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La physiologie de la douleur chez les animaux domestiques

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La physiologie de la douleur chez les animaux domestiques

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  1. ECOLE NATIONALE VETERINAIRE T O U L O U S E La physiologie de la douleur chez les animaux domestiques P.L. Toutain avril 2009

  2. Les définitions

  3. Importance des définitions • Ne pas confondre douleur, stress, souffrance, …pour rester sur le terrain de l’EBM • Dans le cadre de la neurophysiologie de la douleur, nécessité d’avoir un vocabulaire précis pour être capable d’identifier (donc de nommer) et de comprendre ce qu’est la nociception, la douleur, l’allodynie, l’hyperalgésie, ….

  4. Pour obtenir les définitions internationales en relation avec la douleur (en anglais)

  5. Douleur:définition de l’IASP • Expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à des lésions tissulaires réelles ou potentielles ou décrites dans des termes évoquant une telle lésion. (Définition de l’IASP 2007) • Limite de cette définition pour l’animal (capacité de communication de l’animal)

  6. Nociception • Perception des stimulations produisant la douleur. • Du latin nocere faire du mal. • C’est la composante sensorielle de la douleur • Pour qu’il y ait douleur, il faut ajouter à la nociception la composante émotionnelle et cognitive

  7. Douleur et souffrance • Intégration progressive : • Nociception douleur souffrance • Chez l’homme la douleur peut être à l’origine de souffrances • L’Homme n’est pas réductible à un ensemble d’organes et de mécanismes physiopathologiques. Il a une histoire, une culture, un projet de vie etc. • La souffrance implique une chronicité • Il peut y avoir douleur sans souffrance (se pincer les doigts, se faire « mal ») et de multiples souffrances sans douleur

  8. Nociception, douleur & souffrance

  9. Seuil de réponse à une douleur thermique cutanée vs. perception de la douleur • Chez l’homme il y a une bonne homogénéité entre les sujets quant au seuil de la nociception pour un stimulus thermique chaud (entre 43.5° et 47°C ) • au-delà, la sensation de douleur varie en fonction de multiples critères (âge , genre, culture…)

  10. Douleur, culture, religion….

  11. La perception de la douleur est contextuelle

  12. Douleur chez l’animalEntre le négationnisme des professionnels et l’anthropomorphisme militant

  13. La douleur chez l’animal • Il n’y a aucun doute sur le fait que les animaux ressentent de la douleur même s’ils ne peuvent pas l’exprimer verbalement • Mais présence de pseudo-langage qui l’exprime de façon univoque ou au contraire de façon difficile à reconnaître • Nécessité d’adapter la définition de la douleur proposée par l’IASP pour l’homme • La douleur chez l’animal est une expérience sensorielle aversive qui déclenche des actions motrices protectrices, des apprentissages d’évitement et qui peut modifier le comportement social de l’animal ou du groupe

  14. Douleur animale • on a notamment longtemps cru que les jeunes animaux ne ressentaient pas la douleur, car leur système nerveux n'est pas mature à la naissance avec des neurones incomplètement myélinisées ; • Pas de réflexion sur les interventions dites de convenance • Castration, caudectomie, écornage, otectomie…

  15. Pour avoir des informations sur la douleur chez les espèces autres que l’homme (nécessité d’être membre de l’IASP)

  16. Un site riche de ressources sur la douleur des animaux de rente

  17. Opinion professionnelle du collège des anesthésistes vétérinaires américains

  18. Apprendre à reconnaître la douleur chez l’animal • Nombreuses ressources sur ce site montrant les différentes expressions de la douleur chez l’animal y compris avec des vidéos

  19. Reconnaître la douleur chez l’animal • Changement de l’attitude générale (agitation ou au contraire apathie….) • Vocalisations anormales • Léchage, mordillements, grattage… de la zone douloureuse pouvant aller à l’automutilation • Modification du pelage, piloérection, … • Modification de la posture • Modification du niveau d’activité • Modification du comportement alimentaire • Modification de l’expression faciale • Salivation, sudation (cheval), • Bruxisme (lapin, bovins, mouton, chèvre…) • etc.

  20. Douleur de castration • Après un délai suivant la mise en place du garrot, les premières manifestations sont des anomalies de la posture debout (ABS) suivies par des anomalies dans la position couchée (ABL); ces anomalies atteignent un pic 60-90 min l’application du garrot.

  21. Ecornage • Justification : sécurité des éleveurs, prévention des blessures, praticité… • Doit se pratiquer sur des animaux les plus jeunes possibles (moins de 3 mois) • Méthodes : cautérisation (veau), section (animaux plus âgés)… après une anesthésie locale cautérisation Anesthésie locale en vue d’une section

  22. Castration & caudectomie • Pour voir une vidéo sur la castration/ caudectomie du porcelet

  23. La douleur chez les animaux de laboratoire

  24. Nociception, douleur & souffrancece qui est ressenti et ce qui est observable

  25. Douleur et souffrance chez l’animal • Chez l’animal la notion de souffrance est difficile à définir, à appréhender et à mesurer • Attention à l’anthropomorphisme, • le militantisme associatif et le cynisme indifférent des professionnels • Souffrance et phylogénèse • Différences attendues selon la place de l’animal dans l’échelle phylogénétique • Abeille vs. chien • Souffrance et historique de l’animal? • Chien beagle élevé en meute ou en labo vs. chien socialisé précocement avec l’homme • Chronicité de la douleur • Durée de vie limitée d’un poulet (45 jours) vs douleur chronique associée à un cancer chez le vieux chien de la maison

  26. La suite des définitions

  27. Nocicepteur • Récepteur sensible aux stimulus algogènes • Terminaisons neuronales libres • ne pas utiliser le terme "récepteurs de la douleur", car nociception et douleur n’ont pas la même définition

  28. Allodynie • Douleur provoquée par un stimulus normalement non algogène • Ne pas confondre avec hyperalgésie qui est due à un stimulus normalement algogène • Allo veut dire « autre » en grec et « odyne » la douleur. • Rem: ce terme est remis en question; en fait, il n’y aurait pas lieu de les états d’allodynie et d’hyperalgésie

  29. Hyperalgésie • Réponse accrue à un stimulus algogène • Ne pas confondre avec allodynie qui est une réponse à un stimulus normalement non algogène • Les Hyperalgésies sont actuellement expliquées par des perturbations du système de la nociception avec des phénomènes de sensibilisation d’origine centrale ou périphérique

  30. Douleur, allodynie et hyperalgésie

  31. Analgésie • Absence de douleur en réponse à un stimulus normalement algogène • Obtenue par des moyens pharmacologiques • propriétés analgésiantes de certaines méthodes (tord-nez) chez le cheval, acupuncture …

  32. La douleur aiguë • La douleur aiguë est une douleur vive, immédiate et généralement brève. • Elle est causée par une stimulation nociceptive (lésion tissulaire) ayant pour origine un stimulus thermique, chimique ou mécanique

  33. La douleur chronique • Les douleurs chroniques sont des douleurs prolongées dans le temps : plusieurs jours, plusieurs mois voire plusieurs années • Les douleurs chroniques sont insupportables tout autant par leur chronicité que par leur intensité : une douleur peu intense mais permanente peut être très difficile à vivre.

  34. La douleur chronique est reconnue chez les animaux de compagnie

  35. Les différents types de douleur La douleur peut provenir soit par un excès de nociception soit par un déficit des contrôles inhibiteurs (douleur de déafférentation, douleurs neuropathiques…)

  36. Les douleurs neuropathiques • Mécanismes physiologiques :altération des processus de transmission et/ou de contrôle du message « douloureux » à la suite d'une lésion nerveuse périphérique ou centrale. • étiologie :traumatique (y compris la chirurgie...), toxique (alcool, certaines chimiothérapies, radiothérapie...), virale (zona...), tumorale (par compression, infiltration), métabolique (diabète...). • sémiologie :délai d'apparition variable mais toujours retardé par rapport à la lésion initiale (un jour à quelques mois ou années dans certains cas) / topographie neurologique (rattachable au site lésionnel) / qualitativement • thérapeutiques :Les douleurs neurogènes ne sont classiquement pas sensibles aux antalgiques usuels. Elles répondent à des médicaments d'action centrale qui pourraient améliorer les dysfonctionnements de la transmission et des contrôles des messages nociceptifs : ce sont certains antidépresseurs et antiépileptiques

  37. Douleurs neuropathiques chez l’animal • Difficile à identifier mais on peut postuler l’existence de telles douleurs chez les animaux car l’animal possède tous les éléments neurophysiologiques servant de support à ce type de douleur • Exemples : membre fantôme et autophagie chez le chien; plaie de léchage suite à une fracture..;

  38. Douleur:aiguë, persistante & chronique

  39. Douleur & Stress

  40. Action antinociceptive du stress • La réponse au stress libère de la dopamine, de la sérotonine, de la noradrénaline et des enképhalines ce qui augmente le seuil de la nociception • Action antinociceptive du stress (peur) • Douleur de la proie attrapée par son prédateur • Analgésie du guerrier

  41. L’hypnose de la souris attrapée par le chat

  42. Les carnivores saisissent généralement leur proie par l’encolure ce qui crée chez la proie un état hypnotique et d’immobilisation réflexe (avantageuse pour le prédateur) avec une libération massive d’endorphine (anxiolytique et analgésique pour la proie)

  43. Convergence phylogénétique dans la modalité de préhension du faible par le fort

  44. Douleur par procuration • La douleur chez un proche peut avoir des répercussions objectivables sur une tierce personne (la mère « souffre » pour une douleur de son enfant)

  45. Douleur par procuration Shared networks observed when pain was applied to self or to the partner. (A) and (B) illustrate results of a conjunction analysis between the contrasts pain–no pain in the context of self and other at P < 0.001. Results are shown on sagittal (A) and coronal (B) sections of the mean structural scan. Coordinates refer to peak activations and are in mm. Increased pain-related activation was observed in ACC ,left insula,right anterior insula cerebellum and brainstem (C) The time courses of pain-related activation (pain–no pain) for peak activations in ACC and right anterior insula cortex for self (green lines) and others (red lines).

  46. Utilité de la douleur : signal d’alarme visant à protéger l’individu et éventuellement le groupe • Les stimulations nociceptives qui menacent l’intégrité physique déclenchent des réponses réflexes et comportementales protectrices • Réaction d’évitement (brûlure), impotence • protection individuelle • Vocalisation, libération de phéromones : • alarme pour le groupe • apprentissage • Cas des espèces et races résilientes (stoïques) • Cheval vs. âne • Beagles vs. autres chiens • Chèvre vs. mouton

  47. 2-Neurophysiologie de la nociception

  48. Les stimuli algogènes

  49. Sources de douleur • Il existe deux grands mécanismes de genèse de la douleur : la douleur par excès de nociception et la douleur neurogène qui est liée à un mauvais fonctionnement du système nerveux responsable de sa transmission et de son intégration. • Douleur de nociception • Douleur cutanée • choc, traumatismes, brûlure • Douleurs somatiques • tendons, muscles, articulation , périoste, vaisseaux • Douleurs viscérales