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Dr Xavier Verdeil Equipe Opérationnelle d’Hygiène Hospitalière CHU Toulouse- Purpan

Organisation de la lutte contre les infections nosocomiales Nouvelles définitions des infections nosocomiales. Dr Xavier Verdeil Equipe Opérationnelle d’Hygiène Hospitalière CHU Toulouse- Purpan. Nouvelle étape dans les actions nationales de lutte contre les infections nosocomiales.

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  1. Organisation de la lutte contre les infections nosocomialesNouvelles définitions des infections nosocomiales Dr Xavier Verdeil Equipe Opérationnelle d’Hygiène Hospitalière CHU Toulouse- Purpan

  2. Nouvelle étape dans les actions nationales de lutte contre les infections nosocomiales • Plan national 2005 - 2008 • 5grandes orientations • Indicateurs disponibles pour tous • Tableau de bord des infections nosocomiales (IN) • Objectifs quantifiés à atteindre pour 2008

  3. Plan national 2005-2008 5 orientations • 1. Adapter les structures et faire évoluerle dispositif de lutte contre les IN • 2. Améliorer l ’organisation des soins et les pratiques des professionnels ayant un impact sur le risque infectieux • 3. Optimiser le recueil et l’utilisation des données de surveillance et du signalement des IN • 4. Mieux informer les patients et communiquer sur le risque infectieux lié aux soins • 5. Promouvoir la recherche

  4. Plan national 2005-20081. Adapter les structures et faire évoluerle dispositif de lutte contre les IN Exemples d ’actions • Favoriser le développement des Equipes Opérationnelles d’Hygiène Hospitalière (EOHH) inter- établissements • Adapter l ’organisation des CCLIN et de leurs relais régionaux • Mettre en place le CTINILS • Mettre en place un groupe de pilotage pour la coordination des structures et le suivi des actions

  5. Plan national 2005-20082. Améliorer l ’organisation des soins et les pratiques des professionnels ayant un impact sur le risque infectieux Exemples d ’actions • Actualiser et renforcer l ’appropriation des recommandations nationales • Développer l ’évaluation par des programmes d ’audits • Garantir la formation des professionnels et améliorer l ’expertise en hygiène

  6. Définition épidémiologique des IN (2006) • Simple, opérationnelle, standardisée • Reproductible • Basée sur des critères objectifs • ni bactériologiques seuls • colonisation # infection, • absence de prélèvement, prélèvement stérile (IN décapitée) • ni cliniques seuls • surestimation, subjectivité • Multi-critères • Cliniques, radiologiques, microbiologiques • Croisement des sources d ’information • Informatisation +++ • Validation par le clinicien +++

  7. Contexte de la révision des définitions des IN • Deux types d’infection en opposition • nosocomiale • communautaire : par défaut (ou à tort par manque d ’information) • Multiplication du parcours de soins • diversification des structures, multiplication des intervenants • séjours hospitaliers de + en + courts (continuum des soins) • Réactualisation nécessaire (CTIN 1999) • Adaptation aux moyens diagnostiques • Mise en conformité (conférence de consensus...) • Utilisation à des fins très diverses • Assurance, jurisprudence, indemnisation, épidémiologie, clinique...

  8. Elargissement du champ : Infections Associées aux Soins • Prise en charge=soin au sens très large • Notion d ’incubation • Indépendant du lieu de prise en charge • « Associé » et non « lié » • moins interprétatif • Concerne patients, professionnels, visiteurs Une infection est dite associée aux soins si elle survient au cours ou à la suite d ’une prise en charge (diagnostique, thérapeutique ou préventive) d ’un patient, et si elle n ’était ni présente, ni en incubation au début de la prise en charge Une IN est une IAS contractée en établissement de santé

  9. Elargissement du champ Infections Associées aux Soins Lorsque l ’état infectieux au début de la prise en charge n ’est pas connu précisément, un délai d ’au moins 48h ou un délai supérieur à la période d ’incubation est couramment accepté pour définir une IAS. Toutefois, il est recommandéd ’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l ’association entre la prise en charge et l ’infection.

  10. Elargissement du champ Infections Associées aux Soins Pour les infections du site opératoire , on considère habituellement comme associées aux soins les infections survenant dans les 30 jours suivant l ’intervention, ou, s ’il y a mise en place d ’un implant ou d ’une prothèse, dans l ’année qui suit l ’intervention. Toutefois, et quel que soit le délai de survenue, il est recommandé d ’apprécier dans chaque cas la plausibilité de l ’association entre l ’intervention et l ’infection, notamment en prenant en compte le type de germe en cause.

  11. 2 catégories d ’Infections Associées aux Soins (IAS) non exclusives : - Infection associée à l ’environnement de soins (IAE) - Infection associée aux actes de soins (IAA)

  12. Infection associée à l ’environnement de soins (IAE) • Présence physique dans la structure (résidents, soignants, visiteurs) • Origine environnementale mais aussi à caractère épidémique (grippe, légionellose, aspergillose)

  13. Infection associée aux actes de soins (IAA) • Soins au sens large = incluant l ’hébergement et le nursing • Par un professionnel de santé, ou personne encadrée ou soins auto-dispensés dans le cadre d ’un protocole (ex:dialyse à domicile) • Quelque soit le lieu où il est effectué (continuum dans la dispensation des soins) • Infection « liée au terrain » ou à la pathologie sous-jacente  • Catégorie non retenue • Facteur de Risque et évitabilité ne doivent pas rentrer dans la définition

  14. Exclusions de la définition des IAS • Infection présente ou en incubation à l ’admission • Colonisations asymptomatiques • Colonisation urinaire, colonisation sur cathéter • Présence isolée d ’un micro-organisme sur une cicatrice ou une lésion cutanée • Soins auto-prescrits • Infections materno-fœtales (IMF) • Sauf entérocolite ulcéro-nécrosante épidémique, IMF à germes hospitaliers, IMF suite à colonisation maternelle non traitée (Strepto B)

  15. Cas clinique n°1 • Mr X, patient de 72 ans • Infiltration de corticoïdes retard dans l’articulation de l’épaule (arthrose) au cabinet du rhumatologue • 5 jours plus tard : arthrite de l’épaule, culture positive à Staphylocoque doré méticillino-sensible • Traitement chirurgical, antibiothérapie de plusieurs mois, • Séquelles articulaires INFECTION ASSOCIEE AUX SOINS

  16. Cas clinique n°2 • Patiente de 52 ans traumatisée médullaire suite à un accident de la route hospitalisée en réeducation fonctionnelle. • Sonde urinaire à demeure mise en place. • Au 10 ème jour de l ’hospitalisation, elle présente des douleurs lombaires et une fièvre à 39°C. • L ’analyse d ’urine montre des Pseudomonas aeruginosa à 200.000/ml et 40.000/ml globules blancs INFECTION NOSOCOMIALE DU HAUT APPAREIL URINAIRE INFECTION ASSOCIEE A UN ACTE DE SOINS

  17. Cas clinique n°3 • Mr Z, 22 ans • Accident de moto sur le périphérique de Toulouse • Perte de connaissance, fractures multiples • Intubation sur la voie publique par le SAMU, transfert en réanimation • 8 jours plus tard : pneumopathie sous ventilation mécanique à Staphylocoque doré meticillino-Résistant et Escherichia coli INFECTION NOSOCOMIALE : PNEUMOPATHIE DE VENTILATION INFECTION ASSOCIEE A UN ACTE DE SOINS

  18. Cas clinique n°4 • Mme Y, 80 ans • Pose programmée d’une prothèse totale de hanche pour arthrose de hanche • 8 mois plus tard : infection de prothèse • Cure chirurgicale : Staphylocoque doré méticillino-Résistant INFECTION NOSOCOMIALE :INFECTION DU SITE OPERATOIRE INFECTION ASSOCIEE A UN ACTE DE SOINS

  19. Cas clinique n°5 • Mme Z, 84 ans, hébergée en établissement pour personne âgée dépendante avec syndrome démentiel • Présente brutalement une toux, des courbatures, une fièvre à 38°C • Plusieurs résidents présentent les mêmes symptômes • Suite à une enquête épidémiologique un paramyxovirus influenzae est mis en évidence INFECTION ASSOCIEE AUX SOINS INFECTION ASSOCIEE A L’ENVIRONNEMENT DE SOINS

  20. IAS professionnelle • Infection documentée chez un professionnel de santé (PS) dont le développement survient dans un délai compatible avec le délai d ’incubation de la pathologie • associée à • un comptage documenté avec un patient source connu porteur d ’une infection avec le même germe, • ou la notion de prise en charge par le PS de patients atteints par le même germe • ou le fait que le PS ait travaillé dans un secteur prenant en charge de tels patients sous réserve que le mode de transmission du germe soit compatible avec la contamination du PS

  21. Plan national 2005-20083. Optimiser le recueil et l’utilisation des données de surveillance et du signalement des IN Exemples d ’actions • Développer une procédure de validation des données de surveillance produites au niveau national (dans le cadre du RAISIN) • Développer des modalités standardisées desurveillance notamment à l ’aide des systèmes d ’information • Veiller à ce que le dispositif de signalement soit organisé • Mettre en place un tableau de bord des IN

  22. Enquête nationale de prévalence des infections nosocomiales 2006 CTIN InVS RAISIN CCLIN Etablissements de santé

  23. Résultats (1): participation • 2 337 établissements • 42% publics, 41% privés, 17% PSPH • 438 474 lits (95% des lits couverts) • 98.2% des lits publics • 87.2% des lits privés ou PSPH • Patients: 358 467 présents • 36% en CH • 18% en CHU • 15.6% en Clinique Méd-Chirur-Obst

  24. Résultats (2): Population • Âge moyen: 69 ans (55.7%  65 ans) • Pathologie fatale à 1 ou 5 ans (Mac Cabe 1 ou 2) 29.2% • Immunodéprimés: 9.5% • Etablissements « cliniques MCO » : • patients plus jeunes, moins immunodéprimés • pathologies moins graves (Mac Cabe 1 ou 2 : 20.9%)

  25. Résultats (3): facteurs de risque • Intervention <30jours : 21.3% • Dispositif Intra Vasculaire: 24% • Sonde Urinaire : 9.4% • Traitement anti-infectieux: 15.9% • Etablissements « clinique MCO » : • patients plus souvent porteurs de cathéters, de sonde urinaire • patients plus souvent opérés (51,7 % vs 21,3 %)

  26. Résultats (4a): infections nosocomiales • 17 820 malades infectés, 19 296 infections • Taux de prévalence des infectés : 4.97% • Taux de prévalence des infections : 5.38% • Des infections acquises dans l’établissement : 4.34% • Des infections acquises dans un autre établissement : 1.04%

  27. Résultats (4b): infections nosocomiales selon le statut de l ’établissement Type % acquise dans l ’établissement % acquise hors établissement total Public 0,86 4,89 5,75 PSPH 2,05 4,06 6,11 Privé 1,09 2,72 3,82

  28. Fréquence de répartition des IN par site anatomique

  29. Fréquence de répartition des micro-organismes (n=15 803)

  30. Résultats (5): infections nosocomialeset facteurs de risque Taux d ’infections (%) Age < 65 ans 3,83 Age > 65 ans 6,62 Mac Cabe 0 3,38 8,07 Mac Cabe 1 Mac Cabe 2 14,75 Patient immunodéprimé 11,96 Patient non immunodéprimé 4,68

  31. Résultats (5): infections nosocomialeset facteurs de risque Taux d ’infections (%) Patient opéré 8,37 Patient non opéré 4,57 Patient avec cathéter 10,35 Patient sans cathéter 3,82 Patient avec sonde urinaire le jour de l ’enquête 19,65 Patient avec sonde urinaire dans les 7 jours 13,50 Patient sans sonde urinaire 4,11

  32. Résultats (6): évolution entre 2001 & 2006 Patients présents 296 059 Patients infectés 21 010 Taux infectés 6,9 % infectés établissement 5,9 % infectés autres établissements 1,0 % Taux infections 7,5 % infections établissement 6,4 % infections autres établissements 1,1 % 2001 2006 358 467 17 820 4.97% Non connu Non connu 5.38% 4.34% 1.04%

  33. Résultats (7): évolution entre 2001 & 2006 •  4% du taux de patients infectés •  16.2% du taux d’infections •  SARM (52 % en 2006 vs 64 % en 2001) • Diminution plus importante (-38%) de la prévalence des patients infectés pas SARM • 0,29 % en 2006 vs 0,49 % des patients en 2001

  34. Prévalence des infections à SARM(issues d’infections nosocomiales acquises)

  35. Infections nosocomiales selon le type d ’activité

  36. ENP 2006 : Résultats nationaux • Prévalence des infectés et des infections en France

  37. ENP 2006 : Résultats régionaux • Prévalence des infectés et des infections par région

  38. Evolution de la prévalence des IN acquises dans les ES du Sud-Ouest 5,8 4,8

  39. ENP 2006 : Répartition des infections par site dans l’interrégion Sud - Ouest

  40. ENP 2006 : Prévalence des infectés et des IN par type d’établissement de l’interrégion Sud -Ouest

  41. Plan national 2005-20083. Optimiser le recueil et l’utilisation des données de surveillance et du signalement des IN Exemples d ’actions • Développer une procédure de validation des données de surveillance produites au niveau national (dans le cadre du RAISIN) • Développer des modalités standardisées desurveillance notamment à l ’aide des systèmes d ’information • Veiller à ce que le dispositif de signalement soit organisé • Mettre en place un tableau de bord des IN

  42. Tableau de bord des IN5 Indicateurs nationaux retenus • Indicateur Composite des Activités de Lutte contre les IN(issu du rapport d’activité du CLIN) • ICALIN(disponible pour 2004 et 2005) • Surveillance des SARM • Affichage public des résultats 2006 en 2007 • Indicateur de Consommation de Produits Hydro-Alcooliques • ICSHA 2005 • Surveillance des Infections du Site Opératoire • SURVISO 2005 • Consommation des antibiotiques • Affichage public des résultats 2006 en 2007 • Indicateur composite :IC-ANTIB • Consommation antibiotique

  43. Programme national LIN Mieux informer • Partager l’information avec le public : • Mise en place des pages Tableau de Bord sur le site du Ministère : • http://www.sante.gouv.fr/htm/dossiers/nosoco/tab_bord/accueil.htm

  44. Indicateurs retenus1. ICALIN • Indice Composite des Activités de Lutte contre les IN • Indicateur de moyens permettant de mesurer les actions de prévention et de contrôle des IN sur la base du bilan annuel d ’activité standardisé • Note globale sur 100

  45. Indicateurs retenus1. ICALIN • Pondération des items de l’ICALIN par fonctions et sous-fonctions, exemples 1. Organisation (sur 33) • Lutte contre les IN inscrite dans le contrat d’objectifs et de moyens : 2 points • Programme d’actions élaboré par le CLIN : 9 points • Information sur la lutte contre les IN dans le livret d’accueil : 1 point 2. Moyens (sur 33) • Correspondants en hygiène paramédicaux : 4 points • Formation des médecins ou pharmaciens : 3 points 3. Action (sur 34) • Réalisation d’un type d’évaluation (2 points), dont un audit de pratique (3 points) • Protocoles prioritaires (12 points) et autres protocoles (5 points)

  46. Indicateurs retenus1. ICALIN • Mis en place • Résultats 2004 et 2005 rendus publics (mis en ligne sur le site du Ministère de la santé www.sante.gouv.fr • Résultats semi quantitatifs en 5 classes A à E • Résultats 2005 La comparaison des résultats ICALIN 2004/2005 montre que 56.4% des ETS ont progressé d’au moins 1 classe

  47. Indicateurs retenus1. ICALIN • Avantages • Fiabilité des résultats (mesurée par l ’étude COMPAQH): bonne en moyenne • Recueil déjà organisé et informatisation depuis 2000 • Prise en compte possible de tous les aspects de la LIN • Outil de lecture directe, pédagogique, facteur d ’émulation • A compléter par d ’autres indicateurs • Montre l ’état d ’avancement de la mise en place de la LIN en France • Permet une vision régionale • Outil de pilotage à destination des ARH pour accompagner les établissements les plus en retard par rapport à la dynamique nationale

  48. Indicateurs retenus 2. Consommation de PHA : ICSHA • Volume annuel de produits hydroalooliques (gels et solutions) par journée-patient  Indicateur de résultat permettant d ’évaluer l ’hygiène des mains du personnel = Vol de PHA commandés par la pharmacie pendant l ’année en ml / Nombre total annuel de journées d ’hospitalisations (hors HDJ, HAD, activité ambulatoire) • Résultats semi quantitatifs en 5 classes (de A à E)

  49. Indicateurs retenus 2. Consommation de PHA : ICSHA • L’objectif personnalisé de l’établissement correspond à la somme de l’objectif personnalisé de chaque spécialité • Le nombre minimal de frictions par jour et par patient varie de 2 (psychiatrie, un passage aux urgences) jusqu’à 48 (réanimation) • Un ICSHA bas • Ne veut pas dire que les soignants ne se lavent pas les mains • Signale le niveau d’investissement de l’établissement dans la promotion de l’hygiène des mains par les PHA

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