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Antiseptiques & désinfectants. Cours 1° Année, I F S I 2005-06 9 février 2007 Paule TISSOT Pharmacien Hygiéniste. Plan proposé. question de vocabulaire ? législation ou statut et mode d’action famille d’antiseptiques et désinfectants

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Presentation Transcript
antiseptiques d sinfectants

Antiseptiques & désinfectants

Cours 1° Année, I F S I 2005-06

9 février 2007

Paule TISSOT

Pharmacien Hygiéniste

plan propos
Plan proposé
  • question de vocabulaire ?
  • législation ou statut et

mode d’action

  • famille d’antiseptiques et désinfectants
  • contrôles des antiseptiques et désinfectants
  • applications pratiques
plan propos3
Plan proposé
  • tableaux récapitulatifs
  • bien se laver les mains en milieu hospitalier
  • ce qu’il faut retenir
  • conduite à tenir en cas d’A.E.S ( la partie « désinfection » ): cas particulier
  • questions diverses : Enquête Nationale en 2006 ?
1 question de vocabulaire
1 - Question de vocabulaire
  • 1 - méli-mélo de mots

Désinfectants, antiseptiques et détergents ne sont pas synonymes

Connaître les différences entre ces termes peut aider à mieux utiliser ces produits

d finitions
définitions
  • les Désinfectants et les Antiseptiques sont des produits ou procédés qui ont en commun la capacité d’inactiver ou de tuer les micro-organismes de façon momentanée
  • une norme AFNOR distingue :
  • les Antiseptiques destinés aux tissus vivants
  • les Désinfectants destinés aux milieux inertes
d finitions6
définitions
  • du fait de l’harmonisation européenne de la réglementation et des normes, la différenciation évolue vers la prise en compte du statut de ces produits et/ou de leur destination :
  • pour les Antiseptiques, destinés à l’antisepsie de la peau saine, des muqueuses, des plaies etc. le statut est celui du médicament
2 le statut
2 - Le statut
  • pour les Désinfectants de dispositifs médicaux, statut des dispositifs médicaux
  • pour les autres Désinfectants ( produit pour la désinfection des sols et des surfaces inertes, produits d’hygiène corporelle pour l’Homme destinés à être appliqués sur la peau saine …progressivement statut de biocides
2 le statut8
2 - le statut
  • Ceci nous amène à considérer 3 groupes :
  • « les antiseptiques » : désignent les médicaments destinés à l’antisepsie des tissus vivants ( peau saine,muqueuses )
  • « les désinfectants » : pour les produits destinés aux surfaces inertes ( désinfectants pour dispositifs médicaux et sols et surfaces)
2 le statut9
2 - le statut
  • « produits pour l’antisepsie des mains » pour ceux spécifiquement destinés à cet usage
  • « la décontamination » : doit être supprimé dans le domaine de la lutte infectieuse et réservé à des opérations visant à diminuer un risque de contamination radioactive ou chimique on parlera de « détergent désinfectant » ou de « détergent pré désinfectant »
autre terminologie
Autre terminologie
  • désinfecter n’est pas stériliser
  • la stérilisation se distingue de la désinfection par 2 caractéristiques :
  • 1 - le niveau d’exigence microbiologique à obtenir grâce à la stérilisation est supérieur à celui d’une désinfection de « haut niveau »; les désinfectants ne sont pas des agents stérilisants
autre terminologie12
Autre terminologie
  • 2 – l’état stérile peut durer un certain temps, grâce à un conditionnement adapté , présent dès l’étape de stérilisation et qui permet d’éviter la recontamination .
  • Les détergents ou « nettoyants », sont destinés au nettoyage, se cachent sous des appellations familières : savons, lessives, nettoyants pour les sols, les surfaces ou les dispositifs médicaux
autre terminologie13
Autre terminologie
  • la composition des détergents est spécialement étudiée :
  • pour détacher les salissures ou ( souillures ) de leur substrat
  • et les mettre en solution
  • ou les disperser dans la phase liquide
  • les détergents contiennent des agents de surface ou » tensio - actifs »
autre terminologie14
Autre terminologie
  • 2 en 1 : les détergents –désinfectants sont des produits dont la composition conduit à la double propriété : détergent + désinfectant
  • leur pouvoir nettoyant est en général inférieur à celui d’un produit détergent seul
  • il existe des détergents -désinfectants destinés au trempage pré désinfectant
2 le statut15
2 - le statut
  • 1 – réglementation :
  • A : les antiseptiques
  • les « préparations antiseptiques » font l’objet d’une monographie à la pharmacopée française ex : solution de fluorescéine
  • les antiseptiques avec A.M.M sont de véritables médicaments et répondent aux exigences de la Pharmacopée Française : étiquetage…
2 le statut16
2 - le statut
  • les préparations d’antiseptiques sans A.M.M , relèvent de la législation sur les produits d’hygiène corporelle et rentreront dans le cadre de la législation européenne « biocides », leur activité doit être établie selon les normes AFNOR ou EN
2 le statut17
2 - le statut
  • B : les produits désinfectants ( on en distingue 3 en fonction du domaine d’utilisation )
  • les procédés et produits destinés à la désinfection par voie aérienne en cas de maladie à déclaration obligatoire sont soumis à l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire et de produits de santé )
  • Les produits désinfectants de DM sont soumis à la législation européenne des DM
2 le statut18
2 – le statut
  • cette législation impose le marquage CE , ce marquage CE des désinfectants de DM ne dispense donc pas l’acheteur de vérifier la conformité aux normes d’activité anti- microbienne exigées en fonction du domaine d’utilisation
  • les autres produits désinfectants ( ceux destinés aux sols et surfaces ) relèvent de la réglementation européenne aux biocides .
3 mode d action
3 - Mode d’action
  • le mécanisme d’action est complexe : toutes les structures cellulaires de la bactérie vont être atteintes :
  • La membrane
  • ses constituants cytoplasmiques
  • le matériel enzymatique de la cellule
  • son patrimoine génétique
  • sa paroi
3 mode d action20
3 - Mode d’action
  • plusieurs sites d’action sont possibles
  • 2 étapes sont nécessaires :
  • 1) adsorption sur la surface cellulaire par antagonisme des charges ( rapide )
  • 2 ) altération de la cellule cible provoquant l’effet bactéricide
3 mode d action21
3 - Mode d’action
  • 10critères de sélection peuvent être retenus
  • 1 ) le spectre doit être le plus large
  • 2 ) l’activité bactéricide
  • 3 ) la rapidité d’action
  • 4 ) la rémanence et effet cumulatif de l’antiseptique
  • 5 ) la faible inhibition par les matières organiques
3 crit res de choix
3 - Critères de choix
  • 6 ) la bonne tolérance locale et une toxicité réduite
  • 7 ) l’existence d’une gamme
  • 8 ) le conditionnement
  • 9 ) l’innocuité vis-à-vis de la peau et des muqueuses
  • 10 ) le prix
4 familles d antiseptiques d sinfectants
4 - familles d’antiseptiques & désinfectants

Beaucoup de molécules sont utilisées aussi bien comme antiseptiques ou comme désinfectants seules changent les concentrations et la formulation :

Exemple : hypochlorite de sodium

  • à 48° chlorométrieques :Javel ( désinfectant )
  • à 1,5° chlorométriques et neutralisé: soluté de Dakin ( antiseptique )
4 familles d a d
4 – familles d’ A & D
  • 1 ) les agents oxydants :
  • les oxydants chlorés ( soluté de Dakin , Eau de Javel )
  • les oxydants iodés ( alcool iodé et polyvidone iodée )
  • les autres oxydants ( Eau Oxygénée , KMnO4 , peroxyde de zinc )
4 familles d a d25
4 – familles d’A & D
  • 4 - 1Les chlorés :

Jusqu’à 5 ° chloro , ils peuvent être utilisés comme antiseptiques au-delà ils sont irritants et sont utilisés comme désinfectants

Le degré chlorométrique de Gay Lussac correspond au nombre de litres de chlore gazeux qu’un litre de solution ou d’extrait est capable de dégager en présence d’un acide dans des conditions normales de température et de pression

4 familles d a d26
4 – familles d’A & D

Un degré chlorométrique équivaut à 3,17 g de chlore actif par litre .

  • spectre d’activité:

Étendu : Bactéries ( formes végétatives et sporulées ) champignons, virus, spores

  • mode d’action :

Le délai d’action est rapide , dès la 1° minute de contact

les chlor s
Les chlorés
  • les facteurs influençant l’activité et la stabilité :
  • le pH :
  • à pH < 5,la solution perd de son activité
  • à pH = 5 , l’activité est maximale
  • la température : si elle augmente , la stabilité des solutions diminue mais l’action antimicrobienne est + rapide à 37 ° qu’à 22°
  • Les rayons UV : accélèrent la dégradation des produits chlorés
les chlor s28
Les chlorés
  • indications : peau saine et muqueuse
  • Précautions d’emploi :
  • conserver les solutions dans les récipients d’origine qui doivent être fermés et gardés à l’abri de la lumière et de la chaleur
  • en cas d’ingestion , l’antidote est le bicarbonate de sodium
  • tenir compte des courts délais de péremption du Dakin Officinal
les iod s
Les iodés
  • 4 – 1’ les produits iodés
  • 1 -l’iode et ses dérivés: peu utilisés
  • les solutions alcooliques :
  • alcool iodé à 1%
  • teinture d’iode à 5 %
  • Les solutions aqueuses :
  • la solution de Lugol à 1%
  • la solution de Tarnier à 5 %
les iod s30
Les iodés
  • les iodophores : ou
  • polyvidone iodée polyvinylpyrrolidone iodée ( PVPI )
  • les produits iodophores sont :
  • moins irritants
  • moins allergisants que l’iode
  • sont actuellement largement utilisés sous la gamme bétadine *
les iod s31
Les iodés
  • présentation de la gamme »bétadine »:
  • « scrub » = solution moussante
  • dermique 1% en iode libre ou 10%PVPI
  • solution dermique alcoolique 5%
  • compresse imprégnée à 370 mg de PVPI
  • tulle 10 % , 10 cm X 10 cm étui de 10
  • 10 % pommade , 30 ou 100 g
les iod s32
Les iodés
  • gargarisme , bain de bouche 10% PVPI
  • 5 % solution pour irrigation oculaire
  • solution gynécologique 1 % en iode , ou 10 % PVPI
  • ovule ou comprimé gynécologique à 250 mg boîte de 8
les iod s33
Les iodés
  • spectre d’activité : bactéricides, virucides, fongicides et sporicides
  • mode d’action : traverse rapidement la membrane cellulaire , actifs sur les protéines enzymatiques et membranaires
  • facteurs influençant l’activité : le pH
  • les produits iodés sont stables entre pH1 et Ph6
  • Les iodophores sont stables à Ph alcalin
les iod s34
Les iodés
  • le délai d’action
  • in vitro :5 minutes ( normes AFNOR )
  • en pratique : le temps de contact est de 1 minute
  • en réalité : l’action se manifeste dès 30 secondes, mais il est recommandé d’attendre un temps de contact de 1 minute pour obtenir l’activité bactéricide
les iod s35
Les iodés
  • indications : détersion , antisepsie de la peau saine et lésée des muqueuses buccales, génitales et oculaires, du champ opératoire et le traitement d’appoint des affections dermatologiques
  • précautions d’emploi :
  • antécédents de problème thyroïdien
  • précautions d’emploi chez l’enfant de 1 à 3O mois ( sinon application brève et peu étendue suivie d’un lavage à l’eau stérile )
les iod s36
Les iodés
  • contre indications :
  • intolérance à l’iode ( risque de dermatite allergique )
  • grossesse au cours des 2° et 3° trimestres
  • allaitement : risque de dysfonctionnement thyroïdien
  • nouveau né de 0 à 30 mois ( en raison de maturation thyroïdienne )
les autres oxydants
Les autres oxydants
  • 4 – 1 ‘’ les autres oxydants :
  • l’eau oxygénée ( peroxyde d’hydrogène )

La concentration usuelle pour l’usage antiseptique est de 3 %, la concentration s’exprime également en volume d’oxygène dégagé par le volume de solution

La solution à 3% est dite à 10 volumes

les autres oxydants38
Les autres oxydants
  • spectre d’activité :
  • + actif sur les Bactéries Gram – que sur les Bactéries Gram +
  • à température ambiante, il est lentement sporicide
  • possède une activité lente sur les levures et les virus
les autres oxydants39
Les autres oxydants
  • mode d’action :

Son mécanisme d’action est mal connu

  • facteurs influençant l’activité :
  • Son activité s’accroît à pH acide
  • Son activité est limitée en présence de matières organiques
  • indications :
  • En chirurgie dentaire pour ses propriétés antiseptique et hémostatique
  • antiseptie des peaux gangrénées
les biguanides
Les biguanides
  • 4 - 2 les biguanides

Ils sont utilisés sous forme de digluconate ou de diacetate de chlorhexidine

  • principaux produits :
  • les solutions moussantes contenant un tensio actif : Hibiscrub 4%*,plurexid 1,5%*,
  • les solutions aqueuses: Hibitane 5%*,Biseptine 0,25%*, Chlorhexidine 0,0025%
  • les solutions alcooliques: Hibitane Champ 0, 5%*,Hibisprint O,5%* et Septeal 0,5%*
les biguanides41
Les biguanides
  • spectre d’activité :
  • bactéricide sur Gram + et Gram –
  • seules les solutions alcooliques sont actives sur les mycobactéries
  • non sporicide
  • non virucide
  • de plus une résistance acquise a été décrite
les biguanides42
Les biguanides
  • mode d’action

À faible dose : destruction de la membrane cytoplasmique

À forte dose : précipitation des protéines et acides nucléiques

  • facteurs influençant l’activité :

Les protéines et les matières organiques diminuent l’activité

Les minéraux , l’eau dure et un pH >8, provoquent une précipitation de la chlorhexidine

L’association avec les ammoniums quaternaires et l’alcool potentialise l’activité

les biguanides43
Les biguanides
  • incompatibilités avec :
  • Les halogènes
  • Les aldéhydes
  • Les mercuriels
  • Les tensio actifs anioniques et non ioniques
  • Les savons
  • Le tannin ( contenu dans les bouchons de liège ) et certains colorants
les biguanides44
Les biguanides
  • indications :
  • nettoyage et antisepsie des plaies et balnéothérapie des brûlés
  • lavage des mains : hygiénique, antiseptique et chirurgical
  • préparation du champ opératoire
  • hygiène bucco-dentaire
les biguanides45
Les biguanides
  • contre indication :

La chlorhexidine ne doit pas être mise en contact avec l’oreille interne

(Risque de surdité neuro-sensorielle)

La chlorhexidine ne doit pas être mise en contact avec le cerveau et les méninges

les alcools
Les alcools
  • 4 - 3les alcools
  • les produits
  • alcool éthylique à 60° et 70°
  • les solutions hydro alcooliques ( pour les mains ) contiennent du propanolol-2 ou de l’isopropanolol
  • comme solvant avec d’autres antiseptiques qu’il potentialise ( alcool iodé, hexamidine, chlorhexidine )
les alcools47
Les alcools
  • spectre d’activité
  • bactéricide et actif sur mycobactérium tuberculosis
  • fongicide faiblement
  • virucide de façon variable
  • non sporicide
les alcools48
Les alcools
  • facteurs influençant l’activité
  • son efficacité est réduite en présence de matières organiques
  • il coagule les protéines
  • le délai d’action : 2 minutes à condition que la peau soit maintenue humide
  • la durée d’action : activité antimicrobienne brève car l’alcool est très volatil
les alcools49
Les alcools
  • indications
  • antisepsie de la peau saine, des sites d’injection et des prélèvements sanguins
  • sauf :
  • hémoculture
  • cathétérisme
  • ponction artérielle
  • et les actes nécessitant une asepsie chirurgicale
les alcools50
Les alcools
  • contre indications :
  • ne pas appliquer sur les muqueuses et les plaies
  • ne pas utiliser comme antiseptique pour le dosage de l’alcoolémie
  • ne pas utiliser sur des surfaces étendues des nourrissons de moins de 30 mois
les ammoniums quaternaires
Les ammoniums quaternaires
  • 4-4 les ammoniums quaternaires
  • les produits :

Biseptine* (benzalkonium Chlorure+Chlorhexidine+Alcool benzylique )

  • Cetavlon*(alcoolique, concentré et crème)
  • Sterlane*(mélange d’ammoniums quaternaires+Alcool propylique)
les ammoniums quaternaires52
Les ammoniums quaternaires
  • spectre d’activité
  • bactéricide ou bactériostatique (Gram+) selon les concentrations
  • non sporicide
  • inactif sur les mycobactéries
  • inactif sur les Virus nus et faible activité sur les Virus enveloppés
les ammoniums quaternaires53
Les ammoniums quaternaires
  • facteurs influençant l’activité

L’efficacité est réduite en présence de :

  • matières organiques
  • substances anioniques (savons)
  • d’eau dure
  • indications
  • Traitement d’appoint des affections dermatologiques
  • Antisepsie et nettoyage de la peau saine et des muqueuses
les ammoniums quaternaires54
Les ammoniums quaternaires
  • contre indications
  • ne doit pas être mis en contact avec le cerveau et les méninges
  • ni pénétrer dans le conduit auditif
  • pas de contact avec les muqueuses génitales ( risque de vaginite )
  • pas de contact avec l’oeil
les ammoniums quaternaires55
Les ammoniums quaternaires
  • précautions d’emploi
  • ne pas utiliser sous pansement occlusif
  • ne pas avaler : hémolytiques et curarisants par voie orale
  • les solutions aqueuses se contaminent très facilement
  • elles doivent être conservées dans le flacon d’origine au maximum 8 jours après ouverture
les carbanilides
Les carbanilides
  • 4 - 5 les carbanilides
  • les produits
  • Septivon*(contient un ammonium quaternaire )
  • Solubacter*
  • spectre d’activité
  • bactériostatique sur les bactéries Gram+
  • bactéricide pour septivon
les carbanilides57
Les carbanilides
  • précautions d’emploi
  • incompatibilités avec les dérivés cationiques :
  • ammoniums quaternaires
  • chlorhexidine
  • rincer abondamment car une trop concentration favorise les dermites irritatives et le desséchement cutané
4 6 les colorants
4 – 6 Les colorants

Ce ne sont pas des antiseptiques , cependant certains groupes de colorants sont connus pour leur faible propriétés antiseptiques :

  • les produits :
  • éosine ( alcoolique ou aqueuse à 2% ) en flacon de 45, 100 ml ou mono dose de 5 ou 2 ml
  • solution de Milian : solution aqueuse
les colorants
Les colorants
  • Spectre d’activité :
  • les colorants sont bactériostatiques vis-à-vis des germes à Gram +
  • la solution de Milian est fongicide
  • indications :
  • les colorants tannent et assèchent la peau
  • la solution de Milian est fongicide
les colorants60
Les colorants
  • précautions d’emploi :
  • l’éosine provoque une photosensibilisation des régions découvertes
  • le conditionnement « mono dose » est préconisé car les colorants en solution aqueuse se contaminent très rapidement
les desinfectants
LES DESINFECTANTS
  • 1 – les domaines d’utilisation des désinfectants :
  • désinfection des surfaces
  • pré - désinfection des instruments et du matériel
  • désinfection par trempage et en machine des systèmes optiques
  • désinfection des circuits de dialyse
  • désinfections des bassins et des excrétas
  • désinfection des containers ou des bennes pour les déchets hospitaliers
les d sinfectants
Les désinfectants
  • 2 – critères d’un « désinfectant idéal » :
  • avoir un spectre d’activité adapté aux objectifs fixés
  • avoir une action rapide
  • être actif en présence de substances interférentes ( sang, pus, eau dure )
  • avoir un effet prolongé dans le temps
  • être compatible et dénué d’inconvénient pour le matériel
les d sinfectants63
Les désinfectants
  • 2 -critères d’un désinfectant « idéal » : ( suite )
  • être peu ou pas toxique pour le personnel
  • être facile à doser
  • ne pas avoir d’odeur désagréable
  • avoir une certaine stabilité
les d sinfectants64
Les désinfectants
  • 3 – règles d’utilisation :

Pour être efficace, l’étape de décontamination – nettoyage doit respecter les 4 éléments du cercle de Sinner qui sont :

  • l’action physico- chimique entre le produit et la salissure
  • l’action mécanique : les brossages et les frottements permettent de décoller les salissures
les d sinfectants65
Les désinfectants
  • Les règles d’utilisation ( suite ) :
  • la température
  • le temps d’action du produit c’est-à-dire la durée du temps de contact nécessaire pour que le produit soit efficace
les d sinfectants66
Les désinfectants
  • 4 – conservation :

La durée et le mode de conservation des désinfectants a pour but d’éviter 2 risques majeurs :

  • l’inactivation du produit due à :
  • l’exposition à la lumière
  • une température trop élevée
  • la conservation dans des récipients inadaptés
  • la contamination microbienne
les ald hydes
Les aldéhydes

Prés de 80 % des désinfectants à base d’aldéhyde sont en association avec des ammoniums quaternaires :

  • principaux produits :
  • formaldéhyde
  • glutaraldéhyde
les ald hydes68
Les aldéhydes
  • domaines d’utilisation :
  • désinfection des surfaces
  • désinfection des équipements et dispositifs médicaux
  • fixation des pièces anatomiques dans les laboratoires
les ald hydes69
Les aldéhydes
  • comment son-ils utilisés ?
  • seuls comme la désinfection des voies aériennes )
  • en association à d’autres principes actifs : tensio actifs, solvant, colorant, inhibiteur de corrosion, modificateur de Ph, parfum pour pallier les inconvénients( instabilité en solution alcaline, absence de pouvoir détergent )
les ald hydes70
Les aldéhydes
  • mécanismes d’action :

Ils provoquent une dénaturation des acides nucléiques et des protéines des microorganismes

  • recommandations :
  • rinçage abondant
  • respect des règles de protection du personnel : précautions « standard »
les ald hydes71
Les aldéhydes
  • formaldéhyde ou  « formol » :
  • inefficace sur les prions
  • toxique : larmoiement, irritation des yeux, des voies aériennes, œdème du poumon
  • glutaraldéhyde ( idem )
  • aldéhyde succinique
les oxydants
Les oxydants
  • L’acide peracétique
  • les produits :
  • acide peracétique en solution à 2,5%, 3,5%, 15 %;
  • Dialox* peroxyde d’hydrogène + acide peracétique :
  • en bidons de 5, 30 Litres
  • concentration d’utilisation : 5 litres/ 1OO litres
l acide perac tique
L’acide peracétique
  • domaines d’utilisation :
  • désinfectant des isolateurs(« bulles »)
  • des appareils respiratoires
  • des dispositifs médicaux
  • dans l’industrie alimentaire
  • dans l’industrie cosmétique
  • en hémodialyse
l acide perac tique74
L’acide peracétique
  • spectre d’activité :
  • bactéricide à faible concentration
  • fongicide ( sur les levures et les aspergillus )
  • virucide
  • sporicide
  • à pH acide : l’activité est meilleure
l acide perac tique75
L’acide peracétique
  • précautions d’emploi :
  • oxydant très puissant
  • dangereux à forte concentration pour la peau et les muqueuses ( oculaires )
  • doit être manipulé avec des gants et des lunettes de protection
  • corrosif pour les métaux
5 les contr les
5 - Les contrôles
  • quels contrôles ?
  • physico-chimiques : conformité de la formule, propriétés physiques, test de corrosion vis-à-vis des surfaces , stabilité
  • toxicologiques : sur le rat
  • d’irritation cutanée et
  • toxicité par inhalation
5 les contr les77
5 - Les contrôles
  • contrôle microbiologique
  • stérilité
  • en général, le risque de contamination est maximum avec les solutions antiseptiques aqueuses diluées :les unidoses seront préférées
  • selon les normes AFNOR
  • Par des organismes agréés (Agence du Médicament 34 070 Vendargues)
6 applications pratiques
6 - Applications pratiques
  • Hors hôpital : industrie pharmaceutique, alimentaire, agriculture, laboratoires, dentistes,coiffeurs…
  • À l’hôpital :
  • antiseptiques
  • désinfectants
  • Utilité de la désinfection :

La désinfection reste une mesure de sécurité

lavage chirurgical des mains
Lavage chirurgical des mains
  • intervention chirurgicale
  • pose de cathéters centraux, drains
  • exploration hémodynamique
  • circulation extra corporelle (hémodialyse)
indications
indications
  • Quand les points d’eau sont inexistants, peu nombreux et/ou sans savon, ni papier
  • Lors des gestes en chaîne
  • Lors des gestes de nursing
  • Au cours de la visite
  • Dans les ambulances
  • En situation d’urgence
quation
équation

Lavage des mains « simple »

ou « hygiénique »

+

Traitement ou désinfection des mains

par frictions

=

Amélioration de l’observance de

l’hygiène des mains

10 les a e s ou a e v
10 - Les A E S OU A E V

Les A.E.S sont représentés essentiellement par :

  • les piqûres ( 70 %)
  • les coupures
  • les projections de sang

Le risque de contracter le VIH lorsqu’on a un AES, avec un malade contaminé est évalué à 25 %, une hépatite B à 20%, une hépatite C à 15 %

conduite tenir
Conduite à tenir
  • en cas de piqûre ou de coupure :
  • se laver les mains
  • tremper immédiatement la zone piquée ou coupée durant 10 minutes dans une solution antiseptique : Bétadine* dermique, Hibitane* Champ 0,5%, alcool à70 %, dakin*Cooper ou eau javellisée à 1,2° Chl (attention à la dilution )
conduite tenir91
Conduite à tenir
  • en cas de projection sur l’œil :
  • se laver les mains
  • rincer à grande eau ( eau du robinet ou eau stérile en flacon serti )
  • consultation d’ophtalmologie par la suite
conduite tenir92
Conduite à tenir
  • en cas de projection sur les autres muqueuses :
  • se laver les mains
  • lavage abondant de la zone éclaboussée
conduite tenir93
Conduite à tenir
  • dans tous les cas :

Déclarer l’accident du travail et suivre les recommandations du médecin du personnel :

  • sérologie à J 0
  • sérologie à 3 mois
  • sérologie à 6 mois

Vérification du statut immunitaire vis-à-vis

de l’hépatite B et du tétanos

Examen sérologique du patient à l’origine de l’accident, en le prévenant et éventuel traitement anti VIH si accord

ce qu il faut retenir
Ce qu’il faut retenir
  • Choisir le bon produit pour la bonne cible
  • Existence d’une gamme
  • Bonne tolérance locale et toxicité réduite
  • Lavage des mains ++++
  • Penser à indiquer date d’ouverture sur chaque flacon
  • Une grande enquête 2006 NATIONALE portera sur le lavages des mains entre 35 et 50 heures par établissement( selon la taille ) par binôme ( médecins, infirmiers, agents hospitaliers )