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Elsie et Emile MASSON, « professeurs de liberté »  L e souffle des Universités

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Elsie et Emile MASSON, « professeurs de liberté »  L e souffle des Universités populaires au cœur de la Bretagne, de l’Affaire Dreyfus à la Grande Guerre par Marielle Giraud et J. –Didier Giraud Université populaire itinérante / Skol Veur bale 18 septembre 2013, Lorient. .

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Presentation Transcript
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Elsie et Emile MASSON, « professeurs de liberté » 

Le souffle des Universités

populaires au cœur

de la Bretagne,

de l’Affaire Dreyfus

à la Grande Guerre

par Marielle Giraud et J. –Didier Giraud

Université populaire itinérante / SkolVeur bale 18 septembre 2013, Lorient.

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Elsie Wright

1878 - 1953

Emile Masson

1869 -1923

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Tu as aimé les hommes ? Tu as aimé la vie ? Tu as aimé l’amour, la vérité, la justice, la beauté ? etc… Voilà ce que ton œuvre proclame ? – Hé bien, est-ce vrai ? Amène-toi donc au jour, que nous te voyions. Comment as-tu vécu ? Qu’as-tu fait, dans ton corps et dans ton cœur, de ta vie ?
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J’ai connu les plages et leurs galets, et les vagues et le vent et la rumeur des immensités liquides à mesure que je grandissais, que je prenais conscience de moi-même, comme j’ai connu mon père, ma mère et tout ce qui m’entourait.
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La moindre motte de terre bretonne m’est plus pétrie de merveilles que n’importe quelle chaîne de Montagnes Rocheuses, ou de l’Himalaya.
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… un socialisme vaste, ardent, libertaire, tel à peu près que celui dont j’ai en moi la foi raisonnée.
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Que sont nos villes, amas de cellules, de prisons de pierre … Combien savent lire l’heure au chemin du soleil ! Combien ouvrent au soleil leur demeure misérable et leur âme moisie ? 
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Vous pensez que « je me dois à la Société », qu’en échange du pain je lui dois ma vie ?Et moi je vous dis que je me moque de son pain… Je dis à la Société : «  Nourris-moi donc si tu veux, ou laisse-moi mourir de faim ; mais j’aime mieux être mangé des mulots de la grand’route que de te dépecer ma conscience gramme par gramme, et minute par minute.
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Une chaumière de la lande bretonne abrite plus de vraie grandeur que les Sorbonnes les plus fardées.
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Pour mes supérieurs, je suis une mauvaise tête, peut-être dangereux, excitant à la révolte… Mes manières étaient vraiment trop libres. J’osais «  parler devant les élèves » ! J’osais traiter mes supérieurs « comme des égaux » !
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Domestiques ! Il y a donc vraiment sur cette terre de République des gens qui osent encore parler de domesticité comme d’une condition normale !
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Les petites bourgeoises, dont le père et la mère sentaient le fumier des étables et portaient les grossiers habits et les mœurs grossières des gens de ferme, ont besoin qu’à dix pas derrière quelque pauvre fille à tablier blanc les suive dans les rues ; et le dernier « petit crevé » de « rond-de-cuir », si fier de son « éducation supérieure » parce qu’il boit de l’absinthe aux cafés chics, ne supporte pas l’idée d’épousseter son bureau lui-même, ou de nettoyer sa cuvette lui-même.

Dans la future société, il n’y aura pas de domestiques !

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Ceux qui eurent vingt ou trente ans à l’époque de l’Affaire Dreyfus furent des hommes heureux !
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Souviens-toi de cette grande Révolution des âmes et des volontés que vous avez tentée au déclin du vieil âge et de vos plus belles années! Quand le temps sera venu de juger, celle-là paraîtra peut-être la plus sublime des Révolutions - parce qu’elle fut la première où des hommes tentèrent de vaincre sans verser le sang…
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Ce qui serait suprêmement désirable, ce serait que, comme un fruit mûr, la cité nouvelle, née au cœur de tous les hommes et grandie sous les soleils et les tempêtes des âges, se détachât à son heure de l’ancienne…
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En d’autres termes, ce qui me paraît suprêmement désirable, c’est que la conscience gagnant un par un tous les individus, la révolution se fasse jour à jour, heure à heure, sans que personne s’en aperçoive. En sorte qu’un jour tous les hommes s’éveillent dans la liberté…
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Une chose extraordinaire, c’est que le mot «  Education » signifie : sortir de soi, devenir autrui, s’identifier avec autrui…
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Dans quinze jours,

il y aura une Université populaire à Loudun !

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J’aurais mangé avec les ouvriers ; j’aurais donné toutes mes heures de loisir aux ouvriers…. J’aurais reçu chez moi leurs enfants, gamins, fillettes, en haillons, sales, mal nourris, picorant toutes les ordures du ruisseau… Je les aurais décrassés ; je leur aurais appris à lire, à écrire, à penser, à vouloir, à s’indigner, à revendiquer la justice sur la terre !
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- Communard, collectiviste, anarchiste - appelez-moi comme vous voudrez ! je m’en fiche ! ce sont des mots ! Les mots ne sont rien – les actes sont tout. Or retenez ceci : la Révolution se fera quotidiennement, heure par heure, par chacun de nous. La Révolution se fait à toute minute, depuis le commencement …
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J’entends le mariage comme la Bible : une fusion des âmes… Cependant j’entends bien que l’époux et l’épouse sont deux personnes égales et libres. Ne sont époux que deux êtres libres et égaux. Pas de soumission de l’un à l’autre. Leurs volontés doivent se rencontrer unies, vers le même but !
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Sourires, rire, chanson, bonté, caresses, baisers et vie ! Une allégresse pareille, mon cœur même en aura besoin tant qu’il battra !
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Tu as enfin compris qu’il est plus beau de rester chez soi, de faire ce qu’on a à faire, que de vaincre des rois; qu’il est plus beau de défendre ses moutons du loup que de tuer un dragon.
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Vivre extraordinairement

la vie la plus ordinaire…

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C’est l’heure des Héros obscurs. Fais-toi toi-même ce que tu voudrais que les autres soient ! Tu veux que la justice règne ? Fais de toi un juste, envers et contre tous et tout ! Exige ton droit imprescriptible à la lumière, à l’air, au bien-être, à la liberté !
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Commençons, chacun de nous, à « balayer devant sa propre porte », comme le dit le grand Ruskin…
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Refuse obstinément de te soumettre à toute besogne que tu juges en conscience inutile ou nuisible. Unis-toi à ceux qui souffrent les mêmes maux que toi ! Agissez sur l’opinion publique contre vos chefs hiérarchiques, contre vos maîtres ; soutenez-vous les uns les autres, par les syndicats, les secours mutuels !
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Vous n’imaginez pas à quel degré d’horreur je monte quand j’envisage les hommes tels qu’ils sont, autour de moi, en notre vingtième siècle !… Il leur faudrait des masses de « professeurs de liberté », et leur éducation durera ! je vous prie de le croire …
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Cette conversation intime et journalière avec l’âme pure et limpide de Thoreau, qui chasse loin de nous toutes les bassesses, toutes les malpropretés, toutes les lâchetés, tous les mensonges, comme le fait le vent d’ouest sur une lande bretonne…
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Ni Blancs, ni Bleus, ni Rouges ! Hors des partis et des sectes, avec l’homme seul ! Là est la vraie vie, et la conscience libre…
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Guerre aux châteaux ! Laboureurs, fermiers, matelots, pêcheurs, artisans de tous métiers, ouvriers de toutes carrières, soyons ensemble contre les grands seigneurs financiers !
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Le temps est passé, doit passer au plus vite, des « patries », des « nations ». Je suis pour le moins de patries possible ; je suis pour la dispersion et la fusion infinitésimale des patries…
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Parlez au Breton sa langue, et du même coup, d’un exclu vous ferez un homme libre, car le Breton est essentiellement libertaire…
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Devant l’étranger, le paysan, l’ouvrier breton ont honte de leur langue ; à l’étranger

(j’entends ici la France aussi bien qu’une autre nation), ils se sentent incompris, rapetissés, diminués, abêtis, parce que l’étranger ridiculise, méprise leur naturelle expression d’eux-mêmes…

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Une langue ne nuit pas à une autre langue. Au contraire : deux langues s’entr’aident, maniées intelligemment ...
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Imbéciles qui vous acharnez à détruire des races d’hommes, et des langues humaines, ignorez-vous donc que la beauté est nombre, et non votre chiffre 1 planté dans le ventre d’un zéro, comme un poteau-frontière dans une mer de sang ?
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Gwerziou et sôniou bretonnes : c’est le trésor unique des pauvres gens… Rythmes fantasques comme le vent et la mer, le soleil et le sang ; funèbres ou joyeux, lointains et mourants, proches et bondissants : bombardes et binious, rires et sanglots ; marches, danses, veillées mortuaires, aurores printanières, nuits d’épouvante, et les heures grotesques ; toute la vie est là ! 
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Nous voilà libres d’agir … Le faisons-nous ? … et d’abord, savons-nous notre langue ? Non, pas tous, hélas ! Que ceux d’entre nous qui l’ignorent commencent donc dès aujourd’hui par s’y instruire. Leurs domestiques les enseigneront !
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BRUG vient à vous parlant votre langue, parlant en vos dialectes. Que ceux d’entre vous qui savent encore lire leur langue lisent Brug à haute voix à leurs camarades ! Frères et sœurs de Basse-Bretagne, nous vous en conjurons : sachez au moins parler humainement et lire votre propre langue !
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Je place les vertus domestiques au sommet de toutes les vertus, - en temps de guerre aussi bien qu’en temps de paix. C’est au feu du foyer, non à celui des champs de bataille, que s’épanouit la fleur de l’héroïsme.
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Il m’a toujours paru qu’il fallait infiniment plus de courage pour élever un homme que pour en abattre dix.
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Il est inutile de dire d’un air grandiose : «  Par nous, tsars, rois, empereurs, présidents sera établi sur la terre le règne de la paix », de se féliciter de ces belles paroles, puis de se serrer la main et de rentrer chacun dans ses foyers pour y commettre cette petite injustice qui convient le mieux à la haine dominante.
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Regardez un bébé, d’un an, deux ans, trois ans. Regardez-le bien. C’est entre ses menottes, non entre vos grosses pattes, qu’est la révolution, la vraie, la grande – et la paix du monde…
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Acquérez d’abord pour vous-mêmes les mille et une vertus qu’il faut nécessairement que vous possédiez pour élever vos enfants, et puis élevez-les ! Et la révolution sera accomplie dans le monde sans une goutte de sang…
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La guerre, le meurtre, la violence ne résolvent rien. Seul l’exemple, mille et mille fois répété, d’énergies individuelles se refusant à tout acte de violence, peut et doit résoudre toutes les batailles de l’homme.
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Les Braves, les Héros ne sont pas ceux qui s’élancent sur les champs de bataille, l’épée à la main, la poitrine nue aux balles ennemies ; mais ceux-là sont les braves, sont les Héros qui s’avancent dans la mêlée quotidienne, offrant leur cœur à toutes les blessures, et les mains toujours ouvertes…
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Etre juste, s’efforcer perpétuellement de réaliser en soi et autour de soi, de vivre et de faire vivre ce qui est juste, pas autre chose, et cela d’un cœur gai – il n’y a pas de levier révolutionnaire plus formidable que celui-là…
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Soyez impitoyable en cela : je veux dire, vivez. La vie d’abord, vivre d’abord. Philosopher ensuite…
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Sans doute qu’il faut être sans cesse sur la brèche, non pour dans dix mille ans, - ni pour demain –mais pour aujourd’hui même !… La vie. Entendez-vous bien ce mot ?
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N’importe qui, aux Iles, ouvre sa porte à n’importe qui ! Nous sommes des êtres humains !

Emile Masson, Utopie des Iles bienheureuses

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Les idées qu’on n’a pas sont toujours chimère et rêve… Il y a une joie infinie, incessante à penser que l’air de ce monde est vaste assez pour le libre vol de toutes chimères et de tous rêves…
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Cet inouï ciel dans lequel, si nous osions le voir, nous sommes enfouis comme des larves dans le sol, comme des insectes invisibles dans le cocon… ce ciel frénétique d’étoiles, de lumières,

de soleils…

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Enfin la joie, la joie du travail, de l’étude, du loisir, la joie d’oser penser, d’oser détruire, d’oser fonder, d’oser aimer, d’oser vivre…
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Citations d’Emile et Elsie Masson

Choisies, présentées et illustrées par

Marielle et J.-D Giraud, auteurs de :

Emile Masson professeur de liberté

Par J. -Didier Giraud et Marielle Giraud

Editions Canope, 1991, 383 p.

Emile Masson, un professeur de liberté

Par Marielle Giraud et J.-Didier Giraud

Editions Ville de Pontivy, 2004, 88 p.

Emile Masson prophète et rebelle

Sous la direction de J. -Didier et Marielle Giraud

Presses Universitaires de Rennes, 2005, 349 p.