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La décompression. Emmanuel Bernier (rév. 19/9/12). Plan du cours. La dissolution des gaz Le modèle de Haldane Le cadre réglementaire L’utilisation des MN90 Généralités Plongée isolée 2 ème plongée : calcul, planification Incidents Cas particuliers : altitude, nitrox, O 2

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Presentation Transcript
La d compression

La décompression

Emmanuel Bernier

(rév. 19/9/12)


Plan du cours
Plan du cours

  • La dissolution des gaz

  • Le modèle de Haldane

  • Le cadre réglementaire

  • L’utilisation des MN90

    • Généralités

    • Plongée isolée

    • 2ème plongée : calcul, planification

    • Incidents

    • Cas particuliers : altitude, nitrox, O2

  • Les ordinateurs de plongée

  • La gestion des procédures hétérogènes

  • L'accident de décompression


La dissolution des gaz

P

T

P = Téquilibre

P > Tsous-saturation

P = Téquilibre

P < Tsur-saturation

P << T sur-saturationcritique

La dissolution des gaz

  • Pression du gaz sur le liquide  dissolution

  • Gaz gazeux et gaz dissout

  • 4 états : sous-saturation, équilibre, sur-saturation, sur-saturation critique

  • À l’équilibre, par définition :

    tension (gaz dissous) = pression (gaz gazeux)

  • La quantité de gaz dissous est proportionnelle à sa solubilité dans le liquide et à sa tension

  • La solubilité varie avec la température


Les 3 tats de saturation en plong e
Les 3 états de saturation en plongée

PPN2

PPN2

N2

TN2

TN2

N2

TN2

TN2

En surfaceSaturation

En plongéeSous-saturation

A la remontéeSur-saturation


Les facteurs qui influencent la dissolution
Les facteurs qui influencent la dissolution

  • Pression du gaz (Profondeur) : pression  gaz dissous 

  • Durée d’exposition (Temps d’immersion) : durée  gaz dissous 

  • Surface de contact (Vascularisation, réseau capillaire) : surface  vitesse de dissolution 

  • Température (37°C) : température   gaz dissous 

  • Nature du gaz et du liquide (taille des molécules, affinité, solubilité) : Tissus (sang, lymphe,…), mélange gazeux respiré

  • Agitation : agitation  vitesse de dissolution  (Débit sanguin, perfusion)

  • Le corps humain dissout environ 1L d’azote / ATM d’air respiré



Historique succinct
Historique succinct

  • 1670 : R. Boyle observe un ADD sur une vipère brutalement décomprimée

  • XIXe siècle : travail au sec en milieu hyperbare (piles de ponts)  « mal des caissons », bends

  • Paul Bert (physiologiste et homme politique français) :

    • Physiologie de la respiration : effets de l’altitude et de la plongée  rôle de la pression partielle d’oxygène

    • 1878 : « La pression barométrique »

    • Rôle des bulles d’azote dans l’ADD  progressivité de la déco

  • John Scott Haldane (physiologiste écossais) :

    • Rôle du CO2 sanguin dans la respiration

    • 1906 : chargé par l’amirauté britannique d’établir un protocole de déco  expérimentation animale  modélisation

    • 1908 : premières tables de déco avec paliers (ΔP / P ≤ 2)


Mod le de d compression
Modèle de décompression

  • Notion de modèle :

    • Représentation simplifiée de la réalité

    • Hypothèses

    • Calibration

    • Validation expérimentale

    • Simulation

  • Modèle de Haldane :

    • 5 hypothèses :

      • Équilibre alvéolaire instantané

      • Équilibre tissulaire instantané

      • Tissus anatomiques représentés par des compartiments

      • Taux de perfusion constant

      • Charge et décharge symétriques

    • Tout le gaz est dissout, les bulles sont pathogènes (Sc)

    • Perfusion limitante (débit d’irrigation, solubilité)


Les compartiments
Les compartiments

  • Ils représentent un ensemble de tissus anatomiques

  • Ces tissus sont plus ou moins perfusés

  • Ils ont une certaine capacité à stocker de l’azote (en fonction de leur volume et de la solubilité de l’azote dans le tissu)

  • Q = Q0 x Vr

Q

Vr (gradient)

Vi (tension initiale)


Compartiments courts et compartiments longs
Compartiments courts et compartiments longs

Compartiment long

Compartiment court


Que nous dit le mod le de haldane
Que nous dit le modèle de Haldane ?

  • Les différents tissus de l’organisme sont représentés par des compartiments

  • Chaque compartiment est caractérisé par sa période (en min) significative de sa perfusion, donc de sa vitesse de charge et de décharge

  • En 1 période, le compartiment échange la moitié du gradient

  • G = pression partielle – tension

  • Volume critique des bulles tissulaires :TN2 / Pabs ≤ Sc  Pabs ≥ TN2 / Sc détermine les paliers


M thodologie de calcul
Méthodologie de calcul

  • Tension initiale (Ti)

  • Pression partielle d’azote respirée = PpN2 resp

  • Gradient (G)

  • Nombre de périodes

  • Pourcentage de saturation (%sat)

  • Tension finale (Tf)

    G = PpN2 resp – Ti

    Tf = Ti + %sat x G


Mn90 compartiment directeur

1,0 b

1,2 b

1,4 b

1,6 b

1,8 b

TN2 / Sc

TN2 / Sc

TN2 / Sc

TN2 / Sc

2,0 b

MN90 : Compartiment directeur

  • Pour chaque compartiment on calcule TN2 / Sc qui représente la Pabs minimum autorisée

  • Le compartiment directeur est celui qui impose le premier stop  valeur Pabs la plus grande

  • En pratique :

    • Plongée profonde mais courte : compartiment court

    • Plongée peu profonde et longue : compartiment long


Exemple
Exemple

  • Plongée de 30min à 40m

  • 2 compartiments


Limites du mod le de haldane
Limites du modèle de Haldane

  • Présence de micro-bulles circulantes à la décharge (gaz gazeux)

  • Décharge plus lente que la charge du fait des micro-bulles ( modèle sigmoïde, modèle à décharge linéaire)

  • Équilibre alvéolaire ralenti en cas d’engorgement du filtre pulmonaire

  • Équilibre tissulaire non instantané dans les tissus lents (cartilages articulaires)

  • Taux de perfusion variable à effort (augmentation de la température et de la perfusion)

  • Composition du gaz alvéolaire différente de celle du gaz respiré (H2O et CO2 indépendants de la pression)

  • Variété et nouveauté des modèles : Buhlmann, VPM (paliers profonds), RGBM, M-values (seuil N2 variable avec la profondeur), Hempleman (diffusion limitante),…


Cadre r glementaire
Cadre réglementaire

  • Arrêté du 22/6/1998, art. 8 : « Les pratiquants ont à leur disposition sur les lieux de plongée … un jeu de tables permettant de vérifier ou recalculer les procédures de remontées des plongées réalisées au-delà de l'espace proche »

  • Ibid., art.10 : « Sauf dans les piscines ou fosses de plongée dont la profondeur n'excède pas six mètres, les plongeurs évoluant en autonomie et les guides de palanquée sont équipés chacun … des moyens de contrôler personnellement les caractéristiques de la plongée et de la remontée de leur palanquée. »

  • Ibid., art.11 :« La plongée subaquatique autonome à l'air est limitée à 60 mètres. Un dépassement accidentel de cette profondeur de 60 mètres est autorisé dans la limite de 5 mètres. »

  • Liberté de choix du moyen de contrôler la décompression

  • MN90 utilisées pour les examens FFESSM et J&S



Mn90 g n ralit s
MN90 : Généralités

  • Vitesse de remontée : 15 à 17m/min, 6m/min entre paliers

  • 2 plongées / 24h au maximum

  • Pas d’interpolation des temps et des profondeurs  arrondi supérieur

  • Profondeur maxi 60m ; 62 et 65m utilisables en cas de dépassement accidentel  pas de plongée dans les 12h suivantes




Mn90 2 me plong e
MN90 : 2 précédentes)ème plongée

  • IS : durée entre émersion 1ère plongée et immersion 2ème plongée

  • IS < 15min : consécutive

    • 1 seule et même plongée

    • Durée = D1 + D2

    • Profondeur = max (P1, P2)

  • IS ≥ 15min et ≤ 12h : successive

    • Majoration : « mémoire » de la saturation en azote due à la 1ère plongée au moment de l’immersion pour la 2ème plongée c’est le temps qu'il faudrait rester à la profondeur de la 2ème plongée pour avoir le même niveau de saturation que celui dû à la 1ère plongée au moment de la 2ème immersion


Mn90 majoration
MN90 : Majoration précédentes)

N2 = 1,10

N2 = 0,95 (AR)

N2 = 0,8

N2 = 0,8

N2 = 0,95

N2 = 0,8

N2 = 0,95


Mn90 majoration1
MN90 : Majoration précédentes)




Mn90 planification
MN90 : Planification précédentes)

  • Prévoir :

    • profil (profondeur et durée)

    • moyens (pendeur, parachute,…) compatibles avec les conditions de la plongée (froid, courant,…)

    • durée de décompression

    • stock d'air disponible (y/c réserve 50b)

  • Ordinateur : mode planification (cf. notice d'utilisation) ; on ne peut pas se baser sur une planification aux tables pour une plongée réalisée à l'ordinateur (pas de mélange des procédures)

  • Différente situations de calcul MN90 :

    • Profondeur, durée déco  durée max plongée isolée

    • Durée plongée, durée déco profondeur plongée isolée

    • GPS, prof, durée plongée, durée déco  IS

    • GPS, IS, durée plongée, durée déco  prof


Mn90 planification suite
MN90 : Planification (suite) précédentes)

  • Profondeur : 32m

  • Durée de paliers maximum : 10min

  • Durée maximum d'une plongée simple ?

  • Lecture directe dans la table à 32m


Mn90 planification suite1
MN90 : Planification (suite) précédentes)

  • Durée de plongée minimum : 40min

  • Durée de paliers maximum : 5min

  • Profondeur maximum d'une plongée isolée ?

  • On recherche dans la table la durée des paliers à différentes profondeurs pour une plongée de 40min :

    • à 20m pas de palier

    • à 22m 2min

    • à 25m10min

    • on se limitera donc à 22m


Mn90 planification suite2
MN90 : Planification (suite) précédentes)

  • 1ère plongée : GPS E

  • 2ème plongée :

    • Profondeur : 25m

    • Durée réelle de plongée minimum : 25min

    • Durée de paliers maximum : 5min

  • IS minimum pour une plongée successive ?

  • À 25m, la durée table maximum pour ne pas dépasser 5min de palier est de 35min

  • Si on veut plonger réellement 25min, la majoration ne doit pas excéder 10min

  • Tableau 2 : AR maxi = 0,89

  • Tableau 1 : GPS E  AR ≤ 0,89 siIS ≥ 2h30


Mn90 planification suite3
MN90 : Planification (suite) précédentes)

  • 1ère plongée : GPS I

  • IS : 3h00

  • 2ème plongée :

    • Durée de plongée minimum : 30min

    • Durée de paliers maximum : 5min

  • Profondeur maximum d'une plongée successive ?

  • Tableau 1 : GPS I + IS 3h00  AR = 0,94


Mn90 planification suite4
MN90 : Planification (suite) précédentes)

  • Après une plongée de 25 minutes à 22 mètres, Achille fait surface à 9h30.

  • Après une plongée de 30 minutes à 25 mètres, Patrocle fait surface à 9h00.

  • A quelle heure, au plus tôt, Achille et Patrocle peuvent-ils replonger ensemble à une profondeur de 20 mètres pendant 40 minutes, sans dépasser 16 minutes de palier  ?

  • Durée de plongée 65 min maxi, donc majo ≤ 25 min, donc AR ≤ 0,99

  • Achille : GPS F  IS ≥ 1 h  immersion à partir de 10h30

  • Patrocle : GPS H  IS ≥ 2 h  immersion à partir de 11h00


Mn90 erreur de planification
MN90 : Erreur de planification précédentes)

  • Profondeur réelle > profondeur planifiée

    • On conserve la majoration planifiée (> majo. réelle)

    • On calcule les paliers avec la profondeur réelle

  • Profondeur réelle < profondeur planifiée

    • On conserve la majoration planifiée

    • On calcule les paliers avec la profondeur planifiée (> prof. Réelle)


Mn90 incidents
MN90 : Incidents précédentes)

  • Remontée rapide (> 17m/min) :

    • Rejoindre la mi-profondeur dans les 3min après émersion

    • 5min de recompression à la mi-profondeur

    • Durée plongée = immersion  début remontée à 15m/min

    • Palier à 3m de 2min minimum

  • Interruption de palier :

    • Rejoindre le palier interrompu dans les 3min après émersion

    • Reprendre intégralement le palier interrompu

  • Pas de réimmersion thérapeutique

  • Pas de réimmersion seul

  • Attention à la profondeur de réimmersion vs saturation

  • Stock d’air vs déco


Mn90 calcul dtr
MN90 : Calcul DTR précédentes)

  • Prof. de remontée ≠ prof. Calcul

    • Remontée rapide : mi-profondeur

    • Remontée lente

    • Consécutive moins profonde

    • Nitrox : profondeur équivalente


Mn90 calcul dtr1
MN90 : Calcul DTR précédentes)


Pression et altitude
Pression et altitude précédentes)

  • Pression atmosphérique = poids de la colonne d’air ( 10 t/m2)

  • À 2000m d’altitude, 2000m de colonne d’air en moins  H < 1,0 bar

  • H diminue d’environ 0,1b tous les 1000m d’altitude

  • Ex : altitude = 3000m, profondeur = 20m  p = 0,7 + 2,0 = 2,7b


Mn90 plong e en altitude
MN90 : Plongée en altitude précédentes)

  • 3 plongées de 50 min après 48h passées à l’altitude concernée

  • Compartiment 50 min, Sc = 1,6 : palier requis ?


Mn90 plong e en altitude suite
MN90 : Plongée en altitude (suite) précédentes)

temps

lac (réel)

mer (fictif : MN90)

Prof.


Mn90 plong e en altitude suite1
MN90 : Plongée en altitude (suite) précédentes)

  • Profondeur fictive = profondeur réelle x H0/H(> profondeur réelle)

  • Profondeur paliers = profondeur palier table x H/H0 (< profondeur table)

  • Durée de remontée = durée table  Vremontée = 15m/min x H/H0 (< Vtable)


Mn90 plong e au nitrox
MN90 : Plongée au nitrox précédentes)

  • Utiliser des tables nitrox !!!

  • Qualification nitrox requise

  • Calcul de la profondeur équivalente donnant la même PpN2 à l’air :

    Pabs x %N2 = Pabséqu x 79%

  • PpO2 ≤ 1,6b  profondeur limite d’utilisation du mélange


Mn90 plong e au nitrox1
MN90 : Plongée au nitrox précédentes)

  • Vous voulez utilisez un Nx 40 à 30m.

  • Le mélange est-il utilisable ?

  • Profondeur équivalente ?

  • PPO2 = 4b x 40% = 1,6b  le mélange est utilisable

  • PPN2 = 4b x 60% = 2,4b = Péqu x 80%

  • Péqu = 3b, soit 20m


Mn90 paliers l o 2
MN90 : Paliers à l’O précédentes)2

  • À partir du palier à 6m !

  • Durée palier = 2/3 du palier à l’air (arrondi supérieur)

  • Réduction applicable si palier résultant ≥ 5min

  • GPS inchangé

  • Qualification nitrox confirmé non requise si le bloc est fixé à un pendeur


Mn90 utilisation d o 2 pur en surface
MN90 : Utilisation d’O précédentes)2 pur en surface


Mn90 utilisation d o 2 pur en surface1
MN90 : Utilisation d’O précédentes)2 pur en surface

  • Utilisation du tableau 1 pour l’IS à l’air

  • Utilisation du tableau 3 pour l’IS à l’oxygène


Mn90 utilisation d o 2 pur en surface2
MN90 : Utilisation d’O précédentes)2 pur en surface

  • Vous sortez d’une 1ère plongée avec un GPS N

  • Vous faites 3h d’intervalle de surface dont une heure d’O2 pur

  • Calculez l’AR selon que vous respirez l’O2 en début ou en fin d’IS

  • GPS N 1,19 (I) 1,00

  • GPS N 1,11 (G) 0,93

  • GPS N 1,02

1h O2

2h air

2h air

1h O2

3h air




Les ordinateurs de plong e suite
Les ordinateurs de plongée (suite) précédentes)

  • LIRE LA NOTICE !!!

  • Initialisation et mesure de la profondeur  risque de sous-évaluer la profondeur en cas de descente immédiate  impact sur le calcul de décompression

  • Mauvaise prise en compte des phénomènes physiologiques dans le cas de plongées yo-yo, de profils inversés, de remontées rapides,…

  • Réglage personnalisé  déco différentes

  • Alarmes

  • Multi-gaz

  • Planification

  • Palier de sécu

  • Interface PC : péda, « mouchard »

  • Mode SOS / erreur

  • Risque de panne  esprit critique,tables de secours

  • % batterie = % tension


Les ordinateurs de plong e suite1
Les ordinateurs de plongée (suite) précédentes)

  • Rester informé : rappel de modèles par les constructeurs en cas de bug

  • Ne pas se prêter ou s'échanger les ordinateurs entre 2 plongées consécutives : mémoire de la saturation antérieure prise en compte pour les plongées suivantes

  • Ne pas mélanger les procédures de décompression (plongée à l'ordinateur le matin, aux tables l'après-midi,…)

  • Risque de panne  esprit critique, tables de secours

  • Risque de perturbation par les ondes électromagnétiques produites par un téléphone portable : 1m minimum entre portable et ordinateur

  • En avion : pas de boite étanche, transporter préférentiellement en cabine


Proc dures h t rog nes
Procédures hétérogènes précédentes)

  • Temps de palier ou DTR à fixer lors du briefing (particulièrement important si plongée profonde)

  • Adopter la décompression de l'ordinateur le plus contraignant communiquer pendant la plongée : DTR compatible avec les possibilités (stock d’air, froid, conditions de palier,…)

  • Aligner la vitesse de remontée sur la plus lente préconisée (intégrer la vitesse de remontée à la durée de plongée pour un calcul MN90)



D compression normale
Décompression normale précédentes)

  • Remontée à vitesse contrôlée, respect des paliers

  • Formation de microbulles circulantes d’azote dans le système veineux

  • Élimination par le filtre pulmonaire : gradient négatif  diffusion à travers la paroi alvéolo-capillaire


Formation des bulles
Formation des bulles précédentes)

  • Sursaturation : excès d’azote

  • Formation de noyaux gazeux :

    • Nucléation : apparition d’inclusions gazeuses sur des irrégularités (crevasses intercellulaires de l’épithélium vasculaire)  rôle du CO2

    • Cavitation (diminution locale de la pression dans un écoulement liquide)  vaporisation

    • Détection doppler de microbulles circulantes non pathogènes de quelques µm dans la circulation veineuse pendant plusieurs heures

  • Croissance des bulles :

    • Coalescence : agglomération de microbulles

    • Mariotte :  pression   volume


Localisation des bulles 1
Localisation des bulles (1) précédentes)

Tissulaires (stationnaires) :

  • Compression de vaisseaux

  • Compression de nerfs

  • Dilacération et compression de tendons dans les capsules articulaires et/ou de fibres musculaires : bends

  • Couche adipeuse du derme :

    • Démangeaisons : puces (très rare en plongée loisir)

    • Éruptions, macules : moutons (disparaît en 1 à 2 heures)

  • Endolymphe : lésions des cellules sensorielles du labyrinthe (saccule, utricule, canaux SC)


Localisation des bulles 2
Localisation des bulles (2) précédentes)

Vasculaires (initialement circulantes) :

  • Veineuses : stase (perte de charge, ralentissement du retour veineux)

     ischémie d’amont : accidents médullaires

     engorgement pulmonaire, blocage de l’artère pulmonaire,  pression VD :chokes

  • Artérielles : oblitération des artérioles par manchons gazeux

     ischémie d’aval : accidents cérébraux et vestibulaires


Facteurs favorisants
Facteurs favorisants précédentes)

  • Anatomiques :

    • FOP (25-30% de la population, 25% chez BTV..., 50% chez Valsalva)

    • Shunt pulmonaire : alvéoles non ventilées (âge)

    • Insuffisance du retour veineux (âge)

  • Comportementaux :

    • Remontées rapides

    • Hyperpression pulmonaire en phase de décompression (toux, Valsalva à la redescente, effort à glotte fermée, gonflage buccal)  hyperpression droite  FOP

    • Yoyos  enrichissement des microbulles préexistantes

    • Apnée  shunt pulmonaire


Maladie de d compression
Maladie de décompression précédentes)

  • Abrasion de l’endothélium vasculaire (blessure)

  • Adhésion plaquettaire à l’endothélium

  • Œdème : fuite plasmatique extra-vasculaire, hypovolémie

  • Adhésion des plaquettes à la bulle d’azote

  • Mise en place du mécanisme de coagulation (thrombose) :

    • Libération de protéines adhésives (filaments)

    • Formation d’agrégats obstructifs

  •  viscosité sanguine (sludge),  débit, stase

  • Les agrégats formés perdurent à la recompression

  • Ischémie des territoires concernés  nécrose

  • Prise d’aspirine dans les 30 premières minutes

  • Importance d’une recompression thérapeutique précoce


Classification des add
Classification des ADD précédentes)

  • Type I (« bénins »)

    • Asthénie intense

    • Cutanés (30% des ADD)

    • Ostéo-articulaires et musculaires (bends)

  • Type II (« graves »)

    • Neurologiques : médullaires (30% des ADD) et cérébraux

    • Cardio-respiratoires (chokes)

    • Vestibulaires (30% des ADD, 40% chez les « seniors », 75% de FOP chez les ADD vestibulaires)



Cons quences des add de type ii
Conséquences des ADD de type II précédentes)

  • Médullaire : engorgement progressif du retour veineux, signes évolutifs

    • Fourmillements, troubles sensoriels et moteurs, douleur rachidienne intense (« coup de poignard »), paraplégie, atteinte des fonctions basses (vessie, intestins), tétraplégie

  • Cérébral : hémiplégie, tétraplégie, cécité, aphasie

  • Cardio-respiratoire : douleur thoracique, toux non productive, ventilation superficielle, détresse ventilatoire

  • Labyrinthique : vertiges rotatoires (sensation de tourbillon), station debout impossible (chute vers le côté atteint), vomissements à la mobilisation, nystagmus (opposé)


R capitulatif
Récapitulatif précédentes)

TISSUS + N2

décompression

Bulles tissulaires(peau, articulations, liquides labyrhintiques)

Bulles vasculaires

Abondantes

Peu abondantes(filtrées par les poumons)

Blocage retour veineux épidural

Blocage pulmonaire partiel

Passage artériel(FOP, débordement filtre pulm.)

Signes neurologiques médullaires

Signes neurologiques cérébraux,signes vestibulaires


Pr vention
Prévention précédentes)

  • Hydratation (avant, après) :

    • améliore le retour veineux,

    • plus de liquide  plus de capacité à transporter l’azote

  • Vitesse de remontée, surtout à l’approche surface : surface = mur !!!

  • Paliers  stock d’air !!!, conditions du milieu (froid, houle, courant,…)

  • Condition physique et psychique

  • Hygiène de vie

  • Protection thermique

  • Profils à risque (yoyos, consécutives, successives profondes,…)

  • Limiter la profondeur (risque d’accident divisé par 6 en-deçà de 30m)

  • Nitrox (risque d’accident divisé par 6)

  • Pas d’effort à glotte fermée : souffler pendant la contraction musculaire


R action face un add
Réaction face à un ADD précédentes)

  • Délai d’apparition :

    • 50% dans les 10 minutes

    • 70 à 85% dans la 1ère heure

  • Pas de ré-immersion en cas de symptômes !!!

  • Alerte des secours (CROSS)

  • O2 normobare à 15L/min (ajuster le débit à la ventilation)

  • Réhydrater si conscient et pas de vomissement (2L d’eau plate non sucrée maxi en plusieurs prises)

  • Proposer rapidement de l’aspirine (500mg)

  • Fiche d’évacuation normalisée : recueil de toutes les infos utiles


Principes du traitement m dical
Principes du traitement médical précédentes)

  • Recompression : réduction du volume des bulles  arrêt de l’adhésion plaquettaire

     Pas de disparition des agrégats formés

  • Dénitrogénation : pas d’azote pour ne pas re-saturer

  • Oxygénation :

    • Favorise la diffusion de l’azote hors de la bulle (ppN2 = 0)

    • Oxygénation des tissus ischémiés par diffusion

  • Le choix de la table thérapeutique dépend du type d’accident et pas des paramètres


Bibliographie
Bibliographie précédentes)

  • Plongée, santé, sécurité – X. Fructus, R. Sciarli – Ed. Ouest-France (1992)

  • La plongée sous-marine à l’air – Ph. Foster – PUG (1993)

  • Code Vagnon plongée secourisme – D. Jeant – Ed. du Plaisancier (1994)

  • La plongée sous-marine sportive – JP. Bonnin, C. Grimaud, JC. Happey, JM. Strub, P. Cart – Masson (1999)

  • Plongée plaisir niveau 4 – A. Foret, P. Torres – Gap (2002)

  • Physiologie et médecine de la plongée – B. Broussolle – Ellipse (2006)

  • http://perso.orange.fr/aresub/medecinesubaquatique/medecineplongee/memtoto/fopa.htm – Plongée et FOP


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