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Concepts de base en psychanalyse et psychologie analytique

Concepts de base en psychanalyse et psychologie analytique.

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Concepts de base en psychanalyse et psychologie analytique

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Presentation Transcript


  1. Concepts de base en psychanalyse et psychologie analytique

  2. Nous aborderons ici les principes de base de la psychanalyse freudienne, et nous ouvrirons sur les points de vue des successeurs de Freud (Jung, Klein, Lacan…). Le point de départ étant la théorie freudienne, nous l’aborderons par le biais de ses 2 topiques.

  3. I. Généralité • Le mot topique signifie lieux (de topologie, topographie) et désigne des lieux psychiques distincts. • Il sert à désigner le résultat d'un processus qui se déroule chez l'enfant et qui reste imprimé dans son inconscient lorsqu'il est adulte. • Sigmund Freud créa les topiques comme un schéma explicatif du fonctionnement de l'esprit humain.

  4. I. Généralité • La topique est l'étude de la structure mentale, dans une théorie des lieux. C'est la différenciation des parties de l'appareil psychique en systèmes doués de caractère et de fonction différents, et disposés dans un certain ordre. • C'est une métaphore qui permet de spatialiser les lieux psychiques.

  5. II. Première topique • Elle définit trois pôles, que sont: • l'inconscient, • le préconscient et • le conscient

  6. II. Première topique • Chaque système a sa fonction, son type de processus, son énergie d'investissement et ses contours représentatifs.  • Entre ces 3 systèmes se situent des sas, des censures, dont le but est de contrôler le passage d'un système à l'autre.

  7. II. Première topique • L'ordre de passage est toujours le même. La direction est alors soit • "progrédiante" (Inconscient/ Préconscient/ Conscient), • soit "régressive" (Conscient/ Préconscient/ Inconscient). Une représentation ne peut donc jamais passer directement du Conscient à l'Inconscient, ni inversement de l'Inconscient au Conscient.

  8. Première topique • Le "noyau pathogène" est un noyau qui peut donner naissance à la pathologie. Il est formé par le refoulement. • Chaque système est formé en couches, les souvenirs étant rangés autour du noyau pathogène, selon un ordre chronologique mais aussi logique.

  9. Première topique • La prise de conscience (ou ré-intégration du souvenir inconscient dans le conscient) se fait selon un défilé qui franchit les censures (censure entre Inconscient et Préconscient, censure entre Préconscient et Conscient).

  10. II. Première topique • La première topique décrit ainsi des systèmes, et non des instances psychiques, donc deux modes de fonctionnement plutôt que des parties de la personnalité.

  11. II. A Le système inconscient • Le système inconscient fonctionne sur le mode du processus primaire : l'énergie libidinale, libre, ne s'emmagasine pas mais s'écoule librement. • Cette métaphore d'un esprit fait de flux s'échappant, d'absence de rétention, pointe sur l'absence d'élaboration ; la pulsion n'est soumise à aucun travail psychique.

  12. II. A Le système inconscient • Le système inconscient ne se développe pas comme le reste de la personnalité ; il reste figé et n'évolue pas - c'est le principe de la fixation.

  13. II. B Le système préconscient/conscient • Le système préconscient/conscient décrit la conscience ainsi que la mémoire. • Pour Freud, une représentation du système préconscient peut être rendue consciente.

  14. II. B Le système préconscient/conscient • Le système préconscient/conscient fonctionne sur le mode du processus secondaire : l'énergie libidinale, liée, peut être accumulée et investit des objets. C’est-à-dire que le désir peut s'accumuler - la conscience est élaboration de ce désir. • La capacité de retenir la pulsion, permet la mise en place de l'attention, de la mémoire : sont mises en place les grandes fonctions de l'esprit

  15. II. B Le système préconscient/conscient • Dans ce système, les représentations de chose sont rattachées à des représentations de mots. • Les traces mnésiques sensorielles, souvenirs factuels, sont reliées à des mots et forment des concepts, des objets pouvant être investis. • Le langage, la symbolisation, seraient donc propriétés de la conscience.

  16. II. B Le système préconscient/conscient • Le système préconscient/conscient est aussi celui de l'affect, qui est la traduction qualitative d'une dynamique énergétique (pulsionnelle), quantitative. Dans l'inconscient, il n'y a que quantité d'énergie - la pulsion n'a qu'une délégation psychique, soit la représentation de chose.

  17. II. B Le système préconscient/conscient • Mais dans le système conscient, la pulsion a deux délégations, soit la représentation (à la fois de chose et de mot) et l'affect. La quantité pulsionnelle, la virulence de l'énergie, l'importance de l'investissement sera traduit qualitativement, d'où la naissance d'émotions.

  18. II. Première topique • Freud a donc une vision de la conscience comme siège du langage, de l'attention, de la mémoire, des émotions.

  19. III. Deuxième topique • A la différence de la première topique qui décrit des systèmes, dans la deuxième topique, Freud décrit des instances psychiques, donc des parties de la personnalité. • La 2ème topique introduit les instances que sont le ça, le Moi, le Surmoi

  20. III.A. Nature et fonction du CA • Conceptuellement, le Ça représente la partie pulsionnelle de la psyché humaine. • Il ne connaît: • ni normes (interdits ou exigences), • ni réalité (temps ou espace) et • n'est régi que par le seul principe de plaisir, satisfaction immédiate et inconditionnelle de besoins biologiques

  21. III.A. Nature et fonction du CA • C'est donc le centre des pulsions, des envies qui constituent l'énergie psychique de l'individu. • Le Ça est une instance entièrement inconsciente. • C'est l'instance dominante chez un nourrisson qui ne fait pas la part entre réel et imaginaire et a un sentiment de toute-puissance.

  22. III.A. Nature et fonction du CA • Il se heurte le plus souvent, et le plus violemment, au Surmoi qui est le centre des normes imposées (par l'extérieur, la société, la déontologie...), des interdits. • Le Surmoi interdit la satisfaction des pulsions du Ça et les refoule. • Cette lutte intérieure génère des conflits qui s'extériorisent par le Moi, le résultat devenu conscient et en contact avec l'extérieur.

  23. III.A. Nature et fonction du CA • Le Ça est la résultante : • d'une part d'un capital inné et héréditaire, somme des caractères de l'espèce (sexualité, agressivité) ; • d'autre part de l'acquis de l'individu, résultat de son expérience et du refoulement des pulsions qui n'ont pu s'exprimer (et qui réapparaissent sous une autre forme).

  24. III.B. Le Surmoi • C'est la structure: • morale (conception du bien et du mal) et • judiciaire (capacité de récompense ou de punition) de notre psychisme. Il est l'héritier du complexe d'Œdipe. Il répercute toute notre culture sous la catégorie de « ce qu'il convient de faire ». C'est une instance sévère, surtout formée d'interdits qui culpabilisent l'individu.

  25. III.B. Le Surmoi • La naissance du Surmoi intervient, en effet après la résolution du conflit Oedipien (vers 4 ans). • Avec la résolution du conflit Oedipien, une partie de la personnalité de l'enfant va assumer les interdits du parricide et de l'inceste, ainsi que l'identification au parent du même sexe que lui. • L'enfant renonce au désir incestueux grâce à la fonction séparatrice du père

  26. III.B. Le Surmoi • C'est l'intériorisation des interdits et des exigences parentales et sociales, le censeur du futur adulte. • Une fois formé, le Surmoi va remplacer les parents dans la vie sociale. Il rentrera continuellement en conflit avec les pulsions, et entraînera la culpabilité

  27. III.B. Le Surmoi Fonction du Surmoi: • Le Surmoi est un agent critique, la plupart du temps inconscient, filtrant les pulsions au travers de normes intériorisées. • Ces normes (interdits, exigences) peuvent être d'ordre éthique, social ou culturel et sont plus ou moins contraignantes en fonction de la personnalité de l'individu, de son éducation.

  28. III.B. Le Surmoi • Le rôle des parents dans cette structuration durant l'enfance est déterminant, en particulier celui du père qui représente traditionnellement l'autorité. • Le Surmoi est l'instance qui génère le refoulement des pulsions jugées inacceptables. • Il guide l'enfant devenu indépendant, et par la suite l'adulte, dans ses choix.

  29. III.C. Le Moi • = médiateur entre le Ça, le Surmoi et le monde extérieur. • est chargé de l'unité du sujet. • 2 parties: • Une partie consciente qui est consacrée à l'adaptation à la réalité • Une partie inconsciente qui se charge de la gestion des pulsions et des désirs.

  30. III.C. Le Moi • Le Moi s'efforce de faire régner l'influence du monde extérieur sur le ça. • Ses opérations sont inconscientes (mécanismes de défense). Exemple: le refoulement. Il se manifeste lorsque le désir et les pulsions ne peuvent être acceptés et doivent être dérivés de leur Objet. • Il est issu du ça confronté à la réalité extérieure et se forme à partir d'identifications et de gratifications successives.

  31. III.C. Le Moi • Formation du Moi selon Freud: deux temps essentiels: • 1er temps: le Moi plaisir dans lequel l'enfant ne se reconnaît que dans l'agréable, attribuant le déplaisir à l'extérieur, à l'autre. • 2ème temps: Moi réalité, marquant une instance plus honnête, capable de faire le tri entre dedans et dehors.

  32. III.C. Le Moi • Selon Mélanie Klein, la formation du Moi se situe vers le 4ème mois, et il sera remanié tout au long de la vie.

  33. IV. Le complexe d’Oedipe • Freud fait du complexe d'Œdipe un concept-clé de la psychanalyse et de ses courants dérivés • Théorie: CO = le désir inconscient d'entretenir un rapport sexuel avec le parent du sexe opposé (inceste) et celui d'éliminer le parent rival du même sexe (parricide).

  34. En ce qui concerne le développement d'un enfant, la psychanalyse identifie trois étapes fondamentales (voir pour détail psychologie du développement): • le Stade Oral, • le Stade Anal • et le Stade Phallique.

  35. IV. Le complexe d’Oedipe • L’Œdipe survient pendant le Stade Phallique (complexe d'Electra chez la fille). • Le complexe d'Oedipe est un ensemble organisé (et structurant) de désirs amoureux et hostiles que l'enfant éprouve à l'égard de ses parents.

  36. IV. Le complexe d’Oedipe • Freud situe le complexe d'Oedipe dans la période entre 3 et 6 ans. • Il joue un rôle fondamental dans la structuration de la personnalité et dans l'orientation du désir humain.

  37. IV. Le complexe d’Oedipe • Jusque là le père était vécu comme une mère auxiliaire. • L’enfant va découvrir que le père a en fait une fonction bien particulière. • Il apparaît menaçant, car inconnu, représentant une menace potentielle. • L’enfant se rapproche de la mère.

  38. IV. Le complexe d’Oedipe • Il vient de se rendre compte que le père intéresse beaucoup la mère, et quelque fois malgré ses revendications d’enfant  Attitude de colère et d’admiration pour ce personnage qui accapare la mère.

  39. IV. Le complexe d’Oedipe • L’enfant vient de juxtaposer la fonction parentale du père vis à vis de lui, avec la fonction d’amant vis à vis de la mère. • C’est un partage difficile que celui qui lui est demandé. • L’enfant se trouve plongé dans sa première solitude d’humain. • Il se replie vers lui-même.

  40. IV. Le complexe d’Oedipe • L’enfant se focalise sur un point très important de son corps : ses organes génitaux. Déplacement entre érotisme anal et érotisme urétral. • L’enfant découvre que certaines personnes ont un pénis et d’autres n’en ont pas. Il y a donc ainsi ceux qui en ont, et ceux qui n’en ont pas. Toutes les grandes personnes doivent avoir un pénis.

  41. IV. Le complexe d’Oedipe • Il pose beaucoup de questions sur la procréation, la sexualité, la grossesse, les relations entre les parents… • Faute de comprendre les réponses, il répondra à sa manière. • Il ne peut pas admettre ce qui ne correspond pas à sa croyance fondamentale. • La fécondation est reliée pour lui à ce qu’il connaît déjà, comme l’ingestion d’aliments, le baiser…

  42. IV. Le complexe d’Oedipe • Pour certains il suffit d’exhiber ses organes génitaux pour avoir un bébé. • La naissance est anale, ou par l’ombilic. Ils élaborent aussi le fantasme de la « scène primitive ». • L’enfant peut avoir été témoin d’un coït des parents, ou seulement imaginer ce qu’il peut se passer quand il est exclus (arrivé à l’âge adulte on retrouve ce ressenti quand, à entendre chuchoter 2 personnes connues, on s’imagine être exclus et persécuté).

  43. IV. Le complexe d’Oedipe • Souvent, dans le fantasme de la scène primitive, l’enfant s’identifie à l’un des partenaires. Soit le « passif », soit l’ « actif ». • Il l’interprète alors comme une scène agressive de laquelle résulte pour lui un fantasme d’abandon énorme. Période de cauchemars, de besoin d’affection de la part de la mère…

  44. IV. Le complexe d’Oedipe • C’est à cette période qu’il demande à dormir dans le lit parental. Naissance du voyeurisme, visuel et auditif. • Il recherche les différences anatomiques, il aime montrer son corps et se promener tout nu. Besoin de savoir, il cherche un objet précieux, inaccessible.

  45. IV. Le complexe d’Oedipe • Ce sont les prémices de la curiosité intellectuelle. • L’enfant reste dans un registre très narcissique. Il investit le pénis de plusieurs qualités, entre autres celle de toute puissance. • Avec l’importance qu’il accorde au pénis, survient la peur de le perdre, l’angoisse de castration. De même qu’il a eu peur de perdre la mère, puis les excréments, à ce stade il craint la perte de son pénis.

  46. IV. Le complexe d’Oedipe • Il n’y a aucune possibilité d’égalité entre les adultes et l’enfant. • Il ne peut y avoir qu’un renversement de rôle, et appropriation des attributs supposés spécifiques à l’adulte (par ex : il met les chaussures de papa, le collier de maman …).

  47. IV. Le complexe d’Oedipe • Quand l’enfant aura grandi, les parents seront devenus petits à leur tour. • Pour l’enfant, la castration est un manque imaginaire, une angoisse d’incomplétude. Cela concerne aussi bien le garçon que la petite fille. • L’enfant se demande si l’adulte peut manquer aussi de quelque chose, s’il est vraiment aussi complet que l’enfant l’imagine

  48. IV. Le complexe d’Oedipe • L’angoisse de castration se focalise sur le père, celui-là même qui le rivalise auprès de la mère, celui qui « force » la mère à le délaisser (quand le père réel est inexistant, le rôle paternel est tenu par tout ce qui sépare la mère de l’enfant, que ce soit le travail dans la journée, ou un membre de la famille…).

  49. IV. Le complexe d’Oedipe • La figure paternelle va récupérer à son compte toutes les anciennes frustrations vécues par l’enfant.

  50. IV. Le complexe d’Oedipe • On nomme « angoisse de castration » le phénomène transitoire, bénéfique et structurant. • - Le « complexe de castration » est la fixation inconsciente de cette angoisse, future source de souffrances et d’auto punitions.

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