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Mardi 27 mars 2012

AUTOMEDICATION. Contre les maux diagnostiqués, l’UFC-Que Choisir de Nancy propose son antidote. Mardi 27 mars 2012. L’automédication : un enjeu sanitaire et financier . Un enjeu sanitaire : les médicaments accessibles sans ordonnance sont achetés sans conseil préalable du médecin traitant.

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Mardi 27 mars 2012

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Presentation Transcript


  1. AUTOMEDICATION Contre les maux diagnostiqués, l’UFC-Que Choisir de Nancy propose son antidote Mardi 27 mars 2012

  2. L’automédication : un enjeu sanitaire et financier • Un enjeu sanitaire : les médicaments accessibles sans ordonnance sont achetés sans conseil préalable du médecin traitant • Un enjeu financier : • l’automédication représente une dépense annuelle de 2,1 mds € pour le consommateur, soit 30 % de ses dépenses de médicaments • 80 % de cette dépense est consacrée à des médicaments à prix libres

  3. L’enquête 2012 de l’UFC – Que Choisir de Nancy • Le 20 janvier 2012, l’UFC - Que Choisir de Nancy a enquêté 37 pharmacies nancéennes (soit 86 % des officines de la ville), autour d’un scénario unique : l’achat par la même personne de deux médicaments incompatibles (Aspirine UPSA Vitamine C 330 mg et Rhinureflex). • Cette enquête poursuivait 3 objectifs : • Vérifier la qualité du conseil en pharmacie, lors de l’achat de médicaments sans ordonnance ; • Contrôler le respect des obligations de transparence tarifaire; • Evaluer le niveau des prix pratiqués. • Une précédente enquête a dû être annulée en novembre 2011 suite à la fuite du protocole, rapidement diffusé au sein du réseau des pharmaciens.

  4. Enquête UFC – Que Choisir :Un conseil grippé 1/ A 38 %, pas d’alerte spontanée sur l’incompatibilité Aspirine et Rhinureflex ne doivent pas être associés, car leurs effets cumulés majorent le risque d’ulcère et d’hémorragie du tube digestif Question – Le pharmacien vous a-t-il mis en garde contre le risque d’interaction entre les deux médicaments ? Plus d’1 pharmacien enquêté sur 3 n’a pas rempli son devoir de conseil 38 % 2/ Une alerte de l’AFSSAPS sur le Rhinureflex non relayée par 6 pharmacies sur 10 Le Rhinureflex a fait l’objet d’une alerte aux professionnels de santé, de la part de l’AFSSAPS, en décembre 2011. L’agence du médicament attirait l’attention sur la posologie et les contre-indications. Question - Le pharmacien vous a-t-il spontanément indiqué la posologie maximale du Rhinureflex, quand il vous l'a vendu ? Plus de la moitié des pharmaciens n’a pas relayé l’alerte de l’AFSSAPS Question - Lorsque le pharmacien vous a indiqué la posologie du Rhinureflex, spontanément ou après votre question, vous a-t-il conseillé de ne pas dépasser 4 comprimés par jour (la posologie maximale autorisée) ?

  5. Enquête UFC – Que Choisir :Une concurrence anesthésiée par l’opacité des prix Question - L'affiche "Le prix des médicaments non remboursables est libre" est : Près de 9 pharmacies sur 10 dissimulent la liberté tarifaire Question - Le prix des médicaments situés derrière le comptoir est : Un pharmacien enquêté sur 2 ne respectait pas ses obligations de transparence des prix 49 % L’opacité dans laquelle est maintenu le consommateur (fixation et niveau des prix) est payée le prix fort !

  6. Enquête UFC – Que Choisir :Une inquiétante fièvre tarifaire Question - Prix de l'aspirine UPSA Vitamine C 330 mg • Les raisons structurelles applicables à tout commerce ne suffisent pas à expliquer ces disparités : deux pharmacies de Nancy, distantes de 3 minutes de marche, affichaient 90 centimes d’écart sur le prix de l’aspirine UPSA vitamine C 330 mg. La boîte de 20 était vendue 2,35 € dans l’une, 3,25 € dans la seconde, soit 38 % plus cher ! • Les prix élevés ne sont pas la garantie d’un bon conseil : parmi les pharmacies enquêtées où les prix sont les plus élevés, 50 % ont déconseillé spontanément la prise simultanée des deux médicaments contre 56 % pour les pharmacies enquêtées les moins chères. Les 3 maux diagnostiqués en 2012 comme en 2009 invitent à s’interroger sur la pertinence du monopole officinal sur l’automédication

  7. La distribution de l’automédication : l’exception française en Europe • La France est restée à l’écart du mouvement de libéralisation des années 2000 en Europe • Ce monopole non régulé se traduit par des prix élevés, sans que le libre-accès en pharmacie (2008) n’ait eu d’impact concurrentiel sensible Quelles seraient les conséquences d’une libéralisation encadrée de l’automédication en France, ouverte aux grandes surfaces et parapharmacies ?

  8. Conséquences de la libéralisation :jusqu’à 16 % d’économie totale pour le consommateur • La libéralisation de la vente des médicaments sans ordonnance permettrait une double-économie au consommateur : • D’une part, les pharmacies devraient baisser leurs prix pour rester compétitifs • D’autre part, les médicaments seraient vendus moins chers en grande surface • Au total, le consommateur verrait ses dépenses de médicaments à prix libres diminuer de 16 % ! • La disponibilité des médicaments sans ordonnance serait par ailleurs améliorée, grâce à 10% de points de vente supplémentaires (grandes surfaces, parapharmacies) La libéralisation permettrait aux consommateurs d’économiser jusqu’à 270 millions d’euros par an au niveau national !

  9. Conséquences de la libéralisation :Un impact réduit sur la profitabilité des pharmacies La libéralisation ne diminuera le profit moyen des pharmacies que de moins de 5 %. Celles-ci resteront donc largement rentables.

  10. Conséquences de la libéralisation :Des craintes à dissiper • Une libéralisation encadrée de l’automédication n’aurait pas les effets néfastes parfois redoutés : • Pas de risque pour les officines rurales • Compte tenu de sa charge financière, une libéralisation avec la présence obligatoire d’un pharmacien, concernerait essentiellement les hypermarchés. Ceux-ci étant implantés en zone urbaine ou péri-urbaine, les pharmacies rurales seraient préservées. • Pas de hausse de la consommation de médicaments • Dans les pays comparables qui ont libéralisé l’automédication au cours des dernières années, aucune augmentation de la consommation de médicaments n’a été constatée.

  11. Les demandes de l’UFC – Que Choisir UNE INFORMATION RENFORCEE L’UFC-Que Choisir demande qu’un encadré consacré aux interactions à éviter et aux contre-indications principales figure sur toutes les boîtes des médicaments accessibles sans ordonnance. L’UFC-Que Choisir demande l’interdiction de toute publicité auprès du grand public concernant les spécialités d’automédication, en dehors des lieux de vente.

  12. Les demandes de l’UFC – Que Choisir UNE VRAIE CONCURRENCE L’UFC-Que Choisir demande un élargissement de la distribution des médicaments accessibles sans ordonnance aux parapharmacies et aux grandes surfaces, à la condition impérative que la vente s’effectue sous la surveillance directe d’un pharmacien diplômé.

  13. Les actions de l’UFC – Que Choisir de Nancy • A cet effet, l’UFC – Que Choisir de Nancy : • Saisit la direction départementale de la protection des populations (DDPP) en vue de réaliser des enquêtes auprès des pharmacies du département et sanctionner les infractions ; • Intervient auprès des parlementaires du département, pour qu’ils traduisent dans la loi les demandes de l’association.

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