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I nterprétation P ragmatique en d ialogue

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I nterprétation P ragmatique en d ialogue - PowerPoint PPT Presentation


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I nterprétation P ragmatique en d ialogue. Anne Xuereb. Plan. Pourquoi la pragmatique est-elle nécessaire en modélisation du dialogue Les théories de l’analyse du discours Formalisation de la cohérence du discours : la SDRT Segmented Discourse Representation Theory

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- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - E N D - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
Presentation Transcript
slide2
Plan
  • Pourquoi la pragmatique est-elle nécessaire en modélisation du dialogue
  • Les théories de l’analyse du discours
  • Formalisation de la cohérence du discours : la SDRT Segmented Discourse Representation Theory
  • Mise en œuvre de la SDRT en dialogue homme-machine

 Illustration sur exemples

la pragmatique
La pragmatique
  • La pragmatique recouvre l'ensemble des relations entre le langage et le contexte d'énonciation.
  • La pragmatique peut être définie comme l'étude des aspects du langage qui font référence aux relations entre locuteur et interlocuteur, d'une part, et entre interlocuteurs et situation concrète, d'autre part.
interpr tation pragmatique
Interprétation pragmatique

C1 : Oui, c’est resté un pur rêve

C2 : Oui, il ne l’a jamais terminé

« de » renvoie à un projet

« de » renvoie à l’acte de fabrication

Double articulation chez Récanati

La signification linguistique sous-détermine les conditions de vérité

exemple

A : « Le bateau de Jean est finalement resté à quai » B : « Tu veux dire qu’il ne l’a jamais utilisé ? »

Il est donc impossible de donner une valeur de vérité à A sans connaître C

La dimension sociale est par ailleurs nécessaire pour une bonne interprétation de C (connaissances mutuelles)

L’interprétation est doublement « située » dans le monde et dans le discours.

le topos de ducrot
Le topos de Ducrot

Pour Ducrot, ces phénomènes peuvent être représentées dans un topos. Par exemple

« Pierre a travaillé toute la journée »

c'est produire le topos

x : Pierre(x)  fatigué(x)

Dimension topique = connaissances mutuelles

Dimension logique = règles d’inférence conclusives ou constructives (hypothèses)

Dimension encyclopédique = connaissances du monde

« bateau de Jean » => x, y : Jean(x)  bateau(y) rêve(x, y)

pr suppositions
Présuppositions

Pour Corblin, au-delà des formes classiques° certaines présuppositions entrent aussi dans le cadre du topos.

Par exemple

« Pierre a peu travaillé son examen »

avec C = période de révision

présuppose que l’examen paraît facile à Pierre

x, y : Pierre(x)  examen(y) juge_facile(x, y)

Ou au contraire qu’il lui paraît insurmontable et que de ce fait il juge inutile de travailler

° formes classiques

Présuppositions existentielles: Le roi de France est chauve => x : roi_France(x)

Restrictions sémantiques : boire(x) => liquide(x)

grice 1975
Grice (1975)
  • Principe de coopération dans le dialogue
    • Maxime de quantité

Que votre contribution contienne autant d’information que nécessaire, mais pas plus.

    • Maxime de qualité

N’affirmez pas ce que vous croyez être faux, ou ce pour quoi vous manques de preuve.

    • Maxime de pertinence

Soyez pertinent, parlez à propos

    • Maxime de manière

Évitez les ambiguités, soyez brefs, ordonnés

implicatures
Implicatures

Sont des post-propositions (à l’inverse des présuppositions) conscientes ou inconscientes (implicitures)

Déclenchées de manière :

  • Descendante pour les implicatures conversationnelles(principe d’économie de Grice)
    • « As-tu invité Pierre et Jean au dîner ? »
    • « J’ai invité Jean » => x : Pierre(x)  non_invité(x)
  • Ascendante pour les implicatures conventionnelles
    • « je suis garé derrière »

transfert métonymique du « je » vers « voiture » puis implicature de « garé derrière » vers « stationné + parking »

=> x : voiture(x)  stationné(x)

interpr tation pragmatique9
Interprétation pragmatique
  • Caractère indexical
    • Anaphores
    • Déictiques
    • Ellipses
  • Implicatures
  • Présuppositions

Nécessité de représenter un niveau d’organisation supérieur à l’énoncé

les th ories de l analyse du discours
Les théories de l’analyse du discours
  • RST Rhetorical Structure Theory
  • Grosz & Sidner
la rst mann et thomson 1988
La RSTMann et Thomson (1988)
  • Cohérence = absence d’illogismes et de lacunes
  • Relations rhétoriques reliant les segments de texte
    • Noyau / satellite
    • Relations de type informationnelles ou intentionnelles
  • Discours = structure récursive hiérarchique
grosz sidner 1986
Grosz & Sidner(1986)
  • Modèle de dialogue à 3 composantes
    • Structure linguistique
      • Segments + relations rhétoriques
    • Structure intentionnelle
      • DSP Discourse Segment Purpose = but associé au segment
    • Structure attentionnelle
      • Objets et buts saillants

Lien très fort entre structure informative et structure intentionnelle.

exemple14
Exemple

(1) E: Remplace la pompe et la courroie.

(2) A: Comment faire ?

(3) E: D'abord enlève la courroie puis la pompe.

(4) A: D'accord.

(5) A: La courroie est enlevée.

(6) A: Comment faire pour enlever la pompe ?

(7) E: En premier, il faut enlever le volant.

(8) A: Ok

(9) A: Mais comment l'enlever ?

(10) E: D'abord enlève les deux vis puis retire le volant.

(11) A: Bien.

(12) A: Je n'ai trouvé qu'une seule vis. Ou se trouve l'autre ?

(13) E: Sur le moyeu du volant.

crit limites
CritLimites
  • Problème : la reconnaissance des intentions
  • Relations entre DSP trop limitées
la sdrt asher 93 asher lascarides 03
La SDRTAsher (93) Asher & Lascarides (03)
  • RST + DRT Analyse du discours pour l’organisation structurelle du discours et sémantique dynamique pour interprétation des énoncés.

Discourse Representation Theory (Kamp & Reyle, 1981)

  • Intégration sémantique / pragmatique dans une construction incrémentale du contexte.

 C’est une théorie représentationnelle de l’interface sémantique-pragmatique.

la drt discourse representation theory kamp reyle 1981
La DRT Discourse Representation TheoryKamp & Reyle (1981)

marqueurs de référence de

l’Univers : x1 x2…

P (x1, x2)

x1 = y x2 = C

      

  • DRS Discourse Representation Structure

U()

ConditionsC()

Conditions : prédicat ou formule logique sur DRS

la drt 2 les pr suppositions van der sandt 1992
La DRT (2) les présuppositionsVan der Sandt (1992)
  • Anaphore et présupposition : même mécanisme de liage
  • Déclencheurs de présupposition :

contenu sémantique riche, introduction d’une nouvelle DRS

  • Si liage impossible alors accommodation

information ajoutée au contexte

drt 3 exemple
DRT (3) exemple

x

x = Léo

y

vélo(y)

possède(x,y)

Accessibilité

si K1 fait partie des conditions de K0, alors K0 est accessible à K1 (mais non l'inverse),

si K1  K2 est une condition de DRS, alors

K0 est accessible à K1

K1 est accessible à K2

Léo n’a pas de vélo.

Limites

  • Anaphore propositionnelle
  • Structure temporelle

(1) Max est tombé. John l’a aidé à se relever.

(2) Max est tombé. John l’a poussé

la sdrt
La SDRT
  • Étend la DRT

liens logiques entre les segments discursifs : relations rhétoriques

  • Interaction entre le contenu sémantique et l’organisation structurelle du discours.
  • Contraintes plus fines sur l’accessibilité
la sdrt 2 segmented discourse representation theory
La SDRT (2)SegmentedDiscourse Representation Theory

Référents discursifs d’actes de langage : étiquettes de DRS ou SDRS 1, n

Formule  : K

ou R (1,n)

relations de discours entre segments

  • SDRS Segmented Discourse Representation Structure

0

U

Conditions

la sdrs
La SDRS

Sites d’attachement

disponibles

a

élaboration

1

b

d

élaboration

c

  • SDRS : structure hiérarchique

Relations subordonnantes/coordonnantes :

  • Règles structurelles pour la construction du dialogue

Sites d’attachement disponibles

  • Contraintes sur l’accessibilité des référents
  • Jules a eu une journée sportive
  • Le matin, il a joué au tennis
  • Il a gagné son match
  • L’après-midi il est allé à la piscine
  • Il a bien nagé
  • e’. * Il l’a gagné en trois sets
slide23
SDRS

a, b

x, e1, n

a :

John(x)

Journée sportive (e1, x)

e1 < n

y, e2, n

b :

y = x

jouer_tennis (e2, y)

e2 < n

matin(e2)

Elaboration (a , b)

sites d attachement
Sites d’attachement

Sites d’attachement

disponibles

a

élaboration

1

b

d

c

élaboration

  • Domination par emboîtement Dom-E
  • Domination par subordination Dom-S
  • Domine : fermeture transitive (Dom-E  Dom-S)*

 SD ensemble des sites d'attachement disponibles :

SD = {  tel que  = Last  Domine(, Last) }

accessibilit des r f rents
Accessibilité des référents

a

1

b

d

c

Soit R (1, 2) une condition de la SDRS

2 et ses sous-DRSaccèdent aux référents (DRS-accessibles) de 1

On ne peut accéder qu'aux référents des constituants qui dominent le constituant courant, ou du constituant situé immédiatement à gauche

deux composants logiques
Deux composants logiques
  • Logique du contenu informatif : logique monotone
      • Inférences dures sur la base d’indices linguistiques
  • Logique des attachements (« glue logic ») : non monotone
      • Le raisonnement pragmatique est révisable selon l’évolution du contexte
      • Inférences par défaut, implication défaisable

La logique des attachements n’a qu’un accès restreint au contenu informatif

les rr du discours narratif
Les RR du discours narratif
  • Axiomes : règles de déclenchement + effets sémantiques
  • Narration, Arrière-plan, Élaboration, Explication, résultat
  • Élaboration

Relation partie-tout entre évènements principaux

  • Contraste

Isomorphisme de structure et contraste de thème

principe de coh rence maximale du discours
Principe de cohérence maximale du discours
  • Facteurs d’augmentation de la cohérence :
    • Le nombre de connexions rhétoriques
    • Le pouvoir de cohérence des relations
    • Le nombre de résolution de sous-spécifications
slide29

La SDRT du dialogue

  • Travaux de (Prévot et al, 2001)
    • La représentation des énoncés doit inclure la notion d’acte de langage
    • Les questions et les réponses ont une représentation sémantique spécifique
    • L’effet résolvant de la réponse doit être capturé.
nouvelles rr pour le dialogue
Nouvelles RR pour le dialogue
  • QAP Question Answer Pair
  • PQAP Partial Question Answer Pair
  • IQAP Indirect Question Answer Pair
  • Q-Elab Question Elaboration
  • Plan-Elab Plan Elaboration
  • Aknowledgment
attachement des constituants
Attachement des constituants

T1

Q1

topique

Insertion nœud topique

Q1

QAP

QAP

R1

R1

le n ud topique re oit le contenu de la r solution q r
Le nœud topiquereçoit le contenu de la résolution Q/R

stocké dans le nœud topique

(A) La salle Eluard est-elle libre la semaine prochaine ? 1

(M) Oui 2

K1 : f.f (dispo(Eluard, d1)) {p.p, p.p} restriction de la réponse

K2 : p.p

K2 appliquée à K1 :

f.f (dispo(Eluard, d1)) (p.p) fonction identité

 dispo(Eluard, d1)

pragmatique et structure du dialogue
Pragmatique et structure du dialogue
  • La pragmatique est première
    • Acte de langage : force illocutoire
    • Pragmatique du questionnement
      • Élargissement de la notion de réponse
    • Enrichissement du constituant topique : effets projectifs
slide35

Les axes du dialogue

Répliques (remises en cause)

But

F’4

F4

Incidences

épistémiques

Incidences

transactionnelles

F’3

F3

Axes subordonnés

F2

F1

Axes subordonnés

Épistémique

Transactionnel

slide36

temps

acteB

acteA

interacte

Effet résolvant

Effet projectif

Enchaînements dialogiques

  • La paire adjacente (acteA – acteB) crée un « interacte » (ou acte conjoint aux effets résolvant + projectif) qui construit le topos par :
  • fermeture des attentes (rattachement à l’historique), résolution des référents et des buts
  • ouverture aux actions futures, aux engagements, aux annonces de projet, aux implicatures
exemple37
Exemple

Situation

Dans la rue à minuit

A : un homme un peu négligé

B : une jolie fille

A : Avez-vous l’heure ?

B : Non

Contexte

A et B ne se connaissent pas

Historique du dialogue vide

Effet résolvant = QAP (réponse à une question)

Effet projectif = « laissez-moi tranquille »

Interprétation pragmatique + enchaînements du dialogue => Extension du rôle du topique

pragmatique du questionnement
Pragmatique du questionnement

Notion de réponse résolvante

  • = qui permet la réalisation de la tâche
  • Dans le monde de la tâche
  • Élargie à tout acte de langage
  • Évite le raisonnement sur les intentions du locuteur
d finition
Définition

RR dialogique =

relation FApFBq

RR monologique =

relation de discours FApFAq

Effet projectif =

{bA, bB, KAB}

slide40

(a) L’axe épistémique et son subordonné

  • Les questions-réponses notées QAP: Question Answer Pair, PQAP (Partial QAP) et IQAP (Indirect QAP). Ces questions-réponses sont sur l’axe principal,
  • Les questions subordonnées Q-Sub : Question Subordination,

sont des demandes d’explicitation à propos des connaissances mutuelles. Les demandes de clarifications, corrections, reformulations, précision, etc. sont dans cette classe. On les notera Q-Sub:clarification, etc.

  • Les élaborations de connaissances notées Elab: Elaboration,

sont des apports de connaissances mutuelles construites au cours du dialogue. Elab:clarification, Elab:explication, Elab:correction,

Elabqquestions constructives.

slide41

(b) l’axe transactionnel et son subordonné

  • Les délégations d’action notées RAP : Request Answer Pair,
  • est une demande d’action. PRAP réponse-action partielle et IRAP indirecte
  • Les élaborations de plan notées P-Elab :Plan Elaboration,
  • est une contribution à la construction d’un plan conjoint – ce plan devient le cadre d’action qui conduit à la résolution du but,
  • Les élaborations de question Q-Elab :Question Elaboration,
  • contribution à la construction d’un plan par une question,
  • Les élaborations de but R-Elab :Action Elaboration,
  • est une contribution à la construction d’un but – ou à la mise en perspective de ce but s’il est déjà posé. Cette transaction sur le but est sur l’axe subordonné,
slide42

(c) les axes divergents :incidences et répliques

  • Les incidences notées I : On distingue les incidences avec retour ou détour et les incidences sans retour, les insultes par exemple. Les détours sont en général des actes constructifs, mais indirectement et non médiatement, pour l’arrière-plan du dialogue,
  • Les répliques notées R : se comportent comme des coordinations fermantes. En effet on ne peut enchaîner que sur une réponse à la réplique ou par un échappatoire. Les répliques permettent cependant de changer les règles du dialogue, de réguler la prise de tour de parole, de contester les rôles, etc. Leur effet est de modifier les engagements des interacteurs.
slide43

(d) Les continuations notéesC:

sont des actes qui continuent le discours dans le même topique.

Les phatiques et méta-discours n’engendrent pas de relations rhétoriques intéressantes pour le DHM. Les acquiescements [Prévot, 2004] sont des phatiques qui ont pour rôle soit de maintenir le fil du dialogue (comme mmh, ouais, etc.) soit de fermer une suite d’énoncés sous un même topique. Les acquiescements ne sont pas des réponses oui/non à des questions.

slide44

Exemples de relations dialogiques

Axe Principal

Axe Subordonné

Epistémique

Transactionnel

FSB

QAP, PQAP, IQAP

FFSB

Q-Sub, Elabq

Elle est au fond de ce couloir

Dans un autre bâtiment

A côté de la salle Rouge

C’est bien une salle de réunion que vous cherchez ?

C’est pour l’assemblée générale ?

FFSA

Où est la salle B ?

FFB

QAP, PQAP, IQAP

FAB

QAP, PQAP

Vous allez au fond de ce couloir

Vous allez dans l’autre bâtiment

Vous allez dans la salle qui est à côté de la salle C

Venez, je vous emmène avec moi

Venez avec moi je vous montre le début du chemin

FSBFPB

P-Elab

FFB FDB

R-Elab

Le plan des salles est dans le hall

Vous montez là ou vous prenez l’ascenseur

Demandez au concierge

Vous devez d’abord passer au contrôle

slide45

Axe Principal

Axe Subordonné

Epistémique

Transactionnel

Exemples de relations monologiques

FFSA

Q-Sub Q-Elab Elabq

FSA

Élaborations PRAP

C’est pour une réunion

La même qu’hier

Je sais que la C2 est disponible demain

C’est bien vous le responsable ?

Est-ce que vous savez si Dupond l’a déjà fait ?

Ou bien me dire qui peut le faire ?

FFA Pouvez-vous me réserver une salle ?

FFSA

C

Y aura-t-il du matériel ?

FDA FPA

FFA FAA

R-Elab, P-Elab, C

R-Elab P-Elab

Vous devez d'abord saisir ma demande dans le système

Vous pouvez remplir une fiche ou appeler le responsable

Faites-le par Internet

Et prévenir les participants

Je commence à remplir la fiche

utilisation de la sdrt en m canismes de construction de la sdrs
Utilisation de la SDRT en Mécanismes de construction de la SDRS
  • Construire la DRS de l’énoncé courant
  • Intégrer ce segment dans la SDRS en cours
    • Site d’attachement
    • Inférer la relation rhétorique
  • Mise à jour de la SDRS
    • Résolutions des sous-spécifications
    • Introduction de segments complexes
      • Notion de topique
    • Calculer les effets projectifs
topique et dialogue
Topique et dialogue

Le topique en SDRT est :

  • Une relation structurelle
  • Un nœud de résolution de la structure SDRS
  • Rôle particulier pour les relations Question/ réponse

Extension pour la pragmatique :

  • Une unité logique de contenu :

Un « lieu » de représentation des connaissances mutuelles (co-construites) pour une interprétation pragmatique

exemple 1 topiques coordonn s
Exemple 1 : topiques coordonnés

ctx(conférence)

(A-q1) : Où a lieu la conférence ?

(B-r1) : Dans la salle des colloques

(A-q2) : C'est à quelle heure ?

(B-r2) : A quatorze heures.

topique

T1

T2

T3

continuation

topique

topique

q1

q2

QAP

QAP

r1

r2

exemple 2 topique labor
Exemple 2 : Topique élaboré

ctx

(A-q3) : Puis-je te voir la semaine prochaine ?

(B-q4) : Es-tu libre mardi ?

(A-r4) : Oui.

topique

T1

topique

q3

Q-Elab

T2

topique

q4

QAP

r4

exemple 3 r ponses partielles
Exemple 3 : Réponses partielles

ctx

(A-q5) : Pour quelle date voulez-vous réserver ?

(B-r5) : Avant la fin du mois.

(B-r6) : Un jeudi

T1

topique

q5

PQAP

PQAP

r5

r6

slide51
Plan
  • Pourquoi la pragmatique est-elle nécessaire en modélisation du dialogue
  • Les théories de l’analyse du discours
  • Formalisation de la cohérence du discours : la SDRT
  • Mise en œuvre de la SDRT en dialogue homme-machine

 Illustration sur exemples

la repr sentation logico s mantique drs
La représentation logico-sémantique (DRS)

Énoncé : conjonction d’actes de langage

Fp force illocutoire F + contenu propositionnel p

  • Forces FA , FF, FS, FFS, FD, FP
  • p : marqueurs de référence ; prédicats ; équations

Sous-spécifications

U : Luc Blanc à l’appareil1U: [FS ; a1 : personne ; identité+annonce(a1) ; a1.NomComplet =  "Luc Blanc"]

qap pqap iqap
QAP, PQAP, IQAP

FFSA FSBou FFSA FAB

  • QAP (p, q)Question Answer Pair

Réponse (p,q)

  • PQAP(p, q)Partial Question Answer Pair

q r  Réponse (p,r)

  • IQAP(p, q)Indirect Question Answer Pair

q  r Réponse (p,r)

d l gations d action
Délégations d’action

FFAFABou FFAFSB ; FPAFABou FPAFSB

  • RAP (p, q)

Réponse (p,q)

  • PRAP (p, q) Partial Request Answer Pairq r  RAP (p,r)
  • IRAP (p, q) Indirect Request Answer Pair

q  r RAP (p,r)

questions subordonn es q sub
Questions subordonnées Q-Sub

Ce sont des suites de questions dépendantes, chacune susceptible de recevoir une réponse. La subordination laisse chaque nœud question ouvert).

  • Q-Sub:clarification(p, q)q est une question élaborant sur le contenu de p
  • Q-Sub:incidence(p, q)question ne portant pas sur le contenu de p (ni sur une sous partie de p et n’est pas non plus une élaboration) mais restant dans le même thème.
laborations de connaissances
Élaborations de connaissances

Relation partie/tout entre les constituants principaux p et q.

  • Elabq (p, q) Elaboration de questionq est une question élaborant sur le contenu de p
  • Elab: explication (p, q)

Relation sémantique d’explication entre p et q

  • Elab: correction (p, q)q apporte une correction de la sémantique, par substitution d’une partie de p
  • Elab: clarification (p, q)q apporte une clarification ou une précision sur le contenu de p
laborations de but
Élaborations de but
  • Q-Elab(p, q)Question ElaborationRéponse (q, p’)  p’ fournit un plan a qui participe à la résolution du but b associé à p
  • R-Elab(p, q)Request ElaborationL’exécution de le réponse q fournit à A un but qu’il devra atteindre pour atteindre le but b associé à p.
  • Plan-Elab(p, q)Plan Élaborationq constitue un élément du plan a pour atteindre le but associé à p. q est une assertion.
slide58

Processus général de résolution

Détermination des relations rhétoriques

et points d’attachement

Mise à jour de la SDRS

insertion/mise à jour des nœuds topiques.

Vérification pragmatique des présuppositions

et traitement des implicatures conventionnelles

Calcul du topos

(implicatures et effets projectifs)

Résolution pragmatique des référents

(indexicaux, anaphores, déictiques)

principes g n raux
Principes généraux

tâches

topique

règles

règles

Jeux dialogiques

objets

SDRS Ontologie Monde

slide60

Exemple de résolution

U: Bonjour, Luc Blanc à l’appareil. 1

Est-ce que la salle Lafayette est disponible demain ? 2

M :Non. Elle est disponible jeudi.3,  4

U : Bon et bien réservez-la moi 5

M : Voulez-vous réserver aussi le rétro-projecteur ? 6

slide61

1 U:[FS; a1:personne ; Identité+annonce(a1)

a1= Luc Blanc, U = a1]

→ présupposition

Luc Blanc = Prénom Nom

Ouverture +présentation

demande de service  offre_service

→ implicature

a1 : membre_connu

1U: Bonjour, Luc Blanc à l’appareil

FS(1)

Ouverture +présentation

jeux

1

règles

Effet projectif :

attente : demande_service  offre_service

Tâches et BDD

61

slide62

1

Arrière-plan

2

→ présupposition

$ salle(Lafayette)

2U: Est-ce que la salle Lafayette est disponible demain ?

2 U:[FFS; s2:salle; d2:date; e2:booléen;

Agenda+demande(s2,d2,e2) ; s2=Lafayette; d2=j+1; e2=0]

Dispo salle  demande de service/termes

jeux

règles

Tâches et BDD

62

slide63

3M : Non

1

1

Arrière-plan

Arrière-plan

2

T1

QAP

2

3

QAP

3

3 :[FS : neg(x) ; x = ? ]

x = 2

jeux

règles

Tâches et BDD

T1: 3[2] →[non dispo (salle Lafayette, j+1) ]

63

slide64

4M : Elle est disponible jeudi

1

Arrière-plan

T1

2

Calcul_date :

→présupposition

jeudi = + proche jeudi

IQAP

QAP

4

3

Implicature : non dispo (demain à jeudi-1)

4 U:[FS; v : indéfini ; d3: date; e3: booléen_dispo; Agenda+annonce(v2,d3,e3) ;

v = ?; e3 = 0; d3 = plus proche jeudi]

jeux

règles

T1: 3[2] →[non dispo (salle Lafayette, j+1)

+ 4 [2] → dispo(salle Lafayette, jeudi)

+ non_dispo(salle lafayette, [j+1, jeudi-1]]

Tâches et BDD

64

slide65

1

Arrière-plan

T1

5

2

QAP

IQAP

4

3

5U: eh bien réservez-lamoi.

5 U:[FF; x :indéfini ; réservation+demande(x), x=? ]

Exécution service

jeux

règles

Réserver. Salle ? Date ?

Tâches et BDD

65

slide66

5U: eh bien réservez-lamoi.

5 U:[FF; x:indéfini ; d5:date; réservation+demande(x,d5), x=? d5=? ]

1

Arrière-plan

T3

Execution service

jeux

*12

Cont.

T1

T2

règles

topique

2

5

QAP

IQAP

4

3

T2:[salle(x), x=v=Lafayette; d5=d3=jeudi prochain ]

Tâches et BDD

T3: T1 + T2 : [dispo salle + résa salle (lafayette, jeudi ]

66

la sdrs finale
La SDRS finale

1

Arrière-plan

T3

topique

*14

T1

cont.

T2

topique

topique

*567

*234

5

2

Elabq

IQAP

QAP

6

QAP

3

4

7

conclusion
Conclusion
  • Rôle structurant du nœud topique
  • Résolution des référents
    • Intégration des présuppositions et implicatures
    • Introduction des effets projectifs
    • Construction des connaissances partagées
  • Séparation des sources de connaissances

Ontologie de jeux dialogiques

Modèle de tâche