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  1. La société française vue par Molière. P. 44 à 47. Valéry Zouari, Rouen

  2. Introduction : • Comment est la société française à l'époque de Louis XIV ? • Un écrivain célèbre, contemporain de Louis XIV, a décrit cette société à travers ses pièces ? Quelles critiques fait-il de cette société ? •  Cela annonce la « remise en cause » future de cette société en 1789. • I )- Quelle est la société française à l’époque de Louis XIV : • Correction du travail préparatoire à la leçon.

  3. Haut clergé Clergé 1 % 2 % 97 % de la population française Bas clergé Haute noblesse noblesse Noblesse Moyenne et petite noblesse Bourgeois ( marchands, juges, médecins … ) Laboureurs ( paysans riches ) Artisans Tiers-état Tenanciers ( paysans moyens ) Ouvriers agricoles Domestiques Mendiants et vagabonds

  4. En combien de « parties » ( = on parle d’ordres à cette époque ) est divisée la société française ? La société française est divisée en trois ordres. En lisant la page 44 § A ( § = paragraphe ), quels sont les ordres privilégiés (= avantagés ) ? Les ordres privilégiés sont le clergé et la noblesse. En quoi sont-ils privilégiés ? Ils sont avantagés car ils ne paient pas d’impôts au contraire du Tiers-état. En lisant le texte page 45 n° 3, répondez aux questions qui suivent : A quel passage souligné correspond chaque ordre : Au service de Dieu : Clergé conserver l’État par les armes : Noblesse nourrir : Tiers-état Comment s’appellent les trois ordres réunis ? Les États généraux Sur quel modèle la société est-elle organisée ? Elle est organisée comme la société qui existe au ciel. En lisant page 46 n° 1, à quel ordre appartient Jean-Baptiste Poquelin ? Il appartient à l’ordre du Tiers-état. Quel est son surnom ? C’est Molière.

  5. Combien de générations vivent sous le même toit ? Famille de paysans dans un intérieur Huile sur toile par Louis le Nain, 113 * 159 cm, vers 1645. Musée du Louvre, Paris. Décrivez les paysans. Ils semblent tristes, fatigués. Relevez les signes de pauvreté. Les enfants sont pieds-nus, les vêtements du père et de l’enfant sont déchirés. Les assiettes sont vides. Il y a peu de meubles ( tables, chaises ).

  6. Les malheurs du peuple « Le dernier des malheurs, c'est que la moisson suivante fut entièrement manquée, ce qui fut cause que le grain fut d'un grandissime prix. Et, comme le pauvre peuple était épuisé tant par les fréquentes demandes de Sa Majesté que par ses impôts de guerre exorbitants, ils devinrent dans une telle pauvreté qu'on la peut appeler famine. Heureux ceux qui pouvaient avoir un peu de seigle pour mêler avec de l'avoine, des pois, des fèves pour en faire du pain. On était las d'être au monde, on n'entendait plus parler pendant ce temps que de voleurs, que de meurtres, que de personnes mortes de faim. » Journal d'un curé de campagne, XVIIe siècle. Quelles sont les causes de la misère? La misère s’explique le mauvais temps qui a réduit la récolte. En conséquence, le prix du blé ( base de l’alimentation à l’époque ) est trop fort. A cela s’ajoute les forts impôts payés par le peuple. Quelles sontses conséquences? Il y a la famine qui se développe. En conséquence, avec cette misère, le nombre de vols se multiplient ainsi que les meurtres.

  7. Les impôts des paysans.

  8. Plus on a de moyens, plus on veut en avoir. Ce pauvre apporte tout, bled, fruit, argent, salade. Ce gros Milord assis, prest a tout recevoir, ne luy veut pas donner la douceur d’une œillade. Le noble et le paysan ( Gravure coloriée de Lagniet-Guérard, XVIIè siècle, BNF, Paris ). La mouche qui volle, il ne faut point daisle A quoi est comparé le noble ? Il faut paier ou agreer A tous Seigneurs, tous honneurs. Maigre comme un levrier datache A quoi est comparé le paysan ? Pourquoi ? Le noble prend tout au paysan qui ne peut se défendre. Il est pris au piège comme la mouche. Plus a le Diable, plus il veut en avoir

  9. A noter : I )- Quelle est la société française à l’époque de Louis XIV :

  10. II )- Molière critique la société d’ordres : Portrait de Molière (1622-1673) (Peinture de C.-A. Coypel, XVIIe siècle. Bibliothèque de la Comédie-Française, Paris.) Jean-Baptiste Poquelin naît en 1622. Il est le fils d'un tapissier du roi, Jean Poquelin. Après d'excellentes études, il renonce à prendre la succession de son père. Il monte une troupe de comédiens ambulants et prend le pseudonyme de Molière. À partir de 1658, il est installé à Paris où il a son théâtre. Il joue de nombreuses comédies devant le public parisien ou dans les châteaux royaux devant le roi et la cour. Il meurt en 1673 peu après une représentation du Malade imaginaire. • Beaucoup de grands écrivains ont vécu au temps de Louis XIV. La Fontaine, qui a écrit des fables, Boileau des satires. Racine des tragédies, Molière des comédies... Dans la plupart de ses œuvres, Molière se moque des travers des hommes et de la société. • Le Bourgeois gentilhomme, de Molière a été représenté pour la première fois en 1670 au château de Chambord devant le roi et la Cour. Il s'agit d'une comédie ballet (une comédie entrecoupée de chants et de danses). Dans cette pièce, Molière se moque d'un riche bourgeois. Monsieur Jourdain, qui veut imiter le comportement et le genre de vie des nobles. Le spectacle a beaucoup plu au roi et à la Cour qui le redemandèrent par la suite plusieurs fois.

  11. Qui a écrit la pièce et où a-t-elle été jouée en 1670 ? Le Bourgeois gentilhomme ( page de titre et frontispice ) ( Molière, œuvres. Paris 1682, Tome V. Bibliothèque Municipale, Versailles )

  12. La demande en mariage de Cléonte « Cléonte. Monsieur, je n'ai voulu prendre personne pour vous faire une demande que je médite depuis longtemps. Elle me touche assez pour m'en charger moi-même, et, sans autre détour, je vous dirai que l'honneur d'être votre gendre est une faveur glorieuse que je vous prie de m'accorder. [...] Monsieur Jourdain. Touchez-la1, Monsieur: ma fille n'est pas pour vous. Cléonte. Comment? Monsieur Jourdain. Vous n'êtes point gentilhomme2, vous n'aurez pas ma fille. Madame Jourdain. Que voulez-vous dire avec votre gentilhomme? Est-ce que nous sommes, nous autres, de la côte de saint Louis3 ? Monsieur Jourdain. Taisez-vous, ma femme : je vous vois venir. Madame Jourdain. Et votre père, n'était-il pas marchand aussi bien que le mien? 1. Un geste concluant un accord (tapez-la). 2. Noble. 3. Descendant du roi saint Louis. À quelle catégorie sociale et à quel ordre appartient Jourdain? Quelle phrase le prouve ? Il appartenait à l’ordre du tiers état dans la catégorie des bourgeois. Monsieur Jourdain. Peste soit de ma femme ! Elle n'y a jamais manqué. Si votre père a été marchand, tant pis pour lui ; mais pour le mien, ce sont des malavisés qui disent cela. Tout ce que j'ai à vous dire, moi, c'est que je veux avoir un gendre gentilhomme. 4. Pauvre. Pourquoi Jourdain ne veut-il pas marier sa fille à Cléonte ? Il veut la marier à un noble.

  13. Madame Jourdain. Il faut à votre fille un mari qui lui soit propre, et il vaut mieux pour elle un honnête homme riche et bien fait, qu'un gentilhomme gueux4 et mal bâti. [...] Monsieur Jourdain. [...] J'ai du bien5 assez pour ma fille, je n'ai besoin que d'honneur, et je la veux faire marquise. Madame Jourdain. Marquise? Monsieur Jourdain. Oui, marquise. Madame Jourdain. Hélas ! Dieu m'en garde. Monsieur Jourdain. C'est une chose que j'ai résolue. Madame Jourdain. C'est une chose moi, où je ne consentirai point. Les alliances avec plus grand que soi sont sujettes toujours à de fâcheux inconvénients. Je ne veux point qu'un gendre puisse à ma fille reprocher ses parents et qu'elle ait des enfants qui aient honte de m'appeler grand-maman [...]. Je veux un homme à qui je puisse dire "Mettez-vous là mon gendre et dînez avec moi." Monsieur Jourdain. Voilà bien les sentiments d'un petit esprit, de vouloir toujours demeurer dans la bassesse. Ne me répliquez pas davantage : ma fille sera marquise en dépit de tout le monde, et si vous me mettez en colère, je la ferai duchesse. » Acte III, scène 12. 5. J'ai assez de fortune Quel est le point de vue de madame Jourdain ? Elle est contre car elle sait combien les nobles méprisent les bourgeois. Elle veut un gendre avec qui elle ait des contacts familiaux et non méprisant.

  14. Le stratagème Afin d'épouser la fille de Jourdain, Cléonte décide de se faire passer pour le fils du Grand Turc. Covielle, le valet de Cléonte, se rend auprès de Jourdain. Comment Covielle attire-t-il Jourdain dans le piège ? Il fait croire qu’il parle en Turc. Tout cela impressionne Monsieur Jourdain. Quel est le stratagème de Cléonte pour épouser la fille de Jourdain ? Cléonte se fait passer pour un noble puisqu’il serait le fils d’un roi Turc. « Covielle. Ce qu'il y a d'avantageux pour vous, c'est qu'il est amoureux de votre fille. Monsieur Jourdain. Le fils du Grand Turc? Covielle. Oui, et il veut être votre gendre. Monsieur Jourdain. Mon gendre, le fils du Grand Turc! Covielle. Le fils du Grand Turc votre gendre. Comme je le fus voir et que j'entends parfaitement sa langue, il s'entretint avec moi; et après quelques autres discours, il me dit : Acciam croc soler ouch alla moustaph gidelum amanabem varahini oussere carbulath, c'est- à-dire : "N'as-tu point vu une jeune belle personne, qui est la fille de monsieur Jourdain, gentilhomme parisien?" Monsieur Jourdain. Le fils du Grand Turc a dit cela de moi? Covielle. Oui. Comme je lui eus répondu que je vous connaissais particulièrement, et que j'avais vu votre fille: "Ah! me dit-il, Marabada sahem", c'est-à-dire « Ah ! que je suis amoureux d'elle ! » Monsieur Jourdain.Marabada sahem veut dire "Ah ! que je suis amoureux d'elle ! " ? [...] Covielle. Enfin pour achever mon ambassade, il vient vous demander votre fille en mariage ; et pour avoir un beau-père qui soit digne de lui, il veut vous faire Mamamouchi, qui est une grande dignité de son pays. Monsieur Jourdain.Mamamouchi7 Covielle. Oui Mamamouchi; c'est-à-dire en notre langue, paladin. Paladin, ce sont de ces anciens... Paladin, enfin. Il n'y a rien de plus noble que cela dans le monde, et vous irez de pair avec les plus grands seigneurs de la terre. Monsieur Jourdain. Le fils du Grand Turc m'honore beaucoup, et je vous prie de me mener chez lui pour lui en faire mes remerciements. » Acte IV, scène 3.

  15. A noter : II )- Molière critique la société d’ordres :