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Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot - PowerPoint PPT Presentation


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Année 2011-2012. Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot. La croissance peut-être définie comme l’accroissant des biens et des services produits sur un espace donné Cette définition pose immédiatement la question de la comptabilité des biens et des services produits.

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Ann e 2011 2012

Année 2011-2012

Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot


La croissance peut-être définie comme l’accroissant des biens et des services produits sur un espace donné

Cette définition pose immédiatement la question de la comptabilité des biens et des services produits.

Habituellement, leur somme est fournie par un indicateur synthétique, le PIB.

Mais techniquement cela pose de nombreux problèmes car les produits et les services évoluent à travers le temps.

Comment mesurer l’évolution de la qualité ? (prix hédoniques, arbitrage volume/prix, etc.


Quels sont les facteurs de la croissance et du développement économique ?

Habituellement dans les fonctions de production on retient le facteur travail, le facteur capital et un facteur de progrès technique qui s’applique à l’un des facteurs précédents, ou à l’ensemble.

C’est donc la quantité et la qualité des facteurs des productions qui a première vue permettent d’assurer une croissance régulière du produit.

Cette représentation simple cache de nombreuses autres conditions pour autoriser l’avènement d’un processus d’accumulation cumulatif comme en ont connu les pays occidentaux depuis le milieu du XVIIIe siècle.

D’ailleurs ce processus n’a pas eu lieu partout de la même manière. De nombreux pays sont restés à l’écart de ce processus d’émergence économique.

Ils sont essentiellement localisée en Afrique sub-saharienne, les PMA.


La Chine qui disposait d’une niveau de développement économique équivalent voire supérieur à celui des pays occidents au XVIIIe a connu une longue nuit.

Son réveil depuis la fin des années 70s modifie considérablement les équilibres de l’économie mondiale.

Par ailleurs, d’autres pays qui étaient « en retard » sont inscrits dans une processus de rattrapage accéléré depuis une vingtaine d’année.

La Corée du Sud est l’exemple le plus significatif.

Enfin, les pays dominants l’économie mondiale depuis le XVIIIe sont-ils assurés de maintenir cette domination?

Si on suit Fernand Braudel, rien n’est moins sûr. Les pôles du leadership de l’économie mondiale se sont déplacés à travers l’histoire.

Pour autant, depuis l’avènement du capitalisme, la perte du leadership n’a pas entraîné jusqu’à présente d’enlisement vers le sous développement.

Toutefois, à travers l’histoire longue on note la disparition de civilisations


Les perspectives de croissance à long terme partent souvent d’une perspective d’offre.

L’idée sous-jacente est qu’à long-terme, les ajustements de court terme ont eu lieu et que seules les conditions de l’offre limitent la croissance.

Cette perspective classique est remise en cause par la perspective keynésienne et kaleckienne.

Pour les keynésiens et plus particulièrement, les post-keynesiens le long terme n’existe pas.

A long terme on est tous mort comme s’amusait à plaisanter Keynes.

Pour Kalecki, le long terme n’est qu’une succession de courts termes.

C’est-à-dire que les conditions de la demande interagissent en permanence avec les conditions l’offre.

Pour que la croissance puisse s’établir sur de longue période, l’offre doit être en adéquation avec la demande tant sur les aspects quantitatifs que sur des aspects qualitatifs.


Cette adéquation entre la norme de consommation et la norme de production n’apparaît pas spontanément.

Contrairement à l’idée d’un marché autorégulateur à la J-B. Say, les ajustements entre l’offre et la demande en fonction des prix et des quantités peuvent ne pas suffire pour ajuster les marchés.

J-B. Say avec la loi des débouchés décrit une économie d’échanges et non pas une économie monétaire de production.

Cette économie d’échange constituer une représentation satisfaisante de l’économie avant l’émergence du capitalisme moderne du XIX e siècle fondé sur le machinisme et la division sociale entre salariés et capitalistes.

La loi des débouchés décrit des situations de crise d’ancien régime.

Ces crises sont des crises de sous-production liée à la faiblesse des capacités productives. Les pénuries alimentaires entraînent régulière des hausses de prix qui permettent d’ajuster l’offre à la demande.

Mais les crises du capitalisme moderne sont des crises de surproduction cumulative.


PIB: Produit Intérieur Brut, le PIB est la somme des valeurs ajoutées de toutes les entreprises (nationales ou internationales) situées sur le territoire.

PNB (produit national brut), qui comptabilise toutes les activités (biens et services) produits sur un territoire.

En terme de développement économique, on peut également retenir l’indicateur du PIB par tête, l’IDH ou plus récemment l’indice de bien être calculé par l’OCDE.


L’IDH est un indice de mesure composite faisant intervenir trois dimensions du développement humain (SEN) :

1 la longévité et la santé (mesurées par l’espérance de vie),

2) l’instruction (mesurée par l’alphabétisation des adultes et la scolarisation au niveau primaire, secondaire et supérieur)

3 un niveau de vie décent (mesuré par le revenu en parité de pouvoir d’achat – PPA).


http://hdr.undp.org/fr/statistiques/ trois dimensions du développement humain (SEN) :


L’IDH ne prétend nullement mesurer de manière exhaustive le développement humain.

En effet, il n’inclut pas, d’indicateurs importants tels que le respect des droits de l’Homme, la démocratie et l’égalité.

L'indice de l'OCDE (Stiglitz) permet de comparer le bien-être à partir de onze critères :

logement, revenu, travail, communauté, éducation, environnement, gouvernance, santé, bien-être subjectif, sécurité, et conciliation travail-vie privée.


La croissance est une préoccupation récente à l’échelle de l’histoire humaine qui remonte à la fin du XVIII.

Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)

Smith décrit une perspective assez optimiste de la croissance qui aura globalement était juste durant les deux siècles qui vont suivent.

Au contraire de ses successeurs : D. Ricardo qui prévoit un état stationnaire, T.R.Maltus qui prévoit crises famine et guerres ou Marx qui pronostique simple la crise inéluctable du Capitalisme.


Au cours des cent dernières années, la plupart des pays ont connu une croissance économique significative en termes historiques.

Une vision rapide montre que le phénomène d’accélération de l’accumulation remonte à environ deux siècles.

Un virage important avec le première puis la seconde révolution industrielle.

Même si c’est moins à la mode, la révolution des technologies de l’information et de la communication est à l’œuvre. La loi de Moore, iPhone, tablette, etc.


La révolution industrielle correspond à des transformations importantes et rapides dans l’industrie.

Elle mêle à la fois une dimension technique, la machinisme et socio-politique la séparation entre les détenteurs du capital et les salariés, prolétaires.

a- De nouveaux moyens de production. On passe de l'outil actionnée par la main de l'homme à la machine, mécanisme transformant la matière première, dont le mouvement provient non plus de l'énergie musculaire, mais d’une machine motrice. Que ce soit le moulin à eau ou la machine à vapeur.

C’est ce développement du machinisme qui caractérise le plus nettement la révolution industrielle comme l'a souligné Paul Mantoux.

b- De nouveaux lieux de production. L'usine qui se met en place, la fabrique ou la factory du début du 19e siècle se caractérise par la concentration des moyens importants de production (machine et au moins une machine motrice) et de travail.

C'est le passage notamment du système domestique de la production qui est dispersée en petits ateliers souvent ruraux au système de production entre entreprises qui peu à peu se réalise.


c- transformations importantes et rapides dans l’industrie.De nouveaux rapports sociaux.

C'est le développement du salariat, où les travailleurs ne fournissent plus le produit de leur travail comme les artisans qui possédaient au moins leurs outils, mais les ouvriers mettent à la disposition du propriétaire leurs capacités de travail.

Ce propriétaire possède non seulement les matières premières, les outils et les machines, les locaux de production et enfin les produits du travail qu’il met en vente sur le marché.

C’est le capitaliste au sens traditionnel du terme.

Eléments tiré de http://membres.multimania.fr/yannickperez/site/prepa%20HEC%20chapitre%202%202000-2001.PDF


Cette croissance se manifeste par une augmentation continuelle du revenu réel agrégé, de la production, de la consommation de biens et de services, non seulement en niveau, mais aussi et surtout par habitant.

A travers les générations successives on s’était habitué à accéder à un niveau de vie plus de en plus élevé.

Ces dernières années, la successions de crises économiques et financières, ou encore les questions écologiques ont jeté un doute sur le possibilité de la poursuite de ce mouvement, voire sur l’intérêt même de ce mouvement.

Doit-on toujours posséder plus pour être plus heureux ? Voir article de K. Rogoff en annexe. Si notre bien être est relatif, il ne sert à rien de vouloir accélérer le rythme de la croissance.

Toutefois, le rythme de la croissance détermine le niveau d’emploi et donc du taux de chômage pour un niveau de productivité et de croissance de la population active donnée.

Par ailleurs, plus le gâteau est large et plus il facile de le partager.

La question de la croissance, de la forme de l’accumulation n’est pas uniquement liée à des phénomènes économiques, mais également à des phénomènes politiques sociaux et culturels, et institutionnels.


Selon Max Weber l’éthique protestante aurait beaucoup joué sur l’apparition du Capitalisme.

C’est du Capitalisme moderne que nait cette dynamique d’accumulation fondée sur le profit, le calcul rationnel, l’organisation du travail salarié au sein d’entreprises gérée de manière bureaucratique.

Cette dynamique possède également une origine technique, l’approfondissement de la division du travail définie par Adam Smith dans l’étude sur les origines et les causes de la richesse des nations.

Les ateliers dont la taille s’accroît régulièrement permettent d’améliorer l’efficacité productive grâce à la spécialisation des travailleurs sur les tâches qu’ils maîtrisent le mieux.

Ceci permet d’accroître le revenu et donc le niveau de dépenses. Ainsi la taille des marchés augmente. Cette dynamique permet un renforcement de la division du travail ce qui génère une dynamique endogène de croissance.

Les conflits et leur industrialisation progressive constitue également d’importants accélérateurs de l’histoire économique en même qu’ils sont des sources de destructions considérable. La guerre est la quintessence du principe de destruction créatrice de Schumpeter. La guerre est le plus puissant accélérateur du progrès technique et social.


Les facteurs qui concourent au développement économique autrement dit ceux qui permettent d’assurer une croissance régulière sur longue période sont nombreux et souvent difficile à réunir ensemble.

Ceux-ci tiennent à des facteurs techniques, sociaux, politiques et institutionnel.

La croissance sur longue période, le développement économique nécessite des transformations structurelles des relations économiques.

Pour favoriser ces transformations, les institutions d’un pays doivent être solides.

On parle d’Etat développeur, ou d’Etat stratège. Mais cela ne signifie pas que l’Etat soit protecteur des libertés publiques, ou qu’il soit favorable à la mise en œuvre de protections sociales.

Même le plus souvent durant le XIXe siècle l’Etat dans les pays occidentaux intervient peu dans les relations économiques. Il est néanmoins garant de la propriété privée et assure le bon fonctionnement de la justice. Les fonctions régaliennes.

Mais progressivement les tensions sociales et politiques vont conduire l’Etat à promulguer des lois sociales et à assurer un développement des libertés publiques.

Mais la liaison entre démocratie et Capitalisme n’est pas obligatoire en tout cas de la phase d’émergence, cf. Chine.

Par ailleurs


Relation entre le log du pib part t te et l indicateur synth tique des institutions score
Relation entre le log du PIB part tête et autrement dit ceux qui permettent d’assurer une croissance régulière sur longue période sont nombreux et souvent difficile à réunir ensemble.l’indicateur synthétique des institutions (score)


Le développement économique correspond concrètement à l’élévation du PIB par tête,

ainsi si la dynamique démographique est très élevée malgré une croissance importante du PIB, le PIB par tête peut stagner ou même reculer.

C’est la problématique malthusienne, qui renvoie elle-même à des déterminants sociaux culturels, religieux et économiques.

Dans les pays occidentaux, la révolution démographique où l’on observe une baisse du taux de mortalité infantile associé à une réduction du taux d’enfant par femme aura sans doute contribué à la progression du PIB par tête en même temps qu’il est l’expression d’une amélioration générale des conditions de vie.

Mais le processus de développement mobilise des phénomènes cumulatifs si bien qu’il est difficile de savoir quel facteur particulier se trouve à l’origine du processus global.

D’ailleurs, il vaut mieux évoquer une forme d’alchimie où de nombreux facteurs sont présents ensemble dans des proportions variables en fonctions des pays, des régions du monde.

Il ne semble ne pas avoir de recette miracle tant le processus de développement est une mécanique complexe.


Dans ce cours nous tenterons néanmoins d’évoquer les facteurs qui contribuent pour certains pays une converger vers des niveaux de développement élevé. LE cas des pays de l’OCDE.

Parmi les pays de l’OCDE, les pays les plus riches au début du 20ème siècle (Australie : 1,4% par an entre 1900 et 1987, RU : 1,4%, EU : 1,8%, PB : 1,7% et B : 1,6%) ont une croissance du revenu par habitant relativement plus faible que celle des pays de l’OCDE les moins riches au début du 20ème siècle (Japon : 3,1% par an entre 1900 et 1987, Finlande : 2,6%, Norvège : 2,6%) :

les écarts de revenu se sont réduits entre les pays de l’OCDE.

Cette mécanique peut-être représenté par le modèle Solow de convergence absolue

et surtout par le modèle de convergence relative pour expliquer la présence de club de convergence ou même l’absence de convergence.

Pourquoi, certains autre pays sont dans le sous-développement, les PMA


Certains pays sont devenus relativement plus riches et semblent le rester alors que d’autres sont toujours pris dans des trappes à pauvreté.

Les inégalités de revenus entre les pays les plus riches et les plus pauvres persistent.

Cela amène à définir la notion de « club de convergence » pour désigner le phénomène de la convergence des pays les plus riches (Baumol, W. J. 1986) :

les pays membres de l’OCDE font partie des « gagnants » de la croissance économique.

choisir les pays membres de l’OCDE introduit ce que l’on appelle un biais de sélection :

on définit un groupe ou club de pays en fonction de leurs bonnes performances économiques.

Pour éviter ce biais il faudrait choisir les pays sur d’autres critères que leurs performances économiques.

Pour une critique de l’article de Baumol : De Long, JB. 1988. Pour approfondir cette notion de Club de convergence, cf. le site de J. Bradford DeLong : http://www.j-bradford-delong.net/


Relation entre l idh et l indicateur synth tique des institutions score
Relation entre l’IDH et semblent le rester alors que d’autres sont toujours pris dans des trappes à pauvreté.l’indicateur synthétique des institutions (score)


Les secteurs institutionnels les plus significatifs
Les secteurs institutionnels les plus significatifs semblent le rester alors que d’autres sont toujours pris dans des trappes à pauvreté.

  • Environnement des entreprises

  • Modalité d’intervention de l’État

  • Institutions sociales et sociétales



Dans le cours nous aborderons le modèle de reproduction élargie de MARX comme réponse critique à la loi des débouchés de J-B.Say

Le modèle Harrod Domar comme prolongation du modèle de Marx

le modèle Solow, les tentatives d’explication des résidus du modèle de Solow, les facteurs exogènes issus des travaux de Maddison,

Tendances et contre-tendances dans le modèle marxien, la possibilité d’une croissance équilibrée

les modèles post-keynésiens de Kaldor et Pasinetti en économie fermée et ouverte.

Quels exemples de modèle de croissance endogène Romer

Puis nous évoquerons des problématiques contemporains touchant à l’actualité liée à la croissance

Conséquence des crises de la dette dans la zone euro, conséquence de la mondialisation sur la croissance. Quelles solutions sont proposées pour rehausser le niveau de la croissance potentielle française ?

Évocation des limites de la croissance, la croissance pour quoi faire ?


Chapitre II élargie de MARX comme réponse critique à la loi des débouchés de J-B.Say

Les représentations de la croissance

dans la pensée économique

Introduction

A. Les bienfaits du progrès technique chez A. Smith.

B. La croissance pessimiste de Ricardo et Malthus.

C. La reproduction élargie de Marx : est-ce la croissance ?

D.L’innovation Schumpétérienne.

E. La croissance globale après la Théorie générale.


  • Thème central de l’ouvrage élargie de MARX comme réponse critique à la loi des débouchés de J-B.SayUne enquête sur la nature et les causes de la richesse des

  • nations (1776) est le développement économique : étudie les facteurs de longue période qui

  • gouvernent la croissance de la richesse des nations. Richesse : flux au sens de revenu.

  • Analyse qui a fait la renommée de Smith, fil conducteur de son principal ouvrage. Pose les principes de la pensée économique du 19ème siècle, du moins ceux par rapport auxquels les économistes prendront position.

  • Le rôle de du capital

  • Croissance est le résultat de variables exogènes et endogènes.

  • Variables exogènes : - Les institutions : permettent la sécurité des échanges, assurent sécurité des individus.

  • Baissent les coûts de transaction donc des échanges.

  • Les individus ne peuvent les influencer ;

  • Les ressources naturelles.

  • Données géologiques, météorologiques, etc. influencent la richesse des individus mais les individus ne peuvent les modifier.

http://www.cerdi.org/uploads/sfCmsBlog/html/29/macrodynamique%200910%20intro.pdf


  • Environnement politique, naturel = variables exogènes. élargie de MARX comme réponse critique à la loi des débouchés de J-B.Say

  • Variables endogènes :

  • La population, la main d’oeuvre : dépendent du capital. Les salaires sont du capital « avancé » par les capitalistes aux salariés (« capital circulant »). Salaires du marché « gravitent » autour du salaire naturel i.e. le salaire de subsistance qui est exogène ;

  • L’accumulation du capital est le moteur du progrès économique. Le capital, dont l’accroissement est déterminé par l’épargne. L’épargne est nécessairement égale à l’investissement (loi des débouchés),

  • pas de sous-consommation i.e. d’insuffisance de la demande. Épargne dépend du rendement des capitaux investis, le taux de profit. Existence d’un taux naturel de profit. SI taux du marché supérieur au taux naturel alors investissement net positif et accroissement de capital et inversement ; s’annule quand taux de profit égaux. Taux de profit diminue avec stock de capital donc tendance à la stagnation ;

  • A LT : Stock de capital n’augmente plus de même que la population qui est stationnaire.


B. La division du travail : « l’opulence naît de la division du travail »

Tendance à la stagnation n’est cependant pas inéluctable : aucun pays n’est parvenu au « degré d’opulence » qui rend inévitable l’état stationnaire.

Existence mécanisme qui propulse l’économie vers la croissance : repose sur la division du travail.

Exemple de la fabrique d’épingles : la division du travail permet de réaliser des gains de productivité.

Habileté à travailler => économie de temps d’où progrès technique. Division du travail cependant limitée par la taille du marché : rien d’autre ne limite l’extension de la spécialisation sinon le volume de la production qui peut être écoulé, sinon le revenu


La division du travail est la conséquence de l’échange. division du travail »

Individus ont un « penchant naturel à échanger ». Le penchant à échanger pousse à d’adonner à une activité particulière et d’y exploiter ses aptitudes particulières afin de dégager un surplus qui pourra être échangé (concept d’avantage comparatif décliné sur le plan individuel).

La croissance qui accroît le revenu favorise donc l’extension du marché qui stimule la division du travail.

Tendance à la réduction de l’auto-production et réciproquement accroissement des échanges marchands.

Les gains de productivité réalisés par la division du travail permettent un accroissement des revenus et donc la croissance.

Existence mécanisme pour une croissance auto-entretenue fondé sur le triptyque, marché, prix, main invisible


La division du travail limitée par l’étendue du marché division du travail »

La faculté d’échanger qui donne lieu à la division du travail, mais l’accroissement de cette division est limitée par l’étendue de la faculté d’échanger, ou, en d’autres termes, par l’étendue du marché.

Si le marché est très petit, personne ne sera encouragé à s’adonner entièrement à une seule occupation, faute de pouvoir trouver à échanger tout le surplus du produit de son travail qui excédera sa propre consommation, contre un pareil surplus du produit du travail d’autrui qu’il voudrait se procurer. » Source : Smith, A. 1776, Livre I, chapitre III

La division travail permet un accroissement de la productivité qui incorpore du progrès technique. L’accroissement de la productivité augmente les gains à l’échange donc les revenus.

L’accroissement de la productivité accroît les échanges (marchands). Elle favorise donc l’extension de la sphère marchande qui elle-même est génératrice d’une division accrue du travail.

Le processus de croissance se caractérise donc par accroissement du capital, un accroissement du revenu et du progrès technique.


Modèle de croissance Smith division du travail »

Le modèle croissance de Ricardo est moins optimiste.

Son questionnement est lié à des problèmes de répartition des revenus et leurs conséquences sur le niveau d’accumulation du capital.

C’est la question du libre échange qui est posée.

La croissance bute sur la limite des facteurs de production disponibles. On retrouve ici une idée de Maltus.

L’augmentation de la croissance nécessite une augmentation des facteurs de production et particulièrement du travail.

Les salaires gravitent habituellement autour du niveau de salaire de subsistance qui permet tout juste la reproduction de la force de travail.


David Ricardo est né à Londres le 19 avril 1772. Il vit dans une famille d’origine séfarade portugaise. Son père, courtier en valeurs et marchandises l’initie très tôt à l’économie pratique et DR travaille dans ce secteur à 14 ans.

Intégré à la société anglaise, il se marie avec une protestante ce qui le conduit à rompre avec sa famille attachée aux traditions hébraïques. Il doit alors s’établir à son compte et faire fortune par son aptitude à mener des opérations

boursières.

A vingt-cinq ans, il a assez d’argent pour se retirer des affaires ; il faut attendre 1809 pour qu’il publie. En 1815, avec la parution de son Essai sur l’influence du bas prix du blé sur les profits on constate que Ricardo a étendu sa réflexion économique à la plupart des grands problèmes du capitalisme anglais.

En 1817, Ricardo va enfin écrire et publier son chef d’œuvre d’analyse économique : Principes de l’économie politique et de l’impôt. Dans ce texte, il développe une théorie originale de la rente et des échanges internationaux. Il prend parti pour la valeur travail qui est le socle de sa théorie.

Le travail est, comme toute marchandise, mesuré par son prix de revient. La valeur du travail varient à court terme (en fonction de l’offre et de la demande) elle constitue donc une aussi mauvaise mesure que le blé. A long termes elle varie en fonction des biens achetés par les salaires.


L’augmentation des besoins de main d’œuvre nécessite de mobiliser de plus en plus de terres pour produire les biens salariaux.

Mais les terres mobilisées en premier sont a priori les terres les plus productives. Plus la masse des salaires augmentent et plus les terres à cultiver sont mauvaises, de rendements plus faibles.

C’est le principe de la baisse de la productivité marginale qui s’impose ici. Le rendement factoriel du facteur variable, le travail, est décroissant.

Les progrès dans l’agriculture ne sont pas sensés permettre d’aller à l’encontre de cette réduction tendancielle des gains de productivité et des profits.

La réduction de la fertilité des terres misent en culture accroît la rente foncière et réduit les profits.

Le motif d’accumulation étant motivée par le profit, l’accumulation ne progresse plus, la croissance cesse. C’est l’état stationnaire!

Le libre échange peut temporairement remettre en cause l’état stationnaire en réduisant le prix des biens alimentaires qui entrent dans la composition du prix du salaire de subsistance.


C’est pour cette raison que Ricardo est favorable à la libéralisation des échanges commerciaux sur le blé. Les Corns law’s. (1846)

L’idée est de réduire le prix des biens salariaux de façon à favoriser l’émergence d’un avantage comparatif dans le secteur industriel

En réduisant les protections octroyées au secteur agricole.

Comme les rendements décroissants (en agriculture) rendent plus coûteux la production d’une unité supplémentaire de produit.

Et que le prix des produits agricoles dépendent des conditions de production les moins favorables. Les prix produits agricoles doivent augmenter.

Les propriétaires des terres les plus fertiles perçoivent donc une « rente ». C’est-à-dire la différence entre leur produit moyen et le produit marginal.

Plus le prix des produits agricoles est élevé, et plus la rente est importante.

Hypothèses de Ricardo, les productivités marginale Pm et moyenne PM sont linéaires positives et décroissantes


  • Travailleurs reçoivent des salaires (de subsistance) consommés intégralement ;

  • - Propriétaires fonciers perçoivent la rente foncière consommée intégralement ;

  • Capitalistes qui détiennent le capital constitué d’avances nécessaires à la subsistance des travailleurs pendant la période production.

  • Ils retirent un profit de leurs activités de production qui est réinvesti. D’où l’importance du taux de profit pour l’accumulation et la croissance.

  • Produit exprimé en blé (numéraire), salaire exprimé en blé (OW) : blé = capital circulant, bien de consommation, est à la fois intrant et produit.

  • Intrant composite est du « capital et travail » car combinés en proportions fixes.

  • Demande de travail dépend du stock de capital constitué notamment d’avances pour les salaires. Celles-ci constituent le capital circulant.

  • Le salaire naturel de subsistance est exprimé en termes de blé.


A mesure que la productivité marginale décroît, la rente augmente.

La Rente dépend de l’écart entre les productivités moyenne et marginale,

Plus la décroissance des rendements est rapide, plus la rente foncière augmente.

Conclusion ricardienne importante qui fonde l’économie politique, la répartition des revenus entre les classes sociales modifie le rythme d’accumulation du capital.


Activité de production donne un produit réparti entre salaires, rentes et profits.

Produit : OEAM = OCDM ;

Rente : AEB ou ABCD ;

Salaires : OM.OW ;

Profit : OM.(AM-KM).


Capital et travail combinés en proportions fixes ‘intrant) : l’augmentation des outils entraîne une augmentation de la demande travail (capital circulant) dans la même proportion.

Les « Outils » disparaissent au cours de la période de production : capital = capital circulant. D’où le taux de profit défini comme le rapport profit / salaire (avances en salaires) :

Tant que r supérieur à 0 (ou à une quantité strictement positive représentant la rémunération minimale des capitaux investis acceptée par les capitalistes) les capitalistes accumulent puisque toute l’épargne est investie (pas de thésaurisation).

Toute accumulation de capital représente une augmentation de la demande de travail donc OM augmente. Accumulation entraîne augmentation rente (rendements décroissants), donc baisse profit.

Ainsi il arrive un moment où les profits atteignent un niveau jugé minimum par les capitalistes qui ne les incite plus à investir : on finit par avoir AM = KM = SM’, taux de profit nul.

L’accumulation cesse, l’économie est à l’état stationnaire, contrainte par la disponibilité des ressources.


A l’origine du phénomène se trouve l’opposition entre deux mouvements qui apparaissent inéluctables et incontrôlables à l’époque : d’une part, la croissance démographique et, d’autre part, les rendements décroissants de la terre.

L’accroissement de la production provoque une hausse de la demande de travail, qui implique une hausse des salaires.

Cette amélioration des conditions de vie conduit à une croissance de la population.

Celle-ci implique une hausse de la demande de produits agricoles.

La production agricole augmente. Toutefois, les terres mises en culture pour augmenter la production se heurtent à des rendements décroissants.

Le coût de production et donc le prix des denrées agricoles augmentent. Il en résulte que les propriétaires des terres les plus fertiles bénéficient de rentes ; en revanche, les profits des industriels diminuent, la part des salaires restant constante dans le revenu national.

Les profits diminuent, l’investissement baisse bloquant la croissance.

Le commerce international et le libre échange peuvent retarder l’échéance mais cette solution ne peut-être que de court terme »


Travail direct, travail indirect. deux mouvements qui apparaissent inéluctables et incontrôlables à l’époque : d’une part, la croissance démographique et, d’autre part, les rendements décroissants de la terre.

La valeur d’échange des marchandises produites [est] proportionnelle au travail consacré à leur production ; non pas uniquement à leur production immédiate, mais à la production de tous les instruments ou machines nécessaires pour mettre en action le travail particulier auquel ils sont appliqués » p.63 Ricardo

C’est la différence entre travail direct et indirect.

Le capital est produit par du travail passé (indirect) qui est redonné en parti aux produit en formation. C’est l’amortissement du capital.

Le travail direct met en œuvre le capital dans la production de produits.

La valeur d’échange d’une marchandise reflète sa difficulté de production, et il faut pour la déterminer, prendre en compte les marchandises qui servent à la produire.

Cette difficulté est exprimée par la quantité de travail direct et indirect que cette production requiert


  • Vi = l0i + l(-1)i + l(-2)i +… + l(-t) i deux mouvements qui apparaissent inéluctables et incontrôlables à l’époque : d’une part, la croissance démographique et, d’autre part, les rendements décroissants de la terre.

  • La valeur d’une marchandise va donc être composée du travail direct L01 et de travail indirect porté par les matières premières et le capital que du travail passé à contribué à produire.

  • La valeur de la production V

  • C’est la somme des quantités des

  • X biens multipliés par leur valeur d’échange (v) de ces X biens

  • Y représente la valeur créée par le travail (direct) de la période courante

  • C représente la valeur transmise par le travail passé incorporé


C constitue la partie du revenu qui ne peut être distribué car il s’agit de l’amortissement qui permet la reconstitution du capital pour enclencher un nouveau cycle de production.

Le revenu national peut être divisé en trois en fonction des classes sociales: salaires (W), profits () et rente (T).

Comme la dernière terre mise en culture est la moins productive

vi = li quantité de travail direct et indirecte la plus élevée. La rente globale va être égale à :

L0 quantité totale

de travail direct


De (5) et (6) on tire : car il s’agit de l’amortissement qui permet la reconstitution du capital pour enclencher un nouveau cycle de production.

T=Y-L0

À partir de (4)

(7) W+=L0

Après déduction de la rente globale, le revenu national divisé en salaires et profits est égal à la quantité total de travail direct employé dans l’économie

Celle-ci étant une grandeur donnée, la répartition est une relation inverse entre salaires et profits

Les capitalistes et les travailleurs salariés sont deux classes fondamentales (les propriétaires fonciers sont en position dérivée)

Leurs intérêts sont opposés


La détermination des salaires car il s’agit de l’amortissement qui permet la reconstitution du capital pour enclencher un nouveau cycle de production.

Les salaires sont déterminés en premier. Les profits constituent un reliquat.

Elle dépend de la quantité de travail employé L0 et du salaire annuel par travailleur (w)

Donc la masse des salaires: W= L0*w

À partir de l’équation 7 on peut réécrire :

(9)  = L0*(1-w)

Pour une quantité donné de travail employé dans l’économie la masse des profits varie en raison inverse du taux de salaire. Celui-ci dépend des quantités de biens de subsistance qui constitue la consommation des salariés et de sa famille

De la valeur d’échange de ces biens

Le salaire correspond à la quantité des biens salaires (q) multiplié par leur valeur d’échange


« … le taux de profit ne peux jamais croître, si ce n’est sous l’effet d’une baisse des salaires, et que l’on ne peut avoir de baisse durables des salaires, si ce n’est à la suite d’une baisse des prix des biens nécessaires dans lesquels les salaires sont dépensés p.151 Ricardo

Comme les prix des biens salaires évoluent en fonction de leur difficulté de production. Les profits évoluent en sens inverse des difficultés de production.

Les profits accumulés servent à accroitre la production, mais l’augmentation de la production tend à réduire les profits car elle suppose une augmentation des travailleurs employés.

Ceci nécessite la mise en culture de plus de terre de moins bonne productivité

Ce qui accroît le prix des biens salaires, qui réduit les profits et donc l’accumulation, puisque c’est le profit qui motive l’accumulation capitaliste.


Si on suppose un amortissement linéaire du capital (c) La valeur du capital est égale à : K= C(1/c)

Les avances en capital porte sur les salaires et le capital le taux de profit vaut donc :

(11) r = /(W+K)

Le taux de profit ne dépend au final que de l’évolution respective des salaires et du profit c est un paramètre fixe et K est donné.

Le taux de profit dépend du taux de salaire et de K/L0 qui mesure l’intensité capitalistique. Plus on emploi de capital et de matière premère par rapport à K et plus K/L0 sera élevé.


Le taux de profit dépend donc de l’intensité capitalistique et du taux salaire.

Si K/L0 diminue, l’évolution de r est indéterminée

Si K/L0 augmente, le taux de profit diminue

Mais pour Ricardo le progrès technique ne saurait contre-balancer l’effet de l’augmentation des prix des biens salariaux.

L’état de croissance stationnaire bien que lointain et inévitable, le commerce international et le progrès techniques ne peuvent ralentir sont avènement que de manière temporaire.


Malthus capitalistique et du taux salaire.

Malthus est né en 1766 à Roockery, marqué par l’influence de son père, disciple de Condorcet de Godwin (1756-1836) et de J.-J. Rousseau.

Homme d’église, Malthus est chargé de l’aide aux pauvres dans sa commune ; les mauvaises récoltes de 1794 à 1800 engendrent misère et détresse, et frappent son imagination.

Il écrit, en 1796, un opuscule La crise qui prend position en faveur de la justice sociale et propose de développer le système d’assistance publique aux pauvres, loi de Speenhamland poor law

En 1798, paraît un pamphlet : Essai sur le principe de population et comment il intéresse l’amélioration future de la société.

Malthus y développe sous une plume anonyme les principaux arguments de ce qu’on appellera plus tard le malthusianisme.

Il affirme que les subsistances ont tendance à croître moins vite que la population et qu’en conséquence les lois sur les pauvres et l’assistance sont condamnées à l’échec, car elles favorisent la multiplication des plus pauvres.

Sa rencontre Avec David Ricardo pousse Malthus à faire oeuvre de théoricien.


(1756-1836) capitalistique et du taux salaire.


Ses talents en ce domaine vont se révéler en 1820 dans l capitalistique et du taux salaire.es Principes d’économie politique considérés dans le rapport de leur application pratique.

Cet ouvrage élabore une théorie de la croissance et du déséquilibre qui annonce celle de Keynes qui en 1933 dans un essai de biographie de Malthus le réhabilite.

Malthus représente le fondateur de l’économie positive, car il réunit des statistiques et tente de fonder ses analyses sur l’observation des faits.

L’analyse malthusienne est fondée sur l’idée des rendements décroissants de la terre, c’est une analyse marginaliste.

Malthus est assez pessimiste sur la possibilité d’augmenter par le progrès technique les quantités de nourriture disponibles.

Le contrôle des naissances devient donc une condition nécessaire pour assurer le minimum de subsistance.

Il en résulte une vision déterministe et sombre de l’économie : secourir les pauvres c’est en fait accroître la pauvreté.

Malthus défend l’école gratuite et obligatoire, car c’est pour lui le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté, on retrouve les racines philosophiques de Rousseau.


Maltus et Ricardo ont la même vision de l’état stationnaire provoqué par la baisse des rendements dans l’agriculture. Pour autant ils s’opposent sur la question du libre échange.

Pour Ricardo, celui-ci doit permettre de ralentir l’avènement de l’état stationnaire, c’est l’inverse pour Maltus.

Comme pour Maltus, l’augmentation de la production conduit à se rapprocher de l’état stationnaire.

Et que la montée des prix agricoles ralentie la production globale car les rentiers n’accroissent pas la production, ils ne font que dépenser.

Le maintien des barrières douanières en favorisant la montée des prix agricoles ralentie l’accumulation du capital.

Les capitalistes ont des profits plus faibles. Comme une partie des profits est épargnée pour l’accumulation. Ceci conduit à limiter la dynamique d’accumulation du capital

C’est l’accumulation du capital qui entraîne une augmentation de la production de biens. La limitation des profits est donc une bonne chose.


Par ailleurs, pour Maltus plus l’offre est importante et plus elle aura de mal à trouver de débouchés.

Finalement, l’augmentation des rentes permet d’équilibrer l’offre et la demande.

Le rôle social des rentiers est donc de permettre l’absorption de la production en évitant les crises de surproduction.

Les corns law permettent de maintenir le prix du blé à des niveaux élevés,

Ceci gonfle les rentes et limite les profits.

On évite également les mises en jachères des terres les moins fertiles

Malthus souligne le risque de crise, combat la loi de Say reprise par Ricardo et affirme que l’excès d’épargne peut engendrer des crises.

Il soutient l’impact du facteur humain (éducation et habilité haussent le salaire réel) et affirme que la demande stimule l’offre.


La loi de Say est acceptée par Ricardo pas par Maltus plus elle aura de mal à trouver de débouchés.

La loi de Say : l’offre globale de produits se décompose en revenus qui sont intégralement dépensés et suscite une demande globale de valeur équivalente.

L’offre crée sa propre demande.

Temporairement, des déséquilibres sectoriels peuvent apparaître mais là où le demande est insuffisante, l’accumulation sera réduite en raison de la baisse du taux de profit.

Réciproquement, là où la demande est plus forte, les prix seront supérieurs aux prix de l’équilibre naturel.

La hausse des profits dans ce secteur va entraîner un surcroît d’investissement qui va contribuer à rétablir l’équilibre.

L’aiguillon de la concurrence et des profits doit permettre aux marchés de retrouver son équilibre global.

Ainsi, le rôle de consommateur en dernier ressort des rentiers n’a pas de sens alors que le libre échange permet de contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit.


Pour autant la dynamique de suraccumulation décrite par Maltus va être reprises par Marx et endossée par Keynes avec la notion de demande effective.

Le débat entre Ricardo et Maltus marque une étape importante de l’analyse macroéconomique.

En effet, en dépit des concepts désuets comme le salaires du subsistance ou la baisse des rendements de la terre.

C’est la controverse entre une dynamique économique fondée sur l’offre du côté de Ricardo ou du côté de la demande pour Maltus qui va structurer la débat macroéconomique moderne.

Finalement, c’est Ricardo qui va l’emporter pour des raisons théoriques/techniques et politiques.

Il y a une cohérence dans le système ricardien plus forte que dans la représentation de Maltus.

Par ailleurs, les industriels prennent l’ascendant sur les propriétaires fonciers en cette période d’industrialisation du RU.

En cette période le pouvoir salarial est encre loin de pouvoir s’imposer, c’est donc les théories de l’offre qui s’imposent.


Il soutient l’impact du facteur humain (éducation et habilité haussent le salaire réel) et affirme que la demande stimule l’offre.

Pour Malthus, il est évident que l’accroissement de la population ne peut suffire pour provoquer la croissance économique.

La multiplication des besoins n’entraîne pas la production d’un plus grand nombre de biens.

Condition première : pour que le travailleur demande des produits, encore faut-il que quelqu’un demande le travailleur.

Malthus pense ainsi que l’augmentation de la population correspond à l’augmentation de la demande effective, qui dans l’esprit de Malthus est égale à une augmentation de l’emploi.

On peut dire que Malthus fait de la quantité d’emploi dont une nation dispose, la source de sa richesse et de son développement.


Sur l’épargne, en opposition à Ricardo, Malthus a développé son idée fondamentale :

l’augmentation des produits obtenue avec un plus grand nombre d’ouvriers productifs provoque une augmentation des prix, qui a pour résultat de diminuer l’épargne.

L’accumulation et l’épargne ne peuvent être les seuls facteurs de la croissance économique parce que, d’une certaine façon, à partir d’un certain moment, l’épargne se détruit elle-même.

Malthus reconnaît le rôle de l’innovation : machines et inventions favorisent le progrès économique, mais Malthus n’a pas une foi sans limites dans les machines.

Il considère que sans extension de débouchés, les machines ne sont pas utiles.

L’emploi des machines est avantageux seulement dans la mesure où la baisse du prix des produits est telle que la demande augmente et que la valeur de la masse des produits est plus grande que la valeur de la masse des produits avant l’introduction des machines.

L’économie de main-d’oeuvre due aux machines serait compensée par l’augmentation de la demande (phénomène de déversement).


Pour le progrès, le raisonnement de Malthus est le suivant : c’est l’accroissement des subsistances qui détermine le bonheur des hommes.

Malthus reconnaît que dans le cas de l’augmentation de la richesse par l’accroissement des produits industriels, les salaires augmenteront, mais si les salaires augmentent, le prix des denrées croîtra dans la même proportion et le bonheur des hommes ne sera donc pas amélioré.

En bref, le bonheur des ouvriers augmente lorsque les produits s’accroissent dans l’agriculture, mais celui-ci n’augmente pas lorsque les produits connaissent une hausse uniquement dans l’industrie.

La thèse malthusienne repose sur l’idée d’une richesse nationale croissant à des rythmes divers suivant les pays. " Chez la nation qui se serait vouée à l’agriculture, le pauvre vivrait avec plus d’aisance et la population croîtrait rapidement ;

chez celle qui se serait adonnée au commerce, les pauvres auraient fort peu amélioré leur sort et en conséquence, la population resterait stationnaire ou croîtrait fort lentement ".


Il y a ainsi aussi au sein d’un pays des antagonismes entre les groupes : il existe une opposition entre les entrepreneurs et les ouvriers.

En période de croissance économique, la condition des ouvriers ne s’améliore pas

ce sont les entrepreneurs qui tirent avantage de la croissance économique, car leurs profits augmentent.

Malthus insiste avec force sur l’importance de la distribution des échanges.

L’échange doit élever la valeur de tout produit en permettant de céder un bien dont on a moins besoin contre un autre dont on a un plus grand besoin.

Le commerce intérieur a donc pour effet d’augmenter la valeur des produits et Malthus pense que c’est un bien car la baisse de la valeur c’est-à-dire la baisse des prix entraînerait le chômage.

Malthus est favorable au commerce intérieur et extérieur, non seulement parce que le commerce permet d’accroître les quantités, mais encore parce que le commerce permet d’accroître la valeur échangeable des produits.

C’est pour cette raison qu’il est opposé au commerce international


Chez Malthus une interaction entre un bien rare et l’évolution des techniques est à l’origine de la dynamique économique.

On peut donc penser que Malthus a été à l’origine des notions de « pilotage » de la croissance, suivant la logique :

l’augmentation de la population impose la mise en valeur de nouvelles terres et l’exploitation plus efficace de celles qui sont déjà en culture, ce besoin peut induire une recherche d’innovation dans les techniques agricoles.

Ceci peut donc créer un cercle vertueux tant que l’innovation sera encouragée par le soutien à terme d’une plus forte demande.

De fait, cette analyse est très proche des théories modernes de la macro-économie.

Thomas-Robert Malthus est clairvoyant, comme Adam Smith, il essaie de décrire les stimulants de la croissance économique, mais il est plus systématique qu’A. Smith car il possède un schéma dynamique : le principe de la population.


Le trait le plus original est de mettre l’accent sur la demande effective dans l’analyse de la croissance d’une part.

La demande effective : « une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volonté d’en donner un prix suffisant » .

Insuffisante pour assurer l'écoulement des biens produits. Epargne excessive => sous consommation

Possibilité d’investissement de l’épargne mais besoin d’une demande suffisante sur les biens produits.

Recommandations

 Morceler la propriété foncière au profit d'un grand nombre de propriétaires et l'entretien de consommateurs improductifs

L’approbation des dépenses somptuaires des rentiers.

Demande = rôle essentiel dans la détermination du niveau d’emploi

Les considérations que Malthus développe au sujet de la sous-consommation des riches propriétaires fonciers annoncent incontestablement l'analyse keynésienne de la propension marginale à consommer, fonction décroissante du revenu.


Surtout, le principe keynésien de la demande effective est clairement pressenti.

 Niveau de l’emploi fixé au point où le prix de demande anticipé par les entrepreneurs pour leur production est égal à leur prix d'offre

=> remboursement des frais + profit

Malthus explique que les manufacturiers et les fermiers ne sont encouragés à produire que pour autant qu'il existe des consommateurs prêts à payer

Ils doivent en avoir les moyens et la volonté, un prix suffisant, c'est-à-dire un prix qui assure aux producteurs le remboursement de leurs frais et le paiement d'un profit.

Principe de subsidiarité:

Pour Malthus c’est aux paroisses d’aider les pauvres, pas à l’Etat car ça aggrave les problèmes.

D’ailleurs l’aide est proportionnelle au nombre d’enfants, donc ça les encourage à se reproduire. Pour Malthus il faut casser ce lien et éduquer les gens

L’intervention de l’Etat est condamnable car elle vient d’en haut, c’est le problème des paroisses. Malthus est partisan du protectionnisme qui est réclamé par des acteurs de terrain.


Malthus a vu que la croissance ne peut être continue sans qu’il y ait un accroissement de la demande ;

il a aussi souligné et cela est plus fondamental encore, que cet accroissement de la demande n’est pas spontané.

La première chose dont on a besoin c’est la demande effective des produits. Pour produire, il faut constater une demande. La demande précède la production.

Ce qui détermine la productivité agricole ce n’est pas que la fertilité du sol. Les producteurs ne peuvent pas manger de manière infinie. La demande alimentaire détermine la production.

Qu’est ce qui détermine le niveau de cette demande ?

 La division de la propriété foncière (la répartition de la propriété du sol).

 Le commerce intérieur et extérieur.

 L’entretien du consommateur improductif

Le facteur déterminant c’est la demande.

http://ensd1.hautetfort.com/media/02/00/917223916.pdf


L'analyse de Malthus connaît un regain d'actualité au XXe siècle quand les pays en développement entrent dans la première phase de leur transition démographique.

Le concept de trappe malthusienne est alors développé par l'économiste Harvey Leibenstein dans les années 50:

la croissance de la population bute sur la contrainte des subsistances dans les pays les moins avancés, qui ne parviennent pas, la ration alimentaire étant trop faible, à sortir du sous-développement en raison d'une épargne et d'une productivité du travail insuffisantes.

Ester Boserup lui oppose la thèse de la "pression créatrice", où la forte densité de population joue un rôle majeur dans le progrès technique


L’actualité du malthusianisme siècle quand les pays en développement entrent dans la première phase de leur transition démographique.

La croissance de la population mondiale devrait conduire à une recrudescence des tensions politiques et sociales, voire des guerres

en raison de la montée des prix des matières premières


Index = 10 ^ ( ( log10([ siècle quand les pays en développement entrent dans la première phase de leur transition démographique. 01]) + log10([02]) + log10([CC] / 22.046) + log10([HG]) + log10([C2]) + log10([06]) + log10(([30] * 1.2) + 10) + log10([LH] * 100) + log10([09]) + log10([10]) + log10([11]) + log10([12] * 100) + log10([13]) + log10([BO]) + log10([57] * 100) + log10([LC] * 100) + log10([17] * 100) + log10([18]) + log10([54] - 40) + log10( ([MW] + [KW]) / 2 ) + log10([22]) + log10([23]) + 2.99087 ) / 22 )

01 = Burlap 02 = Butter CC = Cocoa HG = Copper Scrap C2 = Corn 06 = Cotton 30 = Hides LH = Hogs 09 = Lard10 = Lead Scrap 11 = Print Cloth 12 = Rosin 13 = Rubber BO = Soybean Oil 57 = Steel Scrap LC = Steers 17 = Sugar18 = Tallow 54 = Tin MW = Minneapolis Wheat KW = Kansas City Wheat 22 = Wool 23 = Zinc


Ce que perçoit Mathus c’est la transition démographique sans bien se rendre compte qu’il s’agit d’une transition et non pas d’un état stable d’explosion démographique


La version dynamique de la loi de population sans bien se rendre compte qu’il s’agit d’une transition et non pas d’un état stable d’explosion démographique

Selon ce schéma la société évoluerait entre périodes de prospérité et périodes de misère avec une régulation « naturelle »

Par les guerres, les famines et les épidémies qui rétablissent la dynamique de population en dessous de la dynamique productive des biens de consommation.


Le printemps arabe peut être perçu comme une manifestation de ces mécanismes où une population jeune nombreuse indiquant une dynamique démographique fait face à la montée du prix des matières premières conduit à des explosions sociales.

Beaucoup d’autres facteurs entrent en lignes de compte, facteurs politiques vieillissement des élites, etc.

Néanmoins on peut reconnaître un facteur déclenchant dans l’explication malthusienne, la hausse des prix des denrées alimentaires

La révolution française elle-même répond à certains de ces mécanismes avec les mauvaises récoltes de 1788.

Si des mécanismes du type des crise d’ancien régime, des crises en lien avec les facteurs d’offre, des crises de sous-production apparaissent régulièrement.

La caractérisation principale des économies développée n’en demeure pas moins les crises de surproduction. Maltus ce place d’ailleurs du côté de la demande pour expliquer les conditions de l’offre.

Jusqu’à présent aucune crise en lien avec des facteurs d’offre (choc pétroliers, hausse du prix des matières premières) n’a définitivement remis en cause la dynamique d’accumulation du Capitalisme.


Des menaces apparaissent, réchauffement climatiques, rareté sur les matières premières mais jusqu’à présent ces tensions ont donné lieu

soit à des changements de comportements

soit à des innovations technologiques qui ont permises de surmontée ces difficultés.

Les scénarios à la Mad Max sont demeurés jusqu’à présent de la science fiction

Pour Malthus : au nombre des causes fondamentales nécessaires qui influent sur la richesse des nations il faut incontestablement mettre au premier rang celle qui ont un rapport à la politique et à la morale

De ce point de vue, on peut parler d’économie chrétienne puisque ici c’est la théologie qui guide la morale.

L’Essai sur la population a été critiqué par Marx qui reprochait à l’ouvrage de conforter la bourgeoisie anglaise à s’opposer à l’amélioration de la législation sociale.


Marx de l instabilit de courte la crise long terme
Marx de l’instabilité de courte à la crise à long terme rareté sur les matières premières mais jusqu’à présent ces tensions ont donné lieu

La reproduction simple caractérise la situation économique des pays occidentaux jusqu’au tournant du XVIIIe siècle.

En dépit d’un progrès séculaire dans l’agriculture, celui-ci n’entraîne pas de modifications majeures du fonctionnement de l’activité économique.

Représenter le fonctionnement de l’économie comme un perpétuel recommencement peut donc apparaître comme raisonnable.

C’est la reproduction simple, ou l’épargne accumulée dans le cycle de production précédent sert juste à financer l’amortissement du capital.

Il n’y a pas d’accumulation supplémentaire mais reproduction simple.

Avec la première révolution industrielle, puis les révolutions institutionnelles, le monde change qualitativement.

L’économie dégage un surplus qui permet d’accroitre rapidement les capacités de production.


On entre dans l’ère de la croissance. C’est de cette transformation que va rendre compte Marx à travers la reproduction élargie et des difficultés qu’elle pose pour être maintenue sur longue période.

Matérialiste, Marx, pense que l'histoire du Capitalisme à une fin, que la dynamique économique tend vers la grande crise en raison d’une baisse tendancielle du taux de profit.

Pour faire face à la concurrence qu’ils se livrent, les capitalistes sont contraints d’accroitre la concentration du capital.

L’accroissement de l’efficacité productive face à la réduction des débouchés conduit à une nouvelle vague de concentration par faillites.

Par ailleurs, comme la plus-value n’est extraite que du travail. L’accroissement de la composition organique du capital conduit immanquablement à une baisse du taux de profit couplée à la paupérisation des masses cela conduit à des crises révolutionnaires.


  • La pensée de Marx est complète, puisqu’elle propose un système intégrant, sans les dissocier, philosophie, histoire et économie.

  • Le sous-système philosophique

  • Toute l’oeuvre de Marx constitue une critique de l’économie politique, qui décrit le mode de production bourgeois (le capitalisme). Cette critique repose sur le constat d’une aliénation (au sens de divorce avec la nature humaine) générale, associée à ce mode de production.

  • l’aliénation :

  • Le régime de propriété privée prive le travailleur du fruit de son travail.

  • Dans ce mode de production, l’ouvrier est assimilé à une force de travail ; il est traité comme une chose (déshumanisation), comme un simple instrument de travail, sans intéressement au travail (dépossession) et étranger au travail (dépersonnalisation).

  • De plus, le mode de production capitaliste génère une grande misère ouvrière. Ce sont les ingrédients de l’aliénation de l’ouvrier.


Pour le capitaliste, l’aliénation consiste en un dépérissement des sens physiques et intellectuels, remplacés par un sens de l’avoir.

L’aliénation, selon Marx, ne saurait être combattue par l’Etat, dans la mesure où il est lui-même un instrument de la classe dominante (les capitalistes) et participe donc de l’aliénation de ces derniers.

L’avènement du communisme, dont le programme est l’abolition de la propriété privée et le dépérissement progressif de l’Etat,

après une phase préparatoire de dictature du prolétariat, est alors nécessaire pour permettre « la réconciliation de l’homme avec la nature. »


  • Le matérialisme historique : dépérissement des sens physiques et intellectuels, remplacés par un sens de l’avoir.

  • Parallèlement à ce concept d’aliénation, Marx donne un éclairage particulier sur le mode de production capitaliste. Le marxisme est aussi une philosophie de l’histoire : le matérialisme historique et dialectique.

  • Première relation :

  • Seconde relation :

  • Synthèse : Le mode de production de la vie matérielle conditionne le processus de vie sociale, politique et intellectuelle en général :

  • Ce n’est pas le conscience des hommes qui détermine leur être ; c’est inversement leur être social qui détermine leur conscience. »

« les hommes nouent des rapports déterminés, nécessaires, …, rapports de production qui correspondent à un degré de développement déterminé de leurs forces productives matérielles… L’ensemble de ces rapports de production constitue la structure économique de la société…

sur laquelle s’élève une superstructure juridique à laquelle

correspond les formes de conscience sociale déterminées.


Mais ce déterminisme est figé dans cette expression seule (à ce stade, l’homme est privé de tout libre arbitre).

A un état des forces productives correspond une organisation sociale et une seule, une conscience sociale et une seule.

Or, Marx considère que le matérialisme historique est dialectique. Autrement dit, il existe des forces contraires susceptibles de rompre l’équilibre précédent :

Prem. force contraire : « A un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles… entrent en collision avec les rapport de production

http://sebastien.rouillon.pagesperso-orange.fr/cours/hpe/marx.pdf


Marx se distingue du pessimisme de Malthus et de Ricardo en reconnaissant la puissance productive qui réside dans la production en usine et le rôle de l'accumulation accélérée du capital fixe dans le progrès économique.

Il a anticipé une expansion continue du commerce et la concentration de la production dans des unités de plus en plus grandes, sources d'économies d'échelle.

Il a néanmoins souligné la possibilité d'un ralentissement de la croissance par la difficulté de soutenir un progrès technique continu.

Il a quand même considéré que cette baisse tendancielle du taux de profit pourrait être contre-balancée par d'autres facteurs.

Le progrès technique et l'accumulation du capital sont donc les deux sources de la croissance chez Marx.

Si l’accumulation peut se voir comme une simple conséquence fonctionnelle du rapport social, le progrès technique est alors le véritable moteur de la croissance

Mais le progrès technique vue uniquement comme innovation de procédé conduit à une impasse et finalement un pessimisme aussi fort sur la croissance à long terme tout au moins dans le cadre capitaliste.


L'économie, pour les classiques, évolue dans le temps tout en restant dans le même cadre institutionnel.

La variable principale est alors la population qui varie en fonction du salaire minimum vital : c'est le système « ricardien » de la section précédente.

Marx opère une première distinction, vis-à-vis de la vision classique, en considérant que les institutions changent avec le temps et permet ainsi d'influer la marche de l'économie.

Ce sont les conflits inter et intra classes qui contribuent à la transformation des institutions. La lutte des classes constitue le moteur des transformations institutionnelles, elles mêmes sont portées par les évolutions techniques qu’elles contribuent à faire émerger ou à ralentir.

Le capitalisme est donc lié au fonctionnement des institutions (la superstructure) et son infrastructure, c’est-à-dire les conditions matérielles, techniques de sa reproduction.

Ces dernières ne sont pas immuables, car elles reflètent les rapports qui existent entre et au sein des classes sociales.


le moteur de l'activité économique est la recherche par les capitalistes d'une plus-value ou surproduit toujours plus important.

Le capital, humain et financier, est alors un moyen utilisé par les capitalistes pour arriver à leurs fins : c'est à dire faire prospérer le capital.

La conception de la croissance chez Marx se présente en quelque sorte comme une " dynamique de la plus-value ".

D’où vient cette plus-value ? de l’écart entre ce qu’apporte le travail dans le production et son niveau de rémunération.

Marx opère une

Distinction différente

D’avec Smith sur les

Facteur de production

Pour tenir compte de la spécificité de la force de travail


Marx introduit une seconde différence avec ses prédécesseurs. Elle concerne la théorie de la valeur travail de Ricardo.

L’idée de base consiste à distinguer la valeur du travail (valeur, en temps de travail, des marchandises vendues par le capitaliste)

et la valeur de la force de travail (salaire reçu par le salarié, i.e. supposé égal au temps de travail nécessaire pour reproduire sa force de travail),

Cette distinction entre valeur du travail et valeur de la force de travail conduit à la notion de plus-value, puis à celle d’exploitation économique.

En termes moderne, c’est l’écart entre le taux de progression des salaires et la progression de la productivité du travail qui peut donner une indication du degré d’exploitation du travail.


Marx voit une particularité dans la force de travail, qu’il expose de la façon suivante : « ce que l’ouvrier vend, ce n’est pas directement son travail [le produit de son travail], mais sa force de travail. »

En d’autres termes, le travailleur ne vend pas un résultat, mais un moyen, c’est-à-dire sa force de travail, définie comme ses facultés pendant un temps donné.

Or, la valeur d’échange de la force de travail se mesure, comme toute marchandise, par la quantité de travail nécessaire à sa production (le temps nécessaire pour produire les subsistances nécessaires à la reproduction de la force de travail).

La rémunération du travail est définie comme une norme sociale et non naturelle.

Mais, en raison du chômage, elle oscille socialement autour du salaire de subsistance ;

le salaire payé aux travailleurs correspond à la valeur de leur force de travail.


Par exemple, l'ouvrier, après avoir travaillé quatre heures pour fabriquer un objet ayant une valeur équivalente à son salaire, est contraint par son patron de travailler jusqu'à la fin de la journée pour toucher son salaire.

La plus-value du capitaliste est donc égale à la différence entre la valeur du bien produit et la valeur de la force de travail utilisée pour produire ce bien (le surtravail).

Marx conçoit que le salaire tend plutôt vers un minimum psychologique : " La somme des moyens de subsistance nécessaires au travailleur dépend en grande partie du degré de civilisation atteint ".

Pour Marx la force de travail n'est pas une marchandise, elle revêt un caractère moral et historique. Marx distingue le travail concret qui conditionne la valeur d'usage d'un bien et le travail abstrait qui conditionne la valeur d'échange.


La dynamique de heures pour fabriquer un objet ayant une valeur équivalente à son salaire, est contraint par son patron de travailler jusqu'à la fin de la journée pour toucher son salaire. croissance du mode de production.

Marx opère une distinction entre reproduction simple et reproduction élargie du capital.

La reproduction du capital social est réalisé en deux sections, ou secteurs, qui représentent les instruments de production (1) d'une part, et les biens de consommation (2) d'autre part.

Ces deux sections décrites par Marx sont communes aux sociétés précapitalistes, capitalistes et socialistes selon Rosa Luxemburg.

Dans chacune de ces sections, le capital social est composé du capital variable (V) et du capital constant (C) ; ce dernier étant lui-même composé du capital fixe et du capital circulant (celui-ci comprend aussi le capital variable).

La composition organique du capital ; notée k = C/V ; est constante. Il existe une répartition unique du travail entre les deux secteurs.

Une autre hypothèse forte porte sur le taux d'exploitation ; noté E = plv/V, il est pour les deux sections (1) et (2) identique.


La reproduction simple a lieu lorsque le produit total du secteur de production (Y) est égal à la somme du capital constant pour le secteur de production (C1) et du capital constant pour le secteur de consommation (C2) soit

Le secteur de production garde le même volume de capital constant (modèle quantitativement limité au produit du secteur production) et achète au secteur de consommation des biens, destinés aux capitalistes producteurs (plv1) et à leurs ouvriers (V1) ; pour une somme de plv1 +V1 .

Cette somme perçue par le secteur consommation est alors échangée (sur un marché concurrentiel) contre des instruments de production nécessaires au renouvellement des biens de consommation, soit :

le capital constant du secteur de consommation (C2) est limité au produit du secteur production. Les capitalistes du secteur consommation conservent et consomment : plv2 pour eux et leurs ouvriers : V2. Le produit total du secteur consommation est absorbé par les capitalistes et les ouvriers des secteurs 1 et 2 soit :

La reproduction simple du capital conduit donc à une accumulation nette nulle.


Les capitalistes sont les seuls épargnants. Et, Marx suppose que les capitalistes du secteur production (1) n'investissent pas dans le secteur consommation et inversement.

On admet que les travailleurs vendent leur force de travail à sa valeur réelle.

Dans ce modèle de " l'armée de réserve « , les chômeurs joue un rôle essentiel dans la dynamique du système.

Marx montre, d'après ce modèle élargi, que le secteur production (1) constitue son principal marché, système d’auto reproduction élargie.

C'est la production pour la production qui sera une des sources des crises capitalistes.

Ainsi, la logique dynamique du système est pilotée par deux lois qui sont propres au système capitaliste : la loi de l'accumulation incite à la concentration.


En modifiant le rapport social à l’avantage des suppose que les capitalistes du secteur production (1) n'investissent pas dans le secteur consommation et inversement. capitalistes, la loi de la concentration entraîne une prolétarisation croissante

Les prolétaires seront de moins en moins aptes à se défendre et de plus en plus pauvres ; l’image du « working poor » peut dans une certaine mesure valider le schéma marxien.

La question des aptitudes, on dirait plus aujourd’hui l’employabilité, éclaire l’idée marxienne de croissance :

“C'est le travailleur collectif formé par la combinaison d'un grand nombre d'ouvriers parcellaires qui constitue le mécanisme spécifique de la période manufacturière.

Les diverses opérations que le producteur d'une marchandise exécute tour à tour et qui se confondent dans l'ensemble de son travail exigent, pour ainsi dire, qu'il ait plus d'une corde à son arc.


Dans l'une, il doit déployer plus d'habileté, dans l'autre plus de force, dans une troisième, plus d'attention, etc., et le même individu ne possède pas toutes ces facultés à un degré égal.

Quand les différentes opérations sont séparées, isolées et rendues indépendantes, les ouvriers sont divisés, classés, et groupés d'après les facultés qui prédominent chez chacun d'eux.

Si leurs particularités manuelles constituent le sol sur lequel croît la division du travail, la manufacture une fois introduite développe des forces de travail qui ne sont aptes qu'à des fonctions spéciales.

Le travailleur collectif possède maintenant toutes les facultés productives au même degré de virtuosité et les dépense le plus économiquement possible, en n'employant ses organes, individualisés dans des travailleurs ou des groupes de travailleurs spéciaux, qu'à des fonctions appropriées à leur qualité.

En tant que membre du travailleur collectif, le travailleur parcellaire devient même d'autant plus parfait qu'il est plus borné et plus incomplet.


Une question vient ici : qu’est-ce qui explique que le travailleur se satisfasse de cette situation ?

Il pourrait obtenir, en vendant le produit de sa force de travail, la même valeur.

En fait, ce rapport social de dépendance, dit aussi rapport salarial, est imposé au prolétariat, car il ne dispose que de sa force de travail, qu’il est obligé de vendre pour subsister.

C’est donc la possession du capital qui permet d’établir le rapport salarial.

Puisque cette situation résulte d’un état de fait (la possession ou non du capital), il y a exploitation.

Comme le capitaliste rémunère la force de travail à sa valeur, il n’y a pas, à proprement dire, exploitation au sens où le travail serait sous-payé.

La plus-value s’interprète alors comme la mesure exacte de l’exploitation. Marx note V pour le capital variable (la valeur de la force de travail utilisée) et PL pour la plus-value. Le taux de plus-value PL/V (rapport entre la plus-value et le capital variable) « est donc l’expression exacte du degré d’exploitation de la force de travail. »

Marx met en évidence trois méthodes pour accroître la plus-value :

- le capitaliste peut dégager une plus-value absolue (supplémentaire) en prolongeant la durée du travail, en intensifiant le travail et en accélérant les cadences ;


Cette organisation particulière du travail augmente les forces productives.

« La division du travail dans sa forme capitaliste -et sur les bases historiques données, elle ne pouvait revêtir aucune autre forme - n'est qu'une méthode particulière d'accroître aux dépens du travailleur le rendement du capital, ce qu'on appelle richesse nationale.

Aux dépens du travailleur, elle développe la force collective du travail pour le capitaliste. Elle crée des circonstances nouvelles qui assurent la domination du capital sur le travail. » Karl Marx, Le capital, Livre 1, 1867, Éditions sociales, 1971.

K. Marx et A. Smith s'accordent ainsi sur la croissance de la productivité que permet la division du travail.

La première raison de l'efficacité commune aux deux auteurs est l'habileté croissante des ouvriers, due pour Smith à la spécialisation de chacun, et pour Marx, à la croissance d'habileté du travailleur collectif, formé de la somme des travailleurs individuels spécialisés.

On trouve toutefois que les deux idées se rejoignent à partir du moment où elles répondent toutes deux à la logique d’introduction des techniques par les capitalistes dans un souci d’efficience.


La seconde raison commune est l'utilisation croissante des machines, qui permettent à un homme de faire le travail de plusieurs selon Smith, mais qui, si elles accroissent la productivité, subordonnent l'ouvrier selon Marx.

Les deux auteurs partagent l’idée que la division du travail abêtit l'ouvrier dans la mesure où il fait toujours la même tâche, et tend donc à perdre la capacité à concevoir une autre action.

Toutefois, pour Smith, un ordre moral des choses fait qu’il existe une vie hors de l’usine dans une logique de partage du travail : la machine libère le temps.

Chez Marx il n’y a pas d’issue positive pour les salariés.

Le travailleur parcellaire devient d'autant plus parfait qu'il est plus borné et plus incomplet parce qu'il est ainsi capable de subir sa subordination à la machine et au détenteur du capital.

S'il est borné dans sa spécialité, il est d'autant plus dépendant de celui qui achète son travail. S'il est incomplet, il est incapable de réfléchir à sa situation et donc de protester contre ses conditions de travail.


Quelles sont les limites de la division du travail machines, qui permettent à un homme de faire le travail de plusieurs selon Smith, mais qui, si elles accroissent la productivité, subordonnent l'ouvrier selon Marx.

La croissance des gains de productivité a trouvé ses limites dès la fin des années soixante, à cause des malfaçons, de l'absentéisme et du turn-over engendrés par des conditions de travail de moins en moins acceptées par les ouvriers.

De même, un processus de production très divisé est adapté aux très grandes séries.

Or, la demande de biens de production et de consommation s'est segmentée, et il a fallu revoir le processus de production et s'adapter à des séries plus petites.

Enfin, la demande est changeante, et la production doit être capable de s'adapter rapidement, ce qui suppose la disparition d'une organisation du travail dont l'objectif essentiel était de réaliser des économies d'échelle.

Si la production industrielle semble devoir trouver des méthodes de production qui ne reposent plus essentiellement sur la division du travail (atelier flexible, part croissante des tâches de conception ou de supervision en regard des tâches de production), celle-ci conserve un poids important l’organisation du travail, notamment dans le secteur des services (téléopérateur).

Industrialisation des services et tertiarisation de l’industrie (voir J. Gadrey)


La composition sectorielle : clef de la croissance dans l’oeuvre de Marx

Deux points à rappeler, en premier, dans l’analyse marxiste, le capital provient de la « confiscation » d’une partie de la valeur travail résultant de l’organisation capitaliste de la production et non pas de l’investissement de l’épargne.

Par ailleurs, le but de l’action économique présente un circuit de base très différent des notions classiques.

Dans la pensée classique, le but de l’action économique est de vendre des marchandises (M) afin d’obtenir un profit (ou argent, A), puis de mobiliser ces fonds en investissements pour produire plus de marchandises (M’).

Dans la pensée de Marx, le but est d’échanger de l’argent par la mise en place d’un système de production de marchandises dans lequel la plus-value est cristallisée et permet ainsi de récupérer plus d’argent (A’).

Dans la pensée de Marx ce schéma d’échanges est source de fluctuations de court terme.

A moyen terme, le progrès technique apparaît chez Marx comme une échappatoire à la baisse du profit.

Mais à long terme, la fuite dans l’accumulation du capital conduit à de grandes crises de surproduciton.


Dans le cadre d'une économie marchande capitaliste, la circulation des marchandises est le point de départ du capital. Il n'apparaît que là où la production marchande et le commerce ont atteint un certain degré de développement.

La circulation des marchandises M-A-M’ se superpose dynamiquement à la "formule générale du capital" A-M-A'.

L'argent est le point de départ et d'arrivée, il n'est avancé que pour être récupéré, de telle sorte que A'>A.

Aussi dans ce cas, le processus de production n’est qu’un processus d’échange où l’on recherche à accroître entre deux périodes le niveau de l’offre : M’>M.

Cette période de production peut s’assimiler par commodité à un exercice annuel ; dans la pensée marxienne qu’elle correspond concrètement à une période d’élaboration des biens, donc liée aux techniques (concept de période de production dans la théorie économique).

La reproduction élargie


Pour Marx l’analyse de la reproduction simple constitue un cas d’école qui vise uniquement à introduire l’analyse de la croissance, la reproduction élargie.

L’analyse de la reproduction élargie vise à identifier les contradictions internes de l’accumulation capitaliste.

Chez Ricardo, et Maltus les contraintes étaient localisées dans le secteur agricole, chez Marx c’est l’industrie le ressort principal de la crise.

Bien que le secteur soit différent, tous possède une vision pessimiste de la croissance à long terme.

Chez Marx le progrès technique produit des effets contradictoire sur l’accumulation. Dans la lutte que se livre les capitalistes entres-eux le PTK permet de gagner des parts de marché en baissant les prix mais à moyen et long terme, il alourdit la composition organique du capital.

La substitution de travail mort au travail vivant réduit les bases d’extraction de la plus-value ce qui conduit à la baisse des taux de profit et des crises de suraccumulation récurrentes conduisant à des crises économiques et sociales de plus en plus profonde.


Rappel reproduction simple: l’économie se reproduit à l’identique.

La plus-value est entièrement dépensée en revenu.

Les conditions de travail et la fonction de production sont stables.

Il n’y a pas de croissance du revenu et la composition entre biens de consommation et biens de production reste identique.

Il n’y a pas d’augmentation du volume de capital et de la production

Les capitalistes consomment la plus-value en dépenses improductives sans réaliser d’investissement net.

Au contraire, dans le cadre de la reproduction élargie, une partie de la plus-value sert à réaliser des investissements nets, soit à acheter des machines et des matières premières.

Dépenses productives Dépenses improductives


Afin que la reproduction élargie puisse se poursuivre plusieurs conditions sont nécessaires :

Égalité entre les biens de production et la demande de biens de production

Égalité entre l’offre de biens de consommation et de la demande des biens de consommation

Égalité entre la demande des biens de consommation induite par la production des biens de production et la demande de biens de production induite par la production de bien de consommation.


L’équilibre est donc possible mais repose sur des conditions très strictes qui dans l’esprit de Marx ont peu de chance de se réaliser.

Il est nécessaire que la production de biens de production génère une demande biens de consommation équivalente à la demande de biens de production suscitée par la production de biens de consommation.

Est-il possible de sortir de ces contradictions ?

Augmenter la part de la consommation improductive, élargir l’espace de l’activité capitaliste, c’est la question de l’Impérialisme (Lénine, R. Luxembourg guerre de l’opium).

Les guerres permettent également de résoudre les contradictions du capitalisme en provoquant une forte réduction du stock de capital et en augmentant les dépenses improductives.

La reconstruction en France après guerre est avec l’introduction de nouvelles méthodes de production à l’origine de régime fordien des « 30 glorieuses ».


La mécanique de la baisse tendancielle du taux profit conditions très strictes qui dans l’esprit de Marx ont peu de chance de se réaliser.

  • pl représentant la plus-value, C le capital constant et V le capital variable), on écrit que le taux de profit r est égal à :

  • Divisons chacun des termes de cette fraction par V (ce qui ne change strictement rien à r). On obtient la formule :

  • Dans cette nouvelle formulation, on trouve deux nouvelles variables :

  • pl / V : Il s'agit, dans les concepts de Marx, du taux de plus-value, également appelé taux d'exploitation. C'est le rapport entre le travail qui est extorqué aux salariés et celui qui leur est effectivement payé par les capitalistes.

  • G = C / V : composition organique du capital.

  • Le taux d'exploitation et la composition organique ont des effets inverses sur le taux de profit : un accroissement du taux d'exploitation fait augmenter le taux de profit, alors qu'un accroissement de la composition organique le fait diminuer.


Le progrès technique est synonyme de mécanisation, donc de remplacement du travail vivant (celui des salariés) par le travail mort (les machines). Ainsi, la partie du capital consacrée à l'achat de machines tend à prendre de plus en plus d'importance par rapport à celle consacrée au paiement des salaires.

La composition organique du capital augmente avec le temps, entraînant le taux de profit vers le bas. Quant au taux d'exploitation, Marx suggère avec plus ou moins de netteté qu'il restera stable, ou en tout cas qu'il ne pourra pas augmenter suffisamment pour compenser les effets de l'augmentation de la composition organique.

Marx souligne lui-même l'existence de contre-tendances, qui peuvent retarder, ou annuler provisoirement, les effets de ce mécanisme : on peut assister à une augmentation du taux d'exploitation, mais aussi à une baisse de la valeur du capital constant (qui fait qu'en raison de la croissance de la productivité, un même stock de machines vaudra de moins en moins cher).

Voilà pourquoi Marx pense que le taux de profit ne diminue pas de manière mécanique et régulière, et qu'il qualifie la baisse du taux de profit de tendancielle. Mais il est convaincu que la tendance sera, au bout du compte, plus fore que ces contre-tendances et que celles-ci ne pourront empêcher, à terme, le taux de profit de diminuer.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


A la différence de Ricardo, Marx ne croit pas en la possibilité d'un capitalisme se stabilisant paisiblement sur une croissance zéro.

La baisse du taux de profit entraînera la multiplication des convulsions, des crises, des guerres, et surtout, des luttes sociales qui abattront l'organisation capitaliste pour la remplacer par un autre type d'économie et de société.

La loi de la baisse tendancielle du taux de profit a suscité, depuis plus d'un siècle, une immense littérature.

Son principal point faible réside certainement dans l'identification faite entre progrès technique et augmentation de la composition organique du capital (ou, si l'on veut, dans la contre-tendance qui voit diminuer la valeur des éléments du capital constant).

Rien ne prouve en effet a priori que le progrès technique, quand bien même il passe par une augmentation en volume de l'équipement, conduit obligatoirement à l'augmentation de sa part en valeur.

Il n'en reste pas moins que le capitalisme a incontestablement connu plusieurs périodes caractéristiques de la configuration repérée par Marx.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


  • Sous certaines conditions, ce schéma montre le risque d’une situation structurelle de déséquilibre où le secteur 1 serait contraint par l’offre et le secteur 2 par la demande.

  • Rosa Luxemburg a présenté ainsi la thèse de l’impérialisme : ceci conduit les pays avancés à imposer par le capitalisme un accroissement du marché :

  • l’exportation vers les colonies peut résoudre certains débouchés ;

  • les capitalismes peuvent exploiter à bas prix les matières premières, ce qui ralentit la baisse de rentabilité du secteur 1 et décourage moins vite l’initiative capitaliste ;

  • la « mobilisation générale » étendue à d’autres pays permet d’accroître la division du travail.

  • Les ventes dans la sphère élargie pourraient ainsi absorber l’offre ;

  • la logique M’>M se réalise par la seule extension du marché.

  • Toutefois en stricte analyse marxiste, il faut trouver la monnaie par racheter la marchandise ;

  • On retrouve ainsi dans Rosa Luxemburg l’explication des crises financières d’Asie ou d’Amérique Latine. Plus proche de nous la crise des Subprime.


  • La crise de réalisation: Marx explicité par Rosa Luxemburg d’une situation structurelle de déséquilibre où le secteur 1 serait contraint par l’offre et le secteur 2 par la demande.

  • Marx : la réalisation dépend :

  • de la proportion entre les sections

  • 2) du pouvoir de consommation de la société. Or celui-ci dépend des conditions antagoniques de répartition et est donc réduit à un minimum social variable.

  • •Si l’équilibre dynamique est théoriquement possible, l’édifice de la demande de moyens de production devient de plus en plus colossal alors qu’il est construit sur la base d’une demande de biens de consommation # constante : une pyramide posée sur sa pointe.

  • •D’où l’instabilité : de cette contradiction croissante naît une certitude de crises toujours plus graves.

  • •Cette idée, esquissée chez Marx, est développée par Rosa Luxemburg : la demande globale est toujours plus une demande de machines pour produire des machines, mais l’investissement n’est réalisé par les capitalistes que s’ils ont des anticipations d’une demande finale toujours plus grande.

Dockes http://www.touteconomie.org/jeco/45_204.pdf


Marx insiste sur l’idée que les crises sont résolues temporairement par l’élargissement du marché. Repris et amplifié par R. Luxemburg).

Fatalement cette «solution» aux crises rend plus difficile la solution aux futures crises.

«La raison ultime de toute véritable crise demeure toujours la pauvreté et la limitation de la consommation des masses en face de la tendance de la production capitaliste à développer les forces productives…» [id.respectivement 145 et 1206]. [Marx,LeCapital,Livre III,éd.soc.TII,257 et Pléiade,II,1026]

Vers la crise : concentration du capital, spéculation, excès de crédit

Critique : le fort taux d’accumulation pendant l’expansion produit une baisse régulière du taux de profit, et du taux d’accumulation lui-même: ralentissement, mais non crise avec brutal retournement.

Marx esquisse une réponse : à la fin de l’expansion, le taux de profit «productif» baissant, certaines réactions capitalistes s’imposent :

Un accroissement de la masse minimale de capital individuel et donc un processus de concentration du capital et d’extension des affaires permettant pour les «gros» capitalistes de compenser la baisse du taux par une masse plus élevée de profits


Le progrès technique est synonyme de mécanisation, donc de remplacement du travail vivant (celui des salariés) par le travail mort (les machines). Ainsi, la partie du capital consacrée à l'achat de machines tend à prendre de plus en plus d'importance par rapport à celle consacrée au paiement des salaires.

La composition organique du capital augmente avec le temps, entraînant le taux de profit vers le bas. Quant au taux d'exploitation, Marx suggère avec plus ou moins de netteté qu'il restera stable, ou en tout cas qu'il ne pourra pas augmenter suffisamment pour compenser les effets de l'augmentation de la composition organique.

Marx souligne lui-même l'existence de contre-tendances, qui peuvent retarder, ou annuler provisoirement, les effets de ce mécanisme : on peut assister à une augmentation du taux d'exploitation, mais aussi à une baisse de la valeur du capital constant (qui fait qu'en raison de la croissance de la productivité, un même stock de machines vaudra de moins en moins cher).

Voilà pourquoi Marx pense que le taux de profit ne diminue pas de manière mécanique et régulière, et qu'il qualifie la baisse du taux de profit de tendancielle. Mais il est convaincu que la tendance sera, au bout du compte, plus fore que ces contre-tendances et que celles-ci ne pourront empêcher, à terme, le taux de profit de diminuer.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


A la différence de Ricardo, Marx ne croit pas en la possibilité d'un capitalisme se stabilisant paisiblement sur une croissance zéro.

La baisse du taux de profit entraînera la multiplication des convulsions, des crises, des guerres, et surtout, des luttes sociales qui abattront l'organisation capitaliste pour la remplacer par un autre type d'économie et de société.

La loi de la baisse tendancielle du taux de profit a suscité, depuis plus d'un siècle, une immense littérature.

Son principal point faible réside certainement dans l'identification faite entre progrès technique et augmentation de la composition organique du capital (ou, si l'on veut, dans la contre-tendance qui voit diminuer la valeur des éléments du capital constant).

Rien ne prouve en effet a priori que le progrès technique, quand bien même il passe par une augmentation en volume de l'équipement, conduit obligatoirement à l'augmentation de sa part en valeur.

Il n'en reste pas moins que le capitalisme a incontestablement connu plusieurs périodes caractéristiques de la configuration repérée par Marx.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


possibilité d'un capitalisme se stabilisant paisiblement sur une croissance zéro. Spéculation, gonflement abusif du crédit: la masse des petits capitalistes «est ainsi contrainte de s’engager dans la voie de l’aventure : spéculation, gonflement abusif du crédit, bluff sur les actions, crises» [éd.sociales : L.3, t.1, 263]. Il y a donc un maintien, voire un accroissement artificiel du taux de profit dans les phases terminales de l’expansion.

La crise du crédit bancaire: elle induit la course au «cash», un brutal dénouement des effets delevier (Marx:« le retournement brutal du marché à crédit en marché au comptant ajoute à la panique pratique l’ effroi théorique…»)

Crise boursière. Elle induit une dévalorisation du capital et des actifs des banques (le capital s’évanouit, rôle du «marktomarket»). D’où le renforcement de la crise de liquidité et le passage à la crise de solvabilité des banques.

L’aléa moral, la faillite de Lehman Brothers ((15/9/08), la panique des banques et l’effondrement systémique.


Rappel sur la crise actuelle : une crise d’abord financière

Facteurs macro-économiques : le crédit ou l’épargne, les États-Unis et la Chine

Crise immobilière et financière aux États-Unis la spéculation et l’effet de levier ont induit une bulle immobilière.

La volonté des banques de ne pas conserver dans leur bilan des créances sur des emprunteurs de mauvaise qualité, titrisation. Les «subprimes» titrisés comme lieu du déclanchement.

Excès généralisé du recours au crédit par les banques et les hedgefunds, les LBO, et… les ménages. Effets de levier énormes. Le rôle des innovations financières (Marx était très attentif à celles de son temps).

La crise de liquidité des banques. Lente montée des défaillances des particuliers, perte de confiance dans les véhicules porteurs des titres regroupant ces créances, généralisation de la défiance de chacune envers chacune. D’où la crise du marché monétaire (interbancaire).


Inégalités, sous-consommation et crédit des ménages financièreStagnation des salaires et inégalités croissantes:

•Aux États-Unis, les revenus du 1/100e d'Américains les plus riches représentent 20 % de la somme des revenus, et la moitié de la population ayant les revenus les plus faibles en représente12,6%

Le salaire minimum fédéral s’est accru de 35 % depuis 1980 nominalement,mais stagne réellement.

80 % de la population américaine a vu ses revenus stagner. Les 5 % de familles les plus riches ont pratiquement concentrés toute la croissance des revenus. Le 1 % les plus riches a doublé et le 0,5% a triplé.

D’où la base réelle pour une consommation croissante n’existe plus!

D’où le recours au crédit comme compensation de la stagnation du pouvoir d’achat [Artus,2008, Artus et Viard,2008, et la critique de Johsua,2009].

Une nécessité pour les ménages. Une opportunité pour les banques.Une facilité pour l’État (Greenspan et les taux d’intérêt faibles).

Le crédit et la bulle immobilière qu’il a engendrée sont la seule base d’accroissement de la demande.Le choc inflationniste en 2007-08 finit par produire une baisse du pouvoir d’achat (pétrole,MP).


Donc une crise de réalisation dont les fondements sont les rapports de répartition antagoniques,la stagnation du pouvoir d’achat et le recours excessif au crédit, jusqu’à son effondrement.

Marx et Engels critiquent la théorie de la sous-consommation, mais ils ne pouvaient qu’entrevoir les effets d’une stagnation du pouvoir d’achat des ménages sur le recours massif au crédit, encouragé par les banques et les autorités monétaires.

La dynamique d’accumulation est bien chez Marx l’essence du capitalisme.

Cette accumulation est quelque peu qualitative, puisque si Marx justifie en partie la baisse de la rentabilité du capital par des rendements décroissants qui découragent les capitalistes ;

Ces derniers reprennent le chemin de l’investissement en fin de crise sachant qu’ils peuvent mettre en œuvre le progrès technique.

Mais la crise suivant doit être plus large encore.

Seule l’alternaitve sociale-démocrate keyénsienne de l’après guerre va permettre de stabiliser la croissance


Modèle de Solow : la croissance équilibrée ? rapports de répartition antagoniques,la stagnation du pouvoir d’achat et le recours excessif au crédit, jusqu’à son effondrement.

Après avoir présenté le modèle de reproduction élargie de Marx, on poursuit habituellement par le modèle Harrod Domar. Celui-ci constitue un prolongement naturel d’une vision pessimiste du capitalisme comme une organisation économique intrinsèquement instable.

Ici je préfère mettre directement le modèle de reproduction élargie en vis-à-vis avec le modèle de croissance équilibré de Solow pour montrer sur quoi repose les oppositions qui sont proches de celles que l’on retrouvera dans le modèle HD.

Surtout cette exposition va me permettre d’assurer la continuité entre l’approche post-keynésienne qui commene avec le modèle HD, se poursuit avec le modèle de Kaldor, généralisé par Pasinetti…


La représentation établie par Robert Solow (1956) d’une croissance équilibrée arrive au bon moment pour expliquer une situation qui apparait surprenante.

Alors que de nombreux économistes à l’instar de J.A. Shumpeter s’attendent à la crise finale du capitalisme, la croissance apparaît robuste et régulière dans de nombreux pays.

Cette situation est en inadéquation avec le modèle de reproduction élargie, ainsi qu’avec le modèle Harrod Domar.

Comment expliquer la stabilité de la croissance ?


Le modèle de Solow est fondé sur un bien qui peut aussi bien servir comme capital que comme bien de consommation (image du blé).

Il n’y a ni monnaie, ni titres financiers.

Néanmoins, les biens produits peuvent être le support d’un épargne dès lors qu’ils sont investis sous formes de capital physique

Cette épargne est rémunérée au niveau du taux de rendement du capital physique.

Comme il n’existe pas d’autres supports à l’épargne autres que les biens physiques. L’épargne s’identifie à l’investissement.


Dans l’économie il existe 2 types d’agents, les entreprises et les ménages.

Les ménages possèdent les entreprises qui leur versent les bénéfices réalisés.

Les entreprises mobilisent les services producteurs travail (w) et capital (r+δ)

(w) : le taux de salaire réel

(r+δ) : coût d’usage réel du capital pour les entreprises ou taux de rendement brut pour les ménages.

r taux de profit du capital, δ taux de dépréciation


En remplaçant dans la contrainte par les conditions obtenues, on peut définir pour le niveau de production initial les quantités respectives des facteurs travail et capital.

Ceci définit la combinaison productive optimale. Il y a égalité entre les rapports des prix des facteurs et le rapport de leur productivité marginale.

Ceci n’implique pas nécessairement que les facteurs de production soient rémunérés à leur productivité marginale.

Ce rapport peut être vérifié avec des taux de rémunération inférieurs à la productivité marginale du facteur correspondant.

Dans ce cas, l’entrepreneur pourra accroître ses profits en étendant indéfiniment sa production.

Dans le cas contraire, l’entrepreneur sera amené à réduire son niveau de production.

Si par hasard, les facteurs se trouvaient effectivement rémunérés à leur productivité marginale. L’entrepreneur n’est pas incité à modifier son volume de production.


L’entrepreneur a deux choix à réaliser sa combinaison productve et son niveau de production.

Dans un premier temps, il va fixer au hasard un niveau de production à partir duquel il va déduire la combinaison productive optimale.

Ensuite, en fonction de ses profits, il va réduire ou accroître sa production.

A l’équilibre général, les facteurs sont rémunérés à leur productivité marginale et il n’y a plus de profit.

Pour un marxiste l’absence de profit implique l’absence d’accroissement de l’accumulation, il ne devrait plus y avoir de croissance ?

Analyse du modèle de Solow en courte période.

L’équilibre intra-périodique implique que le niveau des facteurs de production ne peut pas changer.

Le stock de capital et le stock de travail dépendent des flux accumulés dans le passé.


Le marché s’équilibre par le processus de tâtonnement décrit précédemment. La combinaison productive est fixée par un niveau de production initial fixé arbitrairement.

Le rapport capital travail ne changera plus en raison de l’homogénéité de degré 1 de la fonction de production.

Par contre, le niveau de production n’est pas fixé de manière irrémédiable. Celui-ci ne s’établit définitivement qu’une fois atteint le niveau de production qui permet d’équilibrer la rémunération des facteurs de production et leur productivité marginale.

C’est le processus de tâtonnement walrassien d’ajustement entre les prix et les quantités.

Si un facteur est trop demandé, son prix sera supérieur à sa productivité marginal, le niveau de production sera diminué jusqu’à ce que l’équilibre soit réaliser entre le prix et la productivité marginale.

L’équilibre implique toujours le plein emploi des facteurs de production.


La population croît au rythme gN décrit précédemment. La combinaison productive est fixée par un niveau de production initial fixé arbitrairement. t et la population est supposée croître au même rythme, l’offre de travail est inélastique et on se trouve au plein emploi;


Dans l’équation (4) décrit précédemment. La combinaison productive est fixée par un niveau de production initial fixé arbitrairement.

Le taux de croissance du capital sera constant que si vt le coefficient de capital est lui-même constant, les autres variables étant exogènes.

Il faudra donc que K et Y augmentent au même rythme, comme k et y.

Comme on a une fonction de production concave, il est impossible que k, et y croissent au même taux.

La seul possibilité est qu’ils ne croissent pas. k et y doivent être constants comme v.

K, Y et L croîtront au même taux. C’est le taux exogène de croissance de la population active n qui va fixer le rythme des variables K,Y et L.


L’équilibre inter-périodique: décrit précédemment. La combinaison productive est fixée par un niveau de production initial fixé arbitrairement.

Le théorème d’Euler indique pour une équation homogène de degré 1 :

Lorsque les rendements d’échelles sont constants en divisant par Y on obtient les élasticités :

Le taux de croissance du PIB


Le taux de croissance du produit correspond donc à la moyenne des taux de croissance des facteurs de production pondérée par les élasticités du produit associées à ces facteurs

Cette formule générale est valable un sentier régulier :

gY = gK = gL

et même en dehors.

Dans notre cas où gL = n est exogène, lorsque gK > n (donc gk > 0), gY sera aussi supérieur à n et donc gy aussi et inversement.

Ceci implique également que le taux de croissance du revenu (gY) sera toujours compris entre gK et n.


Si g moyenne des taux de croissance des facteurs de production pondérée par les élasticités du produit associées à ces facteurs K se rapproche de n, gY le fera aussi.

Si l’élasticité du capital (σY,K) est indépendant du niveau de capital par tête (k), gY ne sera constant que si gk l’est aussi.

Le coefficient de capital (v) est une fonction croissante de k.

A partir des deux équations précédantes on peut réécrire:


Pour k = k*, à l’équilibre inter périodique on a g moyenne des taux de croissance des facteurs de production pondérée par les élasticités du produit associées à ces facteurs Y=n.

Pour k<k*, gk > n, k et y augmentent.

Pour k>k*, gk > n, k et y diminuent


On peut déduire l’équation dynamique fondamentale du modèle de Solow à partir de l’équation (6) en la multipliant par kt :

Pour rappel


Diagramme de phase où la variation de la variable est déterminée par le niveau de la variable.

Cette équation différentielle lie la variation du capital par tête à son niveau.

La solution stationnaire est obtenue lorsque


Les conditions d’Inada impliquent que quelque soit le niveau de capital par tête initial l’économie va converger vers un unique sentier régulier .

Lorsque le niveau de capital par tête est faible, la convergence dans le modèle de Solow tient à un taux de profit élevé et un taux de salaire faible.

La forte productivité marginale du capital apparaît comme une forte incitation à investir.

Mais dans le modèle de Solow la propension à épargner est exogène. Donc on épargnera pas plus pour investir plus, toutefois l’épargne est suffisante pour faire croître le capital par tête.


La fonction de production peut devenir plus capitalistique puisque on a supposé qu’on disposait d’un continuum de techniques.

De plus la hausse des salaires et la baisse des loyers du capital inciteront les entrepreneur à substituer du capital au travail.

Le processus se poursuivra jusqu’à atteindre k*

Inversement si k > k* l’épargne par tête est insuffisante pour entretenir le capital par tête. Le salaire baisse et le taux de profit s’élève entraînant une substitution du travail au capital.

C’est la substitution continue entre les facteurs de production qui permet l’équilibre. Cette hypothèse est rejetée par le modèle HD.


Limites et développement du modèle de Solow puisque on a supposé qu’on disposait d’un continuum de techniques.


Le modèle est très simple modèle à un bien, qui se transforme en bien de consommation ou d’investissement en fonction de l’épargne.

La fonction de production est à facteur substituables à rendement constant. Les techniques sont toujours disponibles sans qu’on sache d’où vient le PTK, pas de coût de changements, coûts irrécupérables ?

Si les économies ne se différencient ni par leur accès à la technologie, ni par des comportements d’épargne, ni par la démographie alors le modèle de Solow implique un processus de convergence absolu.

Quelque soit le niveau de développement des économies, leur niveau de capital par tête, toutes vont converger vers le même sentier de croissance.


En endogénéisant le niveau de population active il possible de décrire des situations plus complexes avec des trappes à pauvreté rappelant le cadre d’analyse malthusien.

Si le niveau de la population active dépend du niveau de revenu par tête et donc du capital par tête.

Si y est très faible n croîtra très lentement voire en dessus du niveau de subsistance, il y aura une réduction de la population active. Si y s’élève, il pourra au contraire avoir une très augmentation de la population active.

[n(k)+δ]k n’est plus une droite mais une courbe.


3 équilibres sont possibles : k1 et k3 stables k2 instable. possible de décrire des situations plus complexes avec des trappes à pauvreté rappelant le cadre d’analyse malthusien.

Les pays sous k2 sont enfermés dans des trappes à pauvreté

Les pays au dessus de k2 s’orient progressivement vers k3 le développement.

Stratégie du big push, et de hausse de l’épargne


La règle d’or d’Allais Phelps: possible de décrire des situations plus complexes avec des trappes à pauvreté rappelant le cadre d’analyse malthusien.

 Origine biblique : « Fais aux autres ce que tu voudrais qu’ils te fassent.»

Transposée à l’économie cette règle concerne la répartition entre les générations du niveau de la consommation.

La règle d’or fixe le niveau de consommation qui permettra aux générations successives de disposer du même niveau de consommation.

Jusqu’à présent le taux d’épargne était considéré comme exogène.


Sur les ordonnées se trouve le niveau d’état régulier de la consommation par tête associé à chaque taux d’épargne

Le taux d’épargne qui maximise la consommation par tête à l’état régulier est appelé « taux d’épargne de la règle d’or ».


Sans se placer dans le cadre du modèle d’optimisation inter-temporel de l’épargne.

On s’efforce d’établir le niveau d’épargne qui permet le niveau de consommation le plus élevé pour l’ensemble des générations successives.

L’idée est qu’un niveau d’épargne important augmente le capital par tête mais nuit au niveau de la consommation.

La consommation est le reliquat entre le niveau de revenu et le niveau d’épargne.

Ces forces contradictoires s’annulent pour la niveau de consommation/ d’épargne optimal qui définie la règle d’or.


Influence d’une augmentation de l’épargne inter-temporel de l’épargne.


Les courbes sf(k) et sf(k)-(n+ inter-temporel de l’épargne.)k pivotent vers le haut autour de l’origine.

gY et gK se déplance verticalement vers le haut.

Les droites (n+)k et gL qui ne dépendent pas de s ne bougent pas.

L’économie va accumuler du capital par tête jusqu’à atteindre un nouvel équilibre.

Ici le taux de croissance de l’économie sera accélérée pendant la période transitoire, puis retournera à la valeur n.


Ici le sentier de la croissance a été déplacé vers le haut. Mais ceci n’est possible que si l’on se trouve en dessous du niveau d’épargne de la règle d’or

Dans le cas contraire, le niveau de la consommation pourrait être réduit.

La règle d’or correspond à l’usage de la technique qui maximise la consommation par tête si r= gY.

Dans le modèle de Solow gY=n , mais le capital par tête qui détermine la productivité marginale du capital et r, dépend du s qui va conduire à une production plus ou moins capitalistique.

« Toutes choses égale d’ailleurs, il existe donc un niveau s taux d’épargne qui permet de maximiser la consommation par tête sur un sentier régulier.

Ce celui qui permet d’avoir k* dont la productivité marginale nette soit égale à n.


L’épargne est la non consommation on peut réécrire l’équation dynamique :

Pour le sentier régulier

La règle d’or constitue donc la condition de première ordre de la maximisation de de cette consommation par tête.

kor est le stock de capital par tête qui permet de maximiser la consommation par tête.


C’est également le stock de capital par tête dont le taux de rendement est égal au taux de croissance régulier du système.

L’économie croit au taux démographique n en utilisant toujours la même technique.

La consommation par tête sera la plus forte possible si la productivité marginale du capital, dans cette technique est juste égale à ce qui est requis pour l’amortir et doter les nouveaux arrivant de la même quantité moyenne de capital que la génération actuelle.


Modèle fondateur de l’analyse post keynésienne. taux de rendement est égal au taux de croissance régulier du système.

Cette analyse reprend celle de Keynes (qui raisonnait dans un monde statique) en la dynamisant sur la longue période.

Le modèle Harrod-Domar démontre la possibilité de l’existence d’un chômage important et de crises cumulatives.

L’économie est à la fois déséquilibrée et instable.

Cette représentation de l’économie correspond bien aux perturbations rencontrées par l’économie occidentale de l’entre-deux guerres marquée par une profonde instabilité.

R.Harrod « Théorèmes dynamiques fondamentaux », 1948


La croissance instable selon Harrod taux de rendement est égal au taux de croissance régulier du système. :

la théorie de la croissance de Harrod se fonde sur la comparaison entre 3 taux de croissance (taux de croissance effectif, garanti et naturel).

Le taux de croissance effectif (g): accroissement dans une période unitaire de la production totale exprimé sous forme d’une fraction de la production totale.

Il est égal à la croissance constatée du revenu (ou production) national.

Montrer comment on arrive à gc = s

S = s*Y  : épargne globale est une fonction linéaire du revenu national Y

s  : propension moyenne et marginale à épargner

c : coefficient moyen et marginal de capital

c et s sont constants.

Du fait de l’égalité comptable entre emplois et ressources, on a I = S

I est endogène, il est déterminé par le modèle.


Le taux de croissance garanti (ou nécessaire) (gw) : c’est la condition pour que les producteurs soient satisfaits de ce qu’ils font.

Pour que les entrepreneurs soient satisfaits, il faut que l’investissement désiré I* puisse être mis en œuvre, c'est-à-dire qu’il soit égal à l’épargne globale. (I* = S)

Même raisonnement que précédemment, on pose

cr : coefficient de capital désiré, il exprime le besoin en capital nouveaux des entrepreneurs

Ce taux de croissance permet aux entrepreneurs de réaliser leurs projets d’investissement et d’obtenir les profits souhaités.

Il constitue donc un sentier d’expansion puisque les entrepreneurs sont satisfait du niveau de la croissance.


Sur ce sentier, il y a à tout instant compatibilité entre les décisions des épargnants et des investisseurs.

Le taux de croissance naturel (gn) :

C’est le taux qui permet le plein emploi des facteurs de production.

Il s’agit donc du taux auquel l’économie doit croître pour éviter le chômage.

Il dépend de la croissance de la population active, mais aussi du capital existant et des progrès de productivité.

Condition de croissance équilibrée de plein emploi :

g = gw= gn

Conditions d’une croissance équilibrée sur le marché des produits :


Cet équilibre dynamique reprend les concepts keynésiens de courte période

La réalisation de l’équilibre sur le marché des produits n’entraîne pas nécessairement la réalisation de l’équilibre sur le marché de l’emploi.

On peut donc avoir la présence d’une situation de sous-emploi.

Pour qu’il y ait croissance équilibrée de plein emploi, il faut donc que la croissance effective soit telle que les entrepreneurs soient satisfaits (g = gw) et qu’il n’y ait pas de chômage (g = gn).

Pour que g = gw, il faut que c = cr,

or il n’y a aucune raison pour que c coïncide avec cr.

c est une relation purement technique, traduisant les caractéristiques de la fonction de production, de la technique utilisée,

cr est paramètre reflétant le comportement des entrepreneurs-investisseurs, et notamment leurs exigences en matière de rentabilité, de profit.


L’égalité entre c et cr et donc entre g et gw peut exister mais si elle a lieu elle résulte du hasard, les paramètres s, c et cr étant indépendants les uns des autres.

De même, la condition de croissance équilibrée de plein emploi, g = gw = gn, ne peut être elle aussi que le fruit du hasard.

Normalement, les 3 taux n’ont aucune raison de coïncider ; le déséquilibre est donc la règle.

Il convient donc de distinguer les divergences entre g et gw (déséquilibres de courte période) et entre gw et gn (déséquilibres de longues périodes).

Si g > gw : la croissance effective est supérieure à la croissance désirée par les entreprises, ceci implique que cr >c car s, c et cr sont constants, et puisque gc = s et gwcr = s.

Les investisseurs avaient sous-estimé la croissance effective (situation fréquente lors d’une reprise de l’activité économique),

ils sont donc stimulés par ces perspectives de croissance (principe de l’accélérateur), ce qui entraîne par le biais du multiplicateur d’investissement un nouvel accroissement de la demande.


Le taux de croissance effectif g, supérieur par hypothèse à gw, s’accroît encore (du fait de la relance par l’investissement), et s’écarte encore un peu plus de gw.

Le phénomène se poursuit en s’auto entretenant et est cumulatif du fait de l’interaction entre accélérateur et multiplicateur.

Si g < gw : les débouchés étant moins importants que ceux souhaités, les entrepreneurs vont réduire leurs investissements ce qui entraînera une diminution du revenu distribué et une baisse du taux de croissance g.

L’écart initial entre g et gw tend à s’accroître ; la dépression s’aggrave cumulativement.


Le sentier de croissance équilibrée g = gw apparaît comme un « fil du rasoir » en ce sens que tout écart par rapport à ce cheminement conduit d’un coté à la dépression cumulative, de l’autre à la surchauffe inflationniste.

L’équilibre existe (par hasard) mais l’économie est instable car tout déséquilibre provoque l’instabilité de l’économie, la règle est donc le déséquilibre et l’instabilité.

Concernant le plein emploi, il faut comparer le taux de croissance nécessaire gw au taux de croissance naturel gn.

Dans le modèle, gn est un taux plafond c'est-à-dire qu’il représente le maximum de croissance possible.

En conséquence, g, le taux de croissance effectivement constaté est inférieur ou égal à gn à long terme.

Là aussi, on peut distinguer 2 cas :

Si gn < gw : on a gn ≥ g car gn est un taux plafond.

Il s’en suit : gw > gn ≥ g


Il en ressort donc une situation de dépression avec un taux de chômage élevé. On retrouve le cas déjà mis en évidence (g < gw).

Si gn > gw : le taux de croissance naturel de l’économie est supérieur au taux de croissance gw souhaité par les entrepreneurs. Quand au taux de croissance effectif, il peut être supérieur ou inférieur à gw.

Harrod pense que dans ce cas, la situation la plus probable est gn > g > gw

Le taux de croissance effectif de l’économie va croître, mais sans pouvoir dépasser le taux de croissance naturel (car taux plafond).

La situation normale est donc celle de la croissance longue avec un certain degré de chômage (car g < gn).


Un cas moins probable pour Harrod sera gn > gw > g de chômage élevé. On retrouve le cas déjà mis en évidence (g < gw).

L’économie entre dans une phase de récession, comme le montre le graphique suivant :


E.Domar « Expansion et emploi », 1947 de chômage élevé. On retrouve le cas déjà mis en évidence (g < gw).

La double nature de l’investissement

Effet offre : un investissement augmente la capacité de production

Effet demande : création de revenu

Concernant l’emploi, si les revenus futurs ne parviennent pas à absorber cette capacité nouvelle, la probabilité que le chômage se développe devient forte.

Il faut donc égaliser un effet de capacité, agissant du coté de l’offre globale, avec un effet revenu, agissant du coté de la demande globale.

Domar définit l’effet de capacité σ comme étant l’augmentation de la capacité de production (ΔY) qui accompagne chaque dollar investi (ΔK), soit :

ΔY = σΔK

Plus σ est élevé plus l’économie est à même d’accroître sa production de manière rapide.

Du coté de la demande, se trouve la théorie du multiplicateur keynésien indiquant l’effet d’une variation de l’investissement sur le revenu monétaire. Cet effet sur la demande est plus que proportionnel au montant initial de l’investissement.

C’est ce que Domar nomme l’effet revenu.


avec α la propension à épargner de chômage élevé. On retrouve le cas déjà mis en évidence (g < gw).

Plus la propension à épargner est faible et plus l’impact de la variation de l’investissement sera fort sur la variation du revenu.

On analyse maintenant l’équilibre de longue période comme chez Harrod.

D’abord, Domar se situe au plein emploi, puis il recherche la valeur du taux de croissance de l’investissement et du revenu assurant le maintien du plein emploi d’une période sur l’autre.

Pour garder cet équilibre de plein emploi, le revenu et la capacité de production doivent croître au même rythme, soit : ΔY = Iσ car I = ΔK

En égalisant les 2 effets, on a :

On obtient :


Domar insiste sur la difficulté d’obtention de ce taux de croissance de plein

emploi car rien ne garantit que En effet, cette égalité est composée

de 3 variables qui sont indépendantes les unes des autres : est fonction du

comportement des entrepreneurs, le cœfficient α dépend de celui des ménages et σ est lié à la technique de production choisie.

Il existe 2 déséquilibres possibles : si

ceci signifie que l’effet revenu est supérieur à l’effet de capacité. Nous sommes donc en présence d’un déséquilibre de type inflationniste (excès de demande par rapport à l’offre).

Si s’agit d’une situation de récession dans laquelle

l’investissement ne croit pas à un rythme suffisant pour engendrer des revenus absorbant la capacité productive dans sa totalité.

Des capacités oisives apparaissent (du capital et de la main d’œuvre sont inemployés) provoquant une montée du chômage.


Il s’agit d’une situation de récession dans laquelle l’investissement ne croit pas à un rythme suffisant pour engendrer des revenus absorbant la capacité productive dans sa totalité.

Des capacités oisives apparaissent (du capital et de la main d’œuvre sont inemployés) provoquant une montée du chômage.

La difficulté d’obtenir l’équilibre de plein emploi provient de l’effet capacité, absent du modèle keynésien statique :

« Si on investit assez aujourd’hui, il faudra investir encore plus demain. Tout le problème réside dans le fait que l’accroissement du revenu est temporaire et se résorbe peu à peu (effet du multiplicateur) alors que la capacité a été accrue pour de bon.

De sorte que par rapport au chômage, l’investissement est en même temps un remède contre la maladie et la cause de plus grands troubles pour le futur » (P19-20).


Modèle de Solow: la possibilité d ’une croissance régulière ?

Limite du modèle de croissance à facteur exogène

Limite de la convergence absolue, club de convergence

Vers la croissance endogène



Les modèles de croissance par l’approche régulationniste et la Variété du Capitalisme

Complémentarité institutionnelle, hiérarchie institutionnelle,

Benchmarking institutionnel où l’illusion des modèles à suivre, hybridation…

Points forts et faiblesses de l’économie française


Annexe
annexe et la Variété du Capitalisme


16/01 | 07:00 | Kenneth Rogoff | Les échos et la Variété du Capitalisme

DE KENNETH ROGOFF

Repenser les buts de la croissance

Est-il raisonnable de considérer la croissance économique comme l'objectif principal des sociétés ? Les plus critiques ont proposé des mesures plus larges du bien-être national comme l'indice de développement humain des Nations unies et plus récemment celui de la Commission sur la mesure de la performance économique et du progrès social en France, sous la direction de Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi.

Mais il y a un problème plus profond encore que l'étroitesse du champ couvert par l'analyse statistique : c'est l'échec de la théorie de la croissance à penser que l'être humain est une créature fondamentalement sociale. L'homme évalue son bien-être d'après ce qu'il voit autour de lui et non pas par rapport à une norme.

L'économiste Richard Easterlin a fait remarquer que les enquêtes sur « le bonheur » révèlent étonnamment peu d'évolution dans les décennies suivant la Seconde Guerre mondiale, en dépit d'une croissance significative des revenus. Inutile de dire que le résultat d'Easterlin semble peu plausible pour les pays très pauvres, où les revenus en augmentation rapide permettent souvent à des sociétés de profiter de grandes améliorations de leur niveau de vie. Mais, dans des économies avancées, l'évaluation des comportements est certainement un facteur important dans la façon dont les gens perçoivent leur propre bien-être.


Il y a une certaine absurdité derrière l'obsession à maximiser indéfiniment la croissance à long terme du revenu moyen, et de négliger d'autres risques et considérations. Imaginez que le revenu national par habitant (ou une certaine mesure plus large de bien-être) augmente de 1 % par an pour les siècles à venir. Avec une croissance du revenu annuel de 1 %, une génération née dans soixante-dix ans bénéficiera en gros d'un revenu moyen proche du double de celui d'aujourd'hui. Sur deux siècles, le revenu sera multiplié par huit. Supposez maintenant que nous vivions dans une économie à croissance beaucoup plus rapide, avec un revenu par habitant qui augmente de 2 % par an. Dans ce cas, le revenu par habitant doublerait après seulement trente-cinq ans et serait multiplié par huit en seulement un siècle.

En conclusion, il faut se demander s'il est important que cela prenne cent, deux cents ou même mille ans pour que le niveau de bien-être soit multiplié par huit. Ne semblerait-il pas plus raisonnable de s'inquiéter de la durabilité et de la longévité à long terme de la croissance globale ? Ne semblerait-il pas plus de raisonnable de s'inquiéter des conflits ou du réchauffement de la planète ?

Même si on pense égoïstement à ses propres descendants, vraisemblablement nous espérons qu'ils prospéreront et apporteront une contribution positive à leur future société. Mais qu'importe leur niveau absolu de revenu ?

Naturellement, les pays considèrent la croissance à long terme comme une partie intégrante de leur sécurité nationale et de leur statut mondial. Les pays fortement endettés, soit la plupart des économies avancées, ont besoin de la croissance pour s'en sortir. Mais à long terme se concentrer sur la croissance est insuffisant. Dans une période de grande incertitude économique, il peut sembler inadéquat de remettre en cause l'impératif de croissance. Mais, d'un autre côté, peut-être qu'une crise est exactement l'occasion de repenser les buts à plus long terme de la politique économique mondiale.

Kenneth Rogoff, ancien économiste en chef du FMI, est professeur d'économie et de science politique à l'université Harvard.Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate, 2012.


Eléments de bibliographie : maximiser indéfiniment la croissance à long terme du revenu moyen, et de négliger d'autres risques et considérations. Imaginez que le revenu national par habitant (ou une certaine mesure plus large de bien-être) augmente de 1 % par an pour les siècles à venir. Avec une croissance du revenu annuel de 1 %, une génération née dans soixante-dix ans bénéficiera en gros d'un revenu moyen proche du double de celui d'aujourd'hui. Sur deux siècles, le revenu sera multiplié par huit. Supposez maintenant que nous vivions dans une économie à croissance beaucoup plus rapide, avec un revenu par habitant qui augmente de 2 % par an. Dans ce cas, le revenu par habitant doublerait après seulement trente-cinq ans et serait multiplié par huit en seulement un siècle.

Denison E. (1964), The unimportance of the embodied question," American Economic Review , 90{94.

Solow R. (1960), Investment and technological progress." In K. Arrow, S. Karlin and P. Suppes (eds.), Mathematical Methods in Social Sciences 1959, 89{104. Stanford University Press.

Phelps, E. (1962), The new view of investment: A Neoclassical analysis," Quarterly Journal of Economics 76, 548{567.

Jorgenson D. (1966), The embodiment hypothesis," Journal of Political Economy 74, 1-17.

Dynamique économique, croissance, crises, cycles Eric Bosserelle Editions Gualino seconde édition 2010.


Manuels : maximiser indéfiniment la croissance à long terme du revenu moyen, et de négliger d'autres risques et considérations. Imaginez que le revenu national par habitant (ou une certaine mesure plus large de bien-être) augmente de 1 % par an pour les siècles à venir. Avec une croissance du revenu annuel de 1 %, une génération née dans soixante-dix ans bénéficiera en gros d'un revenu moyen proche du double de celui d'aujourd'hui. Sur deux siècles, le revenu sera multiplié par huit. Supposez maintenant que nous vivions dans une économie à croissance beaucoup plus rapide, avec un revenu par habitant qui augmente de 2 % par an. Dans ce cas, le revenu par habitant doublerait après seulement trente-cinq ans et serait multiplié par huit en seulement un siècle.

Croissance et fluctuations. Analyse macroéconomique de la croissance. J-F. Jacques et A. Rebeyrol Dunod 2001 sur le modèle de Solow et ses limites ainsi que les éléments sur la croissance endogène.

La croissance économique Robert J. Barro et X. Saa-I-Martin Editiscience international 1996 utile pour la règle d’or, la convergence absolue conditionnelle


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