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Phénomènes climatiques extrêmes et risques d’incidences (GIEC) suite

Phénomènes climatiques extrêmes et risques d’incidences (GIEC) suite. GIEC, Changements climatiques 2001. Rapport à l’intension des décideurs. Perte d’écosystèmes les plus fragiles tels que les forêts tropicales et les mangroves

benjamin
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Phénomènes climatiques extrêmes et risques d’incidences (GIEC) suite

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  1. Phénomènes climatiques extrêmes et risques d’incidences (GIEC) suite GIEC, Changements climatiques 2001. Rapport à l’intension des décideurs.

  2. Perte d’écosystèmes les plus fragiles tels que les forêts tropicales et les mangroves • Montée du niveau des mers (40 cm dans les 100 prochaines années) entraînerait la submersion de quelques terres côtières. • Augmentation de l’incidence de maladies d’origine hydrique et la réapparition et la diffusion de maladies contagieuses transmises par des moustiques et d’autres vecteurs à la suite de la hausse des températures et de la multiplication des épisodes de sécheresse et d’inondations. • Les températures plus élevées permettraient des saisons de croissance plus longues dans les régions froides et montagneuses (! Risque de manque d’eau), conduisant dans certains cas à une augmentation des récoltes et de la production. Par contre, dans les régions déjà chaudes, le changement de climat peut réduire la productivité. • Le déséquilibre actuel dans la production alimentaire entre, d'une part, les régions froides et tempérées et, d'autre part, les régions tropicales et subtropicales pourrait empirer. Principaux effets des changements climatiques GIEC, Changements climatiques 2001. Rapport à l’intension des décideurs.

  3. Conséquences du réchauffementApproche socioéconomique et géopolitique

  4. Bénéfices secondaires de la réduction des GES en Suisse Organe consultatif sur les changements climatiques, Berne, 2000

  5. Les réductions de la consommation (par exemple l’augmentation de l’efficacité énergétique, les mesures d’économie d’énergie) génèrent le plus grand potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre + des bénéfices secondaires substantiels. • Les mesures de substitution (par exemple un recours accru aux énergies et technologies de substitution) présentent un potentiel de réduction moyen. Elles peuvent conduire dans maints domaines à des bénéfices secondaires. Mais certaines de ces mesures recèlent aussi des risques (atteintes au paysage lors de l’exploitation de l’énergie éolienne ou solaire, l’augmentation de certains polluants lors de l’utilisation des moteurs Diesel actuels etc.). • La liaison du carbone (par exemple la reforestation, l’utilisation accrue du bois dans la construction) ne peut être exploitée que modestement, étant donné les faibles quantités de carbone à disposition; elle est de surcroît limitée dans le temps, puisque le bois retourne tôt ou tard dans le cycle naturel et que le carbone lié est alors à nouveau libéré. Options pour réduire les GES

  6. Il y a deux approches-type pour fixer les objectifs en matière d’émission: • L’objectif basé sur « la surprise minimum » est fondé sur un seuil de réchauffement (1-2 oC sur 100 ans, soit 0.1 à 0.2 oC par decennie) au-delà duquel, on ne sait absolument pas ce qui se passera, vu le dépassement de la capacité prévue des principaux écosystèmes à s’adapter sans changements catastrophiques. • L’objectif basé sur les « coûts-avantages » par du principe que la réduction des émissions coûte et va coûter très cher et ainsi mobiliser (détourner) des fonds vers des fins comme la conservation de l’énergie plutôt que vers des fins plus « productrices », ou encore restreindre le choix des gens… ce qui implique aussi un coût économique. Mais il faut aussi prendre en compte les coûts économisés sur les dommages évités, en d’autres termes les coûts d’adaptation supprimés, donc les coûts de la réduction (protection contre la hausse du niveau des mers, mutation de l’agriculture…). Ainsi l’analyse coût-avantage a pour but d’identifier le taux de réchauffement qui entraîne le plus grand écart entre les coûts et les avantages de la réduction… soit le niveau le plus élevé d’avantages concrets. Ce taux peut alors être traduit en un objectif de réduction d’émission (déterminer les coûts marginaux de la réduction pour les comparer aux avantages marginaux). Les mesures envisageables adaptation et atténuation

  7. Ces deux approches présentent des déficiences de conception • L’approche de l’aversion du risque se désintéresse de l’ensemble des coûts de réduction et suppose que les dommages occasionnés par l’entrée dans la « zone d’ignorance » sont extrêmement élevés. • En revanche, l’approche des coûts-avantages fait abstraction, en règle générale, de l’éventualité de la « surprise » tels que les modification de la fréquence et de la gravité des sécheresses, des inondations, des orages, des gelées. De même, elle ignore les avantages secondaires de la réduction des gaz à effet de serre qui peuvent correspondre à diminution des pluies acides, du bruit, de l’engorgement du trafic… Les mesures envisageables adaptation et atténuation

  8. Les mesures techniques • Réduction des émissions à la source: économies d’énergie, amélioration du rendement énergétique, utilisation d’énergie moins carbonnées et d’énergie renouvelables (solaire, biomasse, éolienne hydrolique, géothermique…), gestion concentrée des déplacements motorisés, réduction des engrais dans l’agriculture, dématérialisation de la production et amélioration des modes de production, amélioration des choix de consommation. • Captage des émissions dans l’atmosphère: captage dans les sols (aménagement du territoire, dans les océans, dans la biomasse). Discussion contreversée et impacts problématique au niveau local. Les mesures envisageables adaptation et atténuation Les modèles techniques surestiment les capacité d’adaptation socio-économique et la rapidité du changement. Bon nombre de solutions sont loins de faire l’unanimité chez les différents acteurs : les PVD seraient ils disposés à choisir une autre voie de développement?

  9. Les mesures de politique nationale et internationale • Mise en place de politiques nationales de maîtrise de l’énergie: fonctionne sur des réglementations et des accords volontaires. Les mesures d’incitation financières sont encore mal acceptés au niveau national (cf. taxe sur le CO2). • La ratification des traites internationaux: ce n’est pas un niveau politique favorable à la réglementation mais davantage à l’incitation réciproque, quitte à créer un marché spécifique. La démarche fonctionne ici sur la négociation ou chaque acteurs veut revenir gagnant ou se retire. Ainsi au protocole de Kyoto, les pays émergents (Chine, Inde, Bresil…) et les pays en voie de développement (Afrique) ne doivent pas présenter d’objectifs en matière de réduction d’émission et il manque encore la ratification des grands acteurs (USA). Les mesures envisageables adaptation et atténuation (2) • Les mesures individuelles • Changements de comportements dans la vie quotidienne: s’informer, choisir son mode de consommation, changer de style de vie. • Implication politique: voter, informer, participer à la vie associative ou militante, lobbying.

  10. (Proposition d’une réduction de 20% de CO2 pour 2005 + taxe sur les combustibles fossiles) (Stratégie de DD + Agenda 21 + Convention cadre sur les changements climatiques) (Fixe les objectifs de réduction chiffrée des émissions pour les PI ) Amélioration de la connaissance scientifique et prise de conscience politique sur la scène internationale Réseau Action Climat-France 2005

  11. Typologie des rapports entre science et politique L. Gay, Options politiques, 2005-2006

  12. Les acteurs opposants peuvent adopter une triple stratégie: • de doute: ils jouent de prudence, mettent en doute la réalité, conseillent de faire plus de recherche, appellent à plus d’information notamment sur les coûts (économiques) des décisions; • de mise en cause: ils organisent une contre-expertise, conteste les décisions qui se dessinent, font valoir des effets négatifs d’une décision hâtive sur la société et l’économie, le mode de vie; • de sabotage: pratiquent des mesures de mise en cause des promoteurs de l’action et les accusent de pratiquer l’alarmisme et de se donner à des jérémiades; menacent de ne pas faire partie de la décision ou se retirent. • À l’opposé, les promoteurs renforcent leurs positions: • Plus d’information et de recherche • Appel public à la responsabilité écologique • Mobilisation et sensibilisation • Alliances décisionnelles élargies etc. Position des acteurs dans une controverse environnementale L. Gay, Options politiques, 2005-2006

  13. Position des acteurs : quelle possibilité de communauté épistémique? L. Gay, Options politiques, 2005-2006

  14. Acteurs scientifiques: • Premiers à identifier le problème: d’abord hypothèse (Fourier), puis exploré plus à fond (Arrhenius, Tyndall, Callender, Keeling), enfin pris au sérieux et inscrit dans des institutions scientifiques internationales (1980---) • Avant et après Rio, une partie de ces acteurs se joignent à des acteurs proches de la décision publique, internationale (PNUE) ou nationale et forment graduellement une communauté épistémique écologique internationale: un groupe ayant élaboré une compréhension commune du problème et de ses voies de solution. • Forte institutionnalisation de l’expertise et du conseil à la décision (IPCC/GIEC) • Consensus relativement fort, mais pas complet • Source constante d’information sur la question (nature, ampleur, conséquences et impacts; solutions diverses, coûts et applicabilité) • Source de la production/diffusion du message scientifique et environnemental sur les CC (référence quasi universelle) • Besoin de maintenir la distance face au politique • Mobilisation en experts contre-experts, ce qui les rapprochent de la décision et… de la critique Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  15. Les gouvernements nationaux: • Une grande diversité de regroupements et d’alliances Poursuivent leurs «intérêts nationaux» sur la scène internationale: • comment ne pas nuire à sa position concurrentielle • comment se servir des incertitudes pour «retarder» unedécision ? Pourquoi? • Contre-expertise forte • Intérêts industriels en jeu • Un régime insatisfaisant • Comment au contraire forcer l’action à cause des effets négatifs considérables sur soi et sur les autres (UE: pollution, mers)? UE a pris une position morale forte. Cache-t-elle des intérêts particuliers, comme l’égalisation du prix de l’énergie (Boehmer-Christiansen)? • Et puis grande diversité face aux contraintes: • les partisans des contraintes (objectifs précis, quantitatifs,comme Kyoto amélioré; politiques et sanctions) • les partisans des ententes plus souples (mesures volontaires), ou de l’attente de preuves définitives Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  16. Ou encore: les solutions juridiques vs les solutions économiques (droits d’émission échangeables)sur fond de: • D’attitude face au risque climatique • De ce qui est acceptable et accepté socialement • D’incertitude scientifique, jugée très différemment • Contraintes économiques et sociales (ce qu’on est • prêt à faire) Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  17. Les industries et les entreprises: • Elles ont été lentes à réagir, prétextant souvent: • Absence de preuves définitives • Exagération («jérémiades») des écologistes • Ont agi parfois comme «saboteurs environnementaux» • Perçues comme la source de tous les maux environnementaux par certains écologistes • Mais se sont ralliées sous la pression de la loi, de l’opinion publique, de leur «propre expertise» • Devenues graduellement agents de la modernisation écologique: intégration des facteurs environnementaux à la décision (World Business Council on Sustainable Development) • Mais sur CC, très grande variété de positions: • Face à l’incertitude ou certitude des CC • Face aux solutions: de marché, juridique, technologique • À cause de la structure de l’industrie: les technologies vertes vs les technologies «brunes» • Face aux coûts des changements à assumer: toutes ne sont pas égales… • Face à l’univers mondial concurrentiel Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  18. Les organisations non-gouvernementales écologistes (ONGE) • Acteurs majeurs dans la prise de conscience environnementale: sensibilisation, information, mobilisation: les médias ne peuvent plus s’en passer… et les gens leur font confiance • Participants internes et externes aux débats et controverses en environnement de plus en plus associées à la décision publique (forums, ateliers, etc.) • Hésitent entre solutions juridiques et instruments économiques • Demeurent la conscience écologique et agissent comme surveillants de l’intérêt environnemental, au nom souvent de l’équité intra et intergénérationnelle • Contradictions vécues entre participer et faire pression («pureté» idéologique vs réalisme institutionnel et politique) • Niveau d’information et de maîtrise des questions scientifiques très variables, mais un intérêt manifeste et des efforts de compréhension • Mettre de l’avant un principe de précaution, parfois interprété de manière radicale Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  19. Citoyens/consommateurs • Des conflits de rôle: • être en faveur d’une politique pour le «bien commun», mais avoir du mal à accepter de modifier ses comportements (auto); • être pour des produits verts plus chers, mais ne pas vouloir payer plus de taxes… • Au nom de qui presque tous les autres acteurs parlent • Les préoccupations environnementales sont changeantes: • Entre économie et écologie: cycliques, mais présentes • Quant aux solutions et l’appui aux politiques: appui assez fort à Kyoto, mais dépend du lieu de résidence, du niveaud’information, des sacrifices à faire, de l’avance prise, etc. • Les CC et autres problèmes d’environnement: pas en tête deliste, derrière la qualité de l’eau, de l’air, des déchets • Science et technique comme solution aux problèmes d’environnement: ambiguïtés Mouvance des acteurs dans la controverse sur les CC

  20. Choix entre trois modes d’action et choix éthiques: • Laisser faire car on en sait rien, pas assez ou trop onéreux: est-ce une position éthique? • S’adapter, i. e.: s’adapter graduellement à un climat plus chaud et a ses conséquences en faisant quelque chose pour que le climat ne s’emballe pas: le scénario d’accepter des changements de politiques sans sacrifices trop grands, en étant confiant que: • L’avenir sera plus riche en ressources sociales diverses • Technologiquement et scientifiquement plus avancé • On pourra mieux faire face aux problèmes d’environnement, y compris les CC • Applicabilité sociale forte, mais contestée Les options pour agir

  21. Prévenir (atténuer): agir maintenant pour ne pas passer le fardeau aux suivants, car: • Responsables d’une bonne part des dégradations et risques environnementaux actuels • Certains effets se manifestent plus tard: le pire à venir • Intégrer un principe de précaution • Comment prévenir? • Prévention douce (pas de souffrances inutiles) • prévention dure (régie par la conviction de contraintes écologiques et naturelles inexorables et des graves risques d’un réchauffement) • Applicabilité souhaitée, mais fortes résistances Les options pour agir

  22. Ethique des changements climatiques

  23. Contenu de la CCNUICC: des principes essentiels sans contrainte • La stabilisation de la concentration des GES dans l’atmosphère à un niveau « qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse » du climat. Elaboration des mesures nationales de réduction • Le principe des « responsabilités communes mais différenciées » concernant l’effet de serrre additionnel entre pays industrialisés et pays en développement. • Ratification par 188 pays dont les USA, entrée en vigueur en 1994 • ! Relativité au poids démographiques de la mesure par habitant La Convention cadre sur les changement climatiques (1992) Emissions de C02 par habitant en 1997, en tonne équivalent CO2, GRID-UNEP, 2001

  24. Processus stratégiques de DD des pays développés et des pays en développement B. Dalal-Clayton, in OCDE-IIED-PNUD, Les stratégies de développement durable , 2005

  25. - 6% - 8% 0% - 7% - 6% + 8% 0% Protocole adoptant une logique de réduction progressive sur le long terme: renforcement de la convention • 5% de réduction globale par rapport à 1990 pour 2008-2012. • Fixation d’objectifs de réduction pour les pays industrialisés (annexe1). • Application de mesures nationales de réduction des émissions. • Création de mécanismes de flexibilités, fondés sur l’échange de « tonnes équivalent CO2 » entre les pays de l’annexe1 (bulle de quotas d’émissions, permis d’émissions. • Versement de ressources financières aux PED pour le transferts de technologies propres et l’adaptation au changements climatiques. • Adopté par 158 Etats. L’adoption du Protocole de Kyotoen décembre 1997 Objectifs de réduction pour quelques pays de l’UE, Réseau Action Climat-France 2005

  26. Principe • Une mesure environnnementale pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, présentant une flexibilité économique dans sa mise en œuvre. • Qui est concerné? • Les industries les plus consomatrices d’énergie dans les 25 état de l’UE • Comment cela fonctionne? • Fixation d’une unité d’échange: un quota = une tonne équivalent CO2 (téq. CO2). • Les Etats distribuent aux industries visées sur son territoire un volume national de quotas d’émissions (plafond inférieur aux émisions prévues), en rapport avec les objectifs fixés de réduction d’émission. • Le industrie restituent à l’Etat un volume de quotas égal à leurs émissions réelles (réduction d’émissions ou achat d’autres quotas) . • Entre elles, les industries peuvent vendre et acheter leurs qutas d’émissions sur le marchés en fonction des coûts de réduction des émissions, de leur compétitivité et des objectifs globaux à atteindre. Le Protocole de KyotoLe principe du « marché des quotas d’émissions » Objectifs de réduction pour quelques pays de l’UE, Réseau Action Climat-France 2005

  27. Par des politiques nationales (exemples) • économie d’énergie dans le bâtiment • taxer le carburant dans les transports • allouer des quotas d’émission pour les industries • Par l’achat de permis d’émissions • grâce à un investissement projet • par l’achat de quotas d’émissions sur le marché du carbone • Le choix est fonction : • du coût des réductions d’émission au niveau national • de la faisabilité politique de ces réductions • du coût de l’achat de permis d’émissions à l’international Le Protocole de KyotoComment un Etat peut-il remplir ses engagement?

  28. Fonctionnement de l’échange des crédits d’émission Judith Hull, Échange national de crédits d’émissions .(2002)

  29. Objectif Kyoto Etat A Etat B ECHANGE DE DROITS D’EMISSION Etat D MISE EN ŒUVRE CONJOINTE MECANISME POUR UN DEVELOPPEMENT PROPRE Etat C Objectif Kyoto • Acquisition des réductions d’émission effectuées par d’autres Etats Variantes du mécanisme de flexibilité • Réalisation de réductions d’émission sur le territoire d’autres Etats Sandrine ROUSSEAUX (2005)

  30. Économies • Taille du marché (déterminée selon le nombre de participants et différents coûts de réduction, les coûts des participants) • Règles en matière d’attribution des allocations, de création des crédits, de surveillance et de production de rapports, de mise en réserve et d’utilisation de la conformité • Étendue de l’interférence des marchés • Efficacité environnementale • Système d’allocations – le plafonnement (non l’échange) fait en sorte que l’objectif est atteint • Système de crédits – la capacité de vendre des crédits entraîne des réductions réelles • Les économies permettent des objectifs et des échéances plus rigoureux Evaluation de l’efficacité de cette forme d’incitation économiques Judith Hull, Échange national de crédits d’émissions .(2002)

  31. Industries concernées • Permet d’obtenir des réductions moins coûteuses – augmente la compétitivité des sociétés par rapport à d’autres approches de gestion • Donne une certaine souplesse pour ce qui est de renégocier les délais – les sources peuvent <<nettoyer>> leurs activités à mesure que leur capital est remplacé • Il peut y avoir une augmentation de la production dans les systèmes plafonnés seulement si la quantité d’émission est réduite; la croissance est possible dans les systèmes de crédit mais peut mener à un dépassement des objectif environnementaux Evaluation de l’efficacité de cette forme d’incitation économiques (suite) Judith Hull, Échange national de crédits d’émissions .(2002)

  32. Secteur privé • L’infrastructure d’échange existante est souvent l’option favorisée • La validation et la vérification sont habituellement effectuées par le secteur privé • Secteur public • Système d’allocations – coûteux (temps et ressources) à mettre en place mais relativement peu coûteux à faire fonctionner; généralement bien accepté; expérience pratique limitée • Système de crédits – peu coûteux à établir, la validation et la vérification des réductions prend beaucoup de temps et coûte cher. Evaluation de l’efficacité de cette forme d’incitation économiques (suite) Judith Hull, Échange national de crédits d’émissions .(2002)

  33. Libéralisation des marchés énergétiques et faiblesse des prix et désengagement des Etats • Lutte contre l’effet de serre requiert une intervention gouvernementale • Absence de lien entre la question des changements climatiques et les modes de consommation • Divergences nord-sud (vulnérabilité) • Emergence d ’un « lobby » du carbone Enlisement du protocole de Kyoto

  34. Quelques grandes idées: • La communication scientifique vers le public est mauvaise. • Les médias relaient mal l’information (spectacle-événement). • La sensibilisation menée par les ONG n’est pas efficace et pas toujours crédible. • Les habitudes sont trop encrées. • La conscience environnementale est faible au pofit du NIMBY. • Le phénomène et invisible et donc imperceptible. • L’intérêt économique prime jusque dans les leviers de solution. • La nature, comme force indépendante, s’équilibre toute seule. • Quelques éléments pour les dépasser • Une dynamique dialectique: la réalité est traversée de contradictions qui demandent à être dépassées. • Une dynamique actancielle: la réalité peut être transformée par l’action • Un dynamique herméneutique: la réalité est l’expression d’un sens qu’il faut mettre à jour. • La dynamique structurale: la réalité prend sens par l’interdépendance des phénomènes Les mesures individuelles Les motifs d’une non-réaction

  35. Des arguments liés à des conviction philosophiques: • Certains voient le danger mais ne le considère pas comme nuisible puisque l’Homme a toujours pu s’adapter: il peut même être positif de surmonter des difficultés, c’est un défi à la mesure de l’Homme. • Lutter contre le changement climatique peut être considéré comme un mal, dans la mesure où cette lutte est supposé nuire au développement (essentiellement économique) de l’espèce humaine. • Une atitude fataliste décline l’explication du le changement et de la non-action par l’acceptation du destin, en prétextant qu’il est inutile de lutter contre ce que la nature « veut ». Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction Souvent les mêmes personnes qui justifient philosophiquement leur inaction se déclarent prêtes à agir sous certaines conditions matérielles ou sociales (consommation, action collective…), ce qui pourait vouloir dire que leu position philosophique n’est pas si fondamentale dans l’explication de leur inaction.

  36. Un phénomène ambigu: • Le changement climatique est ici perçu négativement comme une hypothétique future contrainte, plutôt que comme un risque actuel. En réponse à cette position s’est forgée une attitude qui consiste à exiger la certitude du danger avant d’évoquer la possibilité d’agir (renversement du principe de précaution). • Cet argumentaire va même jusqu’à demander d’appliquer le principe de précaution sur l’anticipation de la cause des actions que sur les risques naturels. • Plusieurs formes d’incertitudes sont cumulées: • Les incertitudes à l’égard des émissions de gaz en trace • Les incertitudes à l’égard des réactions du climat • Les incertitudes au sujet des répercussions au niveau régional • Les incertitudes au sujet des seuils • Les incertitudes au sujet de la réaction de la collectivité Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction L’incertitude n’est donc pas seulement limitées au conséquences du changement climatique: elle porte aussi sur les décisions et les conséquences des actions que peuvent élaborer les hommes en réponse à l’évolution du climat.

  37. Un problème inhérent à la nature du phénomène: • La menace du changement climatique est lointaine, vague et indirecte: le doute ne convainct pas. Alors qu’ils dénoncent le déficit de certitudes scientifiques pour ne pas agir, les gens, comme les médias, s’accomodent mal de ces incertitudes, des absence de corrélation fiable entre les événements. • Ce doute est accentueé par les controverses entre l’objectivité scientifique et la prise de décison environnementale oû la remise en cause d’un éléments mineur peut apparître comme une remise en cause de l’ensemble (ex. la hauteu exacte de la montée des océans). • De même il n’y a pas unicité de responsable / coupable (industriels, politiques, individus,…) et la culpabilité porte sur des valeurs ou des comportement encore trop fortement partagés dans la société pour être criticables. Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction Il y a encore une relative absence de lien immédiat dans les esprits entre le comportement et ses conséquences (entre l’utilisation de ma voiture et les troubles climatiques).

  38. Un problème inhérent à l’accès à l’information: • C’est un problème lié à la fois au médias et à un problème de volonté personnelle et sociale d’accéder à l’information. • Les médias nourrissent leur travail de transmission spectaculaire par commentaires controversés qui font ressortir le doute et l’absence d’unanimité sur le changement climatique. La focalisation de l’actualité sur des évenements extêmes na’ide pas à la compréhension de la complexité du problème. • Les causes du changement climatique sont souvent erronnées: ainsi la chaleur est souvent perçue comme une cause de l’effet de serre et non comme une conséquence. Il y a encore de nombreuses confusion avec « le trou de la couche d’ozone » (enquête annuelle de l’ADEME) • Par ailleurs dans le journal, on peut à la fois se réjouir de la signature du protocole de Kyoto et se lamenter de l’impact économique de la chute des ventes de voitures. Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction Paradoxalement, bien que les causes soient mal identifiées, les remèdes proposés sont assez réalistes et les réponses fusent (report modal des transport, économie de l’énergie domestique…).

  39. Les facteurs psychologiques de l’inaction: • Le complexe de complexion : traduit la culpabilité et le fatalisme que peuvent avoir les gens à ne pas agir, à ne pas accorder leur comportement avec les valeurs et à accepter de continuer de polluer. « Je culpabilise de ne pas agir, mais je préfère mon confort et mes habitudes: pour ne pas culpabiliser, je préfère ne pas savoir, ne pas m’inquiéter ». • Plus les acteurs sont nombreux, moins il y a de chance pour qu’un individus se sente capable d’agir unilatéralement. C’est Le complexe du sprinter qui évoque un passage de l’action collective exprimé en ces termes: « Nul ne partira si les autres ne partent pas (ils attendent comme moi le coup de sifflet qui certifie la valeur du moment de départ) ». • Il y a une enfin une économie de l’action dont le coût n’est pas uniquement financier (coût de reconnaissance sociale, coût de satisfaction personnelle, coût de confort): un individu rationnel n’agira que quand le coût de son inaction lui apparaîtra comme supérieur au coût de son action. Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction L’inaction ne semble pas venir principalement d’un manque réel d’information: c’est plutôt dans les rapports entre l’individu, considéré comme spectateur, et le groupe qui l’entoure, qu’il faut en chercher l’origine.

  40. Les facteurs de la dynamique sociale de l’inaction: • Le changement climatique n’a ici que peu de similitude avec les autres problèmes environnementaux (pollution de l’air ou de l’eau): une logique d’action globale présente l’inconvénient par la complexité des acteurs en présence. • Les gens sont d’accord pour que la collectivité résolve le problème mais sans vouloir s’impliquer personnellement dans cette décision: l’individu cherche à receoir de l’organisation sociale une contribution au moins équivalente à celle qu’il apporte. • La communauté d’intérêt ne suffit pas à provoquer l’action commune permettant de promouvoir l’intérêt de tous. L’attrait qu’une action collective peut avoir se mesure au taux des biens individuels qu’elle peu fournir. • C’est souvent le comportement qui fonde la décision et non l’inverse: on stabilise facilement un comportement, même si on est pas convaincu de sa justesse… mais à la longue les conduites effectives engagent l’individu. Ainsi un individu pourrait ainsi peut-être être amené à participer à une action collective si son comportement l’y incite. Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction

  41. Les blocages politiques: • Les conflits environnementaux sont définis en fonction des valeurs et des intérêts politiques des acteurs en conflit (controverse). • Les négociations internationales sont fondée sur un dilemme qui n’est pas completement étranger à son organisation: « plus l’économie tourne, plus le problème climatique se renforce, plus il risque de menacer l’économie ». • Le politique n’a pas à faire face à un simple dysfonctionnement, mais le défi résulte d’une une nouvelle manière de prendre en considération le bien commun. • Au delà de la démocratie délégative, les intérêts de pouvoir entrent en compte dans la gouvernance internationale (dilution des responsabilités, systémes d’accaparement, d’entente, de restriction, de concurrences qui sont fondés sur des stratifications hiérachiques). Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction

  42. L’environnement comme frein à l’économie: • Les alternatives à la pollution menacent des besoins socialement construits (organisation de la consommation de masse). La consommation parît intimement liée au sentiment de liberté du citoyen. L’expression « maîtrise de l’énergie » suggère une contrainte alors que celle d’ « utilisation rationnelle de l’énergie  » ne semble pas brider la consommation. • Une perte de croissance, ainsi confondue avec l’illusion de liberté et de progrès, serait plus préjudiciable que de subir les conséquences d’un changement climatique. • Beaucoup d’acteurs économiques reconnaissent les avantages à moyen et à long terme qu’ils pourraient obtenir en réduisant leurs émissions, mais peu le font réellement (peu du risque, attente d’avoir une demande plus forte, ou une politique incitative). Les représentations individuelles et les motifs d’une non-réaction

  43. Quelques pistes pour remédier à l’inaction: • C’est bien le changement climatique qui va nuire à l’homme et non le fait de le stopper. • L’argument s’appuyant sur une grande confiance en une adaptation de l’humanité occulte les disparités nationales et régionales: toute population ne ourra s’adapter de façon égale. • L’argument relatif à l’incertitude théorique entourant le phénomène climatique justifie le principe de précaution et non son inversion. • La psychologie nous apprends qu’on obtiendra des individus plus de changement leur laissant une marge de choix et en guidant leur comportement en leur donnant confiance dans l’utilité de leurs actions. • On reste moins fidèles à ses valeurs qu’à ses comportement: ils a’git donc d’approffondir cette question par la voie dite « altruiste » et la voie concrète de modification des comportement. Ainsi le tri des déchets est devenu un acte quotidien et la motivation est, pour beaucoup, simplement guidée par l’habitude: ce n’est plus une contrainte mais un comportement social Les représentations individuelles Pistes pour remédier à l’inaction

  44. Si Ulrich Beck nous insite à penser que la « société du risque » n’écoute plus les experts (antipolitique + contre-science du citoyen), il importe d’ouvrir les sous-ssytèmes scientifiques, technologiques, politiques et économiques aux exigences morales du monde vécu. • La multiplication des difficultés qui découlent d’une augmentation de la liberté et de l’autonomie des acteurs individuels et collectifs ne pourront être résolus que par une stratégie de changement à travers laquelle doivent se développer l’invention de nouveaux construits d’action collective (rôle des associations et non pas seulement des nouvelles techniques permettant de répondre à des besoins nouveaux ou à de nouvelles procédures d’information). • S’il est vrai que le social fait partie du développement durable, il faut que la satisfaction soit trouvée ailleurs que dans la consommation. • La dimension territoriale la plus propice pour mettre en œuvre les solutions techniques, politiques, économiques ou législatives semble être devenu le « local » (villes, agglomérations, régions…) Les représentations individuelles Pistes pour remédier à l’inaction

  45. Eviter le gaspillage énergétique + Consommer plus efficacement + Utiliser les énergies renouvelables. • Dans les transports • Une voiture émet (43% des émissions) en moyenne par passager 2.3 fois plus de CO2 qu’un autobus: • Priviléger les modes de transports doux (marche, vélo, roller …) et les transports en commun • Il faut encore tenir compte du type de conduite (+40%), de l’utilisation de la climatisation (+30%) Les réflexes individuels quotidiensdans les transports • Une heure de vol en avion (13% des émissions) équivaut, en moyenne, à 80 kg de CO2 par passager: • Voyageer en train quand c’est possible • Il faut encore tenir compte du type de conduite (+40%), de l’utilisation de la climatisation (+30%) Réseau Action Climat-France 2005

  46. A la maison • Biens se chauffer en tempérant nos besoins: • 19oC dans les pièces et 16oC dans les chambres (1oC en moins, c’est 7% déconomie d’énergie) • Vitrage isolant et fermeture des volets et rideaux pendant la nuit • Une chaudière bien entretenue • Limiter la consommation d’eau chaude (chauffer 100 l d’eau rejette en moyenne ½ kg CO2 Les réflexes individuels quotidiensà la maison • Maîtriser la demande den électricité: • Utiliser des ampoules à basse consommation (utilise 4x moins d’énergie et dure 6 à 8 x plus longtemps) • Suivre les conseils des étiquettes énergie pour l’électro ménager (40% des coûts d’électricité du ménage) • Eteindre les appareils de veilles (5% de consommation en pure perte) Réseau Action Climat-France 2005

  47. Au travail • Réduire l’impact des trajets domicile-travail: • Utilisation des transports en commun, la mobilité douce, le covoiturage • Economiser en travaillant: • Economiser l’énergie : chauffage, éclairage, climatisation, appareil en veille… • Mieux utiliser son matériel informatique et de bureautique • Recycler le papier (+/- 80kg/empl/ an) Les réflexes individuels quotidiensau travail • Maîtriser la demande den électricité: • Utiliser des ampoules à basse consommation (utilise 4x moins d’énergie et dure 6 à 8 x plus longtemps) • Suivre les conseils des étiquettes énergie pour l’électro ménager (40% des coûts d’électricité du ménage) • Eteindre les appareils de veilles (5% de consommation en pure perte) Réseau Action Climat-France 2005

  48. Choix de consommation et déchets • Etre attentif lors des achats à l’origine, au transport et à la fin de vie des produits • Privilégier les fruits et légumes en vrac >< sur-emballage • Privilégier les produits de saison et régionaux >< coûts de de culture et coût de transport • Consulter les eco-labels, bio >< engrais chimiques, culture intensives • Eviter les plats préparés industriellement Les réflexes individuels quotidiensdans les choix consommation • Réduire l’impact des déchets: • Adhérer aux consignes et tri collectif (1 tonne d’alu. Recyclé permet d’éviter 7 tonnes de CO2) • Faire un compost avec les déchets organiques • Récupérer des eaux claires Réseau Action Climat-France 2005

  49. Examen des controverses Variété des exemples qui touchent le DD Remise en question des valeurs et normes Esprit critique Acceptation du flou, du paradoxal, du non-maîtrisable Réflexion sur les choix de vie Recherche d’optimum au lieu de la maximisation Attitude citoyennePrise de responsabilité Esprit de synthèse Liens entre local/globalproduction/consommation Capacité d’abstraction Modification des conceptions initiales Elements favorables de jugement Mode de raisonnement A un lien avec Est exprimé par Interagissent Enquête sur le DD Les facteurs d’implication à l’action F. Pellaud, Thèse FAPSE-UNIGE, 2000

  50. Difficulté d’abstraction Ancrage de position trop concrètes Réduire pour comprendre Le DD ne dépendpas de moi Peur de perdredes acquis Esprit cartésien Déresponsabilisationpersonnelle Manque de curiosité et d’esprit critique Pas d’intérêtau DD Incapacité àfaire des liensle local /global Pas prêt à faire un effort Elements favorables de jugement Ne sait pas comment intervenir Attend une prise en chargeun mode d’emploi Mode de raisonnement A un lien avec Est exprimé par Interagissent Enquête sur le DD Les facteurs de résistance à l’action F. Pellaud, Thèse FAPSE-UNIGE, 2000

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