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Modèles cognitifs dans la schizophrénie

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Modèles cognitifs dans la schizophrénie

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Presentation Transcript

  1. Modèles cognitifs dans la schizophrénie 22/11/2012 – Laure Wagner – Université de Poitiers Cours supervisé par Guillaume Davignon

  2. Plan

  3. Introduction

  4. Introduction • Kraeplin décrit les troubles cognitifs dans la schizophrénie : • « Démence précoce » • 85% dès le 1er épisode • Manifestation hétérogène

  5. Introduction • Importance de la question : • Modèles peu connus • Meilleur compréhension de la globalité du patient • Facteurs limitants • Cibles du traitement

  6. Etiopathogénie et troubles neurodéveloppementaux

  7. Génétique • Agrégation familiale • 1% de la population • 10% frère/sœur touché • 15% si parent touché • Etudes de jumeaux : 5,6% vs 0,10% si adoptés • Etudes de jumeaux : 46% si non adoptés

  8. Génétique • Multiples gènes étudiés • Combinaisons générant un phénotype • Mutations germinales : de novo • Polymorphisme le plus étudié : • (Val/Met) chrom 21 : enzyme COMT

  9. Facteurs environnementaux précoces • Infections virales ou parasitaires durant la grossesse : • 2nd trimestre • Virus influenzae, rubéole, toxoplasmose • Facteurs nutritionnels: • Vitamine D, hypoprotidémie • Complications obstétricales • Hypoxie

  10. Facteurs sociodémographiques et psychologiques • Bas niveau de vie • Urbanisation • Stress maternel ou infantile • Mère schizophrène • Perte d’un parent avant 9 ans

  11. Neuro-imagerie • Elargissement des ventricules • Hallucinations : • Hyperactivité temporale • Perte des connectivités fronto-temporales • Processus cognitifs : • Anomalies préfrontales

  12. Perspective neurodéveloppementale • Résultat intéractions gènes/environnement • Anomalies précoces du SNC • Troubles cognitifs précoces : • Statiques • Peu spécifiques • Processus plus tardif • Dynamique

  13. Troubles cognitifs

  14. Psychologie cognitive : définition • Objet : • Etude des processus de pensée • Utilise la théorie du traitement d’information • Comment les stimuli extérieurs ou générés intérieurement entrent dans le SNC et interviennent dans la réponse finale

  15. Troubles cognitifs et schizophrénie • Indépendants : • Paramètres cliniques • Age de début de la maladie • Durée des troubles • Fréquence des hospitalisations

  16. Troubles cognitifs et schizophrénie • 7 fonctions déficitaires (NIMH MATRICS) : • Mémoire de travail • Attention soutenue • Apprentissage verbal • Apprentissage visuel • Raisonnement/résolution de problèmes • Vitesse de traitement • Cognition sociale. • Hétérogènes et d’intensité variable • Stables au cours de la vie du sujet.

  17. Troubles attentionnels : Réaction d’orientation • Pas d’habituation aux signaux d’alerte répétés • Nécessité de réduction des stimuli si décompensation • Maintien du niveau d’éveil malgré un signal pré-stimulus • Etat d’alerte continue: • Menace permanente de l’environnement

  18. Troubles attentionnels : Attention soutenue et vigilance • Déficit quelque soit le stade de la maladie • Non influencée par les neuroleptiques • Facteur prédictif • Fonctionnement social à l’âge adulte • Retentissement fonctionnel • Evaluation :Continuous Performance Task • Neuro-imagerie : • Hypoactivation cortex préfrontal dorsolatéral, temporal, pariétal inférieur • Thalamus ++

  19. Troubles attentionnels : Attention sélective • Déficit chez 30-40% des patients • Test : • Test de Stroop • Ecoute dichotique • Neuro-imagerie : • Pas intégrité voie réticulaire activatrice ascendante • Néocortex • Système limbique

  20. Troubles attentionnels : Attention partagée • Dépendant : • Etat de vigilance • Processus cognitif du contrôle de l’attention • Important dans les tâches non automatisées • Pronostic dans l’autonomie du patient

  21. Troubles mnésiques :Mémoire de travail • Système de stockage à capacité limitée • Maintient actives les informations le temps nécessaire à leur exploitation • Impliquée dans la réalisation des tâches cognitives • Souvent déficitaire • Test : • Rappel immédiat ou différé emplacement d’un objet

  22. Troubles mnésiques :Mémoire à long terme • Mémoire procédurale préservée : • Apprentissage par cœur • Mémoire sémantique altérée : • Concepts, sens des mots, symboles • Test : fluence verbale, amorçage sémantique • Mémoire épisodique : • Altérée ++ si verbale • Déficit d’encodage, indépendante des autres troubles cognitifs • Difficulté dans l’acquisition d’habiletés sociales • Cortex préfrontal et hippocampe

  23. Troubles des fonctions exécutives • Capacités à • Initier • Planifier et hiérarchiser les réponses • Abstraction et résolution de problèmes • Flexibilité cognitive • Choix de la meilleure stratégie et ignorer les distracteurs • Tests : • Stroop • Tours • Catégorisation de Halstead

  24. Trouble des fonctions exécutives • Déficit : • Perte de la capacité d’abstraction • Comportements erronés et persévérants • Impossibilité de réaliser une tâche complexe seul • Perte de la flexibilité mentale • Répercussions : • Vie quotidienne et professionnelle • Intéractions sociales • Concerne les régions préfrontales

  25. Cognition sociale • Implique • Perception • Interprétation • Traitement des informations sociales • 1 déficit cognitif seul n’explique pas le déficit • Théorie de l’esprit • Capacité de reconnaître les émotions sur le visage d’autrui • Prise en charge des capacités langagières

  26. La théorie de l’esprit

  27. La théorie de l’esprit : Définition • Aptitude à prévoir au à expliquer le comportement d’autrui en lui attribuant des croyances, des pensées, des souhaits ou des intentions. • Nécessite une médiation à partir d’indices : • Comportementaux • Perceptifs • Linguistiques • Capacité de métacognition • Importance +++ dans les relations sociales

  28. Développement normal de la théorie de l’esprit • < 1 an : • Partage des émotions par la prise en compte du regard • 18 mois : • Compréhension du « faire semblant » • Imite, complète une action inachevée • 2-4 ans : • Capable d’un comportement ayant pour but de tromper l’interlocuteur • > 3-4 ans : • Représentation de la croyance erronée d’autrui • Réussi des tâches expérimentales de fausses croyances

  29. Théorie de l’esprit et Symptomatologie • Hypothèse de Frith : • Symptomatologie négative ou déficitaire entraîne • Faibles intéractions sociales • Exposition précoce à des difficultés peu spécifiques de représentations d’états mentaux • Equipe de Versailles : • Lien entre désorganisation et déficit en théorie de l’esprit • Altération de la prise en compte du contexte sémantique face à des ambigüité conversationnelles

  30. Evolution de la maladie etthéorie de l’esprit • Etudes contradictoires • Capacités intactes avant le 1er épisode • Absence de récupération après le 1er épisode

  31. Théorie de l’esprit etimagerie fonctionnelle • Cortex préfrontal • Pôle temporal-amygdale • Complexe sillon temporal supérieur/jonction temporo-pariétale

  32. Exploration de la théorie de l’esprit • Tâches d’attribution d’états mentaux cognitifs : • Croyance qu’un personnage a sur le monde • Test : • Histoires avec plusieurs protagonistes mettant en jeu des fausses croyance • Sujet doit inférer l’état mental d’un personnage qui a une croyance erronée • Evaluation de la théorie de l’esprit cognitive

  33. Exploration dela théorie de l’esprit • Tâches d’attribution d’états mentaux affectifs • Utilisation de photos, vidéos de visage/yeux • Doit choisir l’adjectif qualifiant le mieux l’émotion exprimée

  34. Exploration de lathéorie de l’esprit • Tâches d’attribution d’intention • Inférer l’intention ou le comportement de personnages • Histoire sous forme de vignettes

  35. Modèles cognitifs de la schizophrénie

  36. Nuechterlein et Dawson • Modèle de vulnérabilité. • Apparition des symptômes: • Action des facteurs de stress sur marqueurs de vulnérabilité

  37. Nuechterlein et DawsonMarqueurs de vulnérabilité • Déficit des ressources attentionnelles et capacités de traitement de l’information • Défaut d’attention sélective donc hyperstimulation extérieure • Hyperactivité du SN autonome • Hypersensibilité aux situations anxiogènes • Perturbation des intéractions sociales • Répertoire comportemental réduit • Mauvais contrôle émotionnel • Incapacité à s’ajuster socialement

  38. Nuechterlein et DawsonFacteurs de stress • Evènements de vie • Mauvais étayage familial • Intéraction avec les facteurs de vulnérabilité

  39. Nuechterlein et DawsonEtat intermédiaire transitoire • Précède la décompensation • Surcharge des processus de traitement des informations • Hyperactivité du SN autonome • Traitement non pertinent des stimuli • Augmentation des effets stresseurs et hyperéveil • Irritabilité, difficultés de concentration… • Evolution dépend des stratégies d’adaptation du patient : • Retrait :repli social • Affrontement

  40. Nuechterlein et DawsonSymptomatologie • La déficience du traitement des informations • Désorganisation cognitive • Fragmentation delapensée et de laperception • Rupture des liens avec l’entourage • Altération des sens de la réalité par déficit cognitif: • Délire, hallucination

  41. Modèle de Frith • Action (action ou pensée) générée : • Stimulus extérieur • Initiée par soi-même (nécessité d’un intention d’agir) • Action passe par un contrôle central : « monitoring central » • Informé de l’intention d’agir • Le sujet schizophrène est incapable de produire des actions auto-générées

  42. Modèle de Frith • Déficit du self-monitoring: • Déficit du contrôle de l’action et de l’intention • Echec de la reconnaissance d’une action autogénérée • Attribution à l’extérieur des pensées, intentions, actes propres • « S’il n’y a pas de perception de l’effort nécessité par la pensée, celle-ci paraît étrangère ». • Incapacité de production d’action auto-générées : • Persévérations, actions stéréotypées

  43. Modèle de Frith • S’accompagne d’un déficit de la théorie de l’esprit • La schizophrénie est un trouble de laconscience de soi mais aussi trouble de la conscience d’autrui

  44. Modèle de Hoffman • Production du discours nécessite • Ecarter les idées incidentes, concurrentes • Rupture de la planification • Désorganisation • Phrases échappent à l’intention du sujet • Images verbales auditives involontaires • Se heurtent aux objectifs conscients du sujet • Interprétées comme venant de l’extérieur • Les hallucinations acoustico-verbales en rapport avec la désorganisation idéo-verbales • Expérimentation : • Activation de la musculature vocale à l’EMG lors d’hallucinations

  45. Modèle d’Adreasen • Les troubles dans la schizophrénie • A l’interface entre anomalies lésionnelles et troubles cognitifs • Capacité de réaliser des séquences d’actes complexes : • Sujet doit ajuster rapidement ses pensées et son activité motrice de manière coordonnée • Dépend de la boucle régulatrice cortico-cérébello-thalamo-cérébrale • Boucle : siège d’une dysmétrie cognitive • Mémoire • Attention • Altération de la précision

  46. Modèle de Pierre Janet • Le modèle de Frith ne permet pas d’expliquer les problèmes d’intéractions • Lors de l’observation de l’action d’une personne : Activation • Mêmes aires motrices que lorsque l’on fait l’action • Neurones miroirs • Cortex occipital : rôle perceptif • Temporal gauche : rôle sémantique • Chez le sujet schizophrènes: • Pas d’activation des 2 dernières aires • Affaiblit le niveau d’information nécessaire à l’identification de l’auteur (lui-même? Extérieur?) • Syndrome d’influence et de persécution

  47. Conséquences sur la vie quotidienne