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  1. Lépidoptères • Protection nationale : • 37 espèces • Annexe 2 de la Directive Habitats • 13 espèces • Dont 1 espèce non protégée en France : • Euplagia quadripunctaria

  2. Les menacés • Euphydryas maturna • Lopinga achine • Coenonympha hero • Coenonympha oedippus • Glaucopsyche (Maculinea) alcon • Glaucopsyche (Maculinea) arion • Glaucopsyche (Maculinea) teleius • Glaucopsyche (Maculinea) nausithous

  3. Nymphalidae Euphydryas maturna (Linné, 1758) • Le damier du frêne • Protection nationale, Annexes II et IV de la Directive Habitats • Identification : dessous des ailes orange vif uni caractéristique

  4. Euphydryas maturna (Linné, 1758) • Répartition : En limite d’aire en France, le Damier du Frêne est présent dans le quart nord-est du pays. Il est en forte régression. • Habitat : Cette espèce se rencontre dans les sous-bois clairs, les lisières et coupes forestières de feuillus. Le complexe de micro-habitats pour les chenilles correspond à un bouquet de frênes (ponte et chenilles dans une toile communautaire) situé en milieu ouvert mais relativement protégé d’une forte insolation et sur sol humide. La présence d’une strate herbacée et arbustive à proximité est essentielle. Les chenilles passent l’hiver et sont polyphages au début du printemps. Elles retournent sur le frêne au début de sa feuillaison pour terminer leur développement. La présence de zones riches en fleurs (mégaphorbiaies notamment), est indispensable pour la survie des adultes floricoles. • Intérêt patrimonial : Espèce hautement prioritaire pour la conservation dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  5. Euphydryas maturna (Linné, 1758) • Echantillonnage : Les adultes de cette espèce sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons (de fin mai à début juillet). Les toiles communautaires sur les frênes sont facilement observables au mois de juillet et août. Elles sont majoritairement situées entre 1,5 m et 3 m vers l’apex des branches et orientées sud à sud-est. Elles sont construites en englobant une feuille entière ou le plus souvent les trois dernières folioles. • Menaces : Abandon de la gestion forestière de taillis sous futaies, enrésinement, abandon de parcours pastoraux forestiers, gyrobroyage en été des bas-côtés des pistes forestières. • Gestion : Les populations les plus abondantes de ce papillon se trouvent dans des forêts gérées par l’ONF, acteur principal de la conservation de cette espèce en France. Le gestionnaire veillera principalement à favoriser et garder par rotation de gestion, des espaces de taillis ouverts permettant la régénération du frêne. La structure complexe des lisières forestières doit être maintenue.

  6. Nymphalidae Satyrinae Lopinga achine (Scopoli, 1763) • La bacchante • Protection nationale, Annexe IV de la Directive Habitats • Identification : grosses ocelles caractéristiques sur les deux faces des ailes. La bande blanche du verso peut être absente.

  7. Lopinga achine (Scopoli, 1763) • Répartition : Cette espèce était présente dans une très grande partie de la France. Actuellement, elle est observée principalement dans la moitié est et le sud-ouest du pays. • Habitat : Cette espèce se rencontre dans les sous-bois clairs, les lisières et coupes forestières de feuillus. Le micro-habitat optimal pour les chenilles correspond à une formation herbacée mésoxérophile en situation plutôt chaude, d’ombre ou de demi-ombre où poussent les plantes hôtes principales des chenilles (Poaceae et Cyperaceae). La plante hôte principale de cette espèce semble être la laîche des montagnes Carex montana L. Cette plante est nettement plus abondante dans les massifs forestiers où des zones de lisières sont régulièrement créées du fait de la rotation des pratiques forestières. • Intérêt patrimonial : Espèce fortement menacée dans les domaines atlantique et continental. Les populations semblent encore stables dans les Préalpes, les Alpes et certaines parties du Jura. P. Mothiron – lepinet.fr

  8. Lopinga achine (Scopoli, 1763) • Echantillonnage : Les adultes de cette espèce sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons ou en attirant les adultes par des excréments (de fin mai à juillet). • Menaces : Abandon de la gestion forestière de taillis sous futaies, enrésinement, abandon de parcours pastoraux forestiers. • Gestion : De nombreuses populations de ce papillon se trouvent dans des massifs forestiers. Le gestionnaire veillera principalement à favoriser et garder par rotation de gestion, des espaces de taillis ouverts. La structure complexe des lisières forestières doit être maintenue.

  9. Nymphalidae Satyrinae Coenonympha hero (Linné, 1761) • Le mélibée • Protection nationale, Annexe IV de la Directive Habitats • Identification : Ocelles orange au recto des postérieures. L’espèce pourrait être confondue avec le fadet des laîches Coenonympha oedippus (Fabricius, 1787) mais ces deux espèces ne se rencontrent jamais ensemble.

  10. Coenonympha hero (Linné, 1761) • Répartition : Cette espèce est en limite d’aire en France. Au 19ème siècle, elle était présente dans un grand quart nord-est de la France et était l’une des espèces forestières les plus communes. Elle est actuellement présente avec certitude et en populations très localisées, en Franche-Comté et en Lorraine. • Habitat : Cette espèce se rencontre en lisières et clairières forestières. Le micro-habitat optimal correspond à une zone herbacée dense en position d’ourlet sur un sol profond avec une bonne réserve en eau. Le sol est généralement humide en hiver et au printemps, sec en été. La chenille est polyphage sur Poaceae et Cyperaceae. • Intérêt patrimonial : Espèce hautement prioritaire pour la conservation dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  11. Coenonympha hero (Linné, 1761) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de fin mai à juillet. Ils sont généralement extrêmement localisés dans un massif forestier au niveau des zones où l’habitat persiste. • Menaces : Remplacement des prairies de fauche montagnardes en bordure forestière par des cultures intensives, destruction de la structure semi-naturelle des lisières forestières (ourlet herbacé, fruticée, manteau). Ces actions augmentent l’isolation des populations de cette espèce et favorisent grandement son extinction. • Gestion : Les populations les plus abondantes de ce papillon se trouvent dans des forêts gérées par l’ONF, acteur principal de la conservation de cette espèce en France. Le gestionnaire veillera principalement à favoriser et garder la structure semi-naturelle des lisières forestières.

  12. Nymphalidae Satyrinae Coenonympha oedippus (Fabricius, 1787) • Le fadet des laîches • Protection nationale, Annexe IV de la Directive Habitats • Identification : Ocelles faibles au recto des postérieures. L’espèce pourrait être confondue avec le mélibée Coenonympha hero (Linné, 1761) mais ces deux espèces ne se rencontrent jamais ensemble.

  13. Coenonympha oedippus (Fabricius, 1787) • Répartition : Cette espèce est présente dans les domaines atlantique et continental où elle est limitée à quelques populations dans la région Rhône-Alpes. Elle est en forte régression. La région Aquitaine possède les plus importantes populations d’Europe. • Habitat : Dans le domaine atlantique l’espèce est présente au niveau des landes humides, lisières et clairières forestières humides (en Aquitaine) ainsi que des bas marais. Dans le domaine continental, elle est exclusivement présente dans les bas marais. Dans les bas marais, le micro-habitat optimal correspond à une zone herbacée dense avec la nappe phréatique affleurant et des touradons de molinie (Molinia caerulea (L.) plante hôte principale de cette espèce. Les populations sont plus importantes dans les zones ouvertes fauchées irrégulièrement où l’on observe la présence de phragmite (Phragmites australis (Cav.) et de jeunes plants de bourdaine (Frangula alnus Miller). Le micro-habitat optimal dans les massifs forestiers n’est pas défini précisément. • Intérêt patrimonial : Espèce hautement prioritaire pour la conservation dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  14. Coenonympha oedippus (Fabricius, 1787) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de juin à septembre. Ils sont généralement extrêmement localisés au niveau des zones où l’habitat persiste. • Menaces : La menace principale dans les bas-marais est le drainage. • Gestion : Pour les populations de bas-marais, le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe. La gestion des populations forestières est moins évidente. Il est probable qu’une rotation de la fauche, tout les trois ans, des zones herbacées des bords de chemins forestiers ou des pare-feux soit très favorable à l’espèce.

  15. Lycaenidae Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype alcon » • L’azuré des mouillères • Protection nationale • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. L’adulte se distingue des autres Maculinea par l’absence de tache noire sur le dessus des ailes postérieures.

  16. Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype alcon » • Répartition : Le taxon est présent dans une grande partie de la France jusqu’à 1300 m d’altitude. Les populations du Massif Central sont parmi les plus importantes d’Europe. • Habitat : Le taxon est observé dans des prairies de fauche plus où moins hygrophiles, les bordures de tourbières, les landes humides où se développe sa plante hôte la gentiane pneumonanthe Gentiana pneumonanthe L. La présence de fourmilières (principalement Myrmica scabrinodis Nylander, 1846) à proximité est indispensable car la chenille y termine son développement pendant l’hiver et le printemps. Le micro-habitat optimal est une station ensoleillée et à l’abri du vent. • Intérêt patrimonial : Taxon en régression importante en Europe. Seules les populations du Massif Central semblent stables en France. P. Mothiron – lepinet.fr

  17. Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype alcon » • Echantillonnage : Observation des pontes sur les corolles de la gentiane pneumonanthe. • Menaces : Abandon des prairies de fauche hygrophiles et des prés à litière, fauche pendant la floraison de la gentiane, drainage. • Gestion : Dans les près à litières et les landes humides, le gestionnaire veillera à maintenir une fauche tardive (fin août-septembre) où hivernale, dans les sites où l’espèce est encore présente. Si les sites ont une surface importante, une rotation de la fauche tout les deux ans avec mise en place de zones refuges est envisageable. Il veillera à maintenir le régime hydrologique de la nappe.

  18. Lycaenidae Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype rebeli » • L’azuré de la croisette • Protection nationale • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. L’adulte se distingue des autres Maculinea par l’absence de tache noire sur le dessus des ailes postérieures.

  19. Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype rebeli » • Répartition : Le taxon est présent principalement dans les domaines continental et alpin jusqu’à 2000 m d’altitude. • Habitat : Il est observé dans des prairies mésophiles et des pelouses sèches pâturées de manière extensive ainsi que des zones d’ourlet en situation de lisière. La plante hôte est la gentiane croisette (Gentiana cruciata L.). La présence de fourmilières (principalement Myrmica schencki Emery, 1895) à proximité est indispensable car la chenille y termine son développement pendant l’hiver et le printemps. Le micro-habitat optimal est une station ensoleillée et à l’abri du vent. • Intérêt patrimonial : Le taxon a disparu du domaine atlantique. Il est en régression importante dans le domaine continental. Les populations des Alpes et des Pyrénées sont stables. P. Mothiron – lepinet.fr

  20. Glaucopsyche (Maculinea) alcon (D. & S., 1775) « écotype rebeli » • Echantillonnage : Observation des pontes sur les corolles de la gentiane croisette. Les œufs sont encore visibles en hiver sur les calices. • Menaces : Abandon du pâturage extensif, destruction de l’habitat. • Gestion : De nombreuses populations montagnardes de ce papillon se trouvent au niveau des massifs forestiers. Le gestionnaire veillera principalement à favoriser et garder les structures complexes de lisières forestières. Il favorisera le maintien du pâturage extensif des complexes de pelouses et prairies attenants.

  21. Lycaenidae Glaucopsyche (Maculinea) arion (Linné, 1758) • L’azuré du serpolet • Protection nationale, Annexe IV de la Directive Habitats • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. L’adulte peut être confondu avec ceux de Maculinea teleius (Bergstr.) mais ces deux espèces fréquentent rarement les mêmes milieux (seulement dans les Préalpes). Chez M. arion, les ocelles sur le revers des ailes postérieures sont gros et allongés de forme ovale

  22. Glaucopsyche (Maculinea) arion (Linné, 1758) • Répartition : L’espèce est présente dans presque toute la France jusqu’à 2400 m. • Habitat : Dans les domaines atlantique, continental et alpin, l’espèce est observée dans des pelouses maigres où se développent ses plantes hôtes (Thymus pulegioides L. Thymus serpylum L. et Thymus praecox Opiz). Dans le domaine méditerranéen l’espèce est plutôt observée à l’étage supra-méditerranéen aux niveaux de lisières thermophiles où une autre plante hôte est présente Origanum vulgare L. Cette dernière plante est moins utilisée dans les autres domaines biogéographiques. La présence de fourmilières (principalement Myrmica sabuleti Meinhert, 1861) à proximité est indispensable car la chenille y termine son développement pendant l’hiver et le printemps. • Intérêt patrimonial : Espèce en régression importante dans les domaines atlantique et continental. Les populations nous semblent stables dans le domaine alpin. P. Mothiron – lepinet.fr

  23. Glaucopsyche (Maculinea) arion (Linné, 1758) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de mai à août. Elle varie selon l’altitude. • Menaces : Abandon du pâturage extensif, destruction de l’habitat, amendements en nitrates. • Gestion : Le gestionnaire veillera principalement à enrayer la fermeture des milieux par un pâturage extensif ovins ou bovins.

  24. Lycaenidae Glaucopsyche (Maculinea) teleius (Bergsträsser, 1779) • L’azuré de la sanguisorbe • Protection nationale, Annexes II et IV de la Directive Habitats • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. L’adulte peut être confondu avec ceux de Maculinea arion (L.) mais ces deux espèces fréquentent rarement les mêmes milieux (seulement dans les Préalpes). Chez M. teleius (Bergstr.) les ocelles sub-marginales sur le revers des ailes postérieures sont entourés de blanc.

  25. Glaucopsyche (Maculinea) teleius (Bergsträsser, 1779) • Répartition : L’espèce est présente dans l’ouest et l’est de la France. Dans les Préalpes, des populations peuvent être observées jusqu’à 1400 m. • Habitat : Le taxon est observé dans des prairies de fauche plus où moins hygrophiles où se développe sa plante hôte Sanguisorba officinalis L. La présence de fourmilières (principalement Myrmica scabrinodis Nylander, 1846) à proximité est indispensable car la chenille y termine son développement pendant l’hiver et le printemps. Le micro-habitat optimal est une station ensoleillée et à l’abri du vent. Dans les Préalpes, la sanguisorbe officinale est une plante ripicole fréquemment observée par taches, le long de torrents ou de ruisseaux. • Intérêt patrimonial : Espèce en régression importante dans les domaines atlantique et continental ainsi que dans les vallées alpines. Le statut des populations des Préalpes doit être précisé. P. Mothiron – lepinet.fr

  26. Glaucopsyche (Maculinea) teleius (Bergsträsser, 1779) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de juin à août. • Menaces : Abandon des prairies de fauche hygrophiles et des prés à litière, fauche pendant la floraison de la sanguisorbe, drainage. • Gestion : Le gestionnaire veillera à maintenir une fauche tardive (fin août-septembre) dans les sites où l’espèce est encore présente. Si les sites ont une surface importante, une rotation de la fauche tout les deux ans avec mise en place de zones refuges est envisageable. Une fauche précoce avant la floraison de la sanguisorbe semble bénéfique à la dynamique des populations. Il veillera à maintenir le régime hydrologique de la nappe.

  27. Lycaenidae Glaucopsyche (Maculinea) nausithous (Bergsträsser, 1779) • L’azuré des paluds • Protection nationale, Annexes II et IV de la Directive Habitats • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. L’adulte se distingue des autres Maculinea par le dessous des ailes qui est brun cannelle.

  28. Glaucopsyche (Maculinea) nausithous (Bergsträsser, 1779) • Répartition : L’espèce est présente dans l’est de la France jusqu’à 900 m. • Habitat : En plaine ou en vallée, l’espèce est observée dans des prairies de fauche plus où moins hygrophiles où se développe sa plante hôte Sanguisorba officinalis L. La présence de fourmilières (principalement Myrmica rubra (L.) à proximité est indispensable car la chenille y termine son développement pendant l’hiver et le printemps. L’espèce semble préférer les stations plus humides. • Intérêt patrimonial : Espèce en régression importante en Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  29. Glaucopsyche (Maculinea) nausithous (Bergsträsser, 1779) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de juillet à août. • Menaces : Abandon des prairies de fauche hygrophiles et des prés à litière, fauche pendant la floraison de la sanguisorbe, drainage. • Gestion : Le gestionnaire veillera à maintenir une fauche tardive (fin août-septembre) dans les sites où l’espèce est encore présente. Si les sites ont une surface importante, une rotation de la fauche tout les deux ans avec mise en place de zones refuges est envisageable. Il veillera à maintenir le régime hydrologique de la nappe.

  30. Les paludicoles • Boloria eunomia • Boloria aquilonaris • Coenonympha tullia • Lycaena dispar • Lycaena helle • Colias palaeno • Rhyparioides metelkana

  31. Nymphalidae Boloria (Proclossiana) eunomia (Esper, 1789) • Le nacré de la bistorte • Protection nationale • Identification : Détermination à vue avec un minimum de formation. Le revers des ailes postérieures est caractéristique ocelles postmédians à centre blanc).

  32. Boloria (Proclossiana) eunomia (Esper, 1789) • Répartition : Cette espèce est présente à l’est des Pyrénées et dans les Ardennes. Elle a été introduite en 1975 dans le Morvan avec succès. • Habitat : L’espèce est observée principalement au niveau des tourbières, des prairies humides et marécageuses et le long des ruisseaux. Dans les Ardennes, le micro-habitat optimal correspond à une zone herbacée caractérisée par un recouvrement important de Bistorte (Polygonum bistorta L.) (plante hôte de cette espèce) et la présence de touradons de Canche cespiteuse (Deschampsia cespitosa (L.). Les adultes sont floricoles. Le micro-habitat optimal dans le Morvan et les Pyrénées n’est pas connu. • Intérêt patrimonial : C’est une espèce relicte glaciaire. Ses stations actuelles sont des zones refuges. Elle est en régression importante dans l’ouest de l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  33. Boloria (Proclossiana) eunomia (Esper, 1789) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de mai à juillet. • Menaces : La menace principale est le drainage et l’isolation des populations. Un pâturage bovin même extensif semble être néfaste à l’espèce. • Gestion : Le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe, et facilitera la connexion entres les sites favorables notamment le long des ruisseaux. L’entretien des sites se fera par une rotation de fauche où un pâturage équin extensif avec des zones refuges maintenues deux à trois ans de suite.

  34. Nymphalidae Boloria aquilonaris (Stichel, 1908) • Le nacré de la canneberge • Protection nationale • Identification : Détermination des adultes délicate. L’espèce peut être confondue avec d’autres nacrés. Le dessous des ailes antérieures est entièrement rougeâtre chez B. aquilonaris.

  35. Boloria aquilonaris (Stichel, 1908) • Répartition : L’espèce est présente principalement dans le domaine continental. Il existe une station en Normandie. On peut l’observer jusqu’à 1500 m. d’altitude • Habitat : L’espèce est liée aux tourbières où pousse ses plantes hôtes Andromeda polifolia (L.), Vaccinium microcarpum (Turz.) et Vaccinium oxycoccos L. La ponte a lieu préférentiellement sur les dômes tourbeux, bien exposés. Les adultes sont floricoles et la présence de zones riches en fleurs (mégaphorbiaies notamment) est indispensable au maintien des populations. • Intérêt patrimonial : Cette espèce est une relicte glaciaire. Les populations sont menacées dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  36. Boloria aquilonaris (Stichel, 1908) • Echantillonnage : Recherche des adultes à l’aide d’un filet à papillons de fin juin à début août. • Menaces : Drainage, fragmentation des milieux, embroussaillement des tourbières, fauche des mégaphorbiaies à la périphérie des tourbières. • Gestion : Préservation de la tourbière et de son environnement. Le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe, éviter l’envahissement des ligneux dans les tourbières, garder les zones florifères à la périphérie.

  37. Nymphalidae Satyrinae Coenonympha tullia (Müller, 1764) • Le fadet des tourbières • Protection nationale • Identification : Détermination des adultes à vue avec un minimum de formation. La taille de cette espèce la sépare facilement des autres fadets. Chez C. tullia, la bande blanche post-discale sur le dessous de l’aile postérieure atteint la nervure costale.

  38. Coenonympha tullia (Müller, 1764) • Répartition : L’espèce est présente dans le domaine continental où elle est en régression. On peut l’observée jusqu’à 1400 m. d’altitude • Habitat : L’espèce est liée aux zones tourbeuses où poussent ses plantes hôtes, des Linaigrettes (Eriophorum polystachion L. et Eriophorum vaginatum L.). Le micro-habitat optimal pour l’espèce n’est pas encore connu avec précision. L’adulte est floricole. • Intérêt patrimonial : Cette espèce est une relicte glaciaire. Les populations sont menacées dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  39. Coenonympha tullia (Müller, 1764) • Echantillonnage : Recherche des adultes à l’aide d’un filet à papillons de fin mai à début août. • Menaces : Drainage, fragmentation des milieux, embroussaillement des tourbières. • Gestion : Préservation de la tourbière et de son environnement. Le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe, à éviter l’envahissement des ligneux dans les tourbières et à garder les zones florifères à la périphérie.

  40. Lycaenidae Lycaena dispar (Haworth, 1803) • Le cuivré des marais • Protection nationale, Annexes II et IV de la Directive Habitats • Identification : La détermination des adultes est relativement facile. L’espèce peut être confondue avec d’autres cuivrés. L. dispar se différencie par la présence, sur l’aile antérieure, d’une tache noire à l’extrémité distale de la cellule et par une suffusion bleu argenté sur le revers des ailes postérieures.

  41. Lycaena dispar (Haworth, 1803) • Répartition : L’espèce est présente dans les domaines atlantique et continental jusqu’à 400 m. d’altitude. Dans le sud-ouest de la France, la sous-espèce burdigalensis (Lucas) a été décrite. Une étude récente a montré que l’ensemble des populations ouest-européennes était très proche d’un point de vue génétique et que le statut de sous-espèce était peu justifié. Malheureusement, cette étude n’a pas pris en compte les populations du sud-ouest de la France. • Habitat : La chenille est liée à de multiples milieux rudéraux, friches, jachères, bords de chemin, prairies pâturés ou de fauche, lisières et clairières forestières, bordure de bas marais où poussent ses plantes hôtes du genre Rumex L. L’espèce affectionne les stations sur sol frais à humide. L’adulte est floricole. En région Rhône-Alpes, des études montrent que les stations optimales pour l’espèce ont une surface très réduite. Elles sont très nombreuses dans certaines vallées glaciaires mais elles ne sont pas toutes occupées en même temps. • Intérêt patrimonial : A notre avis, cette espèce semble peu menacée en France. P. Mothiron – lepinet.fr

  42. Lycaena dispar (Haworth, 1803) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de mai à début juin puis de fin juillet à août. A notre avis, c’est une espèce sous échantillonnée en France. Les adultes sont très souvent peu nombreux et très dispersés à l’échelle d’un paysage dans de multiples petites stations. • Menaces locales: Plantation de peupliers, fauchage des bords de routes pendant la période de reproduction. • Gestion : Le gestionnaire veillera à préserver les zones herbacées où croissent les Rumex.

  43. Lycaenidae Lycaena helle (Fabricius, 1807) • Le cuivré de la bistorte • Protection nationale, Annexes II et IV de la Directive Habitats • Identification : Taille et coloration inconfondables

  44. Lycaena helle (Fabricius, 1807) • Répartition : Cette espèce est présente dans les Pyrénées, le Massif Central, le nord-est de la France entre 400 m. et 1800 m. Elle a été introduite en 1975 dans le Morvan. Le Massif Central possède les plus importantes populations d’Europe de l’ouest. C’est une espèce relicte, vraisemblablement localisée en plaine à la fin de la dernière glaciation. Ses stations actuelles sont des zones refuges. • Habitat : L’espèce est présente principalement au niveau des tourbières, des prairies marécageuses et le long des ruisseaux sur substrat para-tourbeux. Le micro-habitat optimal correspond à une zone herbacée bien exposée, constituée presque exclusivement de bistorte (Polygonum bistorta L.) plante hôte de cette espèce. • Intérêt patrimonial : Espèce prioritaire pour la conservation dans toute l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr

  45. Lycaena helle (Fabricius, 1807) • Echantillonnage : Les adultes sont observés à vue à l’aide d’un filet à papillons. La période de vol est de mai à juillet. Ils sont généralement extrêmement localisés au niveau des zones où l’habitat persiste. • Menaces : La menace principale est le drainage et l’isolation des populations. • Gestion : Préservation de la tourbière et de son environnement. Le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe et facilitera ou gardera les microsites favorables notamment le long des ruisseaux. Le pâturage extensif semble très favorable à l’espèce.

  46. Pieridae Colias palaeno (Müller, 1764) • Le solitaire • Protection nationale • Identification : Détermination des adultes à vue avec un minimum de formation. Présence d’une bordure marginale noire sur les deux ailes et absence de taches sur le dessous des ailes antérieures (Colias croceus).

  47. Colias palaeno (Müller, 1764) • Répartition : La sous-espèce europome (Esper) est présente dans le Jura. Elle a disparu des Vosges. On peut l’observer jusqu’à 600 m. d’altitude. La sous-espèce europomene Ochs. est présente dans les Alpes entre 1500 m. et 2600 m. • Habitat : La sous-espèce europome est liée aux zones tourbeuses arborées. La sous-espèce europomene s’observe au niveau des landes alpines plus ou moins humides. La plante hôte est l’Airelle des marais, Vaccinium uliginosum L. Le micro-habitat optimal pour l’espèce n’est pas encore connu avec précision. Les adultes sont floricoles et la présence de zones riches en fleurs (mégaphorbiaies notamment) semble indispensable au maintien des populations. • Intérêt patrimonial : Cette espèce est une relicte glaciaire. La sous-espèce europome (Esper) est fortement menacée dans toute l’Europe. En France, les populations sont très localisées. La sous-espèce europomene Ochs. n’est pas menacée. P. Mothiron – lepinet.fr

  48. Colias palaeno (Müller, 1764) • Echantillonnage : Recherche des adultes à l’aide d’un filet à papillons de juin à début août. • Menaces pour la sous-espèce europome : Drainage, fragmentation des milieux, embroussaillement trop important des tourbières, fauche des mégaphorbiaies à la périphérie des tourbières. • Gestion (pour la sous-espèce europome) : Préservation de la tourbière et de son environnement. Le gestionnaire veillera principalement à maintenir le régime hydrologique de la nappe, éviter l’envahissement trop important des ligneux dans les tourbières, garder les zones florifères à la périphérie.

  49. Arctiidae Rhyparioides metelkana (Lederer, 1861) • L’écaille des marais • Protection nationale K. Nakao • Identification : Détermination des adultes délicate. L’espèce peut être confondue avec Diacrisia sannio (L.). Chez R. metelkana (Leder.), la tache discale sur les ailes antérieures se prolonge vers la partie basale de l’aile le long de la cellule.

  50. Rhyparioides metelkana (Lederer, 1861) • Répartition : Cette espèce est extrêmement localisée en France. Elle semble avoir disparu des sites du Marais Poitevin et des Marais de la Vesle. Elle est encore présente dans la région Aquitaine. • Habitat : Cette espèce est liée aux zones marécageuses et aux bordures d’étangs. Sa biologie n’est pas connue. Une des plantes hôtes fréquemment citée est Euphorbia palustris L. • Intérêt patrimonial : Cette espèce est très rare et localisée en l’Europe. P. Mothiron – lepinet.fr