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PROGRAMME DE CINQUIÈME. Partie 2/Thème 2 - FEODAUX, SOUVERAINS, PREMIERS ÉTATS (10 % du temps consacré à l'histoire). CONNNAISSANCES :

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Presentation Transcript
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PROGRAMME DE CINQUIÈME

Partie 2/Thème 2 - FEODAUX, SOUVERAINS, PREMIERS ÉTATS (10 % du temps consacré à l'histoire)

CONNNAISSANCES :

L’organisation féodale (liens « d’homme à homme », fief, vassal et suzerain) et l’émergence de l’État en France qui s’impose progressivement comme une autorité souveraine et sacrée.

DÉMARCHES

La France est le cadre privilégié de l’étude. Celle-ci est conduite à partir d’exemples au choix :

de personnages significatifs de la construction de l’État en France : Philippe Auguste, Blanche de Castille, Philippe IV le Bel et Guillaume de Nogaret, Charles VII et Jeanne d’Arc, Louis XI…), ou d’événements significatifs de l’affirmation de l’État (la bataille de Bouvines, le procès des Templiers, le sacre de Charles VII…).

A la fin de l’étude, les élèves découvrent une carte des principales monarchies de l’Europe à la fin du XVe siècle.

CAPACITÉS

Connaître et utiliser les repères suivants :

− Un événement significatif de l’affirmation de l’État en France

− Une carte de l’évolution du domaine royal et des pouvoirs du roi en France, Xe - XVe siècle

Décrire et expliquer le système féodal comme organisation de l’aristocratie, puis comme instrument du pouvoir royal

EXTRAITS DE L'INTRODUCTION AUX PROGRAMMES DU COLLÈGE :

[Le programme d'histoire] vise aussi à […] l'acquisition et l'utilisation d’un vocabulaire et de notions spécifiques, […] à la maîtrise progressive de la construction d’un récit historique, à l’écrit et à l’oral, depuis ses formes les plus élémentaires (quelques phrases), jusqu’à des développements plus élaborés intégrant des éléments explicatifs et démonstratifs.

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Un château-fort

Le siège d'une ville au Moyen-âge

Une bataille entre chevaliers

Une ville fortifiée

L'auteur anonyme de cette partie du poème consacre près de 10 % des 10 0000 vers de la Chanson au siège de Beaucaire.

Du 3 juin au 24 août 1216, deux seigneurs se sont affrontés à Beaucaire.

Bel Caire, Beaucaire est cette ville

La Chanson de la Croisade des Albigeois est un long poème en alexandrin, écrit durant le premier tiers du XIIIème siècle en occitan, la langue alors parlée et écrite dans le Sud de la France.

Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque nationale de France.

Voici le folio 54 verso.

POURQUOI CES SEIGNEURS S'AFFRONTENT-ILS ?

QUI L'A EMPORTÉ ?

Reproduction du fac-similé tirée de La Chanson de la croisade albigeoise, traduction nouvelle d'Henri gougaud, Berg international, Paris, 1984, page 216.

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I. DEUX SEIGNEURS POUR UN TITRE.

Situons Beaucaire.

Aujourd'hui, c'est une ville de plus de 15000 habitants.

Cette commune est une des 36000 communes de la France.

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Au début du XIIIème siècle, c'est une autre histoire...

Beaucaire est une ville-frontière : sur la rive droite du Rhône, face aux terres d'empire.

Le pouvoir du roi n'est réel que dans une partie limitée du royaume.

Et Beaucaire n'est pas dans le domaine royal.

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Depuis 1125, Beaucaire et la Terre d'Argence sont sous la domination des comtes de Toulouse. Ce sont les seigneurs les plus puissants dans un Languedoc divisé entre plusieurs seigneurs. En 1208, le comte est Raymond VI (1194-1222). Voici son blason...

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Mais en 1215, les choses se gâtent.

Mais en 1215, les choses se gâtent.

Pierre des Vaux de Cernay, Histoire albigeoise, nouvelle traduction par Pascal Guébin et Henri Maisonneuve, Paris, Vrin, 1951, paragraphes 570-573

« L'an 1215 de l'incarnation, au mois de novembre, le seigneur pape innocent III… tint à Rome dans l'église de Latran un concile général et solennel. Entre autres questions, on s'occupa de l'affaire de la foi contre les hérétiques albigeois. Furent présents Raymond, feu* comte de Toulouse et son fils Raymond […] venus supplier le concile de leur restituer la terre qu'ils avaient perdu par la volonté de dieu, avec l'aide des croisés. Le noble comte de Montfort envoya son frère Guy de Montfort et d'autres représentants fidèles et avisés… le seigneur pape, avec l'approbation de la plus grande partie du concile… [décida] que la cité de Toulouse et toute la terre conquise par les croisés seraient concédées au comte de Montfort […]

Le comte de Montfort se rendit en France auprès du roi son seigneur, afin de recevoir de lui la terre qui était de son fief… Après de joyeux entretiens agréablement familiers, le roi donna au comte et à ses héritiers l'investiture et la confirmation du duché de Narbonne, de Toulouse et de toutes les conquêtes faites sur les fiefs par les croisés aux dépens des hérétiques et de leurs défenseurs ».

* feu : ancien

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Question 1 :

Le texte appelle Raymond VI, « feu » le comte de Toulouse, c'est-à-dire qu'il n'est plus comte. Qui est désormais comte de Toulouse ?

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« L'an 1215 de l'incarnation, au mois de novembre, le seigneur pape innocent III… tint à Rome dans l'église de Latran un concile général et solennel. Entre autres questions, on s'occupa de l'affaire de la foi contre les hérétiques albigeois. Furent présents Raymond, feu* comte de Toulouse et son fils Raymond […] venus supplier le concile de leur restituer la terre qu'ils avaient perdu par la volonté de dieu, avec l'aide des croisés. Le noble comte de Montfort envoya son frère Guy de Montfort et d'autres représentants fidèles et avisés… le seigneur pape, avec l'approbation de la plus grande partie du concile… [décida] que la cité de Toulouse et toute la terre conquise par les croisés seraient concédées au comte de Montfort […]

Le comte de Montfort se rendit en France auprès du roi son seigneur, afin de recevoir de lui la terre qui était de son fief… Après de joyeux entretiens agréablement familiers, le roi donna au comte et à ses héritiers l'investiture et la confirmation du duché de Narbonne, de Toulouse et de toutes les conquêtes faites sur les fiefs par les croisés aux dépens des hérétiques et de leurs défenseurs ».

* feu : ancien

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On apprend que Simon de Montfort, un seigneur d'Île-de-France, la région autour de Paris, est reconnu comme nouveau comte de Toulouse. Notons que le pape gardait sous la protection de l'Église la partie orientale du comté (marquisat de Provence, Beaucaire, Nîmes) pour la remettre à Raymond le jeune (il a alors 18 ans).

Mais Beaucaire est déjà occupé par Lambert de Limoux, un homme de Simon de Montfort qui n'a pas l'intention de quitter le château.

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Question 2 :

Pourquoi le comte a-t-il perdu ses terres ?

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« L'an 1215 de l'incarnation, au mois de novembre, le seigneur pape innocent III… tint à Rome dans l'église de Latran un concile général et solennel. Entre autres questions, on s'occupa de l'affaire de la foi contre les hérétiques albigeois. Furent présents Raymond, feu* comte de Toulouse et son fils Raymond […] venus supplier le concile de leur restituer la terre qu'ils avaient perdu par la volonté de dieu, avec l'aide des croisés. Le noble comte de Montfort envoya son frère Guy de Montfort et d'autres représentants fidèles et avisés… le seigneur pape, avec l'approbation de la plus grande partie du concile… [décida] que la cité de Toulouse et toute la terre conquise par les croisés seraient concédées aucomte de Montfort […]

Le comte de Montfort se rendit en France auprès du roi son seigneur, afin de recevoir de lui la terre qui était de son fief… Après de joyeux entretiens agréablement familiers, le roi donna au comte et à ses héritiers l'investiture et la confirmation du duché de Narbonne, de Toulouse et de toutes les conquêtes faites sur les fiefs par les croisés aux dépens des hérétiques et de leurs défenseurs ».

* feu : ancien

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Le comte de Toulouse a été destitué de ses terres suite à une croisade : la croisade contre les albigeois (1209-1229).

C'est la première croisade lancée en terre chrétienne contre des chrétiens. Elle a été prêchée par le pape Innocent III pour éradiquer l'hérésie du sud de la France.

Une hérésie, c'est une manière différente de pratiquer le christianisme. A l'époque, ne pas suivre la « bonne règle » reconnue par l'Église et son chef le pape (on dit l'orthodoxie) est très grave.

Dans le sud de la France, et spécialement dans le comté de Toulouse, une hérésie était très répandue depuis le siècle précédent : le catharisme.

En 1209, le pape en appelle aux chevaliers de toute la Chrétienté pour combattre les hérétiques et les nombreux seigneurs qui les défendent et les protègent dans le sud de la France. Raymond VI est destitué pour cela, même s'il prit lui aussi la croix pour donner le change.

Ils furent nombreux à venir de diverses régions : Flamands, Champenois, Bretons, « Français » (c'est-à-dire d'île-de-France)… pour conquérir des terres confisquées aux seigneurs accusés de soutenir les cathares.

Simon de Montfort est le chef des croisés : il devient le maître des terres conquises et en distribue une partie à ses amis.

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Question 3 :

Que fait le nouveau seigneur après avoir été reconnu par le concile de Latran ?

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« L'an 1215 de l'incarnation, au mois de novembre, le seigneur pape innocent III… tint à Rome dans l'église de Latran un concile général et solennel. Entre autres questions, on s'occupa de l'affaire de la foi contre les hérétiques albigeois. Furent présents Raymond, feu* comte de Toulouse et son fils Raymond […] venus supplier le concile de leur restituer la terre qu'ils avaient perdu par la volonté de dieu, avec l'aide des croisés. Le noble comte de Montfort envoya son frère Guy de Montfort et d'autres représentants fidèles et avisés… le seigneur pape, avec l'approbation de la plus grande partie du concile… [décida] que la cité de Toulouse et toute la terre conquise par les croisés seraient concédées au comte de Montfort […]

Le comte de Montfort se rendit en France auprès du roi son seigneur, afin de recevoir de lui la terre qui était de son fief… Après de joyeux entretiens agréablement familiers, le roi donna au comte et à ses héritiers l'investiture et la confirmation du duché de Narbonne, de Toulouse et de toutes les conquêtes faites sur les fiefs par les croisés aux dépens des hérétiques et de leurs défenseurs ».

* feu : ancien

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Le nouveau comte de Toulouse se rend auprès du roi de France pour recevoir l'investiture de ses fiefs.

Car entre les seigneurs, il y a des liens très forts : les liens féodo-vassaliques, Ici, Le comte de Toulouse est le vassal du roi de France qui est son seigneur ou son suzerain.

Lors de la cérémonie de l'hommage, le suzerain donne à son vassal des terres : ce sont les fiefs.

Le vassal jure, entre autres, d'être fidèle à son suzerain.

Le titre de seigneur est héréditaire : « le roi donne au comte et à ses héritiers » le fief.

Mais l'ancien comte de Toulouse n'en reste pas là : Raymond VI va en Espagne chercher des renforts. Il confie à son fils Raymond, dit Raymondet, futur Raymond VII, le soin de reconquérir la partie orientale de son domaine. Parti de Marseille, il reçoit la soumission de nombreux castra provençaux (Avignon, Tarascon…). Mais à Beaucaire il devra affronter le sénéchal Lambert de Limoux qui tient le château et sa ville au nom de Simon de Montfort.

La bataille commence au début du mois de juin 1216...

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II.PRENDRE LE CHÂTEAU POUR PRENDRE LE POUVOIR.

Le château qui domine aujourd'hui la ville et le Rhône a été construit pour l'essentiel après le siège de 1216, mais sur le même site que le château précédent.

Même si c'est un des joyaux du patrimoine local, on ne s'y bat guère plus que pour amuser les touristes.

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Au début du XIIIème siècle, c'est une autre histoire...

Quel lieu les comtes de Toulouse ont-ils choisi en 1125 pour construire leur château ? Pourquoi ?

Le château est en hauteur, sur une colline permettant de surveiller la plaine et le fleuve.

Le château est donc d'abord une construction militairevisant à assurer la protection des hommes et des terres.

Entre le Ixème et le XIème siècle en Occident, les personnes chargées par l'empereur de protéger ses provinces en son nom, les comtes, les ducs, les marquis, puis des professionnels de la guerre, les chevaliers, ont assuré cette protection à leur profit personnel. Ils sont devenus maîtres des territoires plus ou moins vastes qu'ils dominaient, les seigneuries. Ils sont devenus des seigneurs.

En 1216, à 19 ans, il doit reconquérir son château natal.

En hauteur, le château est aussi le symbole de la domination du seigneur sur les habitants. C'est un lieu de pouvoir. Dès l'Antiquité, la colline de Beaucaire était occupée par un monument en l'honneur des empereurs romains, maîtres d'Ugernum, l'antique Beaucaire.

En 1197, Raymond, le fils de Raymond VI, naît entre les murs du château de Beaucaire.

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Raymond doit reconquérir Beaucaire : quels sont les obstacles à franchir d'après le plan ci-contre ?

Le Rhône

La conquête de Beaucaire passe bien sûr par celle du château, le centre du pouvoir et de la redoute, un fortin avancé.

Mais Raymond doit aussi conquérir la ville, elle-même fortifiée.

Et le Rhône est aussi un obstacle à l'est.

Raymond et ses vassaux, ainsi que les soldats à pied qui l'accompagnent, arrivent à Beaucaire...

Beaucaire et ses vestiges au XIIème siècle

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Anonyme, Chanson de la Croisade albigeoise, traduction d'Henri Gougaud, Paris, collection Lettres gothiques, 1989, laisse 156, vers 1 à 13.

« [Le jeune comte] s'avance par le quartier neuf jusqu'au portail d'enceinte. Là, les sages bourgeois du conseil communal lui livrent la cité. Il en reçoit les clefs, tout jubilant et fier parmi ses compagnons. Alors à Tarascon [la ville de l'autre côté du Rhône], le peuple court aux barques, se mêle aux longs bateaux descendus d'Avignon et traverse le Rhône. Il envahit Beaucaire en foule débridée, criant par les ruelles : Notre sire le comte est entré dans la ville ! Les Français vont quitter nos murs ! Vive la vie ! » Le comte et ses barons se fraient dans la liesse un chemin difficile et vont se reposer dans des logis offerts.

Pourquoi le comte prend-il possession de la cité sans combattre ?

Quelle partie lui reste-t-il à conquérir ?

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L'accueil des habitants de la ville et des alentours est enthousiaste. Le comte est considéré comme le seigneur légitime par les habitants : depuis près d'un siècle, ce noble lignage qui parle la langue d'oc est maître de la Terre d'Argence. Deux obstacles se lèvent donc sans que les Occitans aient eu à combattre.

Ils entament donc le siège du château où le sénéchal Lambert de Limoux et ses hommes sont retranchés.

Mais Simon de Montfort arrive bientôt en soutien à ses hommes. Il prend ses quartiers dans le village de Bellegarde à 14 kilomètres au sud de Beaucaire.

Si on résume : le comte de Montfort essaie de conquérir la ville.

Le comte de Toulouse doit se défendre contre Montfort et assiège le château de Beaucaire.

Le sénéchal Lambert de Limoux doit se défendre contre le comte de Toulouse et tente des sorties pour briser le blocus occitan.

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Vous complèterez le tableau par les numéros des extraits de la Chanson de la Croisade et de quelques images tirées de Eugène Viollet-Le-Duc, Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, paris, 1856.

« Le bélier est en place. Il est long, bien ferré, affuté comme il faut. Il cogne au mur du nord[…]. Il creuse, brise, ébrèche, les cailloux, les gravats alentour dégringolent. » (La Croisade, [164] vers 9-18).

1

« Sire comte Montfort, […] vos hommes sont à bout. […] Je viens de m'échapper du donjon de Beaucaire. Je n'y serais pas resté pour tout l'or de l'Allemagne : la peur et les tourments y sont insuportables. Voilà vingt-et-un jours qu'il n'est plus, au château, le moindre grain de blé, le moindre fond de vin. ; Je viens de vivre un tel cauchemar (Dieu m'assiste !) que je n'en peux brider mes claquements de dents.» (La Croisade, [170] vers 24-35).

Un bélier

8

2

Un beffroi

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Une catapulte

Une chatte

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« Par le rocher du Rhône, [l'ingénieur] grimpe jusqu'au mur avec ses voltigeurs, qui, hardiment, s'attellent au dur travail de sape.»(La Croisade, [163] vers 20-28)

3

« Montfort bat le rappel des meilleurs charpentiers du pays alentour. « Élevez , leur dit-il, entre murs et fossés, là, sur ce terre-plein, une chatte solide et une haute tour de beaux rondins, de fer et de cuir détrempé. Elle est bientôt dressée. Des fantassins l'occupent. Au-devant de l'ouvrage est une catapulte. Elle bat nuit et jour le portail de la ville, fend les pierres de taille, écorne les créneaux. » (La Croisade, [162] vers 88-96) .

4

[Sire Huges de Lacy, un compagnon de Montfort] réplique : […] je n'ai jamais vécu siège plus saugrenu. L'ennemi, assiégé se goberge, tranquille. Il a pain tendre, eau fraîche et litière moelleuse, et vin de Genestet à plein tonneaux ventrus. Et nous devant sa porte, accablés de poussière, de sueur, de soleil, nous mouillons pauvrement notre pâle pain sec et vinasse imbuvable et gardons notre camp comme on garde le lit. »(La Croisade, [169] vers 4-30).

5

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4

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1

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Face aux attaques, les moyens de défense existent. Repérez par des numéros les éléments d'architecture de défense du château ou de la ville mentionnés dans la Chanson.

1

2

3

« Une grêle de roc s'abat sur le donjon. Les pierriers provençaux battent les tours de guet. Créneaux et galeries s'effondrent, fracassés. […]

A

B

3

« Barons, francs chevaliers, compagnons de Beaucaire, alerte, venez tous ! Les Français envahissent les fortifications du portail de la Vigne ! » Les hommes du pays en grande hâte accourent. Créneaux , remparts , merlons , archères en un instant regorgent de guerriers et d'armes cliquecantes. » (La Chanson, [169] vers 94-130)

A

B

2

3

C

C

1

Pour repousser l'ennemi, il y a les armes (arcs, arbalètes...), mais aussi des techniques plus spécifiques. Vous êtes assiégés, comment faites-vous ?

[Le bélier est en action]. Les assiégés pourtant ne perdent pas la tête, ils jouent bien : .........................................................................................

................................................................................................................................................................................................................................ »

[Le bélier est en action]. Les assiégés pourtant ne perdent pas la tête, ils jouent bien : une corde habilement lancée prend dans un nœud coulant la trogne du boutoir [le bélier]. » (La Chanson, [164] vers 9-18)

«  L'ingénieur (un brave !) emplit un large pot de goudronenflammé, le lance habilement. Il atteint de plein fouet la chatte. » (La Chanson, [167] vers 8-14).

Aux armes, messeigneurs, la chatte de Montfort troue les murs de la ville ![...] La machine, en effet, au portail de Beaucaire, cogne à tout fracasser. .....................................................................................................................................................................................................

............................................................................................................................................................................................................................ »

«  ils fourrent dans un sac soufre, étoupe et tisons, le nouent serré au col et comme seau en puits le font le long du mur descendre. Le feu prend. Le soufre bout. L'odeur est bientôt suffocante. Il faut battre en retraite. »(La Chanson, [163] vers 20-28)

« Les gens du donjon repèrent [les sapeurs] Aussitôt ............................................................................................................................................. ..............................................................................................................................................................................................................................................................

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Les défenses eurent raison des tentatives d'attaque : ni Montfort, ni Raymond ne parvinrent à investir les lieux assiégés. Mais la famine menaçant le château et ses attaques se révélant vaines, Montfort décide d'abandonner la bataille. Le Comte de Toulouse laisse les Français sortir du château et quitter Beaucaire avec Montfort.

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III. UNE VICTOIRE COMTALE ÉPHÉMÈRE.

La Reconquête occitane a permis aux seigneurs faidits (ceux dont les terres avaient été confisquées par les croisés) de reconquérir une partie de leurs seigneuries.

En 1222, Raymond VI meurt et son fils devient comte de Toulouse sous le nom de Raymond VII. Il renvoie les Montfort en Île-de-France en 1224 et récupère son domaine... Mais les Montfort laissent leurs droits au roi de France Louis VIII.

C'est le plus puissant de tous les princes d'Occident et il relance la Croisade qui déferle à nouveau en Languedoc en 1226. Face à cette puissance, les villes de la vallée du Rhône, dont Beaucaire, se soummettent sans même combattre.

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En 1229, Raymond VII va à Paris. Sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame, il s'humilie pieds nus, en chemise.

Il se soumet au roi Louis IX (le futur Saint Louis qui n'a alors que quinze ans) en signant le Traité de Meaux-Paris.

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Extrait du Traité de Meaux-Paris, 1229

(source : www.archives.mairie-toulouse.fr/fonds/inventaire/articles/AA5)

- 12° la fille de Raymond VII sera remise au roi, qui, […] la mariera à l'un de ses frères;

- 13° le roi abandonne à Raymond VII tout l'évéché de Toulouse, réserve faite de la terre du maréchal; après la mort du comte, Toulouse et l'évêché appartiendront au frère du roi; si celui-ci meurt sans enfants, ses domaines reviendront à la couronne, sans que les autres descendants ou héritiers de Raymond VII puissent y prétendre aucun droit […]

- 14° […] Raymond VII devra au roi l'hommage lige, selon la coutume des barons de France;

- 15° renonciation à toute prétention sur la rive droite du Rhône […].

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Question 1 :

D'après cet extrait, en 1229 quelle partie du comté de Toulouse tombe immédiatement dans le domaine royal ?

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12° la fille de Raymond VII sera remise au roi, qui, […] la mariera à l'un de ses frères;

- 13° le roi abandonne à Raymond VII tout l'évéché de Toulouse, réserve faite de la terre du maréchal; après la mort du comte, Toulouse et l'évêché appartiendront au frère du roi; si celui-ci meurt sans enfants, ses domaines reviendront à la couronne, sans que les autres descendants ou héritiers de Raymond VII puissent y prétendre aucun droit […]

- 14° […] Raymond VII devra au roi l'hommage lige, selon la coutume des barons de France;

- 15° renonciation à toute prétention sur la rive droite du Rhône […].

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Question 2 :

D'après cet extrait, comment le roi s'assure-t-il la possession du comté de Toulouse dans l'avenir ?

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12° la fille de Raymond VII sera remise au roi, qui, […] la mariera à l'un de ses frères;

- 13° le roi abandonne à Raymond VII tout l'évêché de Toulouse, réserve faite de la terre du maréchal; après la mort du comte, Toulouse et l'évêché appartiendront au frère du roi; si celui-ci meurt sans enfants, ses domaines reviendront à la couronne, sans que les autres descendants ou héritiers de Raymond VII puissent y prétendre aucun droit […]

- 14° […] Raymond VII devra au roi l'hommage lige, selon la coutume des barons de France;

- 15° renonciation à toute prétention sur la rive droite du Rhône […].

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Question 3 :

D'après cet extrait, comment le roi s'assure-t-il la fidélité du comte de Toulouse ?

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- 12° la fille de Raymond VII sera remise au roi, qui, […] la mariera à l'un de ses frères;

- 13° le roi abandonne à Raymond VII tout l'évêché de Toulouse, réserve faite de la terre du maréchal; après la mort du comte, Toulouse et l'évêché appartiendront au frère du roi; si celui-ci meurt sans enfants, ses domaines reviendront à la couronne, sans que les autres descendants ou héritiers de Raymond VII puissent y prétendre aucun droit […]

- 14° […] Raymond VII devra au roi l'hommage lige, selon la coutume des barons de France;

- 15° renonciation à toute prétention sur la rive droite du Rhône […].

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Au final, on voit que le roi de France augmente l'étendue de son pouvoir de plusieurs manières :

Par la guerre et les conquêtes : ici, les terres orientales du comté de Toulouse (et Beaucaire donc) sont les fruits d'une campagne militaire victorieuse.

Par une politique matrimoniale habile : ici, le frère du roi, par son mariage avec la fille du comte, devient comte de Toulouse en 1249. Ils n'auront pas d'enfant... Le comté de Toulouse est définitivement rattaché au domaine royal à leur mort en 1271.

Par le jeu des liens féodo-vassaliques : ici, le comte de Toulouse est réintégré dans une partie de son pouvoir mais doit reconnaître l'hommage-lige au roi. Autrement dit, la fidélité qu'il doit au roi prime sur toutes les autres..

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La Croisade des Albigeois est donc un des épisodes marquants de l'extension du domaine royal

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La majeure partie du château actuel a été reconstruite après le siège de 1216.

Une fresque découverte dans le donjon de 24 mètres de haut reconstruit rappelle que le roi de France est désormais le maître. Quels sont les trois insignes du pouvoir royal qui nous permettent d'affirmer cela ?

Un indice permettant de personnaliser le portrait,

Les fleurs de lys,

la couronne,

le sceptre.

L'auréole... Il s'agit d'un saint, sans doute le roi Louis IX (1226-1270) canonisé en 1297 sous le nom de Saint-Louis.

Beaucaire est donc désormais, avec Carcassonne et Toulouse, un des trois lieux choisis par le roi en Languedoc pour affirmer son pouvoir loin de Paris : au château de Beaucaire siège le sénéchal du roi ainsi qu'une garnison royale. Les provinces sont en effet découpées en baillages ou en sénéchaussées, des territoires administrés au nom du roi par un bailli ou un sénéchal.

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Ainsi, les rois développent une administration de plus en plus puissante. Le roayaume de France est plus qu'une seigneurie puissante : il devient un État.

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SYNTHESE :

LES MUTATIONS DU POUVOIR DANS L'OCCIDENT MEDIEVAL (XIEME-XVEME SIECLES) :

DES SEIGNEURIES FEODALES AUX ETATS MODERNES

Je peux dire que ...

… L'exemple qui justifie mon affirmation

- L'Occident du XIIIème siècle, et la France en particulier, était divisé politiquement en de nombreuses seigneuries.

- Beaucaire et la terre d'Argence était une seigneurie incluse dans le comté de Toulouse.

- Le comte de Toulouse était le vassal du roi de France, son suzerain. En 1229, l'hommage-lige lui est prêté.

- Les seigneurs étaient liés par des des liens féodo-vassaliques.

- A Beaucaire, le comte de Toulouse a fait construire un château en hauteur pour défendre la seigneurie.

- Le pouvoir d'un seigneur est fort s'il sait combattre et assurer la défense des hommes et des terres de la seigneurie,

… S'il est d'un lignage puissant bien accepté par ses vassaux et ses sujets,

… S'il a le soutien de l'Eglise.

- Les Beaucairois ouvrent la ville à Rayumond VII avec enthousiasme car il est considéré comme le seigneur légitime, à l'inverse « des Français ».

- Le pape contraint en 1215 le comte de Toulouse à céder une partie de ses terres au comte de Montfort car il est accusé d'avoir soutenu les hérétiques.

- Le Traité de Paris de 1229 oblige le comte à céder une partie de ses terres immédiatement au roi et à marier sa fille au frère du roi qui devient l'héritier du comte.

- Les rois de France, les Capétiens, augmentent considérablement leur domaine.

- Les rois de France s'appuient sur une administration pour organiser leur vaste royaume.

- Beaucaire est un siège de sénéchaussée royale après 1229.