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L’économie de l’immatériel

L’économie de l’immatériel. « Il n’est de richesse que d’hommes » Jean Bodin. Plan. Introduction (définition, typologie,contexte) I- Facteurs d’évolution vers une économie immatérielle. II- Conséquences pour les acteurs (État, entreprises). L’économie de l’immatériel.

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L’économie de l’immatériel

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Presentation Transcript


  1. L’économie de l’immatériel « Il n’est de richesse que d’hommes » Jean Bodin

  2. Plan • Introduction (définition, typologie,contexte) • I-Facteurs d’évolution vers une économie immatérielle. • II- Conséquences pour les acteurs (État, entreprises)

  3. L’économie de l’immatériel • D’après le Rapport de la Commission sur l’Economie de l’immatériel de Maurice Levy et Jean-Pierre Jouyet du 16 mars 2006, • l’économie immatérielle représente 20% de valeur ajoutée et 15% de l’emploi et pourrait faire gagner à un pays 1% de croissance du PIB. L’économie de l’immatériel est une économie sans fondement physique. Ce sont tous les constituants de l’entreprise qui ont de la valeur mais dont la plupart des actifs ne sont pas inscrits dans le bilan des entreprises. Le capital immatériel = capacité des talents la connaissance le savoir = capacité des hommes et femmes à inventer et innover.

  4. Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie Tableau représentant une typologie de différents types d’éléments immatériels que peut gérer une entreprise

  5. 3 ruptures marquent l’économie mondiale • place croissante de l’innovation -> principal moteur des économies développées • développement massif des technologies de l’information -> réorganisation et centrage sur des activités à plus forte valeur ajoutée • développement d’une économie de services 70% environ du PIB français concerne des sociétés des services -> les idées, les marques et les concepts jouent un rôle essentiel

  6. 2 tendances viennent accroître le basculement de l’économie vers l’immatériel : la mondialisation financière et la mondialisation économique : Mondialisation financière (ou financiarisation de l’économie) : -> conduit les entreprises à rechercher des taux de retour sur investissement (ROI) de plus en plus élevés afin de satisfaire les attentes des investisseurs. Mondialisation économique (intensification de la concurrence): -> on externalise la production qui a moins de valeur pour l’entreprise .

  7. avant 1970 de nos jours À la recherche des meilleures idées Passage économie de « production » Imitation des produits, des services à une économie d’innovation Succès de l’économie = Richesse matières premières + Industries manufacturières + Volume de capital matériel Succès de l’économie = Capital immatériel 1) Les facteurs d’évolution d’une économie matérielle à une économie immatérielle

  8. Moteur Électricité Pdts chimiques Aviation Pétrochimie Électronique Logiciels Médias Réseaux Énergie Hydraulique Textile Fer Vapeur Chemin de fer acier 1785 1845 1900 1950 1990 2020 60 ans 55 ans 50 ans 40 ans 30 ans • L’économie immatérielle accélère le temps, rétrécit l’espace.

  9. La réactivité dans l’entreprise devient une clé de la réussite. • Le temps laissé aux entreprises pour maîtriser les nouvelles technologies avant que d’autres les supplantent, est de plus en plus limité. • Le développement massif des technologies de l’information et de la communication (TIC), a accéléré ce processus. et a ouvert aux entreprises la possibilité de revoir leur stratégie de croissance. • Le travail a désormais une dimension internationale : production dans les pays à bas coût de main d’œuvre, spécialisation dans les technologies de pointe dans les pays « riches » .

  10. 2) Évaluation des conséquences pour les acteurs économiques L’Etat Depuis la révolution du XIXème siècle, l’État a été l’acteur principal dans : l’éducation -> choix sur les programmes d’enseignement et financement des écoles, contrôle de la performance du système éducatif. R&D -> financement de la recherche. Infrastructures -> réseaux de communication très performants. Le développement de l’économie de l’immatériel repose sur des facteurs de production plus mobiles comme les travailleurs très qualifiés et créé les conditions d’une mobilité plus grande avec le développement des technologies de l’information et de la communication (TIC).

  11. L’économie immatérielle demande une remise en question permanente ainsi qu’une adaptation constante aux nouveaux facteurs de production. Les individus ont sans cesse besoin de remettre leur compétence en question. Ceci entraîne une remise en question du système d’éducation dans les pays. Compte tenu de la concurrence mondiale, il existe des réelles politiques mises en place par les pays pour attirer, valoriser et de garder les individus ayant les meilleures compétences et connaissances Autre élément important pour l’État -> la protection des idées (coût dépôt de brevet en France = 3.500 € contre 15.000 € par an dans les autres principaux pays industrialisés. En l’absence d’une protection efficace et d’un coût du brevet intéressant, les entreprises risquent de préférer le secret plutôt que le brevet.

  12. Entreprises : une valeur immatérielle à prendre en compte La valeur immatérielle de l’entreprise dépend de 5 facteurs principaux : Les entreprises ne s’achètent pas à leur valeur de bilan, on y rajoute en général un « goodwill ». Valeur de l’entreprise = Valeur passée cumulée (Bilan) + Estimation de la capacité de l’entreprise à créer de la valeur future (goodwill) soit valeur nette comptable + valeur immatérielle

  13. Le capital immatériel ne cesse de croître : Il représente en moyenne les 2/3 de la valeur totale de l’entreprise Rôle stratégique de l’immatériel Les entreprises ont pris en compte l’importance de l’immatériel et investissement de plus en plus en R&D, marketing, systèmes d’information, formation du personnel, etc. Ces investissements notamment celui en R&D permettent à l’entreprise d’innover et de bénéficier d’une situation de monopole temporaire. La motivation des salariés, leur savoir-faire, leur flexibilité, leur capacité d'innovation et leur souci des désirs de la clientèle constituent la matière première des services innovants... Leur travail n'est plus mesuré en heures mais sur la base des résultats réalisés et de leur qualité. Cette situation fait que les salariés se trouvent face à une évolution de leur connaissance d’une façon permanente.

  14. Contrôle des ressources immatérielles Gestion des savoirs (Knowledge Management) : part de l’idée que les travailleurs qualifiés ont un capital humain à développer. -> mise en place d’un « Talent Manager » dans les entreprises -> mobilité du personnel encouragée (tous les 3 à 5 ans) Indicateurs de contrôle de la performance : tableaux de bord, entretiens d’évaluation des salariés.

  15. L’immatériel : une évolution de la valeur travail pour les salariés Le passage de l’économie du matériel à l’économie de l’immatériel a eu un impact très fort dans l’organisation du travail. Passage d’une vision taylorienne (travail encadré, parcellisé, hiérarchisé) à un travail où il dispose une certaine marge de manœuvre en terme d’initiative, contact avec la clientèle. L’encadrement hiérarchique est de plus en plus substitué par d’autres formes de contrôle tels que les outils informatiques (ERP, téléphones portables, etc.). De plus en plus d’organisations basées sur le juste-à-temps -> horaires de travail de plus en plus importants où la présence sollicitée sans cesse par l’entreprise ou par les clients -> création de stress et de tensions. L’économie de l’immatériel fait donc appel à un personnel qualifié. L'accumulation de connaissances participe à l’amélioration de l’image de l’entreprise.

  16. La diffusion et la synergie des connaissances représente un enjeux pour l’entreprise. Les connaissances et les compétences font que les salariés ont un certain pouvoir vis-à-vis des investisseurs détenteurs des moyens matériels. Le passage d’une économie industrielle à une économie immatérielle a eu un impact ambigu sur le travail et son organisation. D’une part elle a permis aux salariés d’avoir un travail plus intéressant, moins pénible et plus responsable que dans l’économie industrielle. En même temps, les nouvelles organisations ont généré un stress psychologique, une remise en question constante de leur compétences. Le calcul de la valeur de l’entreprise change pour l’actionnaire … L’actionnaire quant à lui va pouvoir apprécier une entreprise à sa juste valeur avant d’investir. Certains investisseurs regardent le capital immatériel de près, d’autres de loin. Le goodwill (valorisation de l’immatériel) est un élément clef de leur choix.

  17. Conclusion L’économie de l’immatériel est porteuse d’incertitudes pour les acteurs économiques. La rapidité de changement de notre environnement naturel, humain et économique constitue un défi adaptatif pour les États, les entreprises, ainsi que les individus.

  18. Théories mobilisables Adam Smith – « Théorie de l’avantage absolu » Un pays importe un bien si sa production nationale est plus coûteuse que son importation. Ricardo – « Théorie de l’avantage comparatif » Chaque pays a intérêt à se spécialiser dans la production de la marchandise pour laquelle il détient l’avantage comparatif le plus élevé. Barro et Sala y Martin (1995) : capital humain et investissement en formation Le choc positif du progrès technique sur la croissance ne joue à plein qu’une fois les travailleurs formés à cette nouvelle technologie. Le rôle de la puissance publique est primordial. C’est à l’Etat de mettre en place une politique (de formation) volontariste tournée vers l’amélioration des techniques de la croissance.

  19. Théories mobilisables Solow (1987) : « On voit des ordinateurs partout, sauf dans les statistiques » Le choc positif du progrès technique sur la croissance se joue à plein qu’une fois les travailleurs formés à cette nouvelle technologie. Romer (1990) : Innovation technologique, concurrence imparfaite et croissance Pour Romer les individus sont incités à l’innovation, parce que les droits de propriété sont bien définis : un brevet protège l’innovateur qui touchera les royalties et obtiendra un pouvoir de monopole (rente). Le rôle de l’Etat est de trouver un équilibre entre le niveau de rentes capturées et le surplus social que l’innovation apporte. Lucas : la croissance sera d'autant plus rapide que l'efficacité de l'investissement en capital humain sera élevée.

  20. Théories mobilisables Michael Porter - La chaîne de valeur Schumpeter : les entreprises innovent car l’innovation permet d’établir un monopole temporaire procurant un rendement privé, processus de « destruction créatrice ». Merci pour votre attention !

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