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Insectes protégés et insectes d’importance patrimoniale

Insectes protégés et insectes d’importance patrimoniale. Que protéger et pourquoi ?. Pierre Zagatti. Vers. 2%. Myriapodes. 1%. Crustacés. 3%. 115 espèces protégées sur 37349 !. Monde Martinez et Gauvrit, 1997. France Fauna Europaea, 2002. Autres invertébrés. 1%.

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Insectes protégés et insectes d’importance patrimoniale

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Presentation Transcript


  1. Insectes protégés et insectes d’importance patrimoniale Que protéger et pourquoi ? Pierre Zagatti

  2. Vers 2% Myriapodes 1% Crustacés 3% 115 espèces protégées sur 37349 ! Monde Martinez et Gauvrit, 1997 France Fauna Europaea, 2002 Autres invertébrés 1% Autres invertébrés Vertébrés Mollusques Vers Vertébrés 2% 2% 7% 1% 3% Myriapodes 1% Crustacés 2% Protozoaires Arachnides 3% 6% Mollusques 6% Coléoptères Autres insectes 22% 6% Coléoptères 35% Arachnides 3% Hémiptères Lépidoptères 8% 11% Autres insectes 4% Diptères Hyménoptères Hémiptères 19% 6% 18% Diptères 8% Lépidoptères Hyménoptères 11% 9% Σinsectes = 900 000 Σinsectes = 37 349

  3. Facteurs limitants pour les insectes • Ressources offertes par l’habitat • Facteurs biotiques • Alimentation adultes et larves • Abris • Facteurs abiotiques • Climat • Eau, cavités, granulométrie... • Les autres espèces • Prédateurs et parasites • Espèces concurrentes • Le potentiel reproducteur n’est pas limitant • Le milieu est exploité de manière optimale

  4. Protéger des espèces ou protéger des espaces ? • Le potentiel reproducteur n’est pas limitant • Le milieu est exploité de manière optimale • Une dépression sur la population (collecte) est sans incidence, si l’habitat n’est pas touché • Législation héritée des stratégies de conservation des vertébrés ou des plantes

  5. Protéger des espèces, c’est protéger des espaces • Le législateur ne sait pas caractériser un milieu, sauf s’il héberge des espèces patrimoniales • Encore faut-il dépasser la législation brute, pour évaluer la pertinence des espèces considérées en fonction de la région, et du milieu • Certaines espèces sont tellement caractéristiques d’un milieu menacé, que leur protection suffit à assurer celle des espèces qui les accompagnent (espèces parapluie).

  6. Les habitats des insectes • Les insectes ont conquis tous les milieux, ils occupent d’innombrables niches écologiques et les habitats qui leur correspondent • Résistance à la sécheresse • Petite taille • Des ailes pour occuper toutes les strates • La description de l’environnement végétal ne suffit pas à caractériser l’habitat d’un insecte (référentiels phytosociologiques).

  7. L’habitat du lucane cerf-volant • Une espèce de l’annexe II. • Un régime alimentaire spécialisé

  8. L’habitat du lucane cerf-volant 2080 Dunes boisées des régions atlantique, continentale et boréale 6310 Dehesas à Quercus spp. sempervirents 9110 Hêtraies du Luzulo-Fagetum 9120 Hêtraies acidophiles atlantiques à sous-bois à Ilex et Taxus (Quercion robori-petraeae ou Ilici-Fagenion) 9130 Hêtraies du Asperulo-Fagetum 9140 Hêtraies subalpines médio-européennes à Acer et Rumex arifolius 9150 Hêtraies calcicoles médio-européennes à Cephalanthero-Fagion 9160 Chênaies pédonculées ou chênaies-charmaies sub-atlantiques et médio-européennes du Carpinion betuli 9170 Chênaies-charmaies du Galio-Carpinetum 9180 Forêts de pentes, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion 9190 Vieilles chênaies acidophiles des plaines sablonneuses à Quercus robur 91A0 Vieilles chênaies des îles Britanniques à Ilex et Blechnum 91B0 Frênaies thermophiles à Fraxinus angustifolia 91E0 Forêts alluviales à Alnus glutinosa et Fraxinus excelsior (Alno-Padion, Alnion incanae, Salicion albae) 91F0 Forêts mixtes à Quercus robur, Ulmus laevis, Ulmus minor, Fraxinus excelsior ou Fraxinus angustifolia, riveraines des grands fleuves (Ulmenion minoris) 9230 Chênaies galicio-portugaises à Quercus robur et Quercus pyrenaica 9260 Forêts de Castanea sativa 9330 Forêts à Quercus suber 9340 Forêts à Quercus ilex et Quercus rotundifolia • Quel référentiel peut qualifier les sites favorables ?

  9. L’habitat du lucane cerf-volant • Association d’espèces végétales ? • Ou caractérisation de ces espèces végétales ?

  10. Les espèces patrimoniales • Parmi les milliers d'espèces d'insectes vivant en France, quelques dizaines sont considérées comme représentatives du patrimoine naturel du pays : • Espèces protégées • Espèces de l’annexe 2 de la Directive Habitat • Espèces déterminantes • Bio-indicateurs • Espèces menacées (listes rouges) • Espèces endémiques • ...

  11. Les espèces protégées • La liste (nationale) est un mélange d'espèces menacées en France, d'espèces caractéristiques de milieux menacés (cavernicoles et insectes des tourbières) et d'espèces distinguées au niveau européen mais non menacées (voire communes) en France. Une espèce n'appartient pas à la faune de France (Cucujus cinnaberinus). • Lépidoptères : 36 espèces • Rhopalocères : 27 espèces • "Macrolépidoptères" : 36 espèces • Coléoptères : 66 espèces (dont 52 Carabidae cavernicoles) • Orthoptères : 3 espèces • Odonates : 10 espèces

  12. Origine des espèces protégées • A la demande des associations, un arrêté est pris le 3 août 1979, pour protéger strictement des insectes français (carabes, Papilio hospiton, Graellsia isabellae etc.) • Parallèlement, la convention de Berne (1979) dont les annexes 2 et 3 listent des espèces à protéger strictement, est ratifiée à l’initiative du Conseil de l’Europe. • La France n’a ratifié la Convention de Berne qu’en 1990, l’arrêté de 1993 fixant la liste des espèces protégéees en France devait obligatoirement inclure les espèces françaises des annexes 2 et 3, sans que la France n’ait en rien participé aux discussions

  13. Les espèces de l’annexe 2 • Directive Habitat Faune-Flore (Directive 92-43 CEE, modifiée en 1997 et 2006). • Espèces souvent considérées comme protégées, alors qu’en fait seul leur habitat est protégé. • Espèces plus (Limoniscus violaceus) ou moins (Euplagia quadripunctaria) pertinentes pour caractériser leur milieu

  14. Les espèces déterminantes • Les ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Ecologique Faune-Flore) sont des zones du territoire national où des éléments remarquables du patrimoine naturel ont été identifiés. • Le classement en ZNIEFF s'établit en fonction de la présence d'un certain nombre d'espèces végétales et animales dites déterminantes • Ces listes sont régionales, les espèces qui les constituent présentent un certain nombre de caractéristiques : • Elles sont caractéristiques du milieu qu'elles occupent • Elles ne sont pas rarissimes • Elles sont d'identification relativement facile (ou bien des genres entiers sont classés comme déterminants) • Les espèces protégées sont considérées comme déterminantes "avec certaines précautions" • Les espèces endémiques ou en limites d'aire sont également considérées comme déterminantes • IDF :Coléoptères : 301 esp., Lépidoptères 55 esp., Orthoptères : 25 esp.

  15. Les bio-indicateurs • Les grands types de milieux fréquentés par les insectes (aquatique lotique ou lentique, forestier, terres cultivées etc...) sont dans des états de conservation très variables pour la biodiversité. Pour le gestionnaire il est tentant d'utiliser quelques espèces sténoèces comme indicateurs de l'état de conservation. • Pour le milieu aquatique, ces espèces seront caractéristiques des états de pollution. • Pour le milieu forestier il s'agira de préciser le degré de naturalité du peuplement (hétérogénéité, vieillissement, bois mort) par rapport à la plantation d'arbres. • Pour les espèces des zones cultivées, les indicateurs informeront sur les pollutions agricoles, la spécialisation des productions et le caractère extensif de l'activité agricole.

  16. Les bio-indicateurs • Ces indicateurs existent pour les eaux courantes. Ils sont utilisés pour l'établissement d'un Indice Biologique Global Normalisé, et d'autres indices moins utilisés. Ce sont des larves d'éphémères, de perles et de diptères qui sont utilisées. Les difficultés des déterminations spécifiques font toutefois perdre de la pertinence à cette approche. • Pour les espèces saproxyliques, Brustel (2001) a formalisé une liste de 300 espèces de Coléoptères qui témoignent de la qualité du peuplement forestier en termes de biodiversité. Cette liste tient compte du faciès et de la localisation du site. Cette approche est très pertinente, mais la difficulté d'identification de certaines espèces limite son utilisation. • Rien n'a encore été formalisé pour les espèces des zones cultivées.

  17. Les autres critères de patrimonialité • Menaces • Rareté • Endémisme • Aspect • Valeur commerciale • Critères socio-culturels

  18. Menaces • Beaucoup d'espèces sont actuellement menacées par la destruction de leurs habitats, l'urbanisation, la pollution, l'agriculture intensive etc… L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) produit des Listes Rouges qui dressent le statut des espèces en fonction du degré de menace qu'elles subissent. • Dans le même esprit, de nombreuses collectivités territoriales ou même des associations naturalistes établissent également des listes rouges de portée plus restreinte suivant les critères de l'UICN.

  19. Rareté • La rareté est un des critères les plus fréquemment évoqués pour justifier l'intérêt patrimonial d'une espèce. Il s'agit cependant d'une notion qu'il convient de préciser : • Espèces répandues mais à densités faibles ou très faibles - c'est une situation peu fréquente chez les insectes. Elle sous-entend une grande mobilité et des systèmes de recrutement à distance des partenaires sexuels très élaborés • Espèces très localisées, abondantes dans leurs biotopes mais ces biotopes sont très dispersés. C'est le cas habituel chez les insectes dits rares. Il s'agit souvent d'espèces sténoèces dont les milieux sont menacés. • Espèces dont la biologie est mal connue ou très mal échantillonnées par les méthodes classiques, parfois inaccessibles. La rencontre de l'espèce n'est alors due qu'au hasard et aucune conclusion précise ne peut être tirée quant au statut de ses populations. Ce cas est très fréquent chez les insectes. • Le deuxième cas, espèces très localisées, est le plus pertinent pour la valeur patrimoniale. L'espèce est un indicateur de son biotope et ses populations peuvent y être quantifiées. Dans la majorité des cas, la protection du biotope assure une conservation satisfaisante des espèces qui y vivent.

  20. Endémisme • L'endémisme dans son sens biologique (Lumaret et al, 1996) : • Une vaste unité de référence, ici la région ouest-paléarctique (12 M km²) • Espèces de classe I : • aire de distribution  0,1 % de la référence (12 000 km²) • Espèces de classe II : • aire de distribution  0,5 % de la référence (60 000 km²) • Espèces de classe III : • aire de distribution  1 % de la référence (120 000 km²) • Espèces de classe IV : • aire de distribution  5 % de la référence (600 000 km²) • Pour les Scarabéoides étudiés par Lumaret, ces 4 classes d'endémiques représentent 13% des espèces françaises • Il s'agit souvent d'espèces montagnardes ou du cordon littoral, fréquemment aptères ou en tous cas peu mobiles

  21. Distribution des Scarabéides endémiques (Lumaret, 1996) Nombre d’espèces endémiques par Région 0-1 2-4 5-10 11-20

  22. Endémisme • L'endémisme dans son sens politique : • Il s'agit d'espèces, sous-espèces ou formes diverses dont la répartition est restreinte à une entité géographique bien précise, région ou état. • Le taxon considéré prend alors une valeur emblématique pour le patrimoine de la région considérée, surtout si le nom (scientifique ou vernaculaire créé pour l'occasion) reprend une partie de cette origine géographique. • Exemple le papillon isabelle, • Graellsia isabelae galliaegloriaun habitué des cartes postales touristiques dans le Queyras.

  23. Autres critères de patrimonialité • Aspect • Des dizaines de Cerambycidae sont en France des espèces patrimoniales sur un effectif de 240 espèces. Un seul staphylin, le plus coloré des gros, apparaît sur une liste d'espèces patrimoniales, alors que notre faune en compte près de 1800 espèces. La taille, la beauté, la sympathie qu'évoquent certaines espèces (les papillons de jour sont populaires, les blattes moins) sont des critères de patrimonialité très importants, même s'ils sont très subjectifs. • Valeur commerciale • Dès lors qu'il se développe un goût pour la détention d'espèces mortes ou vivantes, chaque espèce a potentiellement une valeur marchande, légale ou non (espèces protégées). Les espèces les plus rares et les plus spectaculaires sont bien évidemment les plus chères. • Critères socio-culturels • Certaines espèces animales ou végétales prennent une valeur patrimoniale considérable pour des raisons historiques ou culturelles. Il peut s'agir d'espèces jadis liées à une activité humaine (cochenilles et colorants par exemple) ou utilisées à des fins alimentaires (pas d'insectes en France mais des crustacés et mollusques) pharmaceutiques (la cantharide, vésicatoire et aphrodisiaque), agricoles (les auxiliaires des cultures) ou de loisirs (chasse, pêche ou tourisme).

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