions extrêmes (scepticisme total ou absence de changement)

  • En politique, pas de grands principes, seulement pratique.


Source de diff rences

Source de différences

  • Politique: pas de polis, pas de discussion démocratique, tentative de convaincre les pairs de l’agora.

  • Ils devaient soumettre leurs idées au monarque.

  • Rapport au langage: la poésie est un moyen de découvrir la vérité. Le problème est que les mots ne désignent plus ce qu’ils devraient: rectification des noms. Antidote à la polémique.


L histoire explication causale ou compr hension

  • « … la possibilité de l’innovation et de la révision politiques radicales qui existait en Grèce … peut avoir fait tomber … des inhibitions quant à l’innovation radicale dans d’autres domaines de l’expérience, y compris divers domaine de l’enquête théorique. » (203)


Critique de la critique de la notion de mentalit

Critique de la critique de la notion de mentalité


Nisbett

Nisbett

Nisbett, R., I. Choi, K. Peng et A. Norenzayan. 2001. ‘Culture and Systems of Thought: Holistic versus Analytic Cognition’.Psychological Review.


La logique et l ethnographie

La logique et l’ethnographie

• “Les philosophes empiristes du 18ième et 19ième siècle, incluant

Locke, Hume et Mill, ont écrit à propos des processus cognitifs comme

s’ils étaient les mêmes pour tous les adultes normaux. Cette hypothèse

d’universalité a été adoptée par la psychologie du 20ième siècle, et elle

a été prédominante, des travaux de première heure en psychologie

cognitive de Piaget en passant par les théoriciens de l’apprentissage

du milieu du siècle jusqu’aux sciences cognitives contemporaines. ...

Les processus «fondamentaux» tels que la catégorisation, l’appren-

tissage, l’inférence inductive et déductive, et le raisonnement causal

sont généralement présumés être les mêmes pour tous les humains.”

(Nisbett et al. 2001. “Culture and Systems of Thought: Holistic Versus

Analytic Cognition”. Psychological Review, p. 291)


Cultures et syst mes de pens e

Cultures et systèmes de pensée

• Nisbett prétend que la diversité sociale qui existe entre cultures

affecte non seulement les croyances à propos d’aspects spécifiques

du monde, mais également

(A) les systèmes métaphysiques naïfs à un niveau profond;

(B) les épistémologies tacites;

(C) la nature des processus cognitifs.

• Rôle de l’organisation et des pratiques sociales sur le développement

et l’utilisation des processus cognitifs.

• Cultures ont différentes “mentalités” (groupe de processus

psychologiques — perception, raisonnement, mémoire, attention —

et croyances, théories et valeurs auxquelles ils donnent naissance).


Pens e analytique

pensée analytique

• La pensée analytique “implique le détachement de l’objet de son

contexte, une tendance à porter son attention sur les attributs des

objets pour les attribuer à des catégories, et une préférence pour

l’usage de règles à propos des catégories pour expliquer et prédire

le comportement des objets.” (N. 293)

• Les inférences reposent sur la décontextualisation des structures

du contenu, l’usage de la logique formelle et l’évitement de la

contradiction.


Pens e holistique

Pensée holistique

• Pensée holistique: “orientation vers le contexte ou le champ

comme tout, incluant l’attention aux relations entre les objets

focaux et le champ, et une préférence pour l’explication et la

prédiction d’événements sur la base de telles relations.” (N, p. 293)

• Elle est basée sur l’expérience plutôt que la logique abstraite, la

dialectique (reconnaissance de la contradiction et de la multiplicité

des points de vue).


Diff rences1

Différences

Continuité versus caractère discret

• C voient le monde comme une collection de choses interliées et

s’interpénétrant.

• G voient le monde comme une collection d’objets discrets qui

peuvent être caractérisés par des propriétés universelles.

Le champ versus l’objet

• C portent leur attention sur la complexité du champ perceptuel ou

conceptuel. L’objet individuel n’est pas un point de départ conceptuel.

• G portent leur attention sur les objets centraux et leurs attributs

(jamais compris forces comme le magnétisme ou le comportement

des vagues).


Pr dictions

Prédictions

(1) C plus dépendants du champ que G.

(2) G plus susceptibles de commettre l’erreur d’attribution

fondamentale (EAF)

(3) C groupent les objets en fonction des relations, G

groupement d’objets en fonction de l’appartenance à une

classe.

(4) C préfèrent les arguments basés sur les principes du

holisme et de la continuité.


R sultats 1

Résultats 1

• Attention: Description de ce qui se passe dans un aquarium.

Américains réfèrent au poisson focal, japonais à l’arrière-plan.

• Rod and Frame test: présente aux participants un dessin avec un

rectangle qui encadre une tige. Doivent dire quand la tige est

verticale. Dépendance au champ=influence du cadre sur le jugement.

C plus influencés que A.


R sultats 4

Résultats 4

• La façon de s’y prendre en situation de conflit argumentatif:

Conflit entre mère et fille. A prennent parti pour un côté,

C tentent de trouver une voie moyenne et de résoudre la

contradiction (système légal. NOTE: c’est vrai également des

personnes plus âgées)


R sultats 4 suite

Résultats 4 (suite)

• Préférence de C pour arguments dialectique (preuve de Dieu pour

unifier les points de vue), A préfèrent arguments ‘logiques’ (chaque

cause à une cause, il doit y avoir une première cause non-causée).

• Américains plus convaincus par un argument contredit que par le

même argument non-contredit (effet d’inoculation, disconfirmation

biase): A plus en faveur d’un projet quand on présente de

faibles arguments à l’encontre de celui-ci que lorsque que l’argument

en faveur est considéré isolément. C moins convaincus.


Exemple

Exemple

• étude sur la peine de mort

‘Les participants en faveur de la peine de mort croient que les études

montrant que la peine de mort ne réduit pas le crime ont des vices

méthodologiques et ne sont pas attirés par les conclusions qu’elles

tirent. La même chose est vraie pour les opposants à la peine de

mort qui ont lu une étude indiquant que la peine de mort fonctionne.

De façon remarquable, après avoir lu les deux études contradictoires,

les participants rapportent être plus convaincus de la rectitude de

leur point de vue que les participants qui n’ont lu aucune étude.

• Mais pas plus normatif de croire plus X parce qu’on vient de lire

des évidences montrant que Y est plausible.


Narration

Narration


Ricoeur

Ricoeur

  • « L’écriture de l’histoire et la représentation du passé »

  • Danto: différence entre science et histoire: type de schème organisateur. « L’histoire raconte des histoires ».

  • Intrigues, récits producteurs d’intelligibilité.

  • Synthèse de l’hétérogène.


Narration ou r cit

Narration ou récit

  • « Organiser la matière selon l’ordre continu de la chronologie, et à mettre l’image au point de telle sorte que, par la convergence des faits, le narré sera tout d’un tenant et d’une suite … » (Stone, 117).


Fin des r cits

Fin des récits?

  • Rejet de l’histoire événementielle = fin des récits.

  • Nouvelle histoire (Annales).


Retour du r cit

Retour du récit

  • Une façon de rendre accessible cette information: Guillaume le maréchal de Duby ou le fromage et le vers, Ginzburg

  • Pas la seule: tableau, patchwork.


Cinq diff rences

Cinq différences

  • Sujet: pauvres

  • Analyse et description: plus d’histoire (récit)

  • Nouvelles sources (registres, peintures, etc.)

  • Inconscient

  • Conduites révèlent signification symbolique


Probl me1

Problème

  • « Si le souvenir est une image, comment ne pas le confondre avec la fantaisie, la fiction ou l’hallucination? ». Solution: L’expérience de la reconnaissance.

  • Problèmes: mémoire empêchée, manipulée et obligée.

  • L’histoire n’a pas le privilège de la mémoire (celui de la reconnaissance: « seul et précaire gage de la fidélité de la mémoire »)


Fabrication de l authencit

Fabrication de l’authencité

  • Peterson, Commercializing folk cullture.

  • Premier disque de country en juin 1923. Fiddlin’ John Carson.

  • Refuse de le distribuer.

  • Contre les conventions (jazz)

  • Images de ferme et famille.

  • Attrait de l’authenticité: cherche vieillards chantant chanson d’autrefois. Fonctionne pas.


Musique pour d biles

Musique pour débiles

  • Campagne contre ville, artisanat contre industrie.

  • Hillbilly: origine rurale.

  • « un montagnard blanc illétré de Caroline du Nord, du Tennessee ou des environs qui voue sa foi et sa fidélité à la Bible… Intellectuellement, ce sont des débiles ».


Int grisme

Intégrisme

  • Tenue de concours de fiddlin’ au cours du premier quart du 20ième siècle.

  • Présenté comme musique traditionnelle ou ancienne. Candidats présentés comme montagnards ou fermiers alors que beaucoup travaillent à la ville.

  • Vainqueur non mentionné: Strokes venu des contreforts des Appalaches (faux, il appartient à des musiciens qui veulent introduire manière jazzée dans leur jeu).


L histoire explication causale ou compr hension

Ford

  • Villes modernes: excroissances pestiférées, vie peu naturelle, tordue, repliées sur elle-même comparée à celle des gens de la campagne.

  • Usage du tabac, alcool, licence: responsable, les étrangers (noirs, immigrants).

  • Multiplie initiatives (concours, publie livre de danse — contre le Charleston).

  • Problème avec ses gagnants qui ‘perdent’ leur candeur.


Musique wasp

Musique WASP

  • Sauvegarder et propager musique et valeurs blanche.

  • Recueillir musique sur le terrain.

  • « Les œuvres de nos musiciens sont teintées de notes étrangères … et donc il faut rassembler nos efforts pour encourager l’épanouissement d’une forme de nationalisme musical américain. »

  • « Émotions enracinées dans le peuple »


Habitants des montagnes

Habitants des montagnes

  • Pas musique amérindienne

  • Pas gospel

  • Pas jazz (commercial)

  • Musique préservée dans les montagnes.


Radio commercial

Radio commercial

  • George Hay (Nashville)

  • Commence avec véritables hillbilly, mais pas pour longtemps. Engage des pros. Invente des noms, portent costume. Confond les New Yorkais.

  • Fruit jar drinkers, gully jumpers, the Possum Hunters.


Fruit jar drinkers

Fruit jar drinkers


Possum hunters

Possum Hunters


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