Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention
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Presentation Transcript


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

Principes de base de la prventionphilosophie des conseillers en prvention

  • Eviter les risques

  • Evaluer les risques

  • Combattre les risques la source

  • Adapter le travail lhomme

  • Prendre en compte lvolution des techniques

  • Remplacer ce qui est dangereux par ce qui ne lest pas ou, en cas d impossibilit, par ce qui lest moins

  • Planifier la prvention

  • Donner priorit aux mesures de protection collective et, en complment ou dfaut de mesures collectives efficaces, utiliser des EPI (quipements de protection individuelle)

  • Former et informer le personnel sur les risques encourus et leur prvention


Syst me dynamique de la gestion des risques

Systme dynamique de la gestion des risques

Elaboration,

programmation,

mise en uvre

Et valuation de la politique de gestion des risques

Analyse des risques

  • Identification des dangers

  • Dfinition et dtermination des dangers

  • valuation des risques

    Mesures de prvention

  • viter les risques

  • Limiter les risques

  • Limiter les dommages


Definitions

DEFINITIONS

  • Toxicologie: science qui traite des poisons (substances entranant des actions dltres sur lorganisme).

  • Toxicit: capacit dune substance produire des effets dltres sur lorganisme: altration dorgane(s) ou de fonction(s), dont lintensit est fonction de la dose administre.

  • Risque: probabilit avec laquelle un effet toxique survient suivant les conditions demploi dune substance x. Diffrence: substance prsentant un risque et substance trs toxique. Ex: s. trs toxique et peu volatile et linverse.


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • RISK ASSESSMENT: apprciation des risques

    • description de la toxicit intrinsque de la substance (relations dose-rponse, dose - effets)

    • estimation du risque dans les conditions dexposition la substance

  • BUT de la toxicologie: la connaissance des relations quantitatives entre intensit de lexposition et risque daltration de la sant permet la prvention des lsions toxiques


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Etude de lexposition:

    • description qualitative (interrogatoire),

    • description quantitative de lambiance des postes de travail (dosage des substances au voisinage des VRS des sujets exposs, quantit de toxique absorbe, concentration au niveau de lorgane cible.)

  • Action du toxique sur lorganisme:

    • maladie clinique,

    • troubles fonctionnels,

    • modifications biologiques critiques.


R lauwerys 1999 evaluation de la relation exposition risque

Mtabolisme desproduits

Chimiques

Exposition ambiante

Exposition personnelle

Quantit absorbe (dose interne)

Dose au niveau de la cible

Intensit dexposition

Mcanisme daction

Maladies

Troubles fonctionnels

Effets biologiques critiques

Risque daltration de la sant

(R. Lauwerys, 1999) Evaluation de la relation exposition - risque


R lauwerys 1999

( R. Lauwerys, 1999)


Types d exposition aux agents chimiques

Types dexposition aux agents chimiques:

Plusieurs voies possibles:

  • Aroporte, respiratoire

  • Digestive

  • Percutane ou transcutane


Formes d intoxications

Formes dintoxications

  • AIGUE :

    • exposition de courte dure et absorption rapide du toxique

      (dose unique ou multiples doses en 24 heures)

  • SUBAIGUE :

    • expositions frquentes ou rptes

      sur plusieurs jours ou semaines

  • CHRONIQUE :

    • expositions rptes durant

      une longue priode de temps (plusieurs annes)


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

Types daction:

  • Locale

  • Gnrale ou systmique

    Facteurs influenant la rponse de lorganisme:

  • Quantit de la substance directement active (ou ses mtabolites toxiques) fixe aux sites daction

  • Activit intrinsque de la substance

  • Facteurs toxico - dynamiques (affinit de rcepteurs pour une molcule exogne, affections acquises, comptition entre substances trangres pour un mme site daction, variabilit des processus de rparation,..)

  • Facteurs toxico - cintiques:

    • Facteurs endognes, biologiques (absorption, distribution, excrtion, biotransformation de la substance dans lorganisme)

    • Facteurs denvironnement (lumire, bruit, climat, irradiation,.., processus de synergie ou dantagonisme entre substances)

    • Caractristiques physico-chimiques de la substance


Toxicit des agents chimiques pour l organisme

Toxicit des agents chimiques pour lorganisme

  • Manifestations allergiques (immdiate, retarde)

  • Actions toxiques sur certains organes cibles (foie, reins, SNC,SNP,...)

  • Effet mutagne

  • Effet tratogne

  • Activit carcinogne

  • Troubles de la fertilit

  • Risques de malformation ftale

  • Risques davortement, de GEU


Aluminium sources d exposition

ALUMINIUMSources dexposition

  • Industrie mtallurgique: construction mcanique, conteneurs, ustensiles mnagers,..

  • puration des eaux dures

  • Tannage des peaux

  • Entrent dans la composition : dabrasifs (meri), de cramiques, de mdicaments, de cosmtiques, dexplosifs, dencres, de ciments, de produits phyto-sanitaires

  • Population gnrale: source alimentaire ( apports quotidiens de 5 20 mg) et mdicamenteuse (pansements digestifs: hydroxyde ou phosphate dAl)

  • Travailleurs les plus exposs: raffinage lectrolytique du mtal, soudage, dcoupage, usinage


Toxicocin tique

Toxicocintique

  • Absorption

    • Digestive: faible, <1%, , augmente par consommation dagrumes et acide citrique

    • Respiratoire: vapeurs daluminium; si inhalation darosols solides, dpt dans larbre respiratoire et vacuation par voies digestives

  • Dans le sang (plasma) liaison aux protines (transferrine)

  • Stockage dans los

  • Excrtion principalement rnale: larrt de lexposition dcroissance de la concentration urinaire en 3 phases:

    • Demi-vie de 8H

    • Phase de quelques semaines

    • Dernire phase > un an.


Toxicit

Toxicit

  • Aigu

    • Irritants (chlorure, fluorure)

  • Chronique

    • Clinique

      • Pathologie des insuffisants rnaux

      • Anciennement due leau des dialysats, actuellement apport par des gels dalumine pour contrler lhyperphosphatmie chez insuffisants rnaux non dialyss

      • Encphalopathie:troubles de langage, de lquilibre, de la coordination, de lhumeur, dtrioration intellectuelle, hallucinations, altration de la conscience, convulsions.

      • Syndrome osto - dystrophique: fractures, dformations osseuses, ostomalacie

      • Anmie hypochrome

      • Population gnrale: Al srique <15 microg/L

      • Encphalopathie: Al srique >100 micrgg/L


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Prvention de lintox: usage prudent des gels dalumine, surveillance de lAl dans le liquide de dialyse (N < 30 microg/L)

  • Traitement propos: dferoxamine (Desfral)

  • Al et maladie dAlzheimer : tudes pidmiologiques

    • Concentration leve dAl dans tissu crbral de malades?

      • Biais mthodologiques

    • Corrlation entre teneur en Al de leau de boisson et Alzheimer?

      • Ne considrant que leau de boisson comme source dAl


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Pathologies professionnelles

    • Encphalopathie: biais dans les tudes ( autres toxiques associs)

    • Asthme: hyperractivit bronchique, puis syndrome obstructif. Pas dordre immuno-allergique. Induit par des irritants ( sulfates ou fluorures dAl)

    • Aluminose: fibrose pulmonaire par exposition massive aux poussires ou fumes dAl, continuant saggraver larrt de lexposition. Pathognie inconnue.

    • Pathologies cutanes: dermite dirritation

    • Cancer: broncho-pulmonaire et voies urinaires ( goudrons) chez les travailleurs des ateliers dextraction de lAl

    • Allergie: Eczma lis aux cosmtiques, mdicaments


Surveillance

Surveillance

  • Concentration urinaire de lAl: mesure en fin de poste. Valeur limite: 200 microg/L

  • Quelques jours aprs larrt de lexposition: la concentration urinaire dAl reprsente la charge corporelle

  • Valeur limite pour lAl dans leau de boisson (OMS): 200 microg/L


Fer sources d exposition

FERSources dexposition

  • Industrie mtallurgique (fontes, aciers,..)

  • Sels minraux: pigments, catalyseurs, herbicides

  • Entrent dans la composition de bandes magntiques, mdicaments semi-conducteurs

  • Mordants (industrie textile)

  • Population gnrale: apport alimentaire, en moyenne 10 14 mg/J

  • Abats, poissons, lgumes: 20 150 mg/kg

  • Viande rouge: 10 20 mg/kg


Toxicocin tique1

Toxicocintique

  • Physiolog: absorption de le duodnum et lilon: Fer++ => Fer +++ fix la ferritine dans la muqueuse digestive

  • Libr par la ferritine dans le plasma => se fixe la transferrine => incorpor dans lhmoglobine, la myoglobine

  • Stockage dans le foie, la rate, le muscle, la moelle osseuse

  • Excrtion par la desquamation de muqueuse digestive et peau (faible), menstruations (15 70 mg/mois)

  • Si intox aigu, fer libre dans le serum est partiellement limin dans les urines


Toxicit aigu

Toxicit aigu

  • Presque toujours mdicamenteuse (ingestion de sels ferreux ou ferriques)

  • Prises

    • < 20 mg/kg de fer: sans danger

    • De 20 60mg/kg: intox bnignes

    • > 60 mg/kg: hospitalisation

    • > 150 mg/kg potentiellement mortelles

  • Irritation muqueuses digestives: d+ abdo, vomissements, diarrhe sanglante en quelques heures

  • Troubles lectrolytiques, hypoTA, insuffisance rnale aigu

  • Hpatite cytolytique, coma, convulsions, dcs

  • Squelles: stnoses digestives


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement:

    • vacuation digestive si prise > 20 mg/kg (fer radio-opaque, suivi RX potentiel); parfois, accumulation dans lestomac =>bzoards ter par endoscopie; charbon activ: inefficace

    • Symptomatique

    • Dfroxamine : chlateur efficace en perfusion max 24 heures, si dose ingre > 150 mg/kg ou si signes cliniques et/ou si Fer srique > 500 microg/dl (N: 50 150 microg/dl)


Toxicit chronique

Toxicit chronique

  • Sidrose oculaire: coloration rouge-brun de loeil due un corps tranger intra - oculaire. Troubles de la vision

  • Sidrose pulmonaire: opacits rticulo - nodulaires par inhalation rpte de poussires de fer

  • Cancers broncho - pulmonaires:

    • mines de fer, aciries, fonderies: souvent plus lis au radon et hydrocarbures

    • Soudeurs: amiante, chrome, nickel

  • VLE:

    • Fer (sels solubles): 1000 microg/m3

    • Fer (tri oxyde) (fumes): 5000 microg/m3


Plomb sources d exposition

PLOMBSources dexposition

  • Mtallurgie du plomb et du zinc, rcupration et traitement des vieux mtaux, dcoupage au chalumeau de vieux mtaux,canalisations de Pb,

  • dcapage de vieilles peinture, fabrication de pigments, vernis

  • Fabrication de caractres dimprimerie

  • Fabrication de protection contre les R.I.

  • Production de verre (cristal)

  • Extra professionnelle:

    • Eau de boisson, Aliments (zones contamines, ustensiles contenant du Pb, botes soudes au Pb)


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Poussire : activit industrielle au voisinage, circulation automobile (peu), surtout nature de lhabitat!

  • Exceptionnellement: par vtements de travail rapports la maison par un proche expos professionnellement, fabrication de soldats de Pb, utilisation de cosmtiques (khl)

  • Blessures par plomb de chasse si contact avec liquide articulaire ou le LCR

  • Inhalation volontaire de carburants au Pb (Pb tetra thyl et solvants organiques


Toxicocin tique2

Toxicocintique

  • Absorption respiratoire (vapeurs), digestive essentiellement (poussires), percutane (drivs organiques)

  • Absorption digestive PB faible chez ladulte, + leve chez lenfant; augmente par le jene, la carence en fer, , les rgimes riches en graisse, pauvres en Ca, Mg, Fe, zinc, la Vit D

  • Distribution:

    • Pb sang: max 2% de la qt dans lorganisme, dont 98% intra rythrocytaire, le reste li aux protines

    • Fraction diffusible : 0,2 % Pb sanguin (si plombmie 100 microg/L), 1,5-2 % si plombmie 1000 microg/L

    • Tissus mous: 5 10% de dose interne

    • Os: plus de 90%

    • Pb des os et tissus mous est facilement mobilisable

    • Pb slve durant grossesse et lallaitement, franchit la barrire placentaire

    • Pb franchit peu la barrire hmato - mninge


Toxicit aigu1

Toxicit aigu

  • Rare

  • 2 48 h aprs la prise: d+ abdo, V+, diarrhes de courte dure

  • Hmolyse, hpatite cytolytique (dose-dpendante), atteinte rnale

  • Rarement: atteinte neurologique centrale, arthralgies

  • Plombmie initiale tjs leve, si > 1000 microg/L le lendemain: intox svre=> traitement chlateur ncessaire, sinon volution vers saturnisme chronique

  • Traitement:

    • Localiser le Pb (RX sans prpa), si persistance vacuation gastrique ou intestinale (lavement, acclrer le transit)

    • Traitement chlateur: acide dimercaptosuccinique 5DMSA) en 3 prises pdt 5J, ou EDTA en perfusion


Toxicit chronique1

Toxicit chronique

  • Syndrome abdominal: colique saturnine

    • Pbmie > 1000 microg/L: d+ abdo ++, constipation++,

    • vomissements, SANS T, contracture abdominale,

    • souvent lvation de TA et bradycardie

    • Pbmie > 500 microg/L: vagues d+ abdo et constipation


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Elimination:

    • Principalement urinaire: 75%

    • Fcale: 15 20%

    • Phanres, sueur, scrtions bronchiques

    • Excrtion lacte ( femmes non exposes: Pb lait: 2 30 microg/L)

    • A larrt de lexposition, dcroissance de plombmie

    • polyphasique:

    • demi-vie brve (30 min quelques heures): distribution

    • 30 jours: limination

    • > 10 ans: phase terminale ( + si insuffisance rnale)


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Encphalopathie

    • Adulte

      • (Pb > 2000):Encphalopathie aigu: Dlire, syndrome dficitaire focalis, coma, convulsions.

      • (Pb entre 500 et 2000): forme subaigu: cphales, diminution de la libido, de la dextrit et coordination, troubles du sommeil, problmes mnsiques

    • Enfant

      • (Pb > 1000): HTIC: cphales, apathie, V+, diplopie, coma, convulsions; dcs en quelques heures sans traitement rapide; en cas de survie: squelles invalidantes (retard psycho-moteur, E, ccit, hmiparsie

      • (Pb entre 500 et 700): forme subaigu:irritabilit, stagnation du dveloppement intellectuel


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Des altrations neurologiques sont dcelables pour des contaminations plus faibles. Chez lenfant: corrlation inverse entre la plombmie et QI.

  • Les troubles mentaux induits par Pb sont durables: personnes intoxiques dans la petite enfance conservent un dficit cognitif quelques annes plus tard, pendant ladolescence et lge adulte


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Neuropathies priphriques: paralysie antibrachiale pseudo - radiale: impossibilit dextension des medius et annulaire, puis des autres doigts, puis des poignets

  • Autres atteintes neurologiques:

    • proches de la SLA, neuropathies optiques

    • (enfant: atteinte auditive)

  • Atteintes rnales

    • En cas de contamination importante, atteinte tubulaire, gurison larrt de lexposition

    • Atteinte tardive aprs 20-30 ans dexposition (Pbmie > 600 microg/L), dfinitive: atteinte glomrulaire

  • HTA modre


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Hyperuricmie

  • Effets hmatologiques

    • Anmie

    • Troubles de la synthse de lhme

  • Signes dimprgnation saturnine:

    • Liser de Burton: gingival, bleu ardoise, collet des incisives et canines (limination de sulfure de fer)

    • Taches de Gubler: bleu ardoise, face interne des joues

  • Parotidite, pancratite

  • Cancer : excs significatifs de cancers gastriques, broncho-pulmonaires et urinaires

  • Reproduction: action sur la spermatognse, foetotoxique, avortement spontan, tratogne chez lanimal


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement: chlateur (EDTA, DMSA)

  • Surveillance des travailleurs exposs:

    • Clinique

    • Biologique:

      • Plombmie (non exposs: < 100 microg/L)

      • Acide delta- aminolvulinique urinaire (non exposs < 5mg/g de cratinine

  • VLE Pb inorganique et composs (poussires, fumes):

    150 microg/m3

    Pb: 2B possiblement carcinogne

  • Valeur limite de Pb dans leau (UE, OMS): 10 microg/L


Les acides

LES ACIDES


G n ralit s

Gnralits

  • Intoxication accidentelle le plus souvent domestique

  • Dtartrants pour sanitaires

    • acide sulfurique, bisulfate de sodium, acide chlorhydrique, acide oxalique

  • Batteries automobiles

    • acide sulfurique

  • Dboucheurs de canalisation

    • acide sulfurique

  • Dcapants pour mtaux

    • acide phosphorique, oxalique, chlorhydrique, sulfurique

  • Absorbeurs dhumidit

    • chlorure de calcium


Projections cutan es

Projections cutanes

  • Coagulation immdiate de lpithlium; ensuite: rythme, dme, phlyctnes, ulcrations

  • La gravit des lsions dpend de

    • la concentration de la solution

    • limportance de la contamination

    • la dure du temps de contact

  • Les brlures chimiques les plus graves ne sont pas les plus douloureuses: destruction des terminaisons nerveuses entranant une hypoesthsie

  • Certaines substances corrosives sont bien absorbes par voie percutane, responsables dintoxications systmiques svres si contamination tendue (acide fluorhydrique)

  • Complications frquentes: surinfections

  • Squelles esthtiques et fonctionnelles


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement:

  • Dbarrasser la victime de ses vtements contamins

  • Lavage abondant leau (10 15 min)

  • Jamais tenter de neutraliser lacide par une base: raction exothermique aggravant les lsions

  • Vrifier la vaccination anti-ttanique

  • Traitement symptomatique des brlures chimiques

  • Parfois, greffes cutanes


Projections oculaires

Projections oculaires

  • Lsions svres de la corne, de la conjonctive et de la sclrotique, plus rarement de liris et du cristallin

  • La gravit des lsions dpend de la concentration de la solution, de limportance de la contamination, de la dure du temps de contact:

    • Contact bref, solution acide de PH > 2, rinage abondant: gnralement aucune lsion

    • Contacts prolongs, solutions concentres: squelles invalidantes: taie cornenne, cataracte, glaucome, adhrences conjonctivales, ectropion, entropion


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement:

  • Lavage abondant leau immdiat pendant 10 15 min

  • Si la douleur empche louverture de loeil ( blpharospasme ): anesthsique local ( Novsine* )

  • Envoi en milieu mdical: poursuite du lavage au srum physiologique et suivi ophtalmo

  • Anesthsiques locaux contre-indiqus car aggravant les lsions

  • Antalgiques per os

  • Bilans lsionnels ophtalmo rguliers 48 72 heures aprs laccident: latteinte oculaire pouvant saggraver

  • Parfois, interventions chirurgicales et/ou traitement mdical ultrieurs


Inhalation

Inhalation

  • Lexposition une concentration leve de gaz, vapeurs ou

  • arosols dacides entrane irritations intenses puis lsions

  • caustiques de la peau, des muqueuses oculaires, des poumons.

  • La localisation initiale de latteinte respiratoire, ltendue et la gravit des lsions dpendent: de lintensit et de la dure dexposition et sil sagit darosols de la taille des particules;

  • Rapidement, signes dirritation des voies respiratoires: rhinorrhe, ternuements, irritations naso-pharynge, dyspne inspiratoire et dysphonie (oedme laryng), toux rauque, dyspne expiratoire avec rles bronchiques (bronchospasme)

  • Le plus souvent, rgression progressive des troubles en quelques heures


Ingestion

Ingestion

  • Douleurs buccales, rtrosternales et pigastriques

  • Angoisse, agitation, dysphagie, vomissements sanglants pouvant provoquer des brlures du visage et du cou

  • Signes respiratoires: dme du larynx, pneumopathie dinhalation

  • Brlures souvent svres des muqueuses buccales

  • Lsions oesophagiennes et gastriques variables: valuer par la ralisation dune gastroscopie dans les 24 heures: six stades de lsions dcrits en fonction de la gravit des lsions (rythme, ulcrations petites, plus importantes, profondes, ncrose )

  • Complications: hmorragie digestive, perforation oesophagienne ou gastrique, choc, dtresse respiratoire

  • Complications plus tardives: stnoses digestives, risque de cancrisation des lsions cicatricielles


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement

  • Il est interdit:

    • De raliser une vacuation digestive

    • De neutraliser le caustique

    • Dadministrer des pansements gastriques (gne lendoscopie)

  • Bilan clinique, biologique, radiologique et endoscopique. Lendoscopie permet dapprcier limportance des lsions et daspirer la substance caustique restant dans lestomac.Une endoscopie bronchique est utile si suspicion dune fausse voie

  • Si pas ou peu de lsions: reprendre lalimentation normale

  • Dans les stades avancs: intervention chirurgicale (exrse oeso-gastrique)

  • Autres situations: nutrition parentrale et contrles endoscopiques

  • Surveillance troite


Les gaz

LES GAZ


Chlore

CHLORE

  • Faiblement soluble dans leau, caustique pour les bronches et les poumons par son effet oxydant; se transforme en milieu aqueux en acide chlorhydrique

  • Gaz trs diffusible lorigine dintoxications industrielles et domestiques (eau de javel, dtartrants WC)

  • 3 ppm durant 5 min: irritation conjonctivales et du rhino-pharynx

  • > 6 ppm:

    • Coup de chlore: toux d+,barre constrictive thoracique, cphales, vomissements: rcupration en quelques heures

    • Plus svre: atteinte alvolaire, suffocation, dme pulmonaire parfois retard: volution vers la mort ou rgression lente des troubles et squelles fonctionnelles


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Syndrome de Brooks: 8 critres

    • Absence prouve datteinte respiratoire avant linhalation accidentelle

    • Apparition des symptmes aprs exposition unique lagent causal

    • Agent causal hautement irritant et concentr

    • Apparition des symptmes en moins de 24 heures et persistance au moins 3 mois

    • Manifestations asthmatiformes

    • Trouble ventilatoire obstructif

    • Hyperractivit bronchique aspcifique

    • Absence dautres troubles respiratoires


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement

  • Evacuer hors de latmosphre contamine

  • Repos total

  • Administration doxygne au masque

  • Traitements bronchodilatateurs (puff)

  • Surveillance clinique, fonctionnelle et radiologique

  • Si ncessaire, ventilation assiste avec pression positive

  • Contacts rpts avec de faibles concentrations:

  • Troubles oculaires (conjonctivites, kratites)

  • Altrations dentaires (rosion de lmail)

  • Troubles digestifs`

  • Asthnie, cphales


Phosg ne

PHOSGNE

  • Ancien gaz de combat

  • Utilis dans la synthse des matires plastiques (isocyanates, polycarbonates)

  • Peut se former par dgradation thermique de solvants chlors

  • Odeur de foin coup patrir de 1 ppm

  • Transformation par hydrolyse dans lorganisme en acide chlorhydrique

  • Symptmes: dme pulmonaire caustique retard survenant plusieurs heures aprs une phase courte de suffocation

  • Traitement: idem que pour le chlore


Monoxyde de carbone

MONOXYDE DE CARBONE

  • Gaz incolore, inodore, trs diffusible, de densit proche de celle de lair

  • Produit par la combustion incomplte de toute substance contenant des atomes de carbone

  • Le CO se fixe dans le sang 85% sur lhmoglobine ( affinit 200x suprieure celle de loxygne; une faible fraction est dissoute dans le plasma, une autre fraction sur la myoglobine.

  • Le pourcentage de carboxyhmoglobine (HbCO) forme dpend de son taux initial, du temps dexposition, de la concentration en CO de lair inspir, de la ventilation du sujet


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Consquences de la HBCO (carboxyhmoglobinmie): anoxie tissulaire par rduction du taux doxyhmoglobine, diminution de la libration de loxygne partir de loxyHb et mauvaise utilisation de loxygne

  • Le CO traverse la barrire placentaire et se fixe sur lhmoglobine du ftus

  • Elimination du CO tel quel dans lair expir

  • Consquences de lhypoxie provoque par le CO au niveau du SNC, du myocarde, et du ftus si grossesse

  • Hypoxie mal tolre chez les sujets gs, anmis, insuffisants respiratoires ou coronariens


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Dosages biologiques : dosage de lHbCO (carboxyhmoglobine)

    • Diagnostic avec un taux dHbCO > 10%

    • Les fumeurs ont un taux dHbCO entre 3 et 8% en situation chronique, 15% aprs une cigarette

  • Formes cliniques

    • Formes particulires

      • Neuro-psychique (tat brieux, difficults didation, troubles de la vision)

      • Convulsives (enfant, adulte)

      • Etat confusionnel ou dficit neurologique localis (personnes ges)

      • Femme enceinte: mort ftale ou risques de malformations congnitales (dbut grossesse), enfant mort-n ou encphalopathie (fin grossesse)

    • Formes graves, comateuses (intoxication prolonge, sujet fragilis):

      • atteinte crbrale (coma hypertonique),

      • myocardique,

      • Musculaire (rhabdomyolyse)


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Traitement:

  • Soustraire la victime de latmosphre toxique

  • Permettre une dissociation rapide de la HbCO

  • Soutenir les fonctions vitales dprimes

  • Prvenir les rcidives

  • Oxygnothrapie

    • Normobare

    • Hyperbare


Principes de base de la pr vention philosophie des conseillers en pr vention

  • Intoxication oxycarbone chronique:

  • Symptmes peu spcifiques: cphalestenaces, rebelles aux antalgiques, fatigue mal dfinie, instabilit caractrielle, troubles de concentration, troubles mnsiques, troubles sensoriels (bourdonnements doreille,..), troubles digestifs, vertiges, prcordialgies

  • Diagnostic bas sur lexistence dune source possible de pollution oxycarbone et le dosage dHbCO considr anormal si > 1,5%

  • Risques volutifs: modifications neuro-psychiques (troubles caractriels, troubles de vigilance,syndrome parkinsonien), athromatose, risque ftal

  • Traitement:

    • viction du poste de travail

    • Suppression du tabagisme

    • Modification des installations dfectueuses


  • Login