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« Dîner Parlementaires » ACDIC : 25 mai 2009

« Dîner Parlementaires » ACDIC : 25 mai 2009. THEME Cession des terres aux entreprises et pays étrangers Quels enjeux pour le développement au Cameroun ? Quelles opportunités, quels risques pour le Cameroun ?. Plan de présentation. État des lieux dans le monde État des lieux au Cameroun

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« Dîner Parlementaires » ACDIC : 25 mai 2009

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Presentation Transcript


  1. « Dîner Parlementaires » ACDIC : 25 mai 2009 THEME Cession des terres aux entreprises et pays étrangers • Quels enjeux pour le développement au Cameroun ? • Quelles opportunités, quels risques pour le Cameroun ?

  2. Plan de présentation • État des lieux dans le monde • État des lieux au Cameroun • Des interrogations • Des suggestions

  3. Phénomène Très motivé dans le monde • L’accroissement de la demande des produits alimentaires de base : (riz, maïs, blé,…etc.) les prix de ces produits ont beaucoup crût depuis 2007, pour différentes raisons. Notamment: les changements climatiques, la baisse des stocks, la croissance démographique, l’augmentation de la demande de certains pays, l’accroissement de la demande en fourrage ; • Les agro carburants :Comme produit de substitution aux énergies fossiles, la demande croit de plus en plus avec la pression des états et le marché est très lucratif ; • Les ressources forestières :IL s’agit du bois et autres produits non ligneux, mais aussi la mise en place des marchés du droit à polluer, les crédits carbone qui créent la possibilité d’obtenir des ressources en échange de la plantation des arbres ; • Les services touristiques : Tourisme écologique (zone côtière, beau paysage, richesse de la faune et flores...etc.), richesses minières ;

  4. Nouveaux champs de spéculation.Le secteur financier, qui a parié des sommes folles sur l'argent de la dette et a perdu, cherche maintenant des zones protégées. Tous ces facteurs font des terres agricoles un nouveau terrain de jeu formidable pour faire des profit • Monnaie de refuge.« La meilleure couverture contre la récession pour les 10 à 15 ans qui viennent est un investissement dans les terres agricoles » Et comme diraitMikhail Orlov, fondateur de Black Earth Farming« L’astuce ici est de ne pas se contenter de moissonner des récoltes mais de moissonner de l'argent. »

  5. A signaler que dans ce contexte de récession, toutes les sociétés de la filière Agro alimentaire font et continuent de faire de profits.Tenez ! • Engrais. YARA (Norvège) a eu 1 116 millions de USD de bénéfice en 2007, 44% de plus par rapport à 2006. . Potash Corp.( Canada) a eu 1 100 millions USD soit 72% d’augmentation. • Semenciers. Monsanto le plus grand, a eu une augmentation de 44% de son bénéfice en 2007 • Pesticides. Syngenta le plus gros fabricant a eu une augmentation de 28% de ses bénéfices au cours du premier trimestre 2008. • Négociants de céréales. Cargill ( USA) a réalisé un bénéfice 2 340 millions USD en 2007, 36% de plus • Agro alimentaires. Nestlé et d’Unilever ont vu leurs ventes augmenter de 7% en 2007 • Supermarchés. Tesco (britannique) signale une hausse de 12,3 % par rapport à l’année dernière . Carrefour en France, Wal-Mart aux USA signalent eux aussi des bénéfices importants.

  6. Motivations différentes suivant les acteurs . Les acteurs privés: Entrepreneurs, investisseurs  Motivations:Maximiser le profit, accroitre la rémunération de leurs actionnaires, faire les affaires. Doing business. Pour eux peut importe qu’il s’agisse de produire n’importe quoi (agro carburant, aliments, exploitation forestière, mine ou minerais…) l’essentielle c’est qu’ils gagnent. Crise financière oblige . Les Etats: investisseurs Motivations :Accompagner leurs investisseurs à la conquête des terres pour nourrir leurs propres populations ou animaux. Production alimentaire offshore . Les Etats: hôtes  Motivations: Besoin d’investisseurs externes pour se développer, le postulat repose sur les principes que les nationaux ne savent utiliser les ressources de manière optimales et ni eux, ni les gouvernements ne disposent les moyens techniques ou financiers pour y parvenir

  7. Qui sont-ils?Les accapareurs de terre motivés par la sécurité alimentaire ? • ASIE: Chine, l’Inde, Japon, Malaisie et Corée du Sud • AFRIQUE: Égypte et Libye • MOYEN ORIENT: Bahreïn, Jordanie, Koweït, Qatar, Arabie saoudite, Oman et Émirats arabes unis Mais, des réalités différentes

  8. La Chine • 40 % des agriculteurs du monde mais seulement 9 % des terres agricoles au niveau mondial, il n’est pas surprenant que la sécurité alimentaire occupe une place importante dans l’agenda politique du gouvernement chinois. Et avec des réserves de devises étrangères de 1 800 milliards USD, la Chine a de quoi investir dans sa propre sécurité alimentaire à l’étranger. • Grâce à sa nouvelle diplomatie géopolitique, quelque 30 accords de coopération agricole ont été conclus au cours de ces dernières années pour offrir aux entreprises chinoises un accès aux terres agricoles des « pays amis » en échange de technologies. • La plus grande partie de l’activité agricole de la Chine à l’étranger est consacrée à la culture du riz, du soja et du maïs, ainsi qu’à des cultures énergétiques comme la canne à sucre, le manioc ou le sorgho. • Le riz produit à l’étranger est toujours du riz hybride, cultivé à partir de semences chinoises importées, et des agriculteurs et des chercheurs chinois enseignent avec enthousiasme aux Africains et à d’autres à cultiver le riz « à la chinoise ».

  9. États du Golfe • Nations construites dans le désert, elles ne disposent que de peu de terres et de ressources en eau pour la culture ou l’élevage • Au cours des cinq dernières années, la facture de leurs importations alimentaires est montée en flèche, passant de 8 à 20 milliards USD • Mais elles possèdent d’énormes quantités de pétrole et d’argent, ce qui leur donne un moyen de pression puissant pour obtenir leur alimentation auprès de pays étrangers. JAPON Selon plusieurs sources, des entreprises japonaises possèdent déjà 12 millions d’hectares de terres agricoles à l’étranger pour la production de denrées alimentaires et de cultures fourragères

  10. Qui sont-ils ?Les pays donneurs de terre en Afrique motivés par des soucis imprécis ? • En Ouganda les chinois ont reçu 4 046 ha de terres qui sont exploités par 400 agriculteurs chinois utilisant des semences importées de Chine • Au Zimbabwe la Chine a reçu le droit d’exploiter 100 000 ha de maïs dans le sud du pays. • En Tanzanie l'entreprise chinoise Chongqing Seed Corp. a annoncé qu'elle a sélectionné 300 ha de terres pour produire du riz hybride à partir de l'année prochaine. • En Ouganda le gouvernement aurait loué à l’Égypte 840 127 ha de terre - un chiffre stupéfiant correspondant à 2,2 % de la superficie totale de l'Ouganda • Au Libéria, le gouvernement a accordé à l'entreprise commune, ADA/LAP Inc, des concessions sur plus de 17 000 ha pour produire du riz. • Au Soudan, le gouvernement a réservé 690 000 ha de terres pour que des Coréens puissent cultiver du blé pour exportation en Corée. • A Madagascar 1,3 millions d’ha ( la moitié surface cultivable de ce pays) ont été offert au groupe coréen DAEWOO LOGISTIC CORP pour produire maïs de fourrage et palmier à huile • Etc

  11. Qu’en pense l’Opinion Internationale? • Banque mondiale, FMI, Société financière internationale, Banque européenne pour la reconstruction et le développement, tous soutiennent ces investissements dans les terres. • FAO:« Je ne vois pas d’inconvénient à ce que les Arabes fassent cet investissement », s’est exclamé Jacques Diouf, directeur de la FAO, mais dit-il, « la terre est une patate chaude politique ».

  12. Etat des lieux au Cameroun 475 000 Km2 de superficie dont : • 15% (71 250 km2) de terres arables avec seulement 29% (14 200 km2) mis en exploitation, soit 57 000 km2 de terres arables disponibles. 5.700.000.ha • 31% de pâturages, • 45% de forêts denses et des savanes arbustives, • 9% de réserves forestières et de parcs nationaux • 67% des populations vivent de l’Agriculture • 90% de producteurs de vivriers font dans l’agriculture familiale • 33% des populations pauvres • 60% de pauvres vivent en milieu rural 

  13. Cession des terres au Cameroun • L'homme d'affaires chinois Jianjun Wang a acquis des droits sur 10 000 ha de terres pour produire du riz. Pour rappel, en mai 2008, la chaîne de télévision française TF1 a consacré un important reportage à la façon • Par décret N°2009/126 du 24 avril 2009, le gouvernement camerounais a signé avec l’Inde, un accord de prêt de 18,825 milliards CFA relatif à la mise en place de 10 000 ha de riz et maïs….par les indiens? • Le Minader est avancé dans les démarches pour l’octroi de 6 000 Ha de terres aux chinois pour la culture du riz dans la haute Sanaga N.B: Les informations touchant à ces cessions de terres sont extrêmement difficiles d’accès.

  14. Nos interrogations • Opportunité Réelle de développement : Mise en valeur des terres (ressources) non utilisées; Apport d’énormes investissements, Mais Comment s’assure t- on que ces opportunités sont réellement saisies pour la Réduction de la pauvreté? • Pourquoi les informations touchant à ces cessions de terres sont-elles si difficiles d’accès? • Quelles sont les conditions de cession de ces terres: Location ou vente? Quelle cahier de charges? • Qu’en est-il des risques réels qu’on court avec de telles opérations? Risques dont les plus en vue sont:

  15. Risques Les plus en vue • Risque de Mise en péril de la sécurité et de la souveraineté alimentaire (Production en fonction du marchés) • Risque de Fortes fluctuation des prix • Risque de Consolidation de l’agrobusiness (consolidation de grandes entreprises agricole à salariés), • Risque de Destruction massive des agricultures familiales avec destruction irréversible des savoirs faire paysans, des modes de vie, la disparition de la diversité culturelle, la réduction de la biodiversité agricole • Risque conflits sociaux ; • Risque d’Exclusions et d’accroissement des inégalités • Risque de conflits de générations

  16. Nos interrogations • Avec 67% des populations qui vivent de l’Agriculture, 90% de producteurs de vivriers faisant dans l’agriculture familiale ( moins d’un hectare) n’est-on pas en droit de se demander si La modernisation de l’agriculture passe-t-elle obligatoirement par les grandes fermes ? Autrement dit: «  Le CAMEROUN a-t-il besoin de petits producteurs efficaces ou de grosses exploitations ? des questions fondamentales qui se cachent derrière le débat sur la définition d’une politique agricole au Cameroun

  17. Question du Dîner parlementaire: 25/11/09 Dans lequel des pays suivants la photo ci-dessous a été prise?: Cambodge; Tanzanie, Chine, Cameroun, Vietnam, Soudan, Corée du Nord ?

  18. Condition minimales de cession • Autorisation de cession par les parlements après débats publics • Information voire association des populations propriétaires des terres aux négociations avec les éventuels investisseurs ; • Etude d’impact à long terme sur l’environnement (sol, réserve en eaux, ressources écologiques, usage des pesticides…), sur l’économie locale, sur l’emploi, • Contractualisation avec cahier de charge (emplois locaux, retombées économiques locales…)

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