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carnet de voyage de guillaume malo n.
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Carnet de Voyage de Guillaume Malo

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Presentation Transcript

  1. Carnet de Voyage de Guillaume Malo embarqué à bord de la Grande Hermine de Jacques Cartier en Juin 1535

  2. Nous sommes le 2 juin 1535, je m'appelle Guillaume Malo, j'ai 13ans. Mon père est pêcheur. Comme il n'a pas assez d'argent, j'ai décidé de m'engager dans la marine. Après avoir cherché un équipage, j'ai enfin trouvé ! Le navire s'appelle la Grande Hermine. Je suis je suis sous les ordres de l'incroyable Jacques Cartier. Aujourd'hui au port de St Malo, nous attend le capitaine Jacques Cartier pour le grand départ. Je suis très impatient mais j'ai aussi un peu peur, je ne devrais pas m'en faire car c'est le deuxième voyage du Capitaine. Pour son premier voyage, le célèbre Jacques Cartier était parti sur l'océan Atlantique, il avait accosté sur une terre qu'il a appelée « Canada », habitée par les Iroquois. Ce matin-là, il convoque l'équipage sur le pont pour nous dire que notre roi François 1er nous ordonne de repartir au Canada. L'équipage est impatient !

  3. 5 juin 1535 Après avoir embarqué, je me rends compte de l'immensité de la Grande Hermine. Le pont est très large, les mâts sont très grands et les voiles d'un blanc nacré. Après avoir visité le pont, je me rends à la cuisine. Cette salle est petite et sent les aliments frais, qui j'espère ne pourriront pas. Ensuite, je vais dans le dortoir pour poser mes affaires sur mon branle.

  4. 6 juin 1535, au port de St Malo. Tout impatient, j'attends le départ du voyage. Je suis très content de partir, je vois la foule devant le bateau qui nous fait des gestes. Nous armons le navire de tonneaux de vins, d'eau, de biscuits, de poissons, de longue vue... Je suis le seul mousse du bateau. Comme tout l'équipage est présent nous partons sur les flots de l'océan atlantique.

  5. 7 Juin 1535 Aujourd'hui, j'ai vécu une journée épuisante ! Tout d'abord, je fus contraint d'aider le cuisinier à faire la vaisselle. Je me pressai donc de me rendre dans la cuisine. Quand je vis l'énorme tas de vaisselle, je me dis que je n'arriverais jamais à la finir tant il y en avait. Cette vaisselle dura un peu plus de trois heures… j'en avais les ongles en sang.  Dès que je me rendis sur le pont pour me reposer, le second du capitaine me bouscula en clamant et en jurant devant Dieu et le capitaine que je n'étais qu'un sale bon à rien. Il m'ordonna alors de puiser de l'eau pour nettoyer le pont du bateau. Une fois le liquide puisé, j'eus le malheur de me mettre de l'eau salée sur la plaie que je m'étais faite aux aurores en tombant de mon branle. Néanmoins, je savais que si je me plaignais à mon capitaine de la brûlure atroce qui me tailladait la main, il n'en aurait que faire et me renverrait à mes corvées. Je me remis alors au travail malgré la douleur et la corde qui m'entaillait la main. Une fois l'eau puisée, je me courbai et à briquai le pont, qui, je le savais, se salirait de plus belle. Une fois tout cela fini, je dus faire des corvées aussi éprouvantes les unes que les autres. Cette journée finie, j’écris le récit que vous êtes en train de lire avant de m'endormir, en espérant que les cauchemars cesseront. Je veux témoigner et ne pas oublier que le mousse est le plus martyrisé sur un navire.

  6. 26 juin 1535 On voyait les poissons volants qui sautaient jusque dans le navire, c'était signe de tempête ! En effet, des nuages noirs flottaient dans le ciel. En quelques minutes, le ciel devint noir comme les ténèbres. Le vent se mit à souffler et on eut à peine le temps de border les voiles qu'elles se déchiraient. Des éclairs éclataient et le tonnerre grondait très fort. Les lames étaient immenses, plus qu'on ne saurait l'imaginer. Je vis deux hommes emmenés par une vague, puis la proue fut endommagée ! Nous perdions une sacrée quantité de nourriture et l'eau de mer entrait dans la cale. Après une demi-heure, la tempête passa et je dus me remettre au travail : enlever toutes l'eau de mer sur le navire.

  7. Après avoir franchi le détroit de Belle-Isle situé au nord de Terre Neuve, nous sommes arrivés dans le golfe du St-Laurent, situé à 49°N et 70°W. Nous abandonnons la Grande Hermine pour nous aventurer sur le fleuve avec des canots. Je suis très content d'être dans le canot du capitaine.

  8. 3 octobre 1535 Nous voyons un village iroquois dont nous avons appris plus tard qu'il s'appelait Hochelaga. Après une heure nous arrivons au village. Il est entouré de champs de « blé d'Inde » et de « tabac ». Le chef Donnacona nous accueille.

  9. 6 octobre 1535 à Hochelaga Près du village, nous voyons un troupeau de mammifères ressemblant à des cerfs, mais avec les bois recourbés vers l'arrière. Ils ont une petite queue. Leur fourrure est marron blanchâtre et ils ont des sabots semblables à ceux du chevreuil. Cet animal est méfiant mais peu craintif. Les Iroquois les appellent les « rennes ». Ce peuple chasse ces animaux pour leurs fourrures très chaudes et leurs peaux très résistantes. Ils mangent leur viande et se servent de leurs bois pour leurs habitations et pour faire des outils. 

  10. Dans les plaines, à proximité, du village, on observait à perte de vue des papillons au corps poilu qui butinaient toutes sortes de fleurs. Ils ont de gros yeux et de longues antennes. Leurs ailes sont orange avec des points noirs en grand nombre. Les ailes sont aussi bordées de marron.

  11. 15 octobre 1535 Les Iroquois cultivent une plante vraiment étrange qui ressemble à un énorme épi de blé de 3 pouces, enrobé de petites boules jaunes avec des feuilles tombantes. Les indigènes de ce mystérieux pays font cuire les boules jaunes et les mangent, j’eus le droit d'en goûter quelques unes. Ces boules avaient un étrange goût de sucre, de farine difficile à décrire. On l'appelle le blé d'Inde. On en fait aussi de la bouillie.

  12. Près d’Hochelaga pousse aussi une plante belle et colorée avec un goût persistant. Elle a la taille d'environ trois coudés. Elle a de longues feuilles bien vertes de la taille de deux mains. Les indiens les font sécher et les fument. Notre capitaine y goûte, mais il ne l'apprécie guère. Selon les Indiens, on l'appelle tabac.

  13. Le 17 avril 1536 Nous abandonnons la Petite Hermine car des marins sont morts du scorbut et de froid. Nous partons avec le chef iroquois Donnacona et ses deux fils pour le présenter à notre roi François 1er. Si tout va bien, en juillet, nous débarquerons au port de St- Malo, avec notre cargaison venant du Canada. J’ai hâte d’être de retour.

  14. Les textes de ce carnet ont été écrits par Julien, Benjamin, Riyad, de la 5èB du collège Jean Texcier, le 6 juin 2013, à l’occasion d’un atelier d’écriture au Centre de Ressources du Musée National de l’Éducation de Rouen.