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En Corée du Nord Musique pour la Paix Un frisson philharmonique à Pyongyang. Je dédie ce diaporama à ma chère Lotus-Rainette, dont la patience inaltérable et les choix judicieux me permettent de profiter de belles informations.

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En Corée du Nord Musique pour la Paix

Un frisson philharmonique à Pyongyang

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Je dédie cediaporama à ma chère Lotus-Rainette,dont la patience inaltérable et les choix judicieux me permettent de profiter de belles informations.

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La musique ne transformera pas la face du monde, mais, peut-être, pourra-t-elle y contribuer.

Cette information réconfortante nous dit que rien n’est jamais irrémédiablement perdu, et qu’il y a toujours des hommes et des femmes qui, par des chemins parfois imprévus, font avancer, petit à petit, vers la paix.

Je vous donne le texte, tel qu’il a été publié dans Le Monde, et repris en larges extraits dans " Inventerres " .

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Tandis que, sur fond de différend nucléaire, les tensions diplomatiques continuent d'empoisonner les espoirs de détente entre les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le chef d'orchestre américain Lorin Maazel, à la tête du Philharmonique de New York, en a fait la démonstration, le 26 février, dans le Grand Théâtre de Pyongyang.

Chose impensable jusqu'il y a peu, pour la première fois un ensemble américain faisait sonner ses timbres au coeur même de l'un des pays les plus fermés de la planète. Un régime appartenant, qui plus est, à l'" axe du mal ", le groupe des pays honnis par le président américain George Bush.

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D'un côté de la scène, le drapeau américain, de l'autre, celui de la Corée du Nord. Une simple phrase du maestro américain a suffi pour déclencher le souffle d'émotion, mâtinée de fierté, qui s'est propagé dans l'imposant aréopage de dignitaires aussi raides dans leurs costumes austères que peu enclins au ravissement. Avant d'interpréter Un Américain à Paris, de George Gershwin, le chef a formulé de sa voix posée ces quelques mots : « Un jour, peut-être, un compositeur écrira à son tour " Des Américains à Pyongyang ". »

Un soupir inattendu mêlé d'éclats de voix s'est alors répandu parmi les 1 500 spectateurs, hommes en gris et rares femmes en longues robes traditionnelles. Visiblement ému, un jeune cadre du tout-puissant Parti du travail de Corée qui, depuis 1948, fait régner un ordre implacable dans le pays, serrait ses poings tant qu'il pouvait afin que la douleur lui fasse oublier l'envie de pleurer.

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Lorin Maazel avait visé juste.L'intensité des applaudissements qui suivirent ses propos, puis l'exécution, brillante, de l'oeuvre du compositeur de Brooklyn en témoignaient. Quelque chose était en train de se passer dans le cadre marmoréen de l'imposant théâtre à l'architecture stalinienne.

Emportés par leur enthousiasme, la plupart des dignitaires du régime, que la symbolique universelle de la Symphonie du Nouveau Monde d'Antonin Dvorak avait laissés impassibles, n'ont plus ménagé leurs bravos : pour le deuxième mouvement de L'Arlésienne, de Georges Bizet, d'abord, et surtout pour Arirang qui clôturait la soirée. Ce thème traditionnel, très populaire dans toute la péninsule coréenne, a provoqué un trouble manifeste. Pas seulement dans la salle.

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« Si les représentants d'une autre culture avec laquelle nous vivons actuellement des tensions ont un désir de faire connaissance, tant mieux. Ça vaut la peine de l'accepter. C'est un vrai défi, confiait peu avant le concert Lorin Maazel. Dans l'arène de la culture - je suis musicien et non pas politicien -, je suis très conscient de l'importance des rapports entre les peuples. »

L'acceptation du Philharmonic à jouer en Corée du Nord était assujettie à plusieurs conditions : la présence de journalistes étrangers, une diffusion télévisée et radiophonique nationale afin de ne pas limiter l'événement à une seule minorité de privilégiés, des aménagements acoustiques, si nécessaires, dans la salle du théâtre de Pyongyang, et la garantie que les huit membres de l'orchestre d'origine coréenne ne rencontreront aucune difficulté sur place. Ultime condition : que l'orchestre puisse jouer The Star-Spangled Banner, l'hymne américain.

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Mais il a fallu d'abord convaincre les membres de l'orchestre. Certains s'interrogeaient sur l'opportunité d'un déplacement dans un des régimes les plus répressifs dont les fondements idéologiques soumettent le peuple à une misère endémique telle qu'elle aurait provoqué la mort de plus de deux millions de personnes sur les 25 millions d'habitants que compte le pays.

Christopher Hill, le principal diplomate américain chargé des négociations avec la Corée du Nord, avait ainsi posé les termes, se souvient Rebecca Young (deuxième alto). « On nous a dit : vous pouvez refuser. Sachez qu'en acceptant, vous pouvez peut-être changer quelque chose. » Robert Botti (hautbois) n'a eu aucune hésitation : « C'est un moment que la musique peut transcender. La musique peut réussir là où la diplomatie a échoué. C'est un vrai échange. C'est mon espoir, notre espoir. C'est pour la plupart d'entre nous un vrai privilège. »

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Tous les musiciens ont finalement accepté de consacrer à l'événement les jours de repos prévus à l'issue d'une tournée qu'ils venaient d'effectuer. Pour Adam Aron, qui appartient au groupe des 25 " patrons " du New York philharmonic, « c'est un voyage pour la paix. C'est la première fois qu'un tel nombre de personnalités américaines se rend en Corée. On se souvient de la " ping-pong diplomacy ". C'est la même chose avec les violons. »

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Mme Ceschina, une mécène japonaise à l'origine de l'événement

Si le New York Philharmonic s'est produit, le soir du 26 février, au Grand Théâtre de Pyongyang, c'est en partie grâce à une mécène japonaise vivant à Venise : Yoko Nagae Ceschina. Âgée de 75 ans, veuve d'un richissime homme d'affaires italien, elle sera présente au concert.

Héritière d'une confortable fortune, elle apporte désormais son aide à des musiciens, quelle que soit leur nationalité. « Encourager la musique est ma dernière mission sur cette terre », confiait-elle récemment au quotidien japonais Mainichi.« Je ne connais pas grand-chose à la politique, mais je pense qu'elle peut apporter la paix », poursuivait-elle. Et avec la compagnie aérienne sud-coréenne Asiana et la chaîne de télévision MBC - également sud-coréenne -, elle a accepté de financer la tournée de l'orchestre new-yorkais en République populaire démocratique de Corée (RPDC).

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UNE ÉLITE CULTIVÉE

Mme Ceschina avoue qu'elle n'était pas très au fait des problèmes diplomatiques entre la RPDC et le Japon (en particulier de la question des Japonais enlevés par les agents nord-coréens dans les années 1970-1980) lorsqu'elle fut contactée par le Philharmonique. « En participant à cet événement, je veux juste donner une bonne image de mon pays », a-t-elle déclaré, en précisant que, si elle est présentée au dirigeant Kim Jong-il, c'est ce qu'elle lui dira.

Celui-ci serait un grand mélomane. C'est lui qui, en août 2007, a invité le New York Philharmonic à se produire à Pyongyang. Pour le régime, c'est une opération de relations publiques d'ampleur planétaire : il n'y a jamais eu autant d'Américains ensemble à Pyongyang (plus de 300) depuis que ceux-ci occupèrent brièvement la ville en 1950, au début de la guerre de Corée.

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Le concert a été retransmis dans le monde. C'est aussi pour Kim Jong-il un moyen de donner à penser à sa population qu'il a amené " l'impérialiste américain " à de meilleurs sentiments.

Les organes de presse officiels ont annoncé le concert, et la télévision d'Etat l'a retransmis en direct. Les Coréens du Nord ont donc un autre écho de l'Amérique que celui des bottes. Selon Kim Chul-woong, un pianiste nord-coréen qui a fait défection au Sud, écouter la musique étrangère produite après 1900 est interdit aux citoyens ordinaires. L'élite compte en revanche de fins connaisseurs des grandes oeuvres occidentales.

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Mon commentaire :

Ce concert a eu lieu en ce début d’année 2008, au mois de mars. Que l’on ne vienne plus me dire que ce monde est pourri, et qu’il n’y a plus rien de bon à en tirer. Que les pessimistes, plutôt, se battent avec les armes qu’ils ont à leur portée : l’art, la musique, la prière, l’entr’aide… Chaque parole négative démolit, chaque petit geste, chaque petit pas de fourmi reconstruit…

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Photos trouvées sur le Net, retouchées dans PhotoFiltre

Musique : Chostakovitch Sonate pour violoncelle - IV. Allegro (Rostropovitch, Chostakovitch)

Diaporama de Jacky Questel, ambassadrice de la Paix

Jacky.questel@gmail.com

http://jackydubearn.over-blog.com/

Site : http://www.jackydubearn.fr/