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La lessive par les lavandières

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La lessive par les lavandières. L’asbl Histoire collective collecte des témoignages sur la vie quotidienne dans nos régions. Transcrits, ils font l’objet de publications. Ce sont des extraits de ces publications que vous lirez ici.

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la lessive par les lavandi res
La lessive par les lavandières

L’asbl Histoire collective collecte des témoignages sur la vie quotidienne dans nos régions.

Transcrits, ils font l’objet de publications. Ce sont des extraits de ces publications que vous lirez ici.

Les illustrations sont tirées du Traité d’Economie domestique, de L. Mathieu, lib. Herman

Verviers, vers 1913.

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avoir du linge
Avoir du linge

- On faisait ça 2 fois par an: les draps et puis les torchons, les essuies et encore les chemises d’hommes et de femmes. Alors il fallait en avoir une réserve. Ils ne mettaient pas une tous les jours. 

-  …C’était les riches!

Mais ceux qui n’avaient pas beaucoup de linge

comme nous, on savonnait toutes les semaines. 

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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le linge
Le linge

Seulement, on avait quand même plus difficile parce que ce n’était pas du linge qui se lavait comme maintenant. Si vous aviez des grosses robes en laine, des jupons et tout sortes comme ça, vous savez, c’était plus difficile.

Et puis, question hygiène, on n’avait pas tout ce qu’on a maintenant. Vous savez, les femmes… il fallait bien qu’on se débrouille.

in Tintigny, jadis et naguère, éd. Histoire collective, 1986

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changer de linge et lessiver
Changer de linge et lessiver

- On changeait de linge toutes les semaines et on faisait la lessive toutes les semaines. (J.G.)

- (…) et le lit, (on changeait) tous les 15 jours. A part un accroc, enfin! (G.H.)

- Chez nous, on faisait la lessive bien égulièrement, tous les 15 jours, 3 semaines, maximum. (L.G.)

- Nous faisions la lessive tous les lundis. On avait une machine à lessiver. (L.I.)

- On changeait de linge 2 fois, souvent 2 fois par semaine. (L.I.)

- Toutes les semaines, on changeait de linge. Dans le temps, on ne lavait pas souvent. La literie, on la lavait 1 fois ou 2 par an. C’est pour ça qu’il y avait des tas de draps de lit. Mais c’était plutôt dans les grandes maisons. (C.M.)

- On changeait de sous-vêtement un peu suivant les besoins ou bien … enfin, mettons, quand on prenait un bain, eh bien, on changeait de linge! (M.J.)

  • Nous autres, souvent 2 fois par semaine, qu’on nous faisait changer, quand on allait à l’école, là, surtout le petit linge de corps. (D.F.)

in Mémoire de Femmes en Famenne, éd. Histoire collective, 1994

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le trempage
Le trempage

On mettait d’abord à tremper la veille. Quand c’était bien trempé, on les tordait, on mettait bouillir de l’eau. Alors on les remettait dans l’eau bouillante, puis on les frottait avec du savon noir, à ce moment-là. Ou du savon de Marseille, comme on voulait.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective , 1981

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les produits de lessive le savon
Les produits de lessive – le savon

- Et le savon… Quel savon qu’on utilisait? Il y avait des poudres?

- Du savon de Marseille. Un morceau carré.

  • Oui… pour le linge de couleur. Pour les blancs, on ne s’en servait guère que pour les refrotter à la fontaine, je crois. S’il était resté quelques taches. Mais le linge ne jaunissait pas.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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les produits de lessive les cendres
Les produits de lessive – les cendres

- On mouillait le linge ou y en avait qui faisaient les grosses lessives avec les cendres.

(…)

- Il fallait des cendres, mais pas des cendres de chêne, ça ne valait rien, les draps devenaient tout tachés, avec ça. Alors ils faisaient des sacs de cendres, ils les mettaient bouillir dans une chaudière, ils passaient cette eau là-dessus et puis on récoltait l’eau qui tombait. Mais ils mettaient un peu de potasse.

- Tes linges étaient aussi blancs et ils ne devenaient jamais jaunes dans les armoires. Je me rappelle qu’à cette guerre-ci on en a encore mis dans la lessiveuse à bouillir, ça faisait une eau douce… un petit sachet.

- Mais alors, les pauvres, comment est-ce qu’ils nettoyaient, avec du savon?

- Ben un peu de potasse, un peu de savon noir.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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les produits de lessive les cendres 2
Les produits de lessive – les cendres (2)

- Nous avions une lessive à n’pas rel’ver! Pendant la guerre de 14, on n’avait pas de savon. Eh bien ma mère, elle faisait du feu de bois, on cuisait et on avait des cendres de bois. Elle passait les cendres de bois à travers un linge, on lavait avec ça. L’eau était douce, comme de l’eau de pluie. C’était plein de soude, comme si tu mettais du sel de soude. C’était de l’eau, de l’eau de gouttière. On n’avait que ça pour laver, du mauvais savon qu’on faisait avec je ne sais pas quoi. On a vu longtemps les traces dans le linge qu’on a lavé avec , il était gris. Après, le savon noir est arrivé. (F.J.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective , 1989

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le savon pendant la guerre
Le savon pendant la guerre

Du temps de la guerre de 14, on n’avait pas beaucoup de savon. (…) on disait: « A y en a qui ont été chercher du savon et ils en ont rapporté. » Ca fait que nous voilà partis d’ici (Tintigny) à Stenay, à pied.

Arrivés sur le pont de la Meuse à Stenay: « Halte, patrouille! Où est-ce que vous allez? »

« On va chercher du savon parce qu’on nous a dit qu’il y en avait ici. »

(…) « Retournez, c’est défendu d’aller plus loin. »

… On avait été à Stenay à pied et revenu le même jour (…) et pas de savon!

Et, pour du savon, le temps de la guerre de 14, on tuait encore bien un cochon, on faisait encore bien du savon avec les gros boyaux qu’on tirait.

Encore cette guerre-ci.

Je sais bien qu’il fallait du silicate, de la soude caustique, qu’ils faisaient fondre tout ça, quoi.

in Tintigny, jadis et naguère, éd. Histoire collective, 1986

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en quelques lignes
En quelques lignes…

Chez nous, c’était Esther qui venait faire la lessive. On faisait la lessive tous les 6 mois. C’était le grand branle-bas! On faisait la lessive à la main. On avait un tonneau et une washotte. On trempait le linge la veille avec du sel de soude qu’on diluait dans l’eau. Le lendemain, on le tordait et on le faisait bouillir dans le caboleux à la buanderie. On mettait son linge tout autour pour avoir une cheminée au milieu, on avait d’ailleurs un fer au milieu, un plateau avec des trous.

Et alors, pour que ça tourne, on mettait le feu et on cuisait le linge. Quand il était cuit, on le passait dans la washotte puis on le rinçait. Beaucoup cuisaient avec du savon noir ou du sunlight. On ne le rinçait pas, on le mettait à la remouille.(F.R. – H.M.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective, 1989

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la lessiveuse
La lessiveuse

Quand ils étaient bien tordus, on les mettait dans la lessive, dans une eau de savon. (…)

Les linges, on les mettait à bouillir dans une grande lessiveuse, on n’avait pas de gaz pour les faire bouillir, il fallait les mettre sur la cuisinière. C’était tout un problème. (…)

Vous savez ce que c’est une lessiveuse, quand même?

C’était une buse au milieu, là, puis avec le champignon, ça arrosait tous les linges, quand ça avait bien bouilli, ben alors, on les tordait, puis on allait au lavoir les rincer, les secouer, et les battre.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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couler la lessive
Couler la lessive

-  On coulait. On disait: on coule la lessive. On laissait chauffer l’eau tout doucement et puis on faisait ça 2 ou 3 fois. On avait un récipient exprès puis on r’mettait l’eau dessus. 

- Y avait un trou en dessous. On recueillait et puis on réchauffait et puis on mettait dessus.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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laver la machine
Laver à la machine …

On avait une machine, mais c’était pas une machine, on n’aurait pas su mettre du courant dessus. C’était une machine, un va-et-vient qu’on actionnait à la main. Et papa qui était fort serviable disait: « Quand est-ce que vous voulez faire votre lessive, maman? Demain, je suis en repos. »

C’était toujours lui qui faisait aller la machine. Il avait été habitué de travailler, puisqu’il avait perdu sa maman à l’âge de 9 ans, et il disait toujours: «Allez maman, vous faites votre lessive, eh bin dimwain dji su en r’pos si vos vlé. » Et c’était lui qui faisait aller. On avait des gros rouleaux qui étaient attachés à la machine et quand tu rinçais, tu passais ton linge pour le tordre dans ces rouleaux-là. (P.S.)

in Mémoire de femmes en Famenne, éd. Histoire collective, 1994

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la lessiveuse14
La lessiveuse

J’ai toujours vu une machine qu’il fallait tourner à 2 là, qu’on était à 2 pour la fairealler. (D.F.)

C’était des tonneaux, il y avait un manège dedans. Parce que, quand vous faisiez votre lessive, si vous étiez tout seul, il ne fallait pas penser vous occuper à autre chose dans le ménage! Ah non! C’était pour toute la journée.(Q.J.)

in Mémoire de femmes en Famenne, éd. Histoire collective, 1994

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la machine la main
La machine à la main

Tout le monde avait une machine à la main et on avait des tonneaux à la gouttière. On allait chercher l’eau de pluie et on battait à la main. C’était reconnu qu’il fallait de l’eau de pluie pour faire une bonne lessive.(M.A.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective, 1989

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la machine lectrique
La machine électrique

(…) Autrement, nous avions une machine électrique, mais avec un moteur là, qu’on lessivait encore avec de l’eau de pluie. Je chauffais l’eau à côté, sur un gros brûleur, dans une grande cuve et on la vidait sur le linge. Et puis il fallait faire bouillir le linge, et le rincer. (C.R.)

in Mémoire de Femmes en Famenne, éd. Histoire collective, 1994

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la remouille
La remouille

- On le mettait à l’rimouille: c’était étendre son linge sur le pré! (F.J.)

-S’il y avait une tache, on frottait et on le mettait à la remouille.(J.T.)

- On ne l’a plus fait pendant la guerre parce qu’il y en a qui se l’ont fait ramasser. La voisine avait mis son linge à la remouille, pourtant il y avait des haies autour du terrain, et quand elle est allée pour le ramasser le lendemain, il n’y avait plus rien du tout! C’était pas une blague, elle n’a jamais retrouvé son linge, il était bien parti!(J.T.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective, 1989

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lessive de printemps
Lessive de printemps

On lessivait à la maison mais on allait rincer son linge à la rivière avec un bassin et on utilisait du bleu. On allait rincer le linge à la rivière, au mois de mai souvent. Les jours étaient plus grands, en plus, et ça blanchissait le linge. On lessivait puis on mettait au récurage, c’est-à-dire on mettait sur le gazon. Et on rinçait après à l’eau claire. (H.M.)

in Mémoire de femmes en Famenne – éd. Histoire collective, 1994

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la fontaine
La fontaine

Ils allaient laver leur linge à la Bourbouleuse et à la fontaine du Loup. La fontaine du Loup, c’est une source qui se trouve derrière la ferme (…)

Si l’eau n’était pas assez haute - vous savez, parfois, les sources baissaient - ils allaient à la Bourbouleuse, ils barraient l’eau et là c’était une source qui n’était jamais à sec. D’ici à la Bourbouleuse il y a 2 kilomètres, mais vous savez, ils passaient à travers bois. 

in Tintigny, jadis et naguère éd. Histoire collective, 1986

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retenir la fontaine
Retenir la fontaine

Mais il fallait aller retenir une fontaine, là. Parce que tu n’avais pas de place.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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etendre le linge
Etendre le linge

Et puis alors on allait pendre son linge en dehors du village sur les haies. 

  Sur les haies, y avait pas de fil.

in La vie quotidienne à Bellefontaine et Lahage, éd. Histoire collective, 1981

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la lessive du cur
La lessive du Curé

Dj’ai stî r’nièti kan min.me one miette, djo l’y ai fé ses bouwées. Djo l’y laveuve ses soutanes êt y s’vineuve tchauffè y s’accoleuve à li stûve in êt kan l’esteuve èvoye in falle drovi tot tél’mint k’ça sintéve mwè, y pueuve in.

Djo l’y ai todi lavé ses soutanes in, l’aurins bin t’nus reudes là, dj’ai todi d’morè là kan min.me avou li. S’esteuve on vî homme k’est-ki falleuve fè? Djo l’y laveuve ses soutanes, c’est nin djà rin do les lavè, sése manlhereux! Y n’ont pu pon asteûr. (R.T.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective, 1989

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la lessive au ch teau de serinchamps
La lessive au château (de Serinchamps)

J’étais à leur service, ils sont partis à la guerre en Angletterre et ils sont revenus en 18, début 19, et il a fallu du personnel. Nous y sommes entrées, ma sœur et moi. Il y avait beaucoup de personnel. C’était comme une communauté, le personne. Je me rappelle: il y avait 2 femmes qui faisaient la lessive toutes les semaines, des nappes, des serviettes, tout à l’amidon! Eh bien, la baronne repassait même avec nous!

Les 2 femmes venaient faire la lessive toutes les semaines dans une petite cahute située dans le pré qui donne sur l’étang. Il y avait une essoreuse en cuivre qui était enterrée presque toute en terre. Ce n’était pas la même que maintenant, c’était électrique, donc à moteur. Il y avait une planche et les femmes allaient rincer dans l’étang, et venaient essorer dans la petite cahute. (F.J.)

in Des gens d’ici racontent , éd. Histoire collective, 1989

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la lessive et la guerre

La lessive et la guerre

 …Dèpus deux ans què d j’ans fini la guîrre,

Gn ê pus bèsoin dè fâre des grandes buaïes,

Ca tout tchacun è counnu la misîre:

D j’n’ans pus qu’des loques dèpus la grande bataïe!

La Buaîe, la buaîe nè s’rès pus sus la hais.

La buaïe nè s’rè pus sus la haïe.

Ernest Schoeren (1893-1946) in La Buaïe

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