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LES RITUELS

LES RITUELS. Depuis longtemps, les activités ritualisées qui se situent au cours des divers regroupements d’une journée de classe à l’école maternelle ne répondent plus à l’attente des enfants, ni à celle des enseignants. Objectifs de ces moments non précis.

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Presentation Transcript


  1. LES RITUELS • Depuis longtemps, les activités ritualisées qui se situent au cours des divers regroupements d’une journée de classe à l’école maternelle ne répondent plus à l’attente des enfants, ni à celle des enseignants. • Objectifs de ces moments non précis. • Enfants les plus compétents qui participent. Ont-ils du sens pour tous les enfants? • Baisse d’attention de certains, mise à l’écart d’autres, ennui, peu de conviction du maître • Rituel ou routine?

  2. Constat (suite) • Il est indispensable de conserver ces rituels mais de redéfinir leurs places dans la journée, la semaine, leurs contenus, les procédures à mettre en oeuvre et les situations d’apprentissage à organiser au fil des classes de l’école maternelle. • Car il ne faut pas oublier que dans ces moments ritualisés, on construit des SAVOIRS certes mais aussi des COMPORTEMENTS qui concourent à la mise en sécurité affective et physique, à la transmission « culturelle » et la modélisation de conduites, à l’appartenance à un groupe.

  3. Catherine BERDONNEAUProfesseur de mathématiques à l’IUFM de Versailles • Rituels en maternelle : cérémonial, routine ou moments d’apprentissage • Les contenus mathématiques possibles: - La structuration de l’espace trouve sa place dans les rituels, en particulier par le jeu de Kim, qui contribue à développer le sens de l’observation, l’attention et la mémoire visuelle. • L’apport des rituels à la construction du nombre par le jeune enfant est complexe et nécessite la mise en œuvre d’activités spécifiques ciblant des compétences généralement insuffisamment travaillées. • Travail sur la chronologie

  4. ANNE-MARIE DOLYProfesseur de philosophie à l’IUFM de Clermont Ferrand • Les rituels: compris comme situation répétitive, réglée et faite pour régler les comportements • Ces rituels, qui sont partie prenante de la pédagogie de maternelle et semblent indispensables à l’adaptation du jeune enfant à l’école apparaissent quelquefois si répétitifs et figés que l’on est en droit de se demander s’ils remplissent bien leur rôle. • Il est donc intéressant de comprendre le sens et l’intérêt pédagogique de ces rituels, mais d’en voir aussi les limites et les conditions de fonctionnement pour le progrès des enfants.

  5. Les rituels sont nécessaires mais ils ne seront efficaces que • - si les maîtres les pensent, les préparent en fonction d’objectifs précis, et des modes de mise en oeuvre • s’ils savent les faire évoluer et suivre – voire précéder- l’enfant dans sa propre évolution socio affective et cognitive. • - S’ils savent les faire évoluer sur l’année et d’un niveau de classe à un autre avec et par des évaluations régulières.

  6. Pour effecteur cette évolution il faut définir les objectifs de ces rituels : —> Accueil du matin : ➤ structurer le temps, avec codes (calendrier, jours de la semaine), langage, (les mots qui disent les temps, conjugaison des verbes), faire passer l’enfant de son temps « familial » cyclique à un temps social et culturel, qui est linéaire : ces rituels doivent évoluer en supports (plusieurs sont possibles), en temps, en rôle des enfants ➤ socialisation, identification dans le rapport aux autres, dans et par l’institution.

  7. ANNE-MARIE GIOUX • « Faire tous les jours des rituels, à la même heure, à long terme cela devient du conditionnement opérant. Les rituels, cette routine, sont à revoir » puis : • « Apporter des régularités c’est utile mais des régularités identiques de deux ans à cinq ans c’est à proscrire. »

  8. A.M. GIOUX (suite) Conclusion de rites et rituels à l’école maternelle : • Quelle redéfinition des rituels pour l’école maternelle? • Si je devais garder le terme de « rituel » à l’école maternelle, à quels moments le réserverais-je ? - le conte (narratif, entrée dans une chaîne de transmission et d’appropriation de la culture humaine) - l’appel (développement du sentiment d’existence personnelle et d’appartenance à un groupe) - l’élaboration du rythme de vie (comme exercice de l’anticipation, entrée dans la culture d’un temps scolaire)

  9. - le passage de consignes (développement d’une attention spécifique aux éléments pertinents d’un message, essentiel pour la réussite) • le moment de mémoire(rétrospectif/évaluatif : évoquer ce que l’on a vécu ensemble par le biais du cahier de vie, ou, à la fin de chaque journée, par une sorte de bilan (en GS) : initiation à une attitude de réflexion à moyen terme sur ce que l’on a appris, à une position distanciée et critique relative aux événements.

  10. M. T. ZERBATO POUDOUMaître de conférences à l’IUFM d’Aix Marseille A quoi servent les rituels? • Historique dans les iO: • En 1977: il est conseillé d’organiser matériellement sa classe, et le regroupement a des objectifs d’ordre culturel. • En 1986: le terme de socialisation apparaît : trois grands objectifs énoncés : scolariser, socialiser,apprendre et exercer.

  11. En 1995: « Vivre ensemble » est le premier domaine d’activité, mais les rituels ne sont pas évoqués. En 2002, le mot rituel est présent pour la maternelle, pages 26 et 338 : « L’appropriation des règles de vie passe par la réitération d’activités rituelles (se regrouper, partager des moments conviviaux…). Celles-ci peuvent être transformées dans la forme et dans le temps. Lorsque tous les enfants se sont approprié un rituel, il doit évoluer ou être remplacé » (P 26) « On comprend l’importance de l’organisation régulière de l’emploi du temps et des rituels qui marquent les passages d’un moment à l’autre. L’utilisation des instruments de repérage chronologique (calendriers) et de mesure des durées (sabliers, clepsydres, horloges…) est un moyen sûr pour conduire les enfants à une meilleure appréciation du temps. Leur usage régulier (rituels) est nécessaire dès la première année d’école maternelle » (P 33). .

  12. En 2008: devenir élève Progressivement, les enfants acceptent le rythme collectif des activités et savent différer la satisfaction de leurs intérêts particuliers. Ils comprennent la valeur des consignes collectives. Ils établissent une relation entre les activités matérielles qu’ils réalisent et ce qu’ils en apprennent (on fait cela pour apprendre, pour mieux savoir faire). Ils apprennent à rester attentifs de plus en plus longtemps. Ils découvrent le lien entre certains apprentissages scolaires et des actes de la vie quotidienne.

  13. Pourquoi des rituels à l’école maternelle? • Scénarios permettant à l’enfant de : • —> Apprendre à vivre ensemble (fonction sociale) en organisant sa vie d’élève • —> Construire son identité en référence à son appartenance à un groupe social • —> Aménager un lien entre temps familial et temps scolaire • —> Entrer dans le monde culturel scolaire • —> Apprendre des choses nouvelles. • Scénarios permettant à l’enseignant de : • Régler des comportements liés à une intention de l’ordre de : • —> l’éducation (l’enseignant donne un modèle, transmet une culture…) , • —> l’apprentissage, • —> l’enseignement en milieu scolaire (emploi du temps, consignes.…)

  14. Comment faire évoluer les rituels? • —> Comment rendre l’enfant conscient qu’il entre dans un dispositif d’appartenance à un groupe social ? - Quelle marge d’initiative a-t-il dans ce groupe ? • - A-t-il conscience du “pourquoi on fait ça” ? • - La socialisation est-elle effective ? • —> leur durée est elle justifiée ? Est-elle consciente ou subie ? • —> trouve t- on une progression dans l’année ? Par section ? Peut-on envisager sérieusement des rituels n’évoluant pas dans l’année ? • —> n’existe t-il pas une certaine routine ? Ne franchit-on pas rapidement la limite entre rituel et • routine ? Comment y échapper ? • —> quels apprentissages sous-tendent ces rituels. Les apprentissages attendus sont-ils réellement atteints ? Le langage occupe-t-il une vraie situation de communication ? • —> quelles sont les compétences mises en œuvre ? Ne dépasse-t-on pas rapidement les compétences possibles à atteindre ? • —> Quels outils, supports privilégier ? Pour quelles finalités ? Pour quelles utilisations ?

  15. QUELQUES EXEMPLES • L’appel en section de petits: p. 159 à 165 • L’appel en section de moyens: p. 166 à 171 • L’appel en section de grands: P. 171 à 177 • L’emploi du temps ,outil au service de la lisibilité de l’école maternelle: p. 84 à 88

  16. CONCLUSION • Aborder l'enseignement en maternelle par les rites scolaires c'est d'abord considérer l'acte d'enseignement comme un acte d'institution. À l’école maternelle ce n’est pas la nature du savoir qui fait que les élèves distinguent le travail du jeu, ou les activités entre elles. C’est le lieu et le moment de la journée, les outils et supports, le dialogue didactique qui lui permettent de donner du sens à son activité et aux différents objets de savoir. • Ainsi, faut-il accorder une attention toute particulière, de la petite à la grande section, aux processus de ritualisation qui définissent un milieu dans lequel les élèves vont s’approprier les outils de pensée et les significations sociales, c’est-à-dire, pour reprendre une expression de Bruner, pouvoir entrer dans la culture, «… car la culture donne forme à l’esprit ».

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