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L’apport des immigrants internationaux dans la fécondité au Québec

L’apport des immigrants internationaux dans la fécondité au Québec. Maria Constanza Street Candidate au doctorat en démographie INRS-UCS constanza.street@ucs.inrs.ca. 7 mai 2010. PRÉSENTATION.

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L’apport des immigrants internationaux dans la fécondité au Québec

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Presentation Transcript


  1. L’apport des immigrants internationaux dans la fécondité au Québec Maria Constanza Street Candidate au doctorat en démographie INRS-UCS constanza.street@ucs.inrs.ca 7 mai 2010

  2. PRÉSENTATION Extrait d’un rapport préparé pour le compte du Ministère de l’Immigration et des Communautés Culturelles en avril 2007, dans le cadre des activités du Laboratoire d’études de la population de l’INRS. La plupart des données ont été élaborées par Statistique Canada aux fins du ministère en 2004. Ces données reprennent l’étude faite pour le Canada par Alain Bélanger et Stéphane Gilbert dans le document intitulé « La fécondité des immigrantes et de leurs filles nées au Canada » • Les données du recensement 2006 n’étaient pas encore disponibles Le contenu de cette présentation est la seule responsabilité de l’auteure.

  3. Contexte Dans un régime de faible fécondité comme celui qui prévaut au Québec à l’heure actuelle il s’avère important de situer la contribution de l’immigration internationale dans l’avenir démographique. Cette contribution s’effectue par l’incorporation directe des immigrants eux-mêmes mais aussi par leur fécondité en sol québécois. Les immigrants arrivés au Québec au fil des ans représentent 11,5 % de la population totale en 2006 (soit 851 600 personnes), la proportion la plus forte jamais constatée. Cette proportion a progressée depuis 1951 alors qu’elle était de 5,6 %. La part de la population née à l’étranger est beaucoup plus importante dans l’ensemble du Canada, soit 19,8 % en 2006.

  4. PLAN L’apport des immigrants dans la natalité (le nombre de naissances annuelles) L’apport des immigrants dans le renouvellement de la population Analyse de la fécondité différentielle des générations d’immigration selon des diverses caractéristiques sociodémographiques et socioéconomiques

  5. Profil de la population née à l’étranger Bien que l’immigration ait toujours fait partie intégrante de son histoire, c’est à partir des années 1970 que le gouvernement canadien a décidé d’éliminer les critères de race et de nationalité dans la sélection des immigrants et d’implanter un système universel qui privilégie le capital éducatif et la qualification professionnelle, ce qui signifie l’ouverture aux flux migratoires en provenance de régions autres que l’Europe et les États-Unis (Li, 2003). Vers les années 1990 le Québec acquiert, à la suite de plusieurs ententes, des pouvoirs pour déterminer les grandes orientations de sa politique migratoire. Les modifications apportées aux programmes de sélection depuis 1970 pour fonder ceux-ci sur des objectifs sociaux, humanitaires et économiques, ainsi que les événements internationaux liés aux mouvements des migrants et des réfugiés, ont changé le profil des immigrants admis au Canada au fil du temps

  6. Au Québec, l’Europe demeure toutefois le principal continent de naissance, mais son importance relative diminue constamment. Selon les données du recensement de 1996, • 43 % de la population immigrée provenait de l’Europe • 25 % de l’Asie • 22 % de l’Amérique et 9 % de l’Afrique ; Dix ans plus tard, en 2006 • la proportion d’immigrants d’origine européenne a baissé jusqu’à 36% • Il y a une forte hausse des immigrants provenant de l’Afrique (14,6 %) de l’Asie et du Moyen Orient (27,4 %). • Légère augmentation de ceux qui proviennent de l’Amérique centrale et du Sud (7,3 % en 1996 à 9,2 % en 2006)

  7. L’apport des immigrants dans le nombre de naissances annuelles Le nombre de naissances observées annuellement dans une population est le résultat de deux facteurs (Héran et Pisson,2007) • le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants (15 à 49 ans) • leur propension à en avoir Une variation du nombre de femmes en âge de procréer peut en elle-même modifier le nombre de naissances d’une période donnée, même si le niveau de la fécondité ne change pas. L’apport des immigrants dans la natalité est donc déterminé par • leur poids sur l’ensemble de femmes en âge d’avoir des enfants • leur niveau de fécondité

  8. Proportion de femmes nées à l’étranger selon le groupe d’âge. Québec 1991, 2001 et 2006 Source: Statistique Canada. Recensement de la population.

  9. Répartition des naissances selon le lieu de naissance des parents. Québec, 1980 à 2009 86,6 84,9 78,5 73,7 16,8 12,8 8,2 7,3 9,2 Source : Institut de la statistique du Québec

  10. Répartition des naissances selon le rang de naissance et le lieu de naissance de la mère. Québec, 2002 et 2006

  11. L’apport des immigrants dans le renouvellement de la population Déterminer la capacité réelle d’une population de se reproduire à long terme. Indicateur privilégié: l’indice synthétique de fécondité • Nombre moyen d’enfants par femme dans une génération qui connaîtrait, au cours de sa vie féconde, les taux de fécondité observés une année donnée, en l’absence de mortalité Au moyen de mesures de la fécondité, selon le lieu de naissance de la femme, la durée du séjour et le lieu de naissance des parents de la femme, nous cherchons à déterminer s’il existe une convergence dans les comportements • des immigrantes • des femmes de la deuxième génération (deux parents nés à l’étranger), • de la deuxième génération et demie (un parent né à l’étranger) • de la troisième génération (deux parents nés au Canada).

  12. Les données sur la fécondité dans le recensement canadien Depuis 1991, il n’y a pas de question sur le nombre d’enfants déjà eus. Pour estimer le taux de fécondité et l’ISF, il faut avoir recours à des méthodes indirectes « Méthode de décompte des enfants au foyer » La méthode suppose que dans les pays où la mortalité est faible et la famille nucléaire domine, la plupart des enfants nés dans les années qui précédent le recensement sont vivants et recensés avec leur mère. Cette méthode considère qu’en ayant la date de naissance de toutes les personnes recensées dans le ménage, il est possible de rapporter le nombre d’enfants d’un certain âge à la femme vivant dans le ménage. L’information sur le lien de parenté entre les membres du ménage s’avère aussi très outil, surtout quand les catégories sont suffisamment désagrégées. Il s’agit d’une estimation de la fécondité des immigrantes une fois qu’elles se sont établies au Canada

  13. ISF selon le lieu de naissance de la femmeCanada et Québec 1996-2001 Source: Statistique Canada. Recensement de la population 2001.

  14. C’est important de distinguer l’effet de la migration et l’effet de la socialisation (l’âge à l’arrivée) • Plus la durée du séjour est longue, plus l’influence de la société d’accueil sur le processus de formation de la famille est forte. Celles dont la durée du séjour est plus longue ont vraisemblablement migré pendant leur enfance et étaient au Québec à l’âge de former une union et d’initier leur vie reproductive • À l’inverse, la fécondité se ressemblerait plus à celle du lieu d’origine lorsque la durée depuis l’immigration est courte; • De même, lorsque la durée du séjour est courte, il y plus de chances que les femmes qui sont déjà en âge d’avoir des enfants aient migré à un âge adulte et aient eu un conjoint au moment de l’immigration, ce qui augmente les chances qu’elles aient des enfants peu de temps après leur arrivée.

  15. Le niveau de la fécondité selon la génération d’immigration Les descendantes d’immigrants subissent certainement deux influences : celle de leurs parents immigrants et celle de la société où elles sont nées. Le recensement de 2001 (et de 2006) permet d’estimer la fécondité des enfants des immigrantes pour la première fois en 30 ans, car on dispose de l’information sur le lieu de naissance des parents du répondant. Estimation des ISF selon la génération d’immigration : • la première génération (femmes nées à l’étranger); • la deuxième génération (les deux parents sont nés à l’étranger); • la deuxième génération et demie (l’un des parents est né à l’étranger) • la troisième génération (les deux parents sont nés au Canada).

  16. Taux de fécondité par âge et indice synthétique de fécondité selon la génération, Québec, 2001

  17. Rapport de chance qu'une femme âgée de 15 à 54 ans vive avec au moins un enfant âgé de 0-4 ans

  18. Conclusions Au Québec, il y a eu un accroissement de la proportion de femmes immigrantes sur l’ensemble de femmes en âge de procréer et une augmentation de la proportion des naissances dont les parents sont nés à l’étranger. Au Québec, l’écart de l’ISF entre les femmes immigrantes et les femmes nées au Canada augmente progressivement au fil du temps (..jusqu’en 2001). Les différences entre le Canada et le Québec sont dues non seulement aux différences de la proportion des femmes nées à l’étranger, mais aux différences en regard du profil des femmes immigrantes.

  19. Conclusions Il semble raisonnable d’anticiper qu’une proportion plus élevée d’immigrantes récentes combinée à une fécondité plus élevée de celles-ci aura pour effet d’augmenter l’importance que prendra leur fécondité dans l’ISF total; L’une des questions fondamentales consiste à déterminer quelle sera la fécondité des femmes d’origine autre qu’européenne, car elles seront de plus en plus nombreuses à la deuxième génération; Pour mieux connaître le présent et l’avenir de la fécondité au Québec, il faudrait avoir d’autres sources de données • faible nombre d’immigrants dans les enquêtes qui permettent d’analyser les déterminants socioéconomiques de la fécondité, comme l’ESG ou l’EDTR

  20. Les enjeux de la recherche.. Tendance à prioriser le « pays d’origine » et à utiliser des regroupements selon des critères de simple « proximité géographique » • par exemple, la région de provenance. Au Canada, tendance à prioriser le concept de « minorité visible » et les groupes linguistiques. Dans l’avenir, il faudra prioriser des études consacrées à l’analyse des déterminants proches et indirects de la fécondité des différents groupes : • l’accès à la contraception, le rôle de l’IVG et le recours aux méthodes irréversibles • les normes et les « régimes d’engendrement » • les modèles de famille et de couple • l’égalité de genre et le statut de la femme • les aspirations socioéconomiques et l’intégration professionnelle

  21. MERCI BEAUCOUP

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