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Subjectivité et dépendance Vécu et altérité. Valérie Sénégas Psychologue clinicienne Service de Gériatrie du Dr TEIXEIRA - EIG Lariboisière Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013. Définitions orientées. Subjectivité

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Presentation Transcript
subjectivit et d pendance v cu et alt rit

Subjectivité et dépendanceVécu et altérité

Valérie Sénégas

Psychologue clinicienne

Service de Gériatrie du Dr TEIXEIRA - EIG Lariboisière

Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

d finitions orient es
Définitions orientées

Subjectivité

En tant que question philosophique, La subjectivité est le propre du sujet. Qualité de ce qui appartient seulement au sujet pensant. Présence du sujet parlant dans son discours. Cf. en particulier De la subjectivité dans le langage, Problèmes de linguistique générale 1, Emile Benveniste

Dépendance : Relation de subordination, de solidarité ou de causalité

Fait d'être lié organiquement ou fonctionnellement à un ensemble ou à un élément d'un ensemble

Fait d'être conditionné, d'être déterminé par quelque chose

Vécu

Ce que l'on a vécu, expérience.

Altérité

L'altérité est un concept philosophique : caractère, qualité de ce qui est autre, distinct

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

une exp rience fondatrice la d pendance
Une expérience fondatrice : la dépendance

Le besoin

Première expérience vécue de douleur : le besoinauquel l’enfant n’a pas la capacité de répondre du fait de sa dépendance absolue, lui impose un seuil intolérable d’excitations qui se manifeste par un cri

La demande

Si quelqu’un y répond de façon adaptée, ce cri sera le fondement de l’appel. A partir du moment où l’autre secourable de part la qualité de son articulation au langage, donne à ce cri un statut de demande, cette expérience inaugurale devient la trace fondatrice de l’articulation du sujet au langage. La réponse au besoin s’accompagne d’autre chose issu de ce qui anime l’autre secourable dans sa façon de répondre, son geste.

Le désir

Cette expérience laisse la trace d’une béance caractérisant « un manque à être » essentiel pour la possibilité d’existence du sujet en tant que sujet du désir ; et ce justement dans la mesure où il demeure dans l’impossibilité de répondre au désir de l’Autre.

La manifestation de cet impossible peut s’apparenter à une surface structurée autour d’un trou laissé par la non adéquation radicale de toute réponse à une demande qui reste fondamentalement une demande d’amour

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

l homme est un macaroni un trou avec de la p te autour
« l'homme est un macaroni ; un trou avec de la pâte autour »

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

configuration topologique du macaroni le ruban de mo bius
Configuration topologique du macaroni : Le Ruban de moëbius

Surface projective non orientable caractérisée par une seule face et un seul bord

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

le traitement du trou par le fantasme
Le traitement du trou par le fantasme

La fonction du fantasme consiste à faire tenir ensemble le tout (la pâte autour et le trou). Deux surfaces hétérogènes sont ainsi liées par le fantasme : le sujet du désir (la pâte ) et l’objet qui cause le désir (qui escamote le trou). Lacan l’écrira ($◊a) [le sujet barré poinçon de l’objet a] ei le sujet en tant que manifestation de la coupure du signifiant dans le rapport à l’objet cause du désir.

Ainsi le champ de la réalité ne fonctionne qu'à s'obturer de l'écran du fantasme

Représentation topologique du fantasme : le Cross cap

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

lacan l homme est un macaroni un trou avec de la p te autour
Lacan "l'homme est un macaroni ; un trou avec de la pâte autour"

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 8 décembre 2011

appr hension intuitive de situations de soins
Appréhension intuitive de situations de soins

Entretien individuel

Grande visite

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

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« Dans une trouvaille, il n’y a que le trou qui vaille » Illustration par l’exemple du trou qui gît dans les détails

La personne avertie et secourable : élève le besoin au statut de la demande. Cette reconnaissance produit un effet de cohérence.

Monsieur A, dément, écope l’eau des toilettes ou du lavabo et en asperge les murs et le sol. Lors du récit détaillé que l’aide soignante nous fait des épisodes d’agitation, elle se souvient avoir pensé aux ablutions caractéristiques de sa pratique religieuse

Mais l’a priori d’insignifiance d’une telle intuition clinique, redoublé par la dépréciation portée à sa fonction fait manquer la chose

En redonnant son importance à la chose, nous soutenons la ré articulation de l’agitation apparemment insensée à une signifiance qui redonne une surface structurée  L’agitation sera en partie bordée par le rituel religieux réintroduit dans l’organisation de la journée du patient

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

la situation de soins est une surface projective
La situation de soins est une surface projective

Du côté du patient : le refus de soins ou d’aide peut être entendu en tant que manifestation d’un désir projeté sur la situation de soins.

Mme B ne mange pas et semble s’y opposer volontairement. Elle est mutique. L’équipe inquiète se pose la question d’une logique suicidaire et de la mise en place d’une alimentation médicalement assistée (SNG + contentions). C’est l’anamnèse qui nous apprend qu’elle a perdue son fils unique dans le mois qui a précédé son hospitalisation.

Le fait de soutenir une présence qui supporte l’intensité de sa douleur, sans chercher à la recouvrir d’une signification là où justement « il n’y a pas de mots », l’autorise à se laisser déborder par cette douleur. Des recommandations thérapeutiques associées à l’introduction d’une molécule adaptée permettent une nette amélioration de son rapport au monde elle est installée au fauteuil dès le lendemain et sort en SSR quelques jours plus tard.

Du côté des professionnels : l’intensité de certaines implications peut être la manifestation d’un désir qui se projette sur la surface de la situation de soins.

Le Dr C prescrit le touché rectal de façon si itérative pour un patient qui présente des risques d’occlusion intestinale, que l’équipe pose la question de l’acharnement thérapeutique.

Une conversation sur les souvenirs liés au TR avec ce médecin, « mine de rien », lui permet de se remémorer la violence de l’agonie d’un patient par occlusion intestinale. Le TR actuel était redoublé car il cherchait à éviter la violence de la réalité de son impuissance éprouvée jadis.

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

quelques cl s pour notre clinique en emg
Quelques clés pour notre clinique en EMG

La position de tiers

En tant qu’équipe mobile nous avons la possibilité de soutenir un écart par rapport à cette surface projective dans laquelle nous nous engouffrons tous puisqu’elle soutient notre désir

Nos outils contribuent à préserver cette position qui permet de produire des effets de « coupure » et provoquent des réorganisations de surface. Des effets de cohérence favorisant la préservation de la position de chacun. Parmi ces outils qui bordent notre désir citons : nos compétences respectives, la qualité de structuration de nos interventions, la pluri et/ou l’interdisciplinarité, les modèles animant le positionnement de chacun dans la rencontre (discussion sur 2 modèles d’étayage : Le Care, la bientraitance)

La constellation (cf. Jean Oury)

Du seul fait de notre intervention, se produisent des effets sur l’investissement de la situation. Nous considérons donc que toute évaluation est une action thérapeutique dans la mesure où elle produit des effets de cohérence. L’ensemble réalisé par le recueil d’éléments épars qui font l’objet d’une reconstruction, induit une modification du regard porté sur la situation par les différents interlocuteurs. C’est alors la qualité de présence à l’autre qui peut en bénéficier et la qualité de la prise en charge de surcroît.

Exemple : Mme D est la « bête noire » du service qui fait appel à nous. Elle déambule, son rythme est inversé, elle est agressive. La salle par ailleurs est lourde avec plusieurs prises en charge palliatives, bref son énergie débordante et incohérente bute sur un ralentissement nécessaire des élans du lieu où elle se trouve. Les différents échanges réalisées avec la patiente, les professionnels, l’entourage, produisent un effet sur le regard et l’interprétation de la situation. Elle deviendra par la suite la « coqueluche » du service.

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013

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« Si le seul outil que vous avez est un marteau vous verrez tout problème comme un clou »

Abraham Maslow

quelques r f rences pour aller plus loin
Quelques références pour aller plus loin

Emile Benveniste, De la subjectivité dans le langage In: « Problèmes de linguistique générale »,1. Paris: Gallimard, 1966.

Lacan Jacques, L’identification, Séminaire IX, 1961-1962 non publié; Retranscription non officielle, 1962.

Molinier Pascale, Laugier Sandra, Paperman Patricia, Qu’est-ce que le care? Souci des autres, sensibilité, responsabilité, Paris: Petite Bibliothèque Payot, 2009.

Jean Oury et Patrick Faugeras, Préalable à toute clinique des psychoses, Toulouse: Eres, 2012.

Personne Michel, Le corps du malade âgé - Pathologies de la vieillesse et relations de soins, Paris: Privat Formation Travail social, 1994. (épuisé)

Sénégas Valérie, Embarras de la souffrance et situation de soins, In: « Le journal des psychologues », n°288, pp.62-64, Juin 2011.

Site du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales: www.cnrtl.fr/lexicographie

Valérie Sénégas, Psychologue clinicienne - Service de Gériatrie, EIG Lariboisière - Collectif des EMG Franciliennes - Groupe « Outils communs » 14 novembre 2013