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Master Recherche Sciences-Po Sociétés et politiques comparées Sociologie générale Séance 3 : Dynamique des clivages gén

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Master Recherche Sciences-Po Sociétés et politiques comparées Sociologie générale Séance 3 : Dynamique des clivages générationnels. Louis Chauvel – Alain Chenu louis.chauvel@sciences-po.fr alain.chenu@sciences-po.fr http://louis.chauvel.free.fr Sciences-Po Paris. Plan :

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Presentation Transcript
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Master Recherche Sciences-PoSociétés et politiques comparées
  • Sociologie générale
  • Séance 3 : Dynamique des clivages générationnels

Louis Chauvel – Alain Chenu

louis.chauvel@sciences-po.fralain.chenu@sciences-po.fr

http://louis.chauvel.free.fr

Sciences-Po Paris

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Plan :
  • L’analyse générationnelle : définitions, théories, méthodes, outils Diversité des générationsDeux théories en présence : linéarité générationnelle contre fluctuationsMéthode de lecture générationnelle : le diagramme de Lexis
  • Un diagnostic général sur la « fracture générationnelle » en France Déclin socio-économiqueRéduction des perspectives de vie (Life chances / Lebenschancen)Marginalisation en termes de participation politiqueNégociations dissymétriques sur l’Etat providence
  • Comparaison internationale des dynamiques générationnellesLa typologie Esping-Andersen est-elle utile ?Les trois mondes des générations sociales Quelle perspectives pour les nouvelles générations ?
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Constat du Destin des générations : des périodes spécifiques de l’histoire sociale font émerger des générations sociales

Génération 1914 ; Génération 1968, …

Double difficulté : universalité des tendances de changement social (toutes les classes d’âges les subissent) / Mais les jeunes ont tendance à former un groupe plus ou moins soudé, au-delà des frontières de classe, de genre, de région, de religion ou de groupe ethnique, …

Point central : En cas de croissance forte, les jeunes sont les premiers bénéficiaires, en cas de ralentissement, les premières victimes…Mais la jeunesse est une étape …

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Les définitions : générations familiales, démographiques, sociales, historiques

(générations familiales)

Comment passe-t-on en France d’une cohorte née autour de 1948 à la génération 1968 ?

La question de la socialisation à l’origine de la sociologie des générations

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Une approche ternaire de l’entrée dans la vie : les temps de la socialisation

La socialisation primaire (Parsons, 1955) : enfance, apprentissage général des valeurs, rôles et modèles sociaux, famille, école primaire.

La socialisation secondaire (Berger et Luckmann : La construction sociale de la réalité, 1966) : socialisation spécialisée comme « l’intériorisation de sous-mondes institutionnels ». Problème chez B&L : quand ?

La socialisation transitionnelle : Période courte de la vie où les potentialités acquises à l’école se changent en une position stable ; exposition forte aux risques (voir chômage)Intérêt et limites de ce modèle…

16-18 ans

25-30 ans

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L'hypothèse de la loi du progrès social générationnel

      • Kant et le progrès intergénérationnel : " Les générations antérieures ne paraissent s’être livré à leur pénible besogne qu’à cause des générations ultérieures, pour leur préparer le niveau à partir duquel ces dernières pourront ériger l’édifice dont la nature a le dessein, et donc pour que seules ces générations ultérieures aient la chance d’habiter le bâtiment auquel la longue suite de leurs ancêtres (à vrai dire, sans doute, sans intention) a travaillé sans pouvoir prendre part eux-mêmes au bonheur qu’ils préparaient. " (Idée d’une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, 1784).
      • Progrès médicaux = espérance de vie plus longue et meilleure
      • Progrès du système éducatif = meilleure intégration des jeunes
      • Croissance économique = conditions de vie meilleures pour tous
      • Pacification des relations familiales = solidarité générationnelle inédite
  • QUESTION : Est-ce certain ?
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Hypothèse opposée :

      • Margaret Mead et le Fossé des générations (1968) : « A deep, new, unprecedented, worldwide generation gap »  (Paris mai 1968, Berkeley, Praha, Révolution culturelle en Chine, etc.)Dans les sociétés où le changement social est lent, les anciens occupent les positions de savoir et de pouvoir. Dans les sociétés en développement rapide, en projection vers l'avenir, les progrès disqualifient l'expérience et le pouvoir des anciens, et développent l'émancipation des jeunes. 1968 comme conséquence de l'écart des temps macrosociaux incarnés par les générations : les anciens traînent le passé et les jeunes portent l'avenir.
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Quelles sont les conséquences de long terme d’une entrée difficile dans la vie ?

Taux de chômage 12 mois après la sortie de l’école  (%)

45%

40%

35%

30%

H

25%

20%

F

15%

Cohorte 1959

10%

5%

Cohort 1953

0%

Year

1960

1970

1980

1990

2000

2010

Source : Enquêtes emploi INSEE 1969-2000, centre Quételet archive Lasmas

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Sept éléments de la fracture générationnelle en France

  • 1. Répartition du pouvoir d’achat
  • 2. Progrès de la structure socioprofessionnelle
  • 3. Effet de rémanence
  • 4. Situation de la nouvelle génération plus difficile que celle de ses parents
  • 5. Risque inédit de dyssocialisation
  • 6. Déséquilibre de la représentation politique
  • 7. Transmission du modèle social contemporain aux générations futures
slide12

130%

125%

120%

115%

25-29 ans

110%

30-39 ans

105%

40-49 ans

100%

50-59 ans

95%

90%

85%

80%

1960

1970

1980

1990

2000

2010

Niveau de salaire (100= moyenne française)

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Niveau de vie (francs 1995) par âge de la personne de référence du ménage

Source : Chauvel (1998), graphique 35 ; 6,65 F = 1 €

Taux de départ en vacances : 30-39 ans et 50-54 ans

Source : Rouquette et Taché, 2002

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2. Progrès de la structure socioprofessionnelle

  • Proportion de cadres et de professions intermédiaires dans deux classes d’âge
  • Source : Enquêtes Emploi 1969-2000 et Formation-qualification-professionnelle 1964 et 1977, INSEE ; archives LASMAS-Quételet
  • Note : Les jeunes salariés ont connu un quasi doublement des emplois qualifiés entre 1964 et 1980, puis un arrêt de la croissance. Le pourcentage est calculé par rapport à la classe d'âge. Sont considérés comme cadres et professions intermédiaires ceux qui exercent effectivement un emploi correspondant à cette catégorie. Jr : classe d'âge 30 à 34 ans ; Sr : classe d'âge 50 à 54 ans. Les enquêtes FQP surestiment la part des cadres chez les 50-54 ans en excluant de l'enquête les femmes définitivement en retrait de la population active.
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Proportion de titulaires de la fonction publique dans deux classes d’âge

  • Source : Enquêtes Emploi 1982-2000, INSEE ; archives LASMAS-Quételet
  • Note : En 18 ans, les salariés titulaires ont crû de 65 % chez les seniors ; salariés titulaires de la fonction publique d’Etat, des collectivités locales et fonction publique hospitalière ; femmes et hommes en part de leur classe d’âge.
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3. Effet de rémanence

  • Proportion de cadres et de professions intermédiaires (diagramme cohortal)
  • Source : Enquêtes Emploi 1971-2000, INSEE ; archives LASMAS-Quételet
  • Note : l’entrée précoce dans la catégorie cadres et professions intermédiaires conditionne les étapes ultérieures de la carrière de la cohorte. Sont considérés comme cadres et professions intermédiaires ceux qui exercent effectivement un emploi correspondant à cette catégorie, ou retraités ayant exercé comme dernier emploi une telle profession ; femmes et hommes en part de leur classe d’âge..
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4. Situation de la génération qui suit plus difficile que celle de ses parents

  • Taux de mobilité ascendante et solde de mobilité ascendante (diagrammes cohortaux)
  • Taux de mobilité ascendante Solde de mobilité ascendante
  • Source : Enquêtes Emploi 1982-2000, INSEE ; archives LASMAS-Quételet
  • Note : à un âge donné, les taux de mobilité ascendante ont culminé pour les générations nées en 1945. Le taux de mobilité ascendante est la proportion d’enfants de salariés populaires (employés et ouvriers) qui accèdent aux emplois des classes moyennes et supérieures (cadres et professions intermédiaires). Sont considérés comme cadres et professions intermédiaires ceux qui exercent effectivement un emploi correspondant à cette catégorie, ou retraités ayant exercé comme dernier emploi une telle profession ; femmes et hommes ont connu des évolutions parallèles..
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Accès des bacheliers aux emplois de cadres et professions intermédiaires (%)

          • Sources : Enquêtes Emploi 1982-2000 – INSEE (origine : LASMAS IDL – CNRS) PCS = 23, 31 à 44, 47.
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5. Risque inédit de dyssocialisation

  • Evolution du taux relatif de suicide de deux classes d’âge entre 1950 et 2000 (100= taux moyen de la population âgée de 15 à 84 ans)
  • Source : Chauvel, 1997a pour 1950-1995 et Service d'Information sur les Causes Médicales de Décès (SC8 de l'INSERM) pour 1990-1999.
  • Note : Depuis 1985, le taux de suicide des 35-44 ans a fortement progressé, à l'inverse de celui des 55-64 ans. Population masculine.
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Sursuicidité par cohorte de naissance entre 1950 et 2000

  • Source : Chauvel, 1997a pour 1950-1995 et Service d'Information sur les Causes Médicales de Décès (SC8 de l'INSERM) pour 1990-1999.
  • Note : les taux de sursuicidité consistent en le rapport (ici exprimé en  % en plus ou en moins) entre le taux de suicide constaté à ce qu’il aurait été si les variations depuis 1950 n’avaient pas concerné spécifiquement les âges de la vie. A 20 ans, la génération née en 1960 connaît un taux de suicide 38 % plus élevé que s’il n’y avait pas eu de modification du profil du suicide par âge.
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6. Déséquilibre de la représentation politique

  • Evolution de la répartition par âge des députés 1981-1997-2002
  • Source : Trombinoscopes de l’Assemblée Nationale.
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Lecture quotidienne de la presse ( %) (diagramme cohortal)

Note : réponse : “ Tous les jours ” à la question : “ Tous les combien à peu près lisez-vous les nouvelles dans les journaux quotidiens ? ”

Fréquence de participation à des discussions politiques pour deux classes d’âge

Note : réponse : “ Souvent ” à la question : “ Quand vous êtes entre amis, diriez-vous qu’il vous arrive … de discuter politique ? ”

  • Source : Mannheim Eurobarometer Trend File 1970-1999, MZES-ZUMA-ZEUS ; données fournies par la BDSP-Grenoble..
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7. Transmission du modèle social contemporain aux générations futures

  • Le diagramme de Lexis et l’illusion âgiste
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Comparaison internationale des dynamiques générationnelles

  • Spécificité française des changements générationnels ?

Deux facteurs importants :

  • Facteur conjoncturel ou historique : Position / cycles de Kondratiev et Juglar(US, Europe Nord, Europe Sud, Japon, Taiwan, RP Chine…)
  • Facteur structurel ou institutionnel : Spécificité de la représentation des travailleurs, organisation du marché du travail, du système de négociation collective, institutionnelle (cf. Esping-Andersen)
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Trois modèles d’Etat-providence :

      • Modèle « conservateur » (Europe continentale) : Préservation des grands équilibres, dans un système contributif « assurantiel » susceptible d’exclure les outsiders (femmes, jeunes, immigrés,…), qui font face au chômage de masse
      • Modèle « libéral » (monde anglo-saxon) : Marché comme référence centrale, Etat-providence résiduel (pallier accidents du marché)HLintra : inégalités économiques intracohortes plus fortes, en particulier en cas de concurrence renforcée des travailleurs moins qualifiés HLinter : mise en concurrence des générations = moindres inégalités intercohortes
      • Modèle « Social-démocrate » (Europe nordique) : Citoyenneté et progrès égalitaire comme référence centrale, compromis politique entre groupes sociaux (genres, générations, etc.) pour parvenir à un développement de long terme HDintra : inégalités intracohortes plus faibles HDinter : compromis entre générations = inégalités intercohortes résiduelles
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Modèle « libéral » américain : -Dans les années soixante : édification d’un Etat-providence égalitaire développé, remis en cause depuis (voir P.Krugman NYT, http://www.cs.rpi.edu/~ingallsr/20INEQUALITY.html)-Investissements scolaires et universitaires massifs dans les années soixante, puis déclin, jusqu’en 1992 : cohortes nées entre 1955 et 1970 moins éduquées-Réduction massive des droits sociaux redistributifs pour les générations nouvelles => fracture générationnelle repérable, en moyenne (HLinter pas clairement vérifiée)

-Au sein des nouvelles générations, les plus diplômés connaissent une affluence historiquement inédite -Jeunes pauvres encore plus pauvres=> croissance massive des inégalités intracohortes (HLintra vraie)

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Modèle « Social-démocrate » suédois : -Expansion massive de l’Etat-providence dans les années soixante, avec de beaux restes-Développement maintenu et intégration des nouvelles générations dans ce modèle et progrès égalitaire comme référence centrale, compromis politique entre groupes sociaux (genres, générations, etc.) pour parvenir à un équilibre-Objectif de réformes négociées respectueuses d’une cible de long terme partagée Inégalités intracohortes plus faibles (HDintra vérifiée) Compromis entre générations = inégalités intercohortes très résiduelles (HDinter : +- vérifiée)

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Conclusion

    • La loi de Kant de progrès intergénérationnel est vraie au long terme, pas à moyen terme => existence de générations sacrifiées
    • Lourdes interrogations pour l’avenir de l’Etat-providence, la stabilité sociale, etc. en particulier dans les pays de type corporatiste
    • Exigence dans beaucoup de pays d’un rééquilibrage entre les générations
    • Problème : la société est marquée par une forte inertie (« scaring effect ») Il se peut très bien qu’un rééquilibrage ne soit pas possible, sauf à inventer de nouveaux droits sociaux stabilisateurs : retour à l’université tout au long de la vie, requalification d’emplois,mise en réelle concurrence de différentes générations…
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Attias-Donfut C. (dir.), 1995, Les solidatités entre les générations, Paris, Nathan.
  • Attias-Donfut C., 2000, “ Rapports de générations : transferts intrafamiliaux et dynamique macrosociale ”, Revue française de sociologie, vol.41, n°4, pp.643-684.
  • Becker H.A., 2000; “Discontinuous Change and Generational Contracts”. Pp. 114 - 132 in: S. Arber, C. Attias-Donfut (Eds), The Myth of Generational Conflict. The Family and State in Ageing Societies, Routledge, London and New York.
  • Berger P. and T. Luckmann, 1966, The social construction of reality : a treatise in the sociology of knowledge, Doubleway, Garden City N.Y.
  • Birnbacher D., 1994 [1988], La responsabilité envers les générations futures, Paris, PUF.
  • Chauvel L., 1997d, “ L’uniformisation du taux de suicide masculin selon l’âge : effet de génération ou recomposition du cycle de vie ?  ”, Revue française de sociologie.
  • Chauvel L., 1999 [2e ed 2002], Le destin des générations: structure sociale et cohortes en France au xxe siècle, Paris, Presses Universitaires de France.
  • Girod R., 1986, Evolution des revenus et mobilité sociale (à Genève 1950-1980), Genève-Paris, Droz.
  • Mannheim K., 1990 [1928], Le problème des générations, Nathan, Paris.
  • Mason K.O., W.M. Mason, H.H. Winsborough et W.H. Poole, 1973, “ Some Methodological Issues in Cohort Analysis of Archival Data ”, American Sociological Review, 38, pp. 242-258.
  • Mead M., 1970, Culture and commitment ; a study of the generation gap, Garden City (N.Y.), American Museum of Natural History - Natural History Press.
  • Mentré F., 1920, Les générations sociales, Paris, Éd. Bossard.
  • Merton R.K., 1938, ‘Social Structure and Anomie’, American Sociological Review, Vol. 3, No. 5. (Oct., 1938), pp. 672-682.
  • Ryder N.B., 1965, “ The Cohort as a Concept in the Study of Social Change ”, American Sociological Review, 30, pp. 843-861.