La crise financiere
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La crise financiere. 3 ème Partie : L’Euro a-t-elle un avenir ?. Université populaire Boris Mazurier Conférence du 28/11/2013. La crise financiere. Introduction La crise financière de 2008 a eu des conséquences désastreuses sur les économies européennes et sur l'Euro

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La crise financiere

La crise financiere

3ème Partie : L’Euro a-t-elle un avenir ?


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Université populaire

Boris Mazurier

Conférence du 28/11/2013

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La crise financière selon Boris Mazurier - 3 ème partie


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Introduction

La crise financière de 2008 a eu des conséquences désastreuses sur les économies européennes et sur l'Euro

Pour bien comprendre la situation actuelle, il faudra remonter à la création même de nos institutions

Puis introduire les effets de la crise financière sur nos économies et notamment sur les dettes publiques

Et de se poser enfin une question qui revient régulièrement dans les réflexions et les médias, à savoir s'il faut demeurer ou non dans la zone de l'Euro

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La crise financière selon Boris Mazurier - 3 ème partie


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L'Europe, d'un espoir pour la paix et la construction d'un espace de libre échange

Sans rentrer dans le détail, il est utile de rappeler ici quelques dates :

  • 1939 - 1945 : Seconde guerre mondiale

  • 1957 : Traité de Rome entre 6 pays (France, Allemagne, Italie et Belgique, Pays bas et Luxembourg) créant la CEE. Traité qui prévoit une union douanière entre ces pays avec un objectif, abaisser les tarifs douaniers

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  • Création de la PAC en 1967 pour soutenir les prix agricoles et la préférence communautaire

  • Libre circulation des capitaux en 1985 avec déréglementation des marchés financiers européens, totale en 1990

  • Acte unique européen en 1985 qui prévoit la libre circulation des biens avec l'achèvement du grand marché unique en 1993

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1929 : la crise de Wall Street

  • Dans un premier temps, les autorités concernées estiment que les marchés vont se réguler. Le « laisser-faire » est de mise

  • Face au marasme, réaction dans la sphère réelle et application des idées de l'économiste John Maynard Keynes, la politique du New Deal

  • Les régulateurs se mettent d'accord pour intervenir face aux défaillances de marchés

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  • Libre circulation des hommes avec l'accord de Schengen négocié en 1990

  • En 1993, achèvement du grand marché unique et la CEE devient l'UE

    2 conséquences majeures d'un point de vue économique :

  • Aujourd'hui, les 2/3 des échanges de l'union européenne sont intra zone

  • L'union européenne est le 1er marché économique dans le monde

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En cela, la libéralisation de l'espace européen a permis une véritable croissance économique

Explications nombreuses dont celle de Paul Krugmann

La théorie des économies d'échelle.

  • Coût total = coûts fixes + coûts variables

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Un besoin évident de support commun monétaire, l'Euro

  • De la fin de la seconde guerre mondiale aux années 70, systèmes de changes fixes pour une meilleure stabilité des changes et donc des monnaies

  • Fin du système monétaire international en tant que tel

  • 1972 : Face à l'instabilité des changes, création du serpent monétaire, SME, tunnel dans lequel les monnaies peuvent fluctuer entre elles

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  • 1979 : Création du SME, système monétaire européen, qui réduit les marges à + ou – 2,25 % et ce autour d'un cours pivot, virtuel, l'ECU (précurseur de L'EURO)

  • 1992 : Lors du traité de Maastricht, la monnaie unique est décidée. Ce traité est extrêmement important car il énonce que la monnaie unique n'est faisable que si les économies convergent. Pour cela, plusieurs critères de convergences décidés :

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  • Stabilité des prix : Le taux d'inflation d'un État membre donné ne

    doit pas dépasser de plus de 1,5 point celui de trois États membres présentant les meilleurs résultats en matière de stabilité des prix

  • Déficit public : Celui-ci ne doit pas dépasser 3% du PIB. Entendre par le déficit public, déficit de l'Etat + déficit de la sécurité sociale

  • Dette publique : inférieure à 60% du PIB

  • Taux d'intérêt long terme : ne doivent pas dépasser de plus de 2% ceux des Etats membres présentant les meilleurs résultats en terme de stabilité des prix

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Pourquoi Ces critères ?

Deux raisons :

  • Une raison technique. Les critères permettent ensemble d'assurer une stabilité économique et financière du pays selon un certain nombre de théories prenant en considérant les effets de la politique monétaire et la politique Budgétaire

  • Une raison politique : l'histoire d'un certain Guy Abeille et les raisons du 3%

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Pourquoi l'Euro et pourquoi une monnaie unique ?

  • Zone de stabilité monétaire visant à attirer les investisseurs étrangers (hausse des IDE)

  • Une monnaie unique pour faciliter les échanges

  • Une monnaie unique pour éviter les risques de change

  • Fin des coûts de transaction

  • Permet des économies d'échelle

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1998 : création de la BCE avec pour objectif de stabiliser l'inflation, Et pour cela, ses missions fondamentales sont :

  • définir et mettre en œuvre la politique monétaire de la zone euro

  • conduire la politique de change de la zone euro

  • détenir et gérer les réserves de change des États membres

  • assurer le bon fonctionnement des systèmes de paiement

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En Europe, on s'accorde pour dire que 2,5% est un taux maximal d’inflation supportable pour les économies et le pouvoir d'achat

La BCE est indépendante dans ses missions

La BCE récupère la supervision des grandes banques de la zone Euro 1er mars 2014

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  • 1999 : 11 pays européens adoptent l'Euro

  • 2001 : la Grèce passe à l'Euro

  • 2002 : circulation de la monnaie divisionnaire et fiduciaire

  • Aujourd'hui : 17 pays européens sont à l'Euro et bientôt 18. Ont refusé : Danemark, RU et Suède

  • Renforcement des critères en 2011 par le pacte de stabilité et pacte budgétaire européen

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Conclusion :

  • L'Europe et en particulier la zone euro sont un lieu d'échange attractif

  • Marché unique avec une monnaie unique et une libéralisation des marchés de biens, de personnes et des capitaux

  • L'Europe coordonne les politiques conjoncturelles budgétaires, monétaires

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Mais :

  • Des convergences pas toujours respectées y compris par les grands pays comme la France et l'Allemagne en 2004 (assouplissement des critères de convergence)

  • Un endettement déjà considérable

  • Des variables économiques telles que l'investissement, l'innovation, coûts de production, qui semblent incompatibles pour faire face à la mondialisation

  • Un marché unique non achevé sur certains dossiers tel que le social ou encore la fiscalité entraînant des distorsions de concurrence

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Les conséquences de la crise financière sur l'Europe

Le transfert de la dette privée vers la dette publique pour sauver le monde financier européen va rendre les endettements publics non seulement insoutenables, mais va rapprocher les pays concernés d'un risque de défaut de paiement

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Les conséquences de la crise économique, 2 cas différents :

  • La grèce : La crise a pour origine le surendettement

    • Dès le printemps 2010, la Grèce voit son déficit budgétaire « officiel » exploser

    • Doutes des marchés financiers sur sa solvabilité, défiance

    • Le gouvernement grec est obligé d'emprunter notamment au travers d'emprunts obligataires mais hausse des intérêts ce qui le fait rentrer dans une spirale de déficit

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  • Grosse erreur des pays européens en considérant que la Grèce ne fera pas défaut. Les marchés financiers, les créanciers en premier lieu, eux y croiront. Conséquence = Les taux d’intérêts explosent et l'Europe réalise rapidement alors qu'il leur faut réagir et soutenir le pays pour éviter le défaut

  • Le 02 Mai 2010, plan avec le FMI et l'union européenne de 110 milliards d'euros sur 3 ans, le temps que la Grèce puisse à nouveau emprunter sur les marchés financiers

  • En contrepartie, mesures pour réduire le déficit budgétaire. Le FESF prête à des taux plus raisonnables.

  • Mais pendant ce temps, l'économie grecque s'effondre ce qui diminue encore les recettes fiscales. Conclusion, le déficit continue à s'aggraver comme les marchés l'avaient prévu

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  • En Février 2012, accord sur une réduction négociée de la dette avec les créanciers privés à hauteur de 110 milliards d'euros.

    Depuis, si les taux d'intérêts sont désormais plus bas, ce qu’il faut retenir, c’est que la Grèce avait dérogé aux contraintes des critères de convergences car même sous évalués, le déficit budgétaire et la dette étaient bien supérieures

    La crise a eu un effet dévastateur sur un état qui était déjà surendetté.

    La divergence est tellement importante qu'il a été envisagé la sortie de l'Euro, au moins le temps que le pays converge de nouveau

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La crise au travers du mécanisme plus classique : cas de l'Espagne et de l'Irlande

  • A l'origine, nous trouvons un mécanisme bien connu qui est le transfert de la dette bancaire vers la dette publique

  • Recapitalisation des banques et création d'une structure qui rachète les actifs douteux des banques

    Conséquence : la dette publique des ces pays augmente, le doute s'installe et les taux d'intérêts s'accroissent.

  • Rôle des agences de notation : baissent la note des titres publics dont la valeur baisse

  • Banques détiennent une partie de ces titres publics

  • Baisse de la valeur de leur actif

  • Obligation de les soutenir financièrement...

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Les mesures prises par les autorités politiques et financières de la zone Euro

Double objectif :

  • Éteindre le feu à court terme

  • Définir sur le long terme une solvabilité structurelle des économies de la zone Euro

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Rôle de la BCE : Nouvelle interprétation de ses prérogatives

  • La BCE ne peut intervenir directement mais va acheter des titres publics sur le marché secondaire (220 milliards d'Euros)

  • Soutien aux banques par dispositifs classiques

  • Fin 2011 : dispositif de refinancement long terme aux banques (LTRO) sur 3 ans à taux fixe et pour des montants illimités (1 000 milliards euros)

    Conséquence : confiance qui revient quelque peu et baisse du spread

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Dernière action en 2012 : l'OutrightMonetary transaction, OMT qui consiste à l'achat de dette d'un pays par la BCE si celui ci fait appel au MES (qui contient des engagements de réduction du déficit)

9 Mai 2010 : à côté de la BCE, création du FESF. Organisme qui emprunte sur les marchés financiers à faible taux. Fond doté de 440 milliards d'Euros

  • Prêts à la Grèce, puis Irlande, Portugal et Espagne (200 milliards d'Euros)

    Octobre 2010 : MES remplace et prolonge l'action du FESF en devenant le principal créancier (hors FMI) dans le cadre du pacte de stabilité budgétaire (qui contient la règle d'or)

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La crise financière actuelle est elle responsable à elle seule de lasituation actuelle ?

Un des fondements théoriques de la zone euro, la TZMO, est riche enenseignement

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  • Mundell  (1961): proche des Keynésiens : il peut y avoir des freins à l’auto régulation des marchés et donc les prix et les salaires ne s’ajustent pas à CT. Si nous avons deux pays avec deux produits, A et B. Si la demande B glisse vers la demande A. le pays B ne pourra donc plus écouler toute la production donc faillite d’entreprise etchômage

    Si les deux pays ont une monnaie propre, une appréciation du taux de change du pays A permettra au pays B d’être plus compétitif (théoriquement). Mais comment faire si le taux de change ne peut plus suffisamment varier  ? (change fixe  ?)

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La seule possibilité est la présence d’une mobilité parfaite des travailleurs qui iraient travailler dans le pays A. Cela ne prend pas en compte la flexibilité des salaires et des prix (remise en cause par les néo libéraux. Mundell s’inscrit dans un système international de changes fixes

  • Mc Kinnon (1963)  : incorpore la variable «  échanges extérieurs  ». En économie ouverte, en cas de dépréciation du taux de change, inflation des produits importés. Valable d’autant plus que le degré d’ouverture est important. Il faut donc pour éviter cette situation de créer une zone qui permette d’éviter toute déstabilisation par les changes

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  • Kenen (1969)  : Il abandonne l’hypothèse de Mundell sur la mono production et estime que plus la production est diversifiée plus l’impact des variations des taux de change est faible sur l’économie donc sur le monde du travail. On en déduit que plus la zone est grande, plus la ZMO est réalisée, moins il y aura d’impacts car d’autant plus de production diversifiée

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  • 1969  : Johnson va montrer qu'une forte intégration fiscale et budgétaire est nécessaire et permet d'amortir les déséquilibres tels que ceux énoncés par Mundell. La «  victime  » du déséquilibre pourra alors pour compenser, moins contribuer aux budgets centralisés ou plus précisément fédéraux

    De nombreux modèles théoriques et autres recherches dont les travaux de Paul Krugman (spécialisation, introduction de la flexibilité des prix...)

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Enseignement de tout ceci :

Pour construire une zone monétaire optimale, support de développement des échanges intra-zone avec recherche de stabilité des changes :

  • Une zone suffisamment importante

  • Une certaine spécialisation des produits

  • Une intégration fiscale et budgétaire importante

  • Une convergence des variables monétaires et financières

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La TZMO est donc fondatrice de la zone Euro et ce même si le déclencheur est politique

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Dans la réalité, application imparfaite :

  • Eichengreenen 1997 puis Puga en 1999 vont démontrer une faible mobilité des populations

  • Le fédéralisme budgétaire et fiscal doit réellement exister

    • D'une certaine façon, depuis la crise de 2008, maintes fois, il a été réclamé un effort aux pays qui remplissaient les critères de convergences et qui annonçaient un AAA serein

    • Des taux de TVA qui divergent et ne permettent pas de concurrence loyale

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  • Selon le rapport Mc Dougall en 1977, à cette époque, il fallait que le budget communautaire fasse 5 voire 7% du PIB de la CEE. La zone de la CEE s'est accrue. Il faut minorer le point de comparaison, l'an dernier, les chefs d'état et de gouvernement décident d'un commun accord d'abaisser le niveau de budget qui ne représentait déjà même pas 1%

    A titre de comparaison, le budget fédéral représente 24% aux USA. Il n'y a donc pas suffisamment d'intégration budgétaire et fiscal pour rendre inévitable l'union et notamment l'union monétaire

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Un certain manque de rigueur dans le suivi des critères de convergence :

  • - La Grèce est le cas typique du problème

    En 1997 : PSC est signé à Amsterdam. On encadre au maximum la possibilité d'utiliser le déficit budgétaire

    Raisonnement est simple  : si on laisse à un pays laisser trop de déficit, doute sur la zone euro et la prime de risque sur l'euro va augmenter. De plus, à moyen et long terme, chaque pays doit équilibrer les finances publiques.

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Si le déficit public dépasse les 3% du PIB, un mécanisme de sanctions se met en route. Le conseil des ministres des finances des pays membres doit adresser de fortes recommandations à CT. Si rien n'est fait 10 mois après, obligation de dépôt non rémunéré entre 0,2 et 0,5% du PIB en fonction de la taille du déficit. Cependant, chaque déficit est examiné et exonération possible en fonction d'un choc exogène négatif ou bien encore d'une récession sévère de +2%. Entre 0,75 et 2%, appréciation du conseil des ministres

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  • En 2004, crise économique dans la zone euro et la France et l'Allemagne vont pousser à une interprétation plus souple.

  • En mars 2012 : traité sur la stabilité, coordination et gouvernance. On décide de la « règle d'or »

    Le déficit structurel ne doit pas dépasser 0,5% du PIB. Par déficit structurel on entend le déficit moins les dépenses temporaires en tenant compte de la conjoncture économique

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Si le pays a une dette publique < 60% du PIB, le déficit structurel est porté à 1%

L'objectif ici de la règle d'or est d'adopter une position très stricte sur les déficits et d'agir dès qu'un pays commence à être en difficulté.

Problème, cette mesure aurait peut être été plus facile à réaliser avant la crise, si elle avait été adoptée dès le début de l'intégration budgétaire. Problème d'application

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Conclusion :

  • Pas d'intégration suffisante

  • Trop d'interprétation complaisante des critères de convergence

  • Mauvaise mobilité du travail

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On peut de même ajouter :

  • Difficulté de dépasser le cadre national pour les dirigeants politiques

  • Intégration trop rapide de l'union ?

  • Structure institutionnelle incomplète et demi décisions

  • Rôle de la BCE pas assez important (mais non démocratique)

    La crise financière de 2008 n'a fait que mettre en exergue les faiblesses structurelles de l'union

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Faut il mettre fin à l’Euro ?

  • Etudes économiques sur la fin de l’Euro montrent que seule l'Allemagne à Long terme en profiterait mais quelques scénarios apportent des issues positives pour les autres pays, notamment par la dévaluation de monnaie nationale dans un système de change flottant.

  • Le système de change flottant est un régulateur

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  • Les divergences économiques entraînent des divergences de choix politiques nationaux qui ne prennent pas en considération suffisamment l'Union et qui tendent à montrer qu'une sortie de l'euro est préférable.

  • La montée des nationalismes et pas seulement extrémismes tendent à pousser à une sortie de l'Euro

  • La difficulté de certains pays à résoudre leur problème de dette les poussent vers la sortie

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Cependant:

  • La règle d'or est peut être la réponse pour des économies convergentes

  • Les gouvernements commencent à comprendre qu'il faut aller de l'avant politiquement et de faire un choix :

    • Europe des nations, Europe centralisée, Europe fédérale

  • Quid de la réaction des marchés

  • La zone euro est peut être le meilleur rempart aux vieux démons

  • Les relations commerciales s'en trouveraient inévitablement diminuées

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The End

Et les européens vécurent heureux ensemble et eurent pleins de …..

A vous d'écrire l'histoire

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