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Psychologie médicale. Dr Mary EVANS Service du Pr JEHEL Université Antilles-Guyane. Annonce de la maladie et mécanismes de défense et stratégies de coping. PLAN. Introduction 1- Réaction à la maladie selon les différentes phases 2- Exemple de mécanismes de défenses

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Presentation Transcript
psychologie m dicale

Psychologie médicale

Dr Mary EVANS

Service du Pr JEHEL

Université Antilles-Guyane

slide3
PLAN
  • Introduction
  • 1- Réaction à la maladie selon les différentes phases
  • 2- Exemple de mécanismes de défenses
  • 3- Stratégie de coping
introduction
introduction
  • Théorie psychanalytique : mécanismes de défense
  • Théorie cognitivo-comportementale : le « coping »
evolution des concepts et leur chevauchement
Evolution des concepts et leur chevauchement
  • Opposition problématiques (conscient vs. Inconscient, volontaire vs. Involontaire, rigide vs. Flexible, conflit interne vs. Adaptation à la réalité, psychopathologie vs. bien-être et santé mentale)
  • Ces concepts s’entremêlent plus qu’ils ne s’opposent: un comportement peut être conscient et involontaire ou inconscient et volontaire
  • Coping et défense portent tous deux sur la maitrise et la lutte des évènements extérieurs
  • Le coping et les défenses évoluent tous les deux avec l’expérience
annonce de la maladie le choc
Annonce de la maladie: le choc!
  • Culpabilité, injustice, révolte…
  • La maladie représente une rupture, une irruption dramatique qui défie la raison
  • La perte d’équilibre due à cette annonce doit être contrebalancée par les mécanismes de défense
  • Réactions variables des individus face au stress : plus ou moins rationnelle
  • Connaitre et respecter ses moyens de défenses tant qu’ils ne compromettent pas le devenir du malade
phase des premiers sympt mes
Phase des premiers symptômes
  • Nouvelle réalité physique
  • Nouvelles perceptions
  • Délais de prise en charge
    • Déni de la réalité
    • Peur des examens
    • Image de soi
    • Peur d’une maladie grave
phase de diagnostic
Phase de diagnostic
  • Pic de la détresse , révolution psychologique
  • Sentence de mort, préoccupations existentielles, période de 3 mois en moyenne
  • Peur, anxiété, dépression
  • Alternance de déni et acceptation
  • Réaction de fuite vers les médecines parallèles
phase de traitement
Phase de traitement
  • Univers médicalisé et inconnu
  • Anticipation
  • Acceptation plus ou moins rapide du traitement
  • Traitement chirurgical
    • Réaction aigue
    • Information claire
  • Traitement chimiothérapique
    • Effets secondaires anticipatoires
    • stigmatisante
  • Traitement radiothérapeutique
    • Effets secondaires
phase de r mission et de gu rison
Phase de rémission et de guérison
  • Le patient peut se sentir perdu, abandonné
  • Peur de la rechute et vulnérabilité
  • État de « survivant »: enthousiasme et anxiété
  • Séquelles imposent une réadaptation
  • Réinsertion familiale et professionnelle
phase de la rechute
Phase de la rechute
  • Replonge dans le crise vécue lors du diagnostic
  • Révolte
  • Peut être accompagnée d’une détérioration générale
la phase pr terminale et terminale
La phase pré-terminale et terminale
  • Obtenir le droit de mourir
  • Désinvestissement progressif
  • Mourir:
    • Peur de la séparation
    • Peur de laisser les autres démunis
    • Résoudre les problèmes concrets
    • Peur de la douleur et la souffrance
  • Accompagnement des familles, des équipes
  • Soins palliatifs : soigner la douleur
m canismes de d fense
Mécanismes de défense
  • Inconscient
  • Refoulent, dénient et modifient la réalité extérieure
  • Maintiennent les affects dans des limites raisonnables au cours de perturbation émotionnelle soudaine
  • Pas de consensus sur le nombre de mécanismes de défense
  • Processus psychologiques automatiques qui protègent de l’anxiété et des facteurs de stress/dangers internes ou externes :

♦ Certains de ces mécanismes sont considérés comme adaptés mais

leur inflexibilité

leur intensité disproportionnée

leur surgénéralisation

peuvent les rendre inadaptés

♦ La projection, le clivage, le passage à l’acte… sont presque toujours inadaptés

diff rents m canismes de d fense
Différents mécanismes de défense
  • Défense psychotique : projection délirante, distorsion, déni psychotique
  • Défense immature : projection, hypochondrie, agressivité passive, activisme, dissociation
  • Défense névrotique : refoulement, déplacement, isolation des affects, formation réactionnelle
  • Défense mature : sublimation, altruisme, répression, anticipation, humour
les tudes empiriques des m canismes de d fense
Les études empiriques des mécanismes de défense
  • Les rôles du sexe, de l’environnement, des événements de vie et des troubles psychiatriques
  • Peu de variation des styles de défenses selon le sexe pour les populations non pathologiques
  • Les filles utilisent des défenses plus matures que les garçons
  • Les défenses immatures diminuent avec l’âge
  • Les conflits: renforcent l’usage des défenses immatures
  • L’emploi de défenses matures réduit le risque des troubles dépressifs suite à des événements traumatisants, réduit le niveau de stress posttraumatique, réduit le nombre de symptômes posttraumatiques
m canismes de d fense1
Mécanismes de défense
  • La REGRESSION : retour à un fonctionnement infantile archaïque (dépendance, passivité, émotivité).

♦ Peut être un mécanisme adaptateur vis-à-vis des soins

♦ ou être un syndrome d’abandon face à la maladie

m canismes de d fense2
La NEGATION :

♦ mécanisme d’urgence qui vient bloquer une vérité insoutenable (ex: un amputé, ne pouvant prendre conscience de la perte d’un membre, abonde en détails de ses exploits sportifs passés).

♦ elle sert à neutraliser l’angoisse de mort

♦ elle peut être partielle

Mécanismes de défense
m canisme de d fense inadapt le d ni
Mécanisme de défense inadapté: le déni
  • Refuser de reconnaître les aspects douloureux de la réalité alors que cela semble évident à une personne extérieure
  • Exclusion active et inconsciente de certaines informations hors de l’attention
  • Ce n’est pas un évitement conscient, volontaire et transitoire (comme la répression et l’évitement adaptatif pour se préparer à l’annonce d’une mauvaise nouvelle)
  • A des formes plus ou moins extrêmes de déni et d’évitement, mais dans tous les cas:
  • Exclusion active du champ de la conscience
  • Absence de retour d’informations pour faire face
  • Refus de l’information à laquelle on est confronté
m canismes de d fense3
Mécanismes de défense
  • Le clivage, l’introjection et la projection

♦ modifient la perception de soi et les rapports avec l’extérieur

♦ peuvent expliquer l’apparition de symptômes dépressifs ou « paranoïaques » chez les patients ayant une personnalité fragile.

le clivage
LE CLIVAGE
  • Protège l’intégrité du moi en séparant les bons sentiments des mauvais, et aussi en idéalisant les « bons sujets » tout en dévalorisant fortement les « mauvais sujets »
  • Le sujet ne peut intégrer les « bons et mauvais » aspects d’une situation ou d’une personne
  • Le clivage est associé au déni : quand il passe d’un état à l’autre, le sujet dénie l’état antérieur.
la projection
LA PROJECTION
  • Mécanisme par lequel sont attribués à autrui des désirs ou des sentiments que la personne refuse de reconnaître comme les siens
  • Le sujet attribue à tort à autrui ses propres sentiments, impulsions ou pensées inacceptables
l introjection
L’INTROJECTION
  • Mécanisme par lequel le sujet fait passer, sur un mode fantasmatique, du « dehors » en « dedans », des objets et des qualités inhérentes à des objets/personnes. Ce mécanisme est voisin de l’identification.
  • Ex dans la deuil: Abraham (psychanalyste) La perte réelle d'un objet est également temporairement suivie d'une introjection de la personne aimée, le deuil écrit-il : contient une compensation: l'objet aimé n'est pas perdu car maintenant je le porte en moi et ne le perdrai jamais[
un m canisme pathologique la dissociation
Un mécanisme pathologique: la dissociation
  • Le groupe d’activités mentales se sépare du courant principal de la conscience
  • Entité séparée
  • Différents degrés:
    • Amnésie psychogène
    • Fugue psychogène
    • Dépersonnalisation
    • Déréalisation
autres mecanismes de defense du moi
AUTRES MECANISMES DE DEFENSE DU MOI
  • Le refoulement : réponse aux conflits émotionnels ou aux facteurs de stress « en expulsant de sa conscience des désirs, des pensées ou des expériences perturbantes ».
  • Le déplacement : réponse aux conflits et aux stress « en transférant un sentiment ou une réaction d’un objet à un autre objet substitutif (habituellement moins menaçant) ».
autres mecanismes de defense du moi1
AUTRES MECANISMES DE DEFENSE DU MOI
  • L’isolation : réponse aux conflits et aux stress « en séparant les idées des sentiments qui leurs étaient initialement associés. Le sujet perd ainsi le contact avec les sentiments associés à une idée donnée, alors qu’il reste conscient des éléments cognitifs qui l’accompagnent (ex: détails descriptifs) ».
  • La rationalisation : Facilite l’expression consciente.

Le sujet dissimule ses pensées, actes ou sentiments, derrière des explications rassurantes / complaisantes mais erronées.

la sublimation
LA SUBLIMATION
  • Donne à la souffrance une valeur positive
  • Canalise les sentiments ou impulsions potentiellement inadaptées vers des comportements socialement acceptables
  • Une pulsion est dite sublimée quand elle est dirigée vers un but socialement valorisé
  • Dépassement de l’infirmité, de la maladie, du handicap par une réalisation socialement reconnue. Ex: s’investir dans des associations d’aide au malades; aider les autres malades ou handicapés
l humour
L’humour
  • Souligner les aspects amusants ou ironiques, les conflits ou situations de stress
  • Appliqué à soi-même et non pas au dépens des autres (ironie ou sarcasme, dévalorisation de l’autre)
  • C’est un refus de se soustraire, les pensées pénibles pour soi
  • Régule les affects perturbants pour produire du plaisir
  • Le moi rejette la souffrance et adopte une attitude triomphante pour affirmer son invulnérabilité
  • Défi du plaisir face à la souffrance et aux difficultés
le coping
Le coping
  • Lazarus et Folkman
  • Processus soumis à l’apprentissage
  • Centré sur les résolutions de problème
    • Attaque, évitement…
  • Centré sur l’émotion
    • Relaxation, humour, expressions des émotions

Facteurs à considérer pour évaluer l’efficacité:

  • L’anxiété ou la dépression causée par l’événement
  • La durée
  • La possibilité de maîtriser l’événement
les strat gies g n rales de coping
Les stratégiesgénérales de coping
  • Coping centré sur le problème – vise à réduire les exigences de la situation et/ou à augmenter ses propres ressources pour mieux y faire face
  • Coping centré sur l’émotion – tentatives pour réguler les tensions émotionnelles induites par la situation

Minimisation de la menace, réévaluation positive, auto-accusation, évitement-fuite, recherche de soutien émotionnel

  • Coping centré sur le soutien social – efforts pour obtenir la sympathie et l’aide d’autrui
diff rents moyens
Différents moyens…
  • Centré sur le problème
    • Planification
    • Confrontation
    • Soutien social
  • Centré sur les émotions
    • Distanciation
    • Évitement et échappement
    • Self control
    • Acceptation des responsabilités
    • Réappréciation positive
l efficacit des strat gies de coping
L’efficacité des stratégies de coping
  • Il est plus fonctionnel de recourir à une stratégie de coping, quelle qu’elle soit, qu’à aucune.
  • Un coping centré sur le problème réduit la tension subie par l’individu en corrélant négativement avec l’anxiété et la dépression.
  • Les stratégies émotionnelles sont très généralement nocives et associées à des issues dysfonctionnelles.
evaluation du coping
Evaluation du coping
  • Ways of coping checklist
  • Ways of coping questionnaire
  • Échelle de Vitaliano
  • Coping inventory of stressfull situations
conclusion

conclusion

le 14/04/11

conclusion1
CONCLUSION
  • Tous ces mécanismes permettent au malade de sauvegarder son homéostasie face à la maladie
  • Respecter les mécanismes de défense (adaptés) du malade
  • Plus la défense est massive, plus il faut l’aborder avec tact et patience
  • Garder la position d'évaluation de la qualité des mécanismes de défense
  • Repérer des réactions qui pourraient être un obstacle a l'accès ou le maintien des soins
souffrance
Souffrance
  • Approche psychologique de la douleur
    • Quels modèle psychologique de la douleur?
    • Psychologie clinique et douleur
    • Psychologie de la santé et douleur
  • Douleur et souffrance
    • Les enquêtes anthropologiques sur la douleur
    • Douleur et souffrance: la modification du rapport au monde
    • Les modifications du rapport aux autres: comment aider l’autre souffrant?
  • La souffrance la plainte et l’écoute
    • La souffrance de quelqu’un
    • L’insistance d’une parole
    • La place des soignants?
    • L’offre d’écoute, l’expérience d’une hospitalité
approches psychologiques de la douleur
Approches psychologiques de la douleur
  • 1974: international association for the study of pain
  • Définition de la douleur:

« une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en des termes évoquant une telle lésion »

  • Phénomène complexe

 organique + psychologique

  • L’individu est au premier plan: SUBJECTIF!
approches psychologiques de la douleur1
Approches psychologiques de la douleur
  • Facteur temporel: douleur aigüe ou chronique
  • Douleur aigüe: signal d’alarme
    • ex: brulure
    • indique la présence d’une lésion soins
  • Douleur chronique: plus de 3 mois
    • Ex: lombalgies ou céphalées
    • Même conséquence psychosociale que la maladie chronique
  • 3 mécanismes générateurs de douleur
    • Excès de stimulation nociceptive
    • Dysfonctionnement du système nerveux
    • Difficultés sociales et psychologiques
  • Nécessité d’une approche psychologique en parallèle aux investigations médicales
  • Dès 1960 consultations pluridisciplinaires aux USA
d eux mod les psychologiques de la douleur
Deux modèles psychologiques de la douleur
  • Psychologie clinique: « étude de l’individu en situation »
    • Le sujet dans sa singularité, « dans la vie de tous les jours »
    • En France, beaucoup de psychanalyse, pays anglo-saxon: plus éclectique
    • ≠ Psychologie expérimentale
      • Étude de sujet « de laboratoire » dans conditions expérimentales
  • Psychologie de la santé
    • Intérêt pour les facteurs psychosociaux (environnementaux, dispositionel ou transactionnel) qui protègent ou fragilisent les individus
    • Études des chemins qui mènent de la santé à la maladie
psychologie clinique et douleur
Psychologie clinique et douleur
  • Douleur peut entraver le fonctionnement psychologique
  • Avec désinvestissement de l’ensemble du corps + surinvestissement de la zone douloureuse
    • Passé un temps de sidération traitement de l’angoisse: modification des représentations mentales de la zone douloureuse, tentative de maitrise, de contrôle
    • Scénarii plus ou moins défaitistes sur l’origine de la douleur ou de son maintien
  • Remaniement psychique: modifications des rapports aux autres
    • Attitude de repli ou conduites régressives
    • Dépendance vis-à-vis de l’entourage et des soignants
    • Position infantile et recherche de secours physique et affectif
douleur et traumatisme
Douleur et traumatisme
  • Pas de théorie psychanalytique, mais plusieurs réflexions cliniques et théories
    • Liens complexe entre traumatisme et douleur
    • La douleur intense ou chronique peut entrainer un traumatisme
    • Les conflits psychologiques en lien avec un traumatisme peut entrainer des tableaux cliniques de douleurs d’allures organiques
  • Douleur chronique et traumatisme
    • Phénomènes psychologiques intenses et traumatiques peuvent causer des douleurs chroniques sine materia
  • Dans le traumatisme, l’image de soi est attaquée ce qui entraine un sentiment de perte
douleur et hypochondrie
Douleur et hypochondrie
  • « Maladie imaginaire »
    • Authentique douleur morale
    • Recherche dans le corps les causes des troubles psychologiques
  • Relation ambigüe avec la médecine
    • Porteur d’une plainte somatique qui nécessite une écoute psychologique
  • La douleur est une plainte classique de l’hypocondrie
psychologie de la sant et douleur
Psychologie de la santé et douleur
  • Douleur et maladie chronique  émotions désagréables (colère, tristesse, peur, anxiété)
  • Psychologie de la santé:
    • rend compte des principales réactions psychologiques
    • pour évaluer les actions thérapeutiques
  • Maladie= stresseur auquel il faut s’adapter
  • Stress (selon Lazarus et Folkman) = « transaction particulière entre un individu et une situation dans laquelle celle-ci est évaluée comme débordant ses ressources et pouvant mettre en danger son bien être »

 Les évènements de vie n’ont pas le même impact

Selon les individus les évènements n’ont pas le même retentissement émotionnel et une signification différente

face un stress
Face à un stress….
  • Réactions : maitrise, réduire ou tolérer la situation
  • Coping: faire face à
    • Coping: stratégies pour faire face à douleur
    • « ensemble des efforts cognitifs et comportementaux destinés à maitriser, réduire ou tolérer les exigences internes ou externes qui menacent ou excèdent les ressources d’une personne »
      • Cognition (évaluation de la situation, des ressources et informations)
      • Affect (exprimer et réprimer les plaintes, ses peurs et détresse)
      • Comportement (résolution de problème, recherche d’aide)
  • Pas seulement lié à des caractéristiques situationnelles (propre à la situation) ou dispositionnelles (propre à l’individu)
  • Processus impliquant des actions réciproques entre sujet et environnement
douleur et souffrance
Douleur et souffrance
  • Douleur = enjeux de soins, donc multiplication des outils d’évaluation
  • Autoévaluation pour adaptation des antalgiques, analgésiques…
  • Enquêtes anthropologique
  • Variabilités de l’expérience de douleur selon les cultures
    • 1952 Zborowki: analyse de composante culturelle dans l’expérience de la douleur (USA: grpe d’Américains d’origine italienne, d’origine juive, issus de familles protestantes)
  • Différente manifestation de la plainte: différente partie du corps investie différemment selon les cultures
  • Et aussi d’autre patho selon les cultures
douleur et souffrance la modification du rapport au monde
Douleur et souffrance: la modification du rapport au monde
  • Douleur modifie aussi évaluation de sa situation dans le monde
  • Corps = lieu du rapport de l’individu au monde
    • physique
    • Sociale
    • culturel
    • historique
  • Douleur limite les moyens d’accès et rompt avec la familiarité du quotidien (assurance insousciente de notre intégrité)
modification du rapport l autre comment aider l autre souffrant
Modification du rapport à l’autre: comment aider l’autre souffrant?
  • Sociétés traditionnelle:
    • le soutien social avec rite de réconciliation et d’intégration = remède à part entière
  • Europe occidentale:
    • multiplication des réseaux sociaux et associatifs pour apporter du soutien émotionnel
  • Dans la relation soignante, c’est dans la rencontre que l’on aide au-delà de l’approche institutionnelle
  • Point de vue existentielle:
    • demande de soin est une demande de secours, pour Balint elle s’accompagne du besoin d’être écouté, voire soutenu par un autre
modification du rapport l autre comment aider l autre souffrant1
Modification du rapport à l’autre: comment aider l’autre souffrant?
  • Suggestion, compassion, consolation sont des modalités classiques d’aide
    • Suggestion: détourne le sujet de sa souffrance, change l‘aspect avec lequel on lit et comprend les choses, ce n’est que provisoire
    • Compassion: partage de la douleur de l’autre: moment préliminaire de l’aide par la reconnaissance de l’épreuve que vit l’autre
    • limite dans le fait que la personne ne peut se substituer dans l’expérience de la souffrance
    • Consolation: vient des 2 attitudes antérieures: reconnaissance et relativisation de l‘épreuve vécue Nombreux texte décrivant les techniques: valorisation du courage, la banalisation des épreuves et distinction entre ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous
les piliers de l aide
Les piliers de l’aide
  • Reconnaissance de l’autre comme tel: respect
  • Au-delà de la quantification utile pour la pharmacologie
    • Donner du sens dans la rupture avec l’intégrité physique et psychique
    • S’intéresser à la logique du patient et à ses références
    • Comprendre = écouter et décrypter le récit de l’autre pour dégager le fil suivant lequel se construit l’incursion du mal-être dans l’existence quotidienne
la souffrance la plainte et l coute la souffrance de quelqu un
La souffrance, la plainte et l’écoute: la souffrance de quelqu’un
  • La souffrance s’exprime: parole exprimée, soupirée, manifestée par le corps, les expressions, les mimiques, les émotions
  • Quelqu’un souffre et prend l’autre pour témoin
  • Qu’est ce qui fait souffrir?
    • Angoisse de la mort?
    • Écart entre ce qui est fait et ce qui est dit, ce qui est su et ce qui est, ce qu’il peut et ce qu’il doit…
    • Écart constitutif de la vie des humains: témoignant de la limite avec laquelle nous avons tous à négocier
    • Cette limite fait souffrir, c’est ordinaire et jamais banal!
slide57

La souffrance,

il ne suffit pas de la comprendre pour ne plus souffrir mais quand on cherche à la comprendre,

elle s’humanise.

la plainte
La plainte
  • Comment rester le même qd la douleur fait que l’on n’est plus le même?
  • Comment sauvegarder son identité de sujet au –delà des accidents de la vie?
  • La plainte permet de continuer à être quelqu’un passagèrement ou durablement
  • Danger qu’elle devienne un lieu d’enfermement
  • Mais si c’est un nouveau signe de recherche de reconnaissance: la plainte joue son office de médiation
la plainte1
La plainte
  • Permet de déverser le trop plein qui affecte, premier soulagement car qq1 est là pour entendre
  • Partage de ce qui est trop lourd à porter, la plainte espère pouvoir déposer sa charge
  • Il faut aider à la contenir en lui redonnant de la mesure
l insistance d une parole
L’insistance d’une parole
  • La plainte peut user celui qui la prononce!
  • Dans la répétition il y a un double constat:
    • il n’arrive pas à créer le changement nécessaire à diminuer la souffrance
    • les autres sont incompétents pour l’aider
  • Il peut craindre de se fixer lui-même et ne plus arriver à intéresser l’autre qui entend ce qu’il sait déjà.
  • Tant que la plainte est dite il faut l’accueillir et se demander quel sens elle cherche à trouver dans la répétition, sans se focaliser uniquement sur son contenu
la place des soignants
La place des soignants
  • Tolérer l’écoute de la souffrance au quotidien est une étape importante dans la prise en compte de l’action soignante
  • Il ne suffit plus de rechercher l’efficacité d’un soin mais de proposer une présence à côté de l’être en souffrance
  • Il faut alors clarifier à titre personnel notre conception de la souffrance et donc de l’existence
la place du soignant
La place du soignant
  • Les soignant doivent entendre la plainte et la recevoir
  • il faut
    • se dégager du souci d’agir directement et de faire taire le patient en supprimant le symptôme
    • réaliser qu’accueillir la plainte est déjà une façon de la contenir
  • Parfois c’est difficile…
    • on peut ne plus vouloir voir négligence
    • on peut ne plus pouvoir entendre incapacité
  • Responsabilité du soignant de passer le relais s’il constate une difficulté
entendre la plainte dans le silence
Entendre la plainte dans le silence?
  • Assumer une position d’humanité demande d’entretien avec chacun le lien de la parole
    • De le nommer
  • Quand la réciprocité n’est plus possible, il faut garder le lien de la parole
  • On parle aux enfants qui ne parlent pas, on peut également parler à qq1 qui ne peut plus répondre
l coute
L’écoute
  • Écouter selon ses expériences personnelles et des compétences
  • Lieu :
    • Différence selon qu’elle est dans un lieu de soin, éducatif, judiciaire, religieux
  • Temporalité: Temps ordinaire ou temps de crise
    • Ponctuelle ou régulière
  • Suppose une préparation, une disponibilité
    • Faire de la place à ce qui est dit et aussi à ce qui n’est pas formulé
  • Écouter nécessite de ne pas être prisonnier du « désir que l’autre quitte la plainte »!
introduction1
Introduction
  • Expérience universelle
  • Événement de vie, facteur de stress
  • Plusieurs significations :

- sens usuel, se réfère à la mort d’autrui : perte liée au décès d’un être proche; réaction psychologique consécutive à cette perte; différentes manifestations individuelles, familiales et sociales liées au deuil (manif ± ritualisées et diversement codées sur le plan culturel)

- par extension métaphorique : ensemble des pertes et des frustrations, réelles ou symboliques

introduction2
Introduction
  • Trois termes en anglais pour décrire le deuil :

- « Mourning » : traduit le processus de deuil proprement dit, la réaction affective qui suit la perte

- « Grief » : signifie la peine, le chagrin, la douleur

- « Bereavement » : signifie la perte elle-même (la séparation, la dépossession)

deuil normal aspects psychologiques 3 tapes
Deuil normal Aspects psychologiques : 3 étapes
  • 1) La phase initiale, phase d’impact ou d’hébétude
  • Caractérisée par l’état de choc
  • Stupéfaction, incrédulité qui traduit le déni défensif, état de torpeur dans lequel l’endeuillé continue à vivre et à agir mais de façon automatique.
  • Dure quelques heures à quelques jours, rarement > 1 semaine.
  • Peu de souvenirs après.
deuil normal aspects psychologiques 3 tapes1
Deuil normal Aspects psychologiques : 3 étapes
  • 2) La phase centrale, dite de dépression ou de repli
  • Période aigue du deuil.
  • Caractérisée par un état émotionnel intense d’allure dépressive (± colère/culpabilité), un état de retrait social, une identification inconsciente au défunt (préoccupations pour la santé : S somatiques d’emprunt; imitation).
  • Durée varie de plusieurs semaines à 1 an, <6 mois le plus souvent.
  • ± Perceptions sensorielles d’allure hallucinatoires.
deuil normal aspects psychologiques 3 tapes2
Deuil normal Aspects psychologiques : 3 étapes
  • 3) Étape de résolution (phase de récupération, restitution, guérison, adaptation)
  • Fin du deuil
  • Marquée par :
    • l’acceptation de la perte du mort (sujet conscient d’avoir fait un deuil, peut se souvenir du défunt sans douleur excessive),
    • rétablissement des intérêts habituels (engagement dans nouveaux projets, relations),
    • retour à un mieux-être psychique et somatique.
dur e du deuil
Durée du deuil
  • Le plus souvent achevé en 1 an
  • Les études montrent que le processus peut être atténué et durer beaucoup moins longtemps
  • ! Nouer de nouvelles relations ne témoigne pas forcément d’une aptitude retrouvée à de nouveaux investissements affectifs…
  • Un remariage rapide ou une nouvelle grossesse immédiatement après le décès d’un enfant peut représenter un EVITEMENT DU DEUIL et une fuite en avant.
le deuil aspects socioculturels
Le deuil Aspects socioculturels
  • Dans toutes les sociétés : adoption de comportements ritualisés et respect d’interdits (+++ au conjoint, aux proches du défunt).
  • Sociétés occidentales contemporaines (très atténués mais persistent) :
    • rituels de levée du corps et des obsèques,
    • possibilité socialement reconnue d’interrompre provisoirement son activité professionnelle,
    • adoption de comportements réservés bannissant toute marque excessive de joie ou de plaisir, évitement provisoire du port de vêtements trop excentriques et de l’établissement de nouvelles relations amoureuses.
le deuil aspects socioculturels1
Le deuil Aspects socioculturels
  • Sociétés traditionnelles :
  • l’expression de la douleur est codifiée, éventuellement assistée par des pleureuses.
  • Port du noir.
  • Deuil souvent collectif, deuil social qui suit souvent la même temporalité que le deuil psychologique (durée svt fixée à un an).
deuil compliqu et deuil pathologique
Deuil compliqué et deuil pathologique
  • Deuil compliqué = caractérisé par une perturbation du travail de deuil qui ne s’engage pas ou qui ne parvient pas à son terme
  • Deuil pathologique = caractérisé par la survenue de troubles psychiatriques durant la période du deuil
deuil compliqu
Deuil compliqué
  • Deuil absent ou retardé

Aucune réaction de tristesse n’est manifestée suite au décès, poursuite de sa vie « comme si de rien n’était ». Traduit un déni inconscient (et parfois conscient) de la réalité du décès = mécanisme de défense permettant au sujet de faire l’économie de conflits internes trop menaçants. L’absence de confrontation avec le cadavre et de participation aux funérailles peuvent favoriser le déni de la mort.

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Deuil compliqué
  • Deuil intensifié

sujet débordé par l’intensité des manifestations de son deuil

  • Deuil inachevé
  • Deuil prolongé : la phase centrale persiste au-delà de la période habituelle du 6e-12e mois.
  • Le sujet semble avoir abandonné les marques extérieures du deuil mais continue à vivre dans le passé, dans la pensée du mort. Svt renoncement persistant à tout nouvel investissement.
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DSM IV : deuil compliqué
  • Durée > 2 mois
  • Altération marquée du fonctionnement
  • Préoccupations morbides de dévalorisation
  • Idées suicidaires
  • Symptômes psychotiques
  • Ralentissement psychomoteur
deuil pathologique
Deuil pathologique
  • Essentiellement troubles de l’humeur et troubles anxieux
  • Etat maniaque
  • Troubles dépressifs : très fréquent (25% au 2e mois)
  • Troubles anxieux
deuil pathologique facteurs de risque
Deuil pathologique : facteurs de risque
  • Facteurs liés au patient : ATCD de dépression ou de tentatives de suicide, troubles anxieux, troubles de la personnalité, maladie aiguë ou chronique, handicap
  • Circonstances du décès : Suicide, mort brutale, disparition du corps, deuils répétés ou deuils multiples simultanés, catastrophes naturelles / guerre (deuil traumatique)
  • Facteurs sociaux : Solitude / isolement, absence de soutien social et familial, chômage / précarité
  • Type de relation avec le défunt : enfant, conjoint, parents, forte dépendance affective

le 14/04/11

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Conclusion
  • La plupart des deuils se normalisent tôt ou tard…mais les sujets « cicatrisent rarement leurs plaies émotionnelles complètement »
  • Le deuil est fortement conditionné par la culture et le clan social qui l’entoure
  • Considérer les réactions de deuil comme la cicatrisation d’une plaie, le deuil ou la plaie :

- parfois cicatrisent vite

- parfois lentement

- souvent avec séquelles permanentes (perte d’un enfant)