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Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot PowerPoint PPT Presentation


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Année 2011-2012. Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot. La croissance peut-être définie comme l’accroissant des biens et des services produits sur un espace donné Cette définition pose immédiatement la question de la comptabilité des biens et des services produits.

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Cours de croissance économique L3 Mickaël Clévenot

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Presentation Transcript


Ann e 2011 2012

Anne 2011-2012

Cours de croissance conomique L3 Mickal Clvenot


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

La croissance peut-tre dfinie comme laccroissant des biens et des services produits sur un espace donn

Cette dfinition pose immdiatement la question de la comptabilit des biens et des services produits.

Habituellement, leur somme est fournie par un indicateur synthtique, le PIB.

Mais techniquement cela pose de nombreux problmes car les produits et les services voluent travers le temps.

Comment mesurer lvolution de la qualit ? (prix hdoniques, arbitrage volume/prix, etc.


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

Quels sont les facteurs de la croissance et du dveloppement conomique ?

Habituellement dans les fonctions de production on retient le facteur travail, le facteur capital et un facteur de progrs technique qui sapplique lun des facteurs prcdents, ou lensemble.

Cest donc la quantit et la qualit des facteurs des productions qui a premire vue permettent dassurer une croissance rgulire du produit.

Cette reprsentation simple cache de nombreuses autres conditions pour autoriser lavnement dun processus daccumulation cumulatif comme en ont connu les pays occidentaux depuis le milieu du XVIIIe sicle.

Dailleurs ce processus na pas eu lieu partout de la mme manire. De nombreux pays sont rests lcart de ce processus dmergence conomique.

Ils sont essentiellement localise en Afrique sub-saharienne, les PMA.


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

La Chine qui disposait dune niveau de dveloppement conomique quivalent voire suprieur celui des pays occidents au XVIIIe a connu une longue nuit.

Son rveil depuis la fin des annes 70s modifie considrablement les quilibres de lconomie mondiale.

Par ailleurs, dautres pays qui taient en retard sont inscrits dans une processus de rattrapage acclr depuis une vingtaine danne.

La Core du Sud est lexemple le plus significatif.

Enfin, les pays dominants lconomie mondiale depuis le XVIIIe sont-ils assurs de maintenir cette domination?

Si on suit Fernand Braudel, rien nest moins sr. Les ples du leadership de lconomie mondiale se sont dplacs travers lhistoire.

Pour autant, depuis lavnement du capitalisme, la perte du leadership na pas entran jusqu prsente denlisement vers le sous dveloppement.

Toutefois, travers lhistoire longue on note la disparition de civilisations


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

Les perspectives de croissance long terme partent souvent dune perspective doffre.

Lide sous-jacente est qu long-terme, les ajustements de court terme ont eu lieu et que seules les conditions de loffre limitent la croissance.

Cette perspective classique est remise en cause par la perspective keynsienne et kaleckienne.

Pour les keynsiens et plus particulirement, les post-keynesiens le long terme nexiste pas.

A long terme on est tous mort comme samusait plaisanter Keynes.

Pour Kalecki, le long terme nest quune succession de courts termes.

Cest--dire que les conditions de la demande interagissent en permanence avec les conditions loffre.

Pour que la croissance puisse stablir sur de longue priode, loffre doit tre en adquation avec la demande tant sur les aspects quantitatifs que sur des aspects qualitatifs.


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Cette adquation entre la norme de consommation et la norme de production napparat pas spontanment.

Contrairement lide dun march autorgulateur la J-B. Say, les ajustements entre loffre et la demande en fonction des prix et des quantits peuvent ne pas suffire pour ajuster les marchs.

J-B. Say avec la loi des dbouchs dcrit une conomie dchanges et non pas une conomie montaire de production.

Cette conomie dchange constituer une reprsentation satisfaisante de lconomie avant lmergence du capitalisme moderne du XIX e sicle fond sur le machinisme et la division sociale entre salaris et capitalistes.

La loi des dbouchs dcrit des situations de crise dancien rgime.

Ces crises sont des crises de sous-production lie la faiblesse des capacits productives. Les pnuries alimentaires entranent rgulire des hausses de prix qui permettent dajuster loffre la demande.

Mais les crises du capitalisme moderne sont des crises de surproduction cumulative.


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PIB: Produit Intrieur Brut, le PIB est la somme des valeurs ajoutes de toutes les entreprises (nationales ou internationales) situes sur le territoire.

PNB (produit national brut), qui comptabilise toutes les activits (biens et services) produits sur un territoire.

En terme de dveloppement conomique, on peut galement retenir lindicateur du PIB par tte, lIDH ou plus rcemment lindice de bien tre calcul par lOCDE.


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LIDH est un indice de mesure composite faisant intervenir trois dimensions du dveloppement humain (SEN) :

1 la longvit et la sant (mesures par lesprance de vie),

2) linstruction (mesure par lalphabtisation des adultes et la scolarisation au niveau primaire, secondaire et suprieur)

3 un niveau de vie dcent (mesur par le revenu en parit de pouvoir dachat PPA).


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

http://hdr.undp.org/fr/statistiques/


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LIDH ne prtend nullement mesurer de manire exhaustive le dveloppement humain.

En effet, il ninclut pas, dindicateurs importants tels que le respect des droits de lHomme, la dmocratie et lgalit.

L'indice de l'OCDE (Stiglitz) permet de comparer le bien-tre partir de onze critres :

logement, revenu, travail, communaut, ducation, environnement, gouvernance, sant, bien-tre subjectif, scurit, et conciliation travail-vie prive.


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La croissance est une proccupation rcente lchelle de lhistoire humaine qui remonte la fin du XVIII.

Adam Smith, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776)

Smith dcrit une perspective assez optimiste de la croissance qui aura globalement tait juste durant les deux sicles qui vont suivent.

Au contraire de ses successeurs : D. Ricardo qui prvoit un tat stationnaire, T.R.Maltus qui prvoit crises famine et guerres ou Marx qui pronostique simple la crise inluctable du Capitalisme.


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Au cours des cent dernires annes, la plupart des pays ont connu une croissance conomique significative en termes historiques.

Une vision rapide montre que le phnomne dacclration de laccumulation remonte environ deux sicles.

Un virage important avec le premire puis la seconde rvolution industrielle.

Mme si cest moins la mode, la rvolution des technologies de linformation et de la communication est luvre. La loi de Moore, iPhone, tablette, etc.


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La rvolution industrielle correspond des transformations importantes et rapides dans lindustrie.

Elle mle la fois une dimension technique, la machinisme et socio-politique la sparation entre les dtenteurs du capital et les salaris, proltaires.

a- De nouveaux moyens de production. On passe de l'outil actionne par la main de l'homme la machine, mcanisme transformant la matire premire, dont le mouvement provient non plus de l'nergie musculaire, mais dune machine motrice. Que ce soit le moulin eau ou la machine vapeur.

Cest ce dveloppement du machinisme qui caractrise le plus nettement la rvolution industrielle comme l'a soulign Paul Mantoux.

b- De nouveaux lieux de production. L'usine qui se met en place, la fabrique ou la factory du dbut du 19e sicle se caractrise par la concentration des moyens importants de production (machine et au moins une machine motrice) et de travail.

C'est le passage notamment du systme domestique de la production qui est disperse en petits ateliers souvent ruraux au systme de production entre entreprises qui peu peu se ralise.


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c- De nouveaux rapports sociaux.

C'est le dveloppement du salariat, o les travailleurs ne fournissent plus le produit de leur travail comme les artisans qui possdaient au moins leurs outils, mais les ouvriers mettent la disposition du propritaire leurs capacits de travail.

Ce propritaire possde non seulement les matires premires, les outils et les machines, les locaux de production et enfin les produits du travail quil met en vente sur le march.

Cest le capitaliste au sens traditionnel du terme.

Elments tir de http://membres.multimania.fr/yannickperez/site/prepa%20HEC%20chapitre%202%202000-2001.PDF


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Cette croissance se manifeste par une augmentation continuelle du revenu rel agrg, de la production, de la consommation de biens et de services, non seulement en niveau, mais aussi et surtout par habitant.

A travers les gnrations successives on stait habitu accder un niveau de vie plus de en plus lev.

Ces dernires annes, la successions de crises conomiques et financires, ou encore les questions cologiques ont jet un doute sur le possibilit de la poursuite de ce mouvement, voire sur lintrt mme de ce mouvement.

Doit-on toujours possder plus pour tre plus heureux ? Voir article de K. Rogoff en annexe. Si notre bien tre est relatif, il ne sert rien de vouloir acclrer le rythme de la croissance.

Toutefois, le rythme de la croissance dtermine le niveau demploi et donc du taux de chmage pour un niveau de productivit et de croissance de la population active donne.

Par ailleurs, plus le gteau est large et plus il facile de le partager.

La question de la croissance, de la forme de laccumulation nest pas uniquement lie des phnomnes conomiques, mais galement des phnomnes politiques sociaux et culturels, et institutionnels.


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Selon Max Weber lthique protestante aurait beaucoup jou sur lapparition du Capitalisme.

Cest du Capitalisme moderne que nait cette dynamique daccumulation fonde sur le profit, le calcul rationnel, lorganisation du travail salari au sein dentreprises gre de manire bureaucratique.

Cette dynamique possde galement une origine technique, lapprofondissement de la division du travail dfinie par Adam Smith dans ltude sur les origines et les causes de la richesse des nations.

Les ateliers dont la taille saccrot rgulirement permettent damliorer lefficacit productive grce la spcialisation des travailleurs sur les tches quils matrisent le mieux.

Ceci permet daccrotre le revenu et donc le niveau de dpenses. Ainsi la taille des marchs augmente. Cette dynamique permet un renforcement de la division du travail ce qui gnre une dynamique endogne de croissance.

Les conflits et leur industrialisation progressive constitue galement dimportants acclrateurs de lhistoire conomique en mme quils sont des sources de destructions considrable. La guerre est la quintessence du principe de destruction cratrice de Schumpeter. La guerre est le plus puissant acclrateur du progrs technique et social.


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Les facteurs qui concourent au dveloppement conomique autrement dit ceux qui permettent dassurer une croissance rgulire sur longue priode sont nombreux et souvent difficile runir ensemble.

Ceux-ci tiennent des facteurs techniques, sociaux, politiques et institutionnel.

La croissance sur longue priode, le dveloppement conomique ncessite des transformations structurelles des relations conomiques.

Pour favoriser ces transformations, les institutions dun pays doivent tre solides.

On parle dEtat dveloppeur, ou dEtat stratge. Mais cela ne signifie pas que lEtat soit protecteur des liberts publiques, ou quil soit favorable la mise en uvre de protections sociales.

Mme le plus souvent durant le XIXe sicle lEtat dans les pays occidentaux intervient peu dans les relations conomiques. Il est nanmoins garant de la proprit prive et assure le bon fonctionnement de la justice. Les fonctions rgaliennes.

Mais progressivement les tensions sociales et politiques vont conduire lEtat promulguer des lois sociales et assurer un dveloppement des liberts publiques.

Mais la liaison entre dmocratie et Capitalisme nest pas obligatoire en tout cas de la phase dmergence, cf. Chine.

Par ailleurs


Relation entre le log du pib part t te et l indicateur synth tique des institutions score

Relation entre le log du PIB part tte et lindicateur synthtique des institutions (score)


Cours de croissance conomique l3 micka l cl venot

Le dveloppement conomique correspond concrtement llvation du PIB par tte,

ainsi si la dynamique dmographique est trs leve malgr une croissance importante du PIB, le PIB par tte peut stagner ou mme reculer.

Cest la problmatique malthusienne, qui renvoie elle-mme des dterminants sociaux culturels, religieux et conomiques.

Dans les pays occidentaux, la rvolution dmographique o lon observe une baisse du taux de mortalit infantile associ une rduction du taux denfant par femme aura sans doute contribu la progression du PIB par tte en mme temps quil est lexpression dune amlioration gnrale des conditions de vie.

Mais le processus de dveloppement mobilise des phnomnes cumulatifs si bien quil est difficile de savoir quel facteur particulier se trouve lorigine du processus global.

Dailleurs, il vaut mieux voquer une forme dalchimie o de nombreux facteurs sont prsents ensemble dans des proportions variables en fonctions des pays, des rgions du monde.

Il ne semble ne pas avoir de recette miracle tant le processus de dveloppement est une mcanique complexe.


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Dans ce cours nous tenterons nanmoins dvoquer les facteurs qui contribuent pour certains pays une converger vers des niveaux de dveloppement lev. LE cas des pays de lOCDE.

Parmi les pays de lOCDE, les pays les plus riches au dbut du 20me sicle (Australie : 1,4% par an entre 1900 et 1987, RU : 1,4%, EU : 1,8%, PB : 1,7% et B : 1,6%) ont une croissance du revenu par habitant relativement plus faible que celle des pays de lOCDE les moins riches au dbut du 20me sicle (Japon : 3,1% par an entre 1900 et 1987, Finlande : 2,6%, Norvge : 2,6%) :

les carts de revenu se sont rduits entre les pays de lOCDE.

Cette mcanique peut-tre reprsent par le modle Solow de convergence absolue

et surtout par le modle de convergence relative pour expliquer la prsence de club de convergence ou mme labsence de convergence.

Pourquoi, certains autre pays sont dans le sous-dveloppement, les PMA


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Certains pays sont devenus relativement plus riches et semblent le rester alors que dautres sont toujours pris dans des trappes pauvret.

Les ingalits de revenus entre les pays les plus riches et les plus pauvres persistent.

Cela amne dfinir la notion de club de convergence pour dsigner le phnomne de la convergence des pays les plus riches (Baumol, W. J. 1986) :

les pays membres de lOCDE font partie des gagnants de la croissance conomique.

choisir les pays membres de lOCDE introduit ce que lon appelle un biais de slection :

on dfinit un groupe ou club de pays en fonction de leurs bonnes performances conomiques.

Pour viter ce biais il faudrait choisir les pays sur dautres critres que leurs performances conomiques.

Pour une critique de larticle de Baumol : De Long, JB. 1988. Pour approfondir cette notion de Club de convergence, cf. le site de J. Bradford DeLong : http://www.j-bradford-delong.net/


Relation entre l idh et l indicateur synth tique des institutions score

Relation entre lIDH et lindicateur synthtique des institutions (score)


Les secteurs institutionnels les plus significatifs

Les secteurs institutionnels les plus significatifs

  • Environnement des entreprises

  • Modalit dintervention de ltat

  • Institutions sociales et socitales


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Tableau retraant la corrlation des variables laxe 1.


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Dans le cours nous aborderons le modle de reproduction largie de MARX comme rponse critique la loi des dbouchs de J-B.Say

Le modle Harrod Domar comme prolongation du modle de Marx

le modle Solow, les tentatives dexplication des rsidus du modle de Solow, les facteurs exognes issus des travaux de Maddison,

Tendances et contre-tendances dans le modle marxien, la possibilit dune croissance quilibre

les modles post-keynsiens de Kaldor et Pasinetti en conomie ferme et ouverte.

Quels exemples de modle de croissance endogne Romer

Puis nous voquerons des problmatiques contemporains touchant lactualit lie la croissance

Consquence des crises de la dette dans la zone euro, consquence de la mondialisation sur la croissance. Quelles solutions sont proposes pour rehausser le niveau de la croissance potentielle franaise ?

vocation des limites de la croissance, la croissance pour quoi faire ?


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Chapitre II

Les reprsentations de la croissance

dans la pense conomique

Introduction

A. Les bienfaits du progrs technique chez A. Smith.

B. La croissance pessimiste de Ricardo et Malthus.

C. La reproduction largie de Marx : est-ce la croissance ?

D.Linnovation Schumptrienne.

E. La croissance globale aprs la Thorie gnrale.


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  • Thme central de louvrage Une enqute sur la nature et les causes de la richesse des

  • nations (1776) est le dveloppement conomique : tudie les facteurs de longue priode qui

  • gouvernent la croissance de la richesse des nations. Richesse : flux au sens de revenu.

  • Analyse qui a fait la renomme de Smith, fil conducteur de son principal ouvrage. Pose les principes de la pense conomique du 19me sicle, du moins ceux par rapport auxquels les conomistes prendront position.

  • Le rle de du capital

  • Croissance est le rsultat de variables exognes et endognes.

  • Variables exognes : - Les institutions : permettent la scurit des changes, assurent scurit des individus.

  • Baissent les cots de transaction donc des changes.

  • Les individus ne peuvent les influencer ;

  • Les ressources naturelles.

  • Donnes gologiques, mtorologiques, etc. influencent la richesse des individus mais les individus ne peuvent les modifier.

http://www.cerdi.org/uploads/sfCmsBlog/html/29/macrodynamique%200910%20intro.pdf


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  • Environnement politique, naturel = variables exognes.

  • Variables endognes :

  • La population, la main doeuvre : dpendent du capital. Les salaires sont du capital avanc par les capitalistes aux salaris ( capital circulant ). Salaires du march gravitent autour du salaire naturel i.e. le salaire de subsistance qui est exogne ;

  • Laccumulation du capital est le moteur du progrs conomique. Le capital, dont laccroissement est dtermin par lpargne. Lpargne est ncessairement gale linvestissement (loi des dbouchs),

  • pas de sous-consommation i.e. dinsuffisance de la demande. pargne dpend du rendement des capitaux investis, le taux de profit. Existence dun taux naturel de profit. SI taux du march suprieur au taux naturel alors investissement net positif et accroissement de capital et inversement ; sannule quand taux de profit gaux. Taux de profit diminue avec stock de capital donc tendance la stagnation ;

  • A LT : Stock de capital naugmente plus de mme que la population qui est stationnaire.


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B. La division du travail : lopulence nat de la division du travail

Tendance la stagnation nest cependant pas inluctable : aucun pays nest parvenu au degr dopulence qui rend invitable ltat stationnaire.

Existence mcanisme qui propulse lconomie vers la croissance : repose sur la division du travail.

Exemple de la fabrique dpingles : la division du travail permet de raliser des gains de productivit.

Habilet travailler => conomie de temps do progrs technique. Division du travail cependant limite par la taille du march : rien dautre ne limite lextension de la spcialisation sinon le volume de la production qui peut tre coul, sinon le revenu


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La division du travail est la consquence de lchange.

Individus ont un penchant naturel changer . Le penchant changer pousse dadonner une activit particulire et dy exploiter ses aptitudes particulires afin de dgager un surplus qui pourra tre chang (concept davantage comparatif dclin sur le plan individuel).

La croissance qui accrot le revenu favorise donc lextension du march qui stimule la division du travail.

Tendance la rduction de lauto-production et rciproquement accroissement des changes marchands.

Les gains de productivit raliss par la division du travail permettent un accroissement des revenus et donc la croissance.

Existence mcanisme pour une croissance auto-entretenue fond sur le triptyque, march, prix, main invisible


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La division du travail limite par ltendue du march

La facult dchanger qui donne lieu la division du travail, mais laccroissement de cette division est limite par ltendue de la facult dchanger, ou, en dautres termes, par ltendue du march.

Si le march est trs petit, personne ne sera encourag sadonner entirement une seule occupation, faute de pouvoir trouver changer tout le surplus du produit de son travail qui excdera sa propre consommation, contre un pareil surplus du produit du travail dautrui quil voudrait se procurer. Source : Smith, A. 1776, Livre I, chapitre III

La division travail permet un accroissement de la productivit qui incorpore du progrs technique. Laccroissement de la productivit augmente les gains lchange donc les revenus.

Laccroissement de la productivit accrot les changes (marchands). Elle favorise donc lextension de la sphre marchande qui elle-mme est gnratrice dune division accrue du travail.

Le processus de croissance se caractrise donc par accroissement du capital, un accroissement du revenu et du progrs technique.


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Modle de croissance Smith

Le modle croissance de Ricardo est moins optimiste.

Son questionnement est li des problmes de rpartition des revenus et leurs consquences sur le niveau daccumulation du capital.

Cest la question du libre change qui est pose.

La croissance bute sur la limite des facteurs de production disponibles. On retrouve ici une ide de Maltus.

Laugmentation de la croissance ncessite une augmentation des facteurs de production et particulirement du travail.

Les salaires gravitent habituellement autour du niveau de salaire de subsistance qui permet tout juste la reproduction de la force de travail.


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David Ricardo est n Londres le 19 avril 1772. Il vit dans une famille dorigine sfarade portugaise. Son pre, courtier en valeurs et marchandises linitie trs tt lconomie pratique et DR travaille dans ce secteur 14 ans.

Intgr la socit anglaise, il se marie avec une protestante ce qui le conduit rompre avec sa famille attache aux traditions hbraques. Il doit alors stablir son compte et faire fortune par son aptitude mener des oprations

boursires.

A vingt-cinq ans, il a assez dargent pour se retirer des affaires ; il faut attendre 1809 pour quil publie. En 1815, avec la parution de son Essai sur linfluence du bas prix du bl sur les profits on constate que Ricardo a tendu sa rflexion conomique la plupart des grands problmes du capitalisme anglais.

En 1817, Ricardo va enfin crire et publier son chef duvre danalyse conomique : Principes de lconomie politique et de limpt. Dans ce texte, il dveloppe une thorie originale de la rente et des changes internationaux. Il prend parti pour la valeur travail qui est le socle de sa thorie.

Le travail est, comme toute marchandise, mesur par son prix de revient. La valeur du travail varient court terme (en fonction de loffre et de la demande) elle constitue donc une aussi mauvaise mesure que le bl. A long termes elle varie en fonction des biens achets par les salaires.


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Laugmentation des besoins de main duvre ncessite de mobiliser de plus en plus de terres pour produire les biens salariaux.

Mais les terres mobilises en premier sont a priori les terres les plus productives. Plus la masse des salaires augmentent et plus les terres cultiver sont mauvaises, de rendements plus faibles.

Cest le principe de la baisse de la productivit marginale qui simpose ici. Le rendement factoriel du facteur variable, le travail, est dcroissant.

Les progrs dans lagriculture ne sont pas senss permettre daller lencontre de cette rduction tendancielle des gains de productivit et des profits.

La rduction de la fertilit des terres misent en culture accrot la rente foncire et rduit les profits.

Le motif daccumulation tant motive par le profit, laccumulation ne progresse plus, la croissance cesse. Cest ltat stationnaire!

Le libre change peut temporairement remettre en cause ltat stationnaire en rduisant le prix des biens alimentaires qui entrent dans la composition du prix du salaire de subsistance.


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Cest pour cette raison que Ricardo est favorable la libralisation des changes commerciaux sur le bl. Les Corns laws. (1846)

Lide est de rduire le prix des biens salariaux de faon favoriser lmergence dun avantage comparatif dans le secteur industriel

En rduisant les protections octroyes au secteur agricole.

Comme les rendements dcroissants (en agriculture) rendent plus coteux la production dune unit supplmentaire de produit.

Et que le prix des produits agricoles dpendent des conditions de production les moins favorables. Les prix produits agricoles doivent augmenter.

Les propritaires des terres les plus fertiles peroivent donc une rente . Cest--dire la diffrence entre leur produit moyen et le produit marginal.

Plus le prix des produits agricoles est lev, et plus la rente est importante.

Hypothses de Ricardo, les productivits marginale Pm et moyenne PM sont linaires positives et dcroissantes


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  • Travailleurs reoivent des salaires (de subsistance) consomms intgralement ;

  • - Propritaires fonciers peroivent la rente foncire consomme intgralement ;

  • Capitalistes qui dtiennent le capital constitu davances ncessaires la subsistance des travailleurs pendant la priode production.

  • Ils retirent un profit de leurs activits de production qui est rinvesti. Do limportance du taux de profit pour laccumulation et la croissance.

  • Produit exprim en bl (numraire), salaire exprim en bl (OW) : bl = capital circulant, bien de consommation, est la fois intrant et produit.

  • Intrant composite est du capital et travail car combins en proportions fixes.

  • Demande de travail dpend du stock de capital constitu notamment davances pour les salaires. Celles-ci constituent le capital circulant.

  • Le salaire naturel de subsistance est exprim en termes de bl.


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A mesure que la productivit marginale dcrot, la rente augmente.

La Rente dpend de lcart entre les productivits moyenne et marginale,

Plus la dcroissance des rendements est rapide, plus la rente foncire augmente.

Conclusion ricardienne importante qui fonde lconomie politique, la rpartition des revenus entre les classes sociales modifie le rythme daccumulation du capital.


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Activit de production donne un produit rparti entre salaires, rentes et profits.

Produit : OEAM = OCDM ;

Rente : AEB ou ABCD ;

Salaires : OM.OW ;

Profit : OM.(AM-KM).


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Capital et travail combins en proportions fixes intrant) : laugmentation des outils entrane une augmentation de la demande travail (capital circulant) dans la mme proportion.

Les Outils disparaissent au cours de la priode de production : capital = capital circulant. Do le taux de profit dfini comme le rapport profit / salaire (avances en salaires) :

Tant que r suprieur 0 (ou une quantit strictement positive reprsentant la rmunration minimale des capitaux investis accepte par les capitalistes) les capitalistes accumulent puisque toute lpargne est investie (pas de thsaurisation).

Toute accumulation de capital reprsente une augmentation de la demande de travail donc OM augmente. Accumulation entrane augmentation rente (rendements dcroissants), donc baisse profit.

Ainsi il arrive un moment o les profits atteignent un niveau jug minimum par les capitalistes qui ne les incite plus investir : on finit par avoir AM = KM = SM, taux de profit nul.

Laccumulation cesse, lconomie est ltat stationnaire, contrainte par la disponibilit des ressources.


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A lorigine du phnomne se trouve lopposition entre deux mouvements qui apparaissent inluctables et incontrlables lpoque : dune part, la croissance dmographique et, dautre part, les rendements dcroissants de la terre.

Laccroissement de la production provoque une hausse de la demande de travail, qui implique une hausse des salaires.

Cette amlioration des conditions de vie conduit une croissance de la population.

Celle-ci implique une hausse de la demande de produits agricoles.

La production agricole augmente. Toutefois, les terres mises en culture pour augmenter la production se heurtent des rendements dcroissants.

Le cot de production et donc le prix des denres agricoles augmentent. Il en rsulte que les propritaires des terres les plus fertiles bnficient de rentes ; en revanche, les profits des industriels diminuent, la part des salaires restant constante dans le revenu national.

Les profits diminuent, linvestissement baisse bloquant la croissance.

Le commerce international et le libre change peuvent retarder lchance mais cette solution ne peut-tre que de court terme


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Travail direct, travail indirect.

La valeur dchange des marchandises produites [est] proportionnelle au travail consacr leur production ; non pas uniquement leur production immdiate, mais la production de tous les instruments ou machines ncessaires pour mettre en action le travail particulier auquel ils sont appliqus p.63 Ricardo

Cest la diffrence entre travail direct et indirect.

Le capital est produit par du travail pass (indirect) qui est redonn en parti aux produit en formation. Cest lamortissement du capital.

Le travail direct met en uvre le capital dans la production de produits.

La valeur dchange dune marchandise reflte sa difficult de production, et il faut pour la dterminer, prendre en compte les marchandises qui servent la produire.

Cette difficult est exprime par la quantit de travail direct et indirect que cette production requiert


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  • Vi = l0i + l(-1)i + l(-2)i + + l(-t) i

  • La valeur dune marchandise va donc tre compose du travail direct L01 et de travail indirect port par les matires premires et le capital que du travail pass contribu produire.

  • La valeur de la production V

  • Cest la somme des quantits des

  • X biens multiplis par leur valeur dchange (v) de ces X biens

  • Y reprsente la valeur cre par le travail (direct) de la priode courante

  • C reprsente la valeur transmise par le travail pass incorpor


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C constitue la partie du revenu qui ne peut tre distribu car il sagit de lamortissement qui permet la reconstitution du capital pour enclencher un nouveau cycle de production.

Le revenu national peut tre divis en trois en fonction des classes sociales: salaires (W), profits () et rente (T).

Comme la dernire terre mise en culture est la moins productive

vi = li quantit de travail direct et indirecte la plus leve. La rente globale va tre gale :

L0 quantit totale

de travail direct


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De (5) et (6) on tire :

T=Y-L0

partir de (4)

(7) W+=L0

Aprs dduction de la rente globale, le revenu national divis en salaires et profits est gal la quantit total de travail direct employ dans lconomie

Celle-ci tant une grandeur donne, la rpartition est une relation inverse entre salaires et profits

Les capitalistes et les travailleurs salaris sont deux classes fondamentales (les propritaires fonciers sont en position drive)

Leurs intrts sont opposs


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La dtermination des salaires

Les salaires sont dtermins en premier. Les profits constituent un reliquat.

Elle dpend de la quantit de travail employ L0 et du salaire annuel par travailleur (w)

Donc la masse des salaires: W= L0*w

partir de lquation 7 on peut rcrire :

(9) = L0*(1-w)

Pour une quantit donn de travail employ dans lconomie la masse des profits varie en raison inverse du taux de salaire. Celui-ci dpend des quantits de biens de subsistance qui constitue la consommation des salaris et de sa famille

De la valeur dchange de ces biens

Le salaire correspond la quantit des biens salaires (q) multipli par leur valeur dchange


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le taux de profit ne peux jamais crotre, si ce nest sous leffet dune baisse des salaires, et que lon ne peut avoir de baisse durables des salaires, si ce nest la suite dune baisse des prix des biens ncessaires dans lesquels les salaires sont dpenss p.151 Ricardo

Comme les prix des biens salaires voluent en fonction de leur difficult de production. Les profits voluent en sens inverse des difficults de production.

Les profits accumuls servent accroitre la production, mais laugmentation de la production tend rduire les profits car elle suppose une augmentation des travailleurs employs.

Ceci ncessite la mise en culture de plus de terre de moins bonne productivit

Ce qui accrot le prix des biens salaires, qui rduit les profits et donc laccumulation, puisque cest le profit qui motive laccumulation capitaliste.


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Si on suppose un amortissement linaire du capital (c) La valeur du capital est gale : K= C(1/c)

Les avances en capital porte sur les salaires et le capital le taux de profit vaut donc :

(11) r = /(W+K)

Le taux de profit ne dpend au final que de lvolution respective des salaires et du profit c est un paramtre fixe et K est donn.

Le taux de profit dpend du taux de salaire et de K/L0 qui mesure lintensit capitalistique. Plus on emploi de capital et de matire premre par rapport K et plus K/L0 sera lev.


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Le taux de profit dpend donc de lintensit capitalistique et du taux salaire.

Si K/L0 diminue, lvolution de r est indtermine

Si K/L0 augmente, le taux de profit diminue

Mais pour Ricardo le progrs technique ne saurait contre-balancer leffet de laugmentation des prix des biens salariaux.

Ltat de croissance stationnaire bien que lointain et invitable, le commerce international et le progrs techniques ne peuvent ralentir sont avnement que de manire temporaire.


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Malthus

Malthus est n en 1766 Roockery, marqu par linfluence de son pre, disciple de Condorcet de Godwin (1756-1836) et de J.-J. Rousseau.

Homme dglise, Malthus est charg de laide aux pauvres dans sa commune ; les mauvaises rcoltes de 1794 1800 engendrent misre et dtresse, et frappent son imagination.

Il crit, en 1796, un opuscule La crise qui prend position en faveur de la justice sociale et propose de dvelopper le systme dassistance publique aux pauvres, loi de Speenhamland poor law

En 1798, parat un pamphlet : Essai sur le principe de population et comment il intresse lamlioration future de la socit.

Malthus y dveloppe sous une plume anonyme les principaux arguments de ce quon appellera plus tard le malthusianisme.

Il affirme que les subsistances ont tendance crotre moins vite que la population et quen consquence les lois sur les pauvres et lassistance sont condamnes lchec, car elles favorisent la multiplication des plus pauvres.

Sa rencontre Avec David Ricardo pousse Malthus faire oeuvre de thoricien.


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(1756-1836)


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Ses talents en ce domaine vont se rvler en 1820 dans les Principes dconomie politique considrs dans le rapport de leur application pratique.

Cet ouvrage labore une thorie de la croissance et du dsquilibre qui annonce celle de Keynes qui en 1933 dans un essai de biographie de Malthus le rhabilite.

Malthus reprsente le fondateur de lconomie positive, car il runit des statistiques et tente de fonder ses analyses sur lobservation des faits.

Lanalyse malthusienne est fonde sur lide des rendements dcroissants de la terre, cest une analyse marginaliste.

Malthus est assez pessimiste sur la possibilit daugmenter par le progrs technique les quantits de nourriture disponibles.

Le contrle des naissances devient donc une condition ncessaire pour assurer le minimum de subsistance.

Il en rsulte une vision dterministe et sombre de lconomie : secourir les pauvres cest en fait accrotre la pauvret.

Malthus dfend lcole gratuite et obligatoire, car cest pour lui le meilleur moyen de lutter contre la pauvret, on retrouve les racines philosophiques de Rousseau.


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Maltus et Ricardo ont la mme vision de ltat stationnaire provoqu par la baisse des rendements dans lagriculture. Pour autant ils sopposent sur la question du libre change.

Pour Ricardo, celui-ci doit permettre de ralentir lavnement de ltat stationnaire, cest linverse pour Maltus.

Comme pour Maltus, laugmentation de la production conduit se rapprocher de ltat stationnaire.

Et que la monte des prix agricoles ralentie la production globale car les rentiers naccroissent pas la production, ils ne font que dpenser.

Le maintien des barrires douanires en favorisant la monte des prix agricoles ralentie laccumulation du capital.

Les capitalistes ont des profits plus faibles. Comme une partie des profits est pargne pour laccumulation. Ceci conduit limiter la dynamique daccumulation du capital

Cest laccumulation du capital qui entrane une augmentation de la production de biens. La limitation des profits est donc une bonne chose.


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Par ailleurs, pour Maltus plus loffre est importante et plus elle aura de mal trouver de dbouchs.

Finalement, laugmentation des rentes permet dquilibrer loffre et la demande.

Le rle social des rentiers est donc de permettre labsorption de la production en vitant les crises de surproduction.

Les corns law permettent de maintenir le prix du bl des niveaux levs,

Ceci gonfle les rentes et limite les profits.

On vite galement les mises en jachres des terres les moins fertiles

Malthus souligne le risque de crise, combat la loi de Say reprise par Ricardo et affirme que lexcs dpargne peut engendrer des crises.

Il soutient limpact du facteur humain (ducation et habilit haussent le salaire rel) et affirme que la demande stimule loffre.


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La loi de Say est accepte par Ricardo pas par Maltus

La loi de Say : loffre globale de produits se dcompose en revenus qui sont intgralement dpenss et suscite une demande globale de valeur quivalente.

Loffre cre sa propre demande.

Temporairement, des dsquilibres sectoriels peuvent apparatre mais l o le demande est insuffisante, laccumulation sera rduite en raison de la baisse du taux de profit.

Rciproquement, l o la demande est plus forte, les prix seront suprieurs aux prix de lquilibre naturel.

La hausse des profits dans ce secteur va entraner un surcrot dinvestissement qui va contribuer rtablir lquilibre.

Laiguillon de la concurrence et des profits doit permettre aux marchs de retrouver son quilibre global.

Ainsi, le rle de consommateur en dernier ressort des rentiers na pas de sens alors que le libre change permet de contrecarrer la baisse tendancielle du taux de profit.


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Pour autant la dynamique de suraccumulation dcrite par Maltus va tre reprises par Marx et endosse par Keynes avec la notion de demande effective.

Le dbat entre Ricardo et Maltus marque une tape importante de lanalyse macroconomique.

En effet, en dpit des concepts dsuets comme le salaires du subsistance ou la baisse des rendements de la terre.

Cest la controverse entre une dynamique conomique fonde sur loffre du ct de Ricardo ou du ct de la demande pour Maltus qui va structurer la dbat macroconomique moderne.

Finalement, cest Ricardo qui va lemporter pour des raisons thoriques/techniques et politiques.

Il y a une cohrence dans le systme ricardien plus forte que dans la reprsentation de Maltus.

Par ailleurs, les industriels prennent lascendant sur les propritaires fonciers en cette priode dindustrialisation du RU.

En cette priode le pouvoir salarial est encre loin de pouvoir simposer, cest donc les thories de loffre qui simposent.


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Il soutient limpact du facteur humain (ducation et habilit haussent le salaire rel) et affirme que la demande stimule loffre.

Pour Malthus, il est vident que laccroissement de la population ne peut suffire pour provoquer la croissance conomique.

La multiplication des besoins nentrane pas la production dun plus grand nombre de biens.

Condition premire : pour que le travailleur demande des produits, encore faut-il que quelquun demande le travailleur.

Malthus pense ainsi que laugmentation de la population correspond laugmentation de la demande effective, qui dans lesprit de Malthus est gale une augmentation de lemploi.

On peut dire que Malthus fait de la quantit demploi dont une nation dispose, la source de sa richesse et de son dveloppement.


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Sur lpargne, en opposition Ricardo, Malthus a dvelopp son ide fondamentale :

laugmentation des produits obtenue avec un plus grand nombre douvriers productifs provoque une augmentation des prix, qui a pour rsultat de diminuer lpargne.

Laccumulation et lpargne ne peuvent tre les seuls facteurs de la croissance conomique parce que, dune certaine faon, partir dun certain moment, lpargne se dtruit elle-mme.

Malthus reconnat le rle de linnovation : machines et inventions favorisent le progrs conomique, mais Malthus na pas une foi sans limites dans les machines.

Il considre que sans extension de dbouchs, les machines ne sont pas utiles.

Lemploi des machines est avantageux seulement dans la mesure o la baisse du prix des produits est telle que la demande augmente et que la valeur de la masse des produits est plus grande que la valeur de la masse des produits avant lintroduction des machines.

Lconomie de main-doeuvre due aux machines serait compense par laugmentation de la demande (phnomne de dversement).


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Pour le progrs, le raisonnement de Malthus est le suivant : cest laccroissement des subsistances qui dtermine le bonheur des hommes.

Malthus reconnat que dans le cas de laugmentation de la richesse par laccroissement des produits industriels, les salaires augmenteront, mais si les salaires augmentent, le prix des denres crotra dans la mme proportion et le bonheur des hommes ne sera donc pas amlior.

En bref, le bonheur des ouvriers augmente lorsque les produits saccroissent dans lagriculture, mais celui-ci naugmente pas lorsque les produits connaissent une hausse uniquement dans lindustrie.

La thse malthusienne repose sur lide dune richesse nationale croissant des rythmes divers suivant les pays. " Chez la nation qui se serait voue lagriculture, le pauvre vivrait avec plus daisance et la population crotrait rapidement ;

chez celle qui se serait adonne au commerce, les pauvres auraient fort peu amlior leur sort et en consquence, la population resterait stationnaire ou crotrait fort lentement ".


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Il y a ainsi aussi au sein dun pays des antagonismes entre les groupes : il existe une opposition entre les entrepreneurs et les ouvriers.

En priode de croissance conomique, la condition des ouvriers ne samliore pas

ce sont les entrepreneurs qui tirent avantage de la croissance conomique, car leurs profits augmentent.

Malthus insiste avec force sur limportance de la distribution des changes.

Lchange doit lever la valeur de tout produit en permettant de cder un bien dont on a moins besoin contre un autre dont on a un plus grand besoin.

Le commerce intrieur a donc pour effet daugmenter la valeur des produits et Malthus pense que cest un bien car la baisse de la valeur cest--dire la baisse des prix entranerait le chmage.

Malthus est favorable au commerce intrieur et extrieur, non seulement parce que le commerce permet daccrotre les quantits, mais encore parce que le commerce permet daccrotre la valeur changeable des produits.

Cest pour cette raison quil est oppos au commerce international


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Chez Malthus une interaction entre un bien rare et lvolution des techniques est lorigine de la dynamique conomique.

On peut donc penser que Malthus a t lorigine des notions de pilotage de la croissance, suivant la logique :

laugmentation de la population impose la mise en valeur de nouvelles terres et lexploitation plus efficace de celles qui sont dj en culture, ce besoin peut induire une recherche dinnovation dans les techniques agricoles.

Ceci peut donc crer un cercle vertueux tant que linnovation sera encourage par le soutien terme dune plus forte demande.

De fait, cette analyse est trs proche des thories modernes de la macro-conomie.

Thomas-Robert Malthus est clairvoyant, comme Adam Smith, il essaie de dcrire les stimulants de la croissance conomique, mais il est plus systmatique quA. Smith car il possde un schma dynamique : le principe de la population.


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Le trait le plus original est de mettre laccent sur la demande effective dans lanalyse de la croissance dune part.

La demande effective : une demande faite par ceux qui ont les moyens et la volont den donner un prix suffisant .

Insuffisante pour assurer l'coulement des biens produits. Epargne excessive => sous consommation

Possibilit dinvestissement de lpargne mais besoin dune demande suffisante sur les biens produits.

Recommandations

Morceler la proprit foncire au profit d'un grand nombre de propritaires et l'entretien de consommateurs improductifs

Lapprobation des dpenses somptuaires des rentiers.

Demande = rle essentiel dans la dtermination du niveau demploi

Les considrations que Malthus dveloppe au sujet de la sous-consommation des riches propritaires fonciers annoncent incontestablement l'analyse keynsienne de la propension marginale consommer, fonction dcroissante du revenu.


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Surtout, le principe keynsien de la demande effective est clairement pressenti.

Niveau de lemploi fix au point o le prix de demande anticip par les entrepreneurs pour leur production est gal leur prix d'offre

=> remboursement des frais + profit

Malthus explique que les manufacturiers et les fermiers ne sont encourags produire que pour autant qu'il existe des consommateurs prts payer

Ils doivent en avoir les moyens et la volont, un prix suffisant, c'est--dire un prix qui assure aux producteurs le remboursement de leurs frais et le paiement d'un profit.

Principe de subsidiarit:

Pour Malthus cest aux paroisses daider les pauvres, pas lEtat car a aggrave les problmes.

Dailleurs laide est proportionnelle au nombre denfants, donc a les encourage se reproduire. Pour Malthus il faut casser ce lien et duquer les gens

Lintervention de lEtat est condamnable car elle vient den haut, cest le problme des paroisses. Malthus est partisan du protectionnisme qui est rclam par des acteurs de terrain.


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Malthus a vu que la croissance ne peut tre continue sans quil y ait un accroissement de la demande ;

il a aussi soulign et cela est plus fondamental encore, que cet accroissement de la demande nest pas spontan.

La premire chose dont on a besoin cest la demande effective des produits. Pour produire, il faut constater une demande. La demande prcde la production.

Ce qui dtermine la productivit agricole ce nest pas que la fertilit du sol. Les producteurs ne peuvent pas manger de manire infinie. La demande alimentaire dtermine la production.

Quest ce qui dtermine le niveau de cette demande ?

La division de la proprit foncire (la rpartition de la proprit du sol).

Le commerce intrieur et extrieur.

Lentretien du consommateur improductif

Le facteur dterminant cest la demande.

http://ensd1.hautetfort.com/media/02/00/917223916.pdf


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L'analyse de Malthus connat un regain d'actualit au XXe sicle quand les pays en dveloppement entrent dans la premire phase de leur transition dmographique.

Le concept de trappe malthusienne est alors dvelopp par l'conomiste Harvey Leibenstein dans les annes 50:

la croissance de la population bute sur la contrainte des subsistances dans les pays les moins avancs, qui ne parviennent pas, la ration alimentaire tant trop faible, sortir du sous-dveloppement en raison d'une pargne et d'une productivit du travail insuffisantes.

Ester Boserup lui oppose la thse de la "pression cratrice", o la forte densit de population joue un rle majeur dans le progrs technique


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Lactualit du malthusianisme

La croissance de la population mondiale devrait conduire une recrudescence des tensions politiques et sociales, voire des guerres

en raison de la monte des prix des matires premires


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Index = 10 ^ ( ( log10([01]) + log10([02]) + log10([CC] / 22.046) + log10([HG]) + log10([C2]) + log10([06]) + log10(([30] * 1.2) + 10) + log10([LH] * 100) + log10([09]) + log10([10]) + log10([11]) + log10([12] * 100) + log10([13]) + log10([BO]) + log10([57] * 100) + log10([LC] * 100) + log10([17] * 100) + log10([18]) + log10([54] - 40) + log10( ([MW] + [KW]) / 2 ) + log10([22]) + log10([23]) + 2.99087 ) / 22 )

01 = Burlap 02 = Butter CC = Cocoa HG = Copper Scrap C2 = Corn 06 = Cotton 30 = Hides LH = Hogs 09 = Lard10 = Lead Scrap 11 = Print Cloth 12 = Rosin 13 = Rubber BO = Soybean Oil 57 = Steel Scrap LC = Steers 17 = Sugar18 = Tallow 54 = Tin MW = Minneapolis Wheat KW = Kansas City Wheat 22 = Wool 23 = Zinc


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Ce que peroit Mathus cest la transition dmographique sans bien se rendre compte quil sagit dune transition et non pas dun tat stable dexplosion dmographique


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La version dynamique de la loi de population

Selon ce schma la socit voluerait entre priodes de prosprit et priodes de misre avec une rgulation naturelle

Par les guerres, les famines et les pidmies qui rtablissent la dynamique de population en dessous de la dynamique productive des biens de consommation.


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Le printemps arabe peut tre peru comme une manifestation de ces mcanismes o une population jeune nombreuse indiquant une dynamique dmographique fait face la monte du prix des matires premires conduit des explosions sociales.

Beaucoup dautres facteurs entrent en lignes de compte, facteurs politiques vieillissement des lites, etc.

Nanmoins on peut reconnatre un facteur dclenchant dans lexplication malthusienne, la hausse des prix des denres alimentaires

La rvolution franaise elle-mme rpond certains de ces mcanismes avec les mauvaises rcoltes de 1788.

Si des mcanismes du type des crise dancien rgime, des crises en lien avec les facteurs doffre, des crises de sous-production apparaissent rgulirement.

La caractrisation principale des conomies dveloppe nen demeure pas moins les crises de surproduction. Maltus ce place dailleurs du ct de la demande pour expliquer les conditions de loffre.

Jusqu prsent aucune crise en lien avec des facteurs doffre (choc ptroliers, hausse du prix des matires premires) na dfinitivement remis en cause la dynamique daccumulation du Capitalisme.


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Des menaces apparaissent, rchauffement climatiques, raret sur les matires premires mais jusqu prsent ces tensions ont donn lieu

soit des changements de comportements

soit des innovations technologiques qui ont permises de surmonte ces difficults.

Les scnarios la Mad Max sont demeurs jusqu prsent de la science fiction

Pour Malthus : au nombre des causes fondamentales ncessaires qui influent sur la richesse des nations il faut incontestablement mettre au premier rang celle qui ont un rapport la politique et la morale

De ce point de vue, on peut parler dconomie chrtienne puisque ici cest la thologie qui guide la morale.

LEssai sur la population a t critiqu par Marx qui reprochait louvrage de conforter la bourgeoisie anglaise sopposer lamlioration de la lgislation sociale.


Marx de l instabilit de courte la crise long terme

Marx de linstabilit de courte la crise long terme

La reproduction simple caractrise la situation conomique des pays occidentaux jusquau tournant du XVIIIe sicle.

En dpit dun progrs sculaire dans lagriculture, celui-ci nentrane pas de modifications majeures du fonctionnement de lactivit conomique.

Reprsenter le fonctionnement de lconomie comme un perptuel recommencement peut donc apparatre comme raisonnable.

Cest la reproduction simple, ou lpargne accumule dans le cycle de production prcdent sert juste financer lamortissement du capital.

Il ny a pas daccumulation supplmentaire mais reproduction simple.

Avec la premire rvolution industrielle, puis les rvolutions institutionnelles, le monde change qualitativement.

Lconomie dgage un surplus qui permet daccroitre rapidement les capacits de production.


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On entre dans lre de la croissance. Cest de cette transformation que va rendre compte Marx travers la reproduction largie et des difficults quelle pose pour tre maintenue sur longue priode.

Matrialiste, Marx, pense que l'histoire du Capitalisme une fin, que la dynamique conomique tend vers la grande crise en raison dune baisse tendancielle du taux de profit.

Pour faire face la concurrence quils se livrent, les capitalistes sont contraints daccroitre la concentration du capital.

Laccroissement de lefficacit productive face la rduction des dbouchs conduit une nouvelle vague de concentration par faillites.

Par ailleurs, comme la plus-value nest extraite que du travail. Laccroissement de la composition organique du capital conduit immanquablement une baisse du taux de profit couple la pauprisation des masses cela conduit des crises rvolutionnaires.


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  • La pense de Marx est complte, puisquelle propose un systme intgrant, sans les dissocier, philosophie, histoire et conomie.

  • Le sous-systme philosophique

  • Toute loeuvre de Marx constitue une critique de lconomie politique, qui dcrit le mode de production bourgeois (le capitalisme). Cette critique repose sur le constat dune alination (au sens de divorce avec la nature humaine) gnrale, associe ce mode de production.

  • lalination :

  • Le rgime de proprit prive prive le travailleur du fruit de son travail.

  • Dans ce mode de production, louvrier est assimil une force de travail ; il est trait comme une chose (dshumanisation), comme un simple instrument de travail, sans intressement au travail (dpossession) et tranger au travail (dpersonnalisation).

  • De plus, le mode de production capitaliste gnre une grande misre ouvrire. Ce sont les ingrdients de lalination de louvrier.


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Pour le capitaliste, lalination consiste en un dprissement des sens physiques et intellectuels, remplacs par un sens de lavoir.

Lalination, selon Marx, ne saurait tre combattue par lEtat, dans la mesure o il est lui-mme un instrument de la classe dominante (les capitalistes) et participe donc de lalination de ces derniers.

Lavnement du communisme, dont le programme est labolition de la proprit prive et le dprissement progressif de lEtat,

aprs une phase prparatoire de dictature du proltariat, est alors ncessaire pour permettre la rconciliation de lhomme avec la nature.


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  • Le matrialisme historique :

  • Paralllement ce concept dalination, Marx donne un clairage particulier sur le mode de production capitaliste. Le marxisme est aussi une philosophie de lhistoire : le matrialisme historique et dialectique.

  • Premire relation :

  • Seconde relation :

  • Synthse : Le mode de production de la vie matrielle conditionne le processus de vie sociale, politique et intellectuelle en gnral :

  • Ce nest pas le conscience des hommes qui dtermine leur tre ; cest inversement leur tre social qui dtermine leur conscience.

les hommes nouent des rapports dtermins, ncessaires, , rapports de production qui correspondent un degr de dveloppement dtermin de leurs forces productives matrielles Lensemble de ces rapports de production constitue la structure conomique de la socit

sur laquelle slve une superstructure juridique laquelle

correspond les formes de conscience sociale dtermines.


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Mais ce dterminisme est fig dans cette expression seule ( ce stade, lhomme est priv de tout libre arbitre).

A un tat des forces productives correspond une organisation sociale et une seule, une conscience sociale et une seule.

Or, Marx considre que le matrialisme historique est dialectique. Autrement dit, il existe des forces contraires susceptibles de rompre lquilibre prcdent :

Prem. force contraire : A un certain stade de leur dveloppement, les forces productives matrielles entrent en collision avec les rapport de production

http://sebastien.rouillon.pagesperso-orange.fr/cours/hpe/marx.pdf


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Marx se distingue du pessimisme de Malthus et de Ricardo en reconnaissant la puissance productive qui rside dans la production en usine et le rle de l'accumulation acclre du capital fixe dans le progrs conomique.

Il a anticip une expansion continue du commerce et la concentration de la production dans des units de plus en plus grandes, sources d'conomies d'chelle.

Il a nanmoins soulign la possibilit d'un ralentissement de la croissance par la difficult de soutenir un progrs technique continu.

Il a quand mme considr que cette baisse tendancielle du taux de profit pourrait tre contre-balance par d'autres facteurs.

Le progrs technique et l'accumulation du capital sont donc les deux sources de la croissance chez Marx.

Si laccumulation peut se voir comme une simple consquence fonctionnelle du rapport social, le progrs technique est alors le vritable moteur de la croissance

Mais le progrs technique vue uniquement comme innovation de procd conduit une impasse et finalement un pessimisme aussi fort sur la croissance long terme tout au moins dans le cadre capitaliste.


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L'conomie, pour les classiques, volue dans le temps tout en restant dans le mme cadre institutionnel.

La variable principale est alors la population qui varie en fonction du salaire minimum vital : c'est le systme ricardien de la section prcdente.

Marx opre une premire distinction, vis--vis de la vision classique, en considrant que les institutions changent avec le temps et permet ainsi d'influer la marche de l'conomie.

Ce sont les conflits inter et intra classes qui contribuent la transformation des institutions. La lutte des classes constitue le moteur des transformations institutionnelles, elles mmes sont portes par les volutions techniques quelles contribuent faire merger ou ralentir.

Le capitalisme est donc li au fonctionnement des institutions (la superstructure) et son infrastructure, cest--dire les conditions matrielles, techniques de sa reproduction.

Ces dernires ne sont pas immuables, car elles refltent les rapports qui existent entre et au sein des classes sociales.


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le moteur de l'activit conomique est la recherche par les capitalistes d'une plus-value ou surproduit toujours plus important.

Le capital, humain et financier, est alors un moyen utilis par les capitalistes pour arriver leurs fins : c'est dire faire prosprer le capital.

La conception de la croissance chez Marx se prsente en quelque sorte comme une " dynamique de la plus-value ".

Do vient cette plus-value ? de lcart entre ce quapporte le travail dans le production et son niveau de rmunration.

Marx opre une

Distinction diffrente

Davec Smith sur les

Facteur de production

Pour tenir compte de la spcificit de la force de travail


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Marx introduit une seconde diffrence avec ses prdcesseurs. Elle concerne la thorie de la valeur travail de Ricardo.

Lide de base consiste distinguer la valeur du travail (valeur, en temps de travail, des marchandises vendues par le capitaliste)

et la valeur de la force de travail (salaire reu par le salari, i.e. suppos gal au temps de travail ncessaire pour reproduire sa force de travail),

Cette distinction entre valeur du travail et valeur de la force de travail conduit la notion de plus-value, puis celle dexploitation conomique.

En termes moderne, cest lcart entre le taux de progression des salaires et la progression de la productivit du travail qui peut donner une indication du degr dexploitation du travail.


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Marx voit une particularit dans la force de travail, quil expose de la faon suivante : ce que louvrier vend, ce nest pas directement son travail [le produit de son travail], mais sa force de travail.

En dautres termes, le travailleur ne vend pas un rsultat, mais un moyen, cest--dire sa force de travail, dfinie comme ses facults pendant un temps donn.

Or, la valeur dchange de la force de travail se mesure, comme toute marchandise, par la quantit de travail ncessaire sa production (le temps ncessaire pour produire les subsistances ncessaires la reproduction de la force de travail).

La rmunration du travail est dfinie comme une norme sociale et non naturelle.

Mais, en raison du chmage, elle oscille socialement autour du salaire de subsistance ;

le salaire pay aux travailleurs correspond la valeur de leur force de travail.


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Par exemple, l'ouvrier, aprs avoir travaill quatre heures pour fabriquer un objet ayant une valeur quivalente son salaire, est contraint par son patron de travailler jusqu' la fin de la journe pour toucher son salaire.

La plus-value du capitaliste est donc gale la diffrence entre la valeur du bien produit et la valeur de la force de travail utilise pour produire ce bien (le surtravail).

Marx conoit que le salaire tend plutt vers un minimum psychologique : " La somme des moyens de subsistance ncessaires au travailleur dpend en grande partie du degr de civilisation atteint ".

Pour Marx la force de travail n'est pas une marchandise, elle revt un caractre moral et historique. Marx distingue le travail concret qui conditionne la valeur d'usage d'un bien et le travail abstrait qui conditionne la valeur d'change.


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La dynamique de croissance du mode de production.

Marx opre une distinction entre reproduction simple et reproduction largie du capital.

La reproduction du capital social est ralis en deux sections, ou secteurs, qui reprsentent les instruments de production (1) d'une part, et les biens de consommation (2) d'autre part.

Ces deux sections dcrites par Marx sont communes aux socits prcapitalistes, capitalistes et socialistes selon Rosa Luxemburg.

Dans chacune de ces sections, le capital social est compos du capital variable (V) et du capital constant (C) ; ce dernier tant lui-mme compos du capital fixe et du capital circulant (celui-ci comprend aussi le capital variable).

La composition organique du capital ; note k = C/V ; est constante. Il existe une rpartition unique du travail entre les deux secteurs.

Une autre hypothse forte porte sur le taux d'exploitation ; not E = plv/V, il est pour les deux sections (1) et (2) identique.


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La reproduction simple a lieu lorsque le produit total du secteur de production (Y) est gal la somme du capital constant pour le secteur de production (C1) et du capital constant pour le secteur de consommation (C2) soit

Le secteur de production garde le mme volume de capital constant (modle quantitativement limit au produit du secteur production) et achte au secteur de consommation des biens, destins aux capitalistes producteurs (plv1) et leurs ouvriers (V1) ; pour une somme de plv1 +V1 .

Cette somme perue par le secteur consommation est alors change (sur un march concurrentiel) contre des instruments de production ncessaires au renouvellement des biens de consommation, soit :

le capital constant du secteur de consommation (C2) est limit au produit du secteur production. Les capitalistes du secteur consommation conservent et consomment : plv2 pour eux et leurs ouvriers : V2. Le produit total du secteur consommation est absorb par les capitalistes et les ouvriers des secteurs 1 et 2 soit :

La reproduction simple du capital conduit donc une accumulation nette nulle.


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Les capitalistes sont les seuls pargnants. Et, Marx suppose que les capitalistes du secteur production (1) n'investissent pas dans le secteur consommation et inversement.

On admet que les travailleurs vendent leur force de travail sa valeur relle.

Dans ce modle de " l'arme de rserve , les chmeurs joue un rle essentiel dans la dynamique du systme.

Marx montre, d'aprs ce modle largi, que le secteur production (1) constitue son principal march, systme dauto reproduction largie.

C'est la production pour la production qui sera une des sources des crises capitalistes.

Ainsi, la logique dynamique du systme est pilote par deux lois qui sont propres au systme capitaliste : la loi de l'accumulation incite la concentration.


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En modifiant le rapport social lavantage des capitalistes, la loi de la concentration entrane une proltarisation croissante

Les proltaires seront de moins en moins aptes se dfendre et de plus en plus pauvres ; limage du working poor peut dans une certaine mesure valider le schma marxien.

La question des aptitudes, on dirait plus aujourdhui lemployabilit, claire lide marxienne de croissance :

C'est le travailleur collectif form par la combinaison d'un grand nombre d'ouvriers parcellaires qui constitue le mcanisme spcifique de la priode manufacturire.

Les diverses oprations que le producteur d'une marchandise excute tour tour et qui se confondent dans l'ensemble de son travail exigent, pour ainsi dire, qu'il ait plus d'une corde son arc.


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Dans l'une, il doit dployer plus d'habilet, dans l'autre plus de force, dans une troisime, plus d'attention, etc., et le mme individu ne possde pas toutes ces facults un degr gal.

Quand les diffrentes oprations sont spares, isoles et rendues indpendantes, les ouvriers sont diviss, classs, et groups d'aprs les facults qui prdominent chez chacun d'eux.

Si leurs particularits manuelles constituent le sol sur lequel crot la division du travail, la manufacture une fois introduite dveloppe des forces de travail qui ne sont aptes qu' des fonctions spciales.

Le travailleur collectif possde maintenant toutes les facults productives au mme degr de virtuosit et les dpense le plus conomiquement possible, en n'employant ses organes, individualiss dans des travailleurs ou des groupes de travailleurs spciaux, qu' des fonctions appropries leur qualit.

En tant que membre du travailleur collectif, le travailleur parcellaire devient mme d'autant plus parfait qu'il est plus born et plus incomplet.


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Une question vient ici : quest-ce qui explique que le travailleur se satisfasse de cette situation ?

Il pourrait obtenir, en vendant le produit de sa force de travail, la mme valeur.

En fait, ce rapport social de dpendance, dit aussi rapport salarial, est impos au proltariat, car il ne dispose que de sa force de travail, quil est oblig de vendre pour subsister.

Cest donc la possession du capital qui permet dtablir le rapport salarial.

Puisque cette situation rsulte dun tat de fait (la possession ou non du capital), il y a exploitation.

Comme le capitaliste rmunre la force de travail sa valeur, il ny a pas, proprement dire, exploitation au sens o le travail serait sous-pay.

La plus-value sinterprte alors comme la mesure exacte de lexploitation. Marx note V pour le capital variable (la valeur de la force de travail utilise) et PL pour la plus-value. Le taux de plus-value PL/V (rapport entre la plus-value et le capital variable) est donc lexpression exacte du degr dexploitation de la force de travail.

Marx met en vidence trois mthodes pour accrotre la plus-value :

- le capitaliste peut dgager une plus-value absolue (supplmentaire) en prolongeant la dure du travail, en intensifiant le travail et en acclrant les cadences ;


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Cette organisation particulire du travail augmente les forces productives.

La division du travail dans sa forme capitaliste -et sur les bases historiques donnes, elle ne pouvait revtir aucune autre forme - n'est qu'une mthode particulire d'accrotre aux dpens du travailleur le rendement du capital, ce qu'on appelle richesse nationale.

Aux dpens du travailleur, elle dveloppe la force collective du travail pour le capitaliste. Elle cre des circonstances nouvelles qui assurent la domination du capital sur le travail. Karl Marx, Le capital, Livre 1, 1867, ditions sociales, 1971.

K. Marx et A. Smith s'accordent ainsi sur la croissance de la productivit que permet la division du travail.

La premire raison de l'efficacit commune aux deux auteurs est l'habilet croissante des ouvriers, due pour Smith la spcialisation de chacun, et pour Marx, la croissance d'habilet du travailleur collectif, form de la somme des travailleurs individuels spcialiss.

On trouve toutefois que les deux ides se rejoignent partir du moment o elles rpondent toutes deux la logique dintroduction des techniques par les capitalistes dans un souci defficience.


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La seconde raison commune est l'utilisation croissante des machines, qui permettent un homme de faire le travail de plusieurs selon Smith, mais qui, si elles accroissent la productivit, subordonnent l'ouvrier selon Marx.

Les deux auteurs partagent lide que la division du travail abtit l'ouvrier dans la mesure o il fait toujours la mme tche, et tend donc perdre la capacit concevoir une autre action.

Toutefois, pour Smith, un ordre moral des choses fait quil existe une vie hors de lusine dans une logique de partage du travail : la machine libre le temps.

Chez Marx il ny a pas dissue positive pour les salaris.

Le travailleur parcellaire devient d'autant plus parfait qu'il est plus born et plus incomplet parce qu'il est ainsi capable de subir sa subordination la machine et au dtenteur du capital.

S'il est born dans sa spcialit, il est d'autant plus dpendant de celui qui achte son travail. S'il est incomplet, il est incapable de rflchir sa situation et donc de protester contre ses conditions de travail.


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Quelles sont les limites de la division du travail

La croissance des gains de productivit a trouv ses limites ds la fin des annes soixante, cause des malfaons, de l'absentisme et du turn-over engendrs par des conditions de travail de moins en moins acceptes par les ouvriers.

De mme, un processus de production trs divis est adapt aux trs grandes sries.

Or, la demande de biens de production et de consommation s'est segmente, et il a fallu revoir le processus de production et s'adapter des sries plus petites.

Enfin, la demande est changeante, et la production doit tre capable de s'adapter rapidement, ce qui suppose la disparition d'une organisation du travail dont l'objectif essentiel tait de raliser des conomies d'chelle.

Si la production industrielle semble devoir trouver des mthodes de production qui ne reposent plus essentiellement sur la division du travail (atelier flexible, part croissante des tches de conception ou de supervision en regard des tches de production), celle-ci conserve un poids important lorganisation du travail, notamment dans le secteur des services (tloprateur).

Industrialisation des services et tertiarisation de lindustrie (voir J. Gadrey)


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La composition sectorielle : clef de la croissance dans loeuvre de Marx

Deux points rappeler, en premier, dans lanalyse marxiste, le capital provient de la confiscation dune partie de la valeur travail rsultant de lorganisation capitaliste de la production et non pas de linvestissement de lpargne.

Par ailleurs, le but de laction conomique prsente un circuit de base trs diffrent des notions classiques.

Dans la pense classique, le but de laction conomique est de vendre des marchandises (M) afin dobtenir un profit (ou argent, A), puis de mobiliser ces fonds en investissements pour produire plus de marchandises (M).

Dans la pense de Marx, le but est dchanger de largent par la mise en place dun systme de production de marchandises dans lequel la plus-value est cristallise et permet ainsi de rcuprer plus dargent (A).

Dans la pense de Marx ce schma dchanges est source de fluctuations de court terme.

A moyen terme, le progrs technique apparat chez Marx comme une chappatoire la baisse du profit.

Mais long terme, la fuite dans laccumulation du capital conduit de grandes crises de surproduciton.


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Dans le cadre d'une conomie marchande capitaliste, la circulation des marchandises est le point de dpart du capital. Il n'apparat que l o la production marchande et le commerce ont atteint un certain degr de dveloppement.

La circulation des marchandises M-A-M se superpose dynamiquement la "formule gnrale du capital" A-M-A'.

L'argent est le point de dpart et d'arrive, il n'est avanc que pour tre rcupr, de telle sorte que A'>A.

Aussi dans ce cas, le processus de production nest quun processus dchange o lon recherche accrotre entre deux priodes le niveau de loffre : M>M.

Cette priode de production peut sassimiler par commodit un exercice annuel ; dans la pense marxienne quelle correspond concrtement une priode dlaboration des biens, donc lie aux techniques (concept de priode de production dans la thorie conomique).

La reproduction largie


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Pour Marx lanalyse de la reproduction simple constitue un cas dcole qui vise uniquement introduire lanalyse de la croissance, la reproduction largie.

Lanalyse de la reproduction largie vise identifier les contradictions internes de laccumulation capitaliste.

Chez Ricardo, et Maltus les contraintes taient localises dans le secteur agricole, chez Marx cest lindustrie le ressort principal de la crise.

Bien que le secteur soit diffrent, tous possde une vision pessimiste de la croissance long terme.

Chez Marx le progrs technique produit des effets contradictoire sur laccumulation. Dans la lutte que se livre les capitalistes entres-eux le PTK permet de gagner des parts de march en baissant les prix mais moyen et long terme, il alourdit la composition organique du capital.

La substitution de travail mort au travail vivant rduit les bases dextraction de la plus-value ce qui conduit la baisse des taux de profit et des crises de suraccumulation rcurrentes conduisant des crises conomiques et sociales de plus en plus profonde.


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Rappel reproduction simple: lconomie se reproduit lidentique.

La plus-value est entirement dpense en revenu.

Les conditions de travail et la fonction de production sont stables.

Il ny a pas de croissance du revenu et la composition entre biens de consommation et biens de production reste identique.

Il ny a pas daugmentation du volume de capital et de la production

Les capitalistes consomment la plus-value en dpenses improductives sans raliser dinvestissement net.

Au contraire, dans le cadre de la reproduction largie, une partie de la plus-value sert raliser des investissements nets, soit acheter des machines et des matires premires.

Dpenses productives Dpenses improductives


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Afin que la reproduction largie puisse se poursuivre plusieurs conditions sont ncessaires :

galit entre les biens de production et la demande de biens de production

galit entre loffre de biens de consommation et de la demande des biens de consommation

galit entre la demande des biens de consommation induite par la production des biens de production et la demande de biens de production induite par la production de bien de consommation.


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Lquilibre est donc possible mais repose sur des conditions trs strictes qui dans lesprit de Marx ont peu de chance de se raliser.

Il est ncessaire que la production de biens de production gnre une demande biens de consommation quivalente la demande de biens de production suscite par la production de biens de consommation.

Est-il possible de sortir de ces contradictions ?

Augmenter la part de la consommation improductive, largir lespace de lactivit capitaliste, cest la question de lImprialisme (Lnine, R. Luxembourg guerre de lopium).

Les guerres permettent galement de rsoudre les contradictions du capitalisme en provoquant une forte rduction du stock de capital et en augmentant les dpenses improductives.

La reconstruction en France aprs guerre est avec lintroduction de nouvelles mthodes de production lorigine de rgime fordien des 30 glorieuses.


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La mcanique de la baisse tendancielle du taux profit

  • pl reprsentant la plus-value, C le capital constant et V le capital variable), on crit que le taux de profit r est gal :

  • Divisons chacun des termes de cette fraction par V (ce qui ne change strictement rien r). On obtient la formule :

  • Dans cette nouvelle formulation, on trouve deux nouvelles variables :

  • pl / V : Il s'agit, dans les concepts de Marx, du taux de plus-value, galement appel taux d'exploitation. C'est le rapport entre le travail qui est extorqu aux salaris et celui qui leur est effectivement pay par les capitalistes.

  • G = C / V : composition organique du capital.

  • Le taux d'exploitation et la composition organique ont des effets inverses sur le taux de profit : un accroissement du taux d'exploitation fait augmenter le taux de profit, alors qu'un accroissement de la composition organique le fait diminuer.


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Le progrs technique est synonyme de mcanisation, donc de remplacement du travail vivant (celui des salaris) par le travail mort (les machines). Ainsi, la partie du capital consacre l'achat de machines tend prendre de plus en plus d'importance par rapport celle consacre au paiement des salaires.

La composition organique du capital augmente avec le temps, entranant le taux de profit vers le bas. Quant au taux d'exploitation, Marx suggre avec plus ou moins de nettet qu'il restera stable, ou en tout cas qu'il ne pourra pas augmenter suffisamment pour compenser les effets de l'augmentation de la composition organique.

Marx souligne lui-mme l'existence de contre-tendances, qui peuvent retarder, ou annuler provisoirement, les effets de ce mcanisme : on peut assister une augmentation du taux d'exploitation, mais aussi une baisse de la valeur du capital constant (qui fait qu'en raison de la croissance de la productivit, un mme stock de machines vaudra de moins en moins cher).

Voil pourquoi Marx pense que le taux de profit ne diminue pas de manire mcanique et rgulire, et qu'il qualifie la baisse du taux de profit de tendancielle. Mais il est convaincu que la tendance sera, au bout du compte, plus fore que ces contre-tendances et que celles-ci ne pourront empcher, terme, le taux de profit de diminuer.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


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A la diffrence de Ricardo, Marx ne croit pas en la possibilit d'un capitalisme se stabilisant paisiblement sur une croissance zro.

La baisse du taux de profit entranera la multiplication des convulsions, des crises, des guerres, et surtout, des luttes sociales qui abattront l'organisation capitaliste pour la remplacer par un autre type d'conomie et de socit.

La loi de la baisse tendancielle du taux de profit a suscit, depuis plus d'un sicle, une immense littrature.

Son principal point faible rside certainement dans l'identification faite entre progrs technique et augmentation de la composition organique du capital (ou, si l'on veut, dans la contre-tendance qui voit diminuer la valeur des lments du capital constant).

Rien ne prouve en effet a priori que le progrs technique, quand bien mme il passe par une augmentation en volume de l'quipement, conduit obligatoirement l'augmentation de sa part en valeur.

Il n'en reste pas moins que le capitalisme a incontestablement connu plusieurs priodes caractristiques de la configuration repre par Marx.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


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  • Sous certaines conditions, ce schma montre le risque dune situation structurelle de dsquilibre o le secteur 1 serait contraint par loffre et le secteur 2 par la demande.

  • Rosa Luxemburg a prsent ainsi la thse de limprialisme : ceci conduit les pays avancs imposer par le capitalisme un accroissement du march :

  • lexportation vers les colonies peut rsoudre certains dbouchs ;

  • les capitalismes peuvent exploiter bas prix les matires premires, ce qui ralentit la baisse de rentabilit du secteur 1 et dcourage moins vite linitiative capitaliste ;

  • la mobilisation gnrale tendue dautres pays permet daccrotre la division du travail.

  • Les ventes dans la sphre largie pourraient ainsi absorber loffre ;

  • la logique M>M se ralise par la seule extension du march.

  • Toutefois en stricte analyse marxiste, il faut trouver la monnaie par racheter la marchandise ;

  • On retrouve ainsi dans Rosa Luxemburg lexplication des crises financires dAsie ou dAmrique Latine. Plus proche de nous la crise des Subprime.


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  • La crise de ralisation: Marx explicit par Rosa Luxemburg

  • Marx : la ralisation dpend :

  • de la proportion entre les sections

  • 2) du pouvoir de consommation de la socit. Or celui-ci dpend des conditions antagoniques de rpartition et est donc rduit un minimum social variable.

  • Si lquilibre dynamique est thoriquement possible, ldifice de la demande de moyens de production devient de plus en plus colossal alors quil est construit sur la base dune demande de biens de consommation # constante : une pyramide pose sur sa pointe.

  • Do linstabilit : de cette contradiction croissante nat une certitude de crises toujours plus graves.

  • Cette ide, esquisse chez Marx, est dveloppe par Rosa Luxemburg : la demande globale est toujours plus une demande de machines pour produire des machines, mais linvestissement nest ralis par les capitalistes que sils ont des anticipations dune demande finale toujours plus grande.

Dockes http://www.touteconomie.org/jeco/45_204.pdf


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Marx insiste sur lide que les crises sont rsolues temporairement par llargissement du march. Repris et amplifi par R. Luxemburg).

Fatalement cette solution aux crises rend plus difficile la solution aux futures crises.

La raison ultime de toute vritable crise demeure toujours la pauvret et la limitation de la consommation des masses en face de la tendance de la production capitaliste dvelopper les forces productives [id.respectivement 145 et 1206]. [Marx,LeCapital,Livre III,d.soc.TII,257 et Pliade,II,1026]

Vers la crise : concentration du capital, spculation, excs de crdit

Critique : le fort taux daccumulation pendant lexpansion produit une baisse rgulire du taux de profit, et du taux daccumulation lui-mme: ralentissement, mais non crise avec brutal retournement.

Marx esquisse une rponse : la fin de lexpansion, le taux de profit productif baissant, certaines ractions capitalistes simposent :

Un accroissement de la masse minimale de capital individuel et donc un processus de concentration du capital et dextension des affaires permettant pour les gros capitalistes de compenser la baisse du taux par une masse plus leve de profits


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Le progrs technique est synonyme de mcanisation, donc de remplacement du travail vivant (celui des salaris) par le travail mort (les machines). Ainsi, la partie du capital consacre l'achat de machines tend prendre de plus en plus d'importance par rapport celle consacre au paiement des salaires.

La composition organique du capital augmente avec le temps, entranant le taux de profit vers le bas. Quant au taux d'exploitation, Marx suggre avec plus ou moins de nettet qu'il restera stable, ou en tout cas qu'il ne pourra pas augmenter suffisamment pour compenser les effets de l'augmentation de la composition organique.

Marx souligne lui-mme l'existence de contre-tendances, qui peuvent retarder, ou annuler provisoirement, les effets de ce mcanisme : on peut assister une augmentation du taux d'exploitation, mais aussi une baisse de la valeur du capital constant (qui fait qu'en raison de la croissance de la productivit, un mme stock de machines vaudra de moins en moins cher).

Voil pourquoi Marx pense que le taux de profit ne diminue pas de manire mcanique et rgulire, et qu'il qualifie la baisse du taux de profit de tendancielle. Mais il est convaincu que la tendance sera, au bout du compte, plus fore que ces contre-tendances et que celles-ci ne pourront empcher, terme, le taux de profit de diminuer.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


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A la diffrence de Ricardo, Marx ne croit pas en la possibilit d'un capitalisme se stabilisant paisiblement sur une croissance zro.

La baisse du taux de profit entranera la multiplication des convulsions, des crises, des guerres, et surtout, des luttes sociales qui abattront l'organisation capitaliste pour la remplacer par un autre type d'conomie et de socit.

La loi de la baisse tendancielle du taux de profit a suscit, depuis plus d'un sicle, une immense littrature.

Son principal point faible rside certainement dans l'identification faite entre progrs technique et augmentation de la composition organique du capital (ou, si l'on veut, dans la contre-tendance qui voit diminuer la valeur des lments du capital constant).

Rien ne prouve en effet a priori que le progrs technique, quand bien mme il passe par une augmentation en volume de l'quipement, conduit obligatoirement l'augmentation de sa part en valeur.

Il n'en reste pas moins que le capitalisme a incontestablement connu plusieurs priodes caractristiques de la configuration repre par Marx.

http://www.pise.info/eco/bttp.htm


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Spculation, gonflement abusif du crdit: la masse des petits capitalistes est ainsi contrainte de sengager dans la voie de laventure : spculation, gonflement abusif du crdit, bluff sur les actions, crises [d.sociales : L.3, t.1, 263]. Il y a donc un maintien, voire un accroissement artificiel du taux de profit dans les phases terminales de lexpansion.

La crise du crdit bancaire: elle induit la course au cash, un brutal dnouement des effets delevier (Marx: le retournement brutal du march crdit en march au comptant ajoute la panique pratique l effroi thorique)

Crise boursire. Elle induit une dvalorisation du capital et des actifs des banques (le capital svanouit, rle du marktomarket). Do le renforcement de la crise de liquidit et le passage la crise de solvabilit des banques.

Lala moral, la faillite de Lehman Brothers ((15/9/08), la panique des banques et leffondrement systmique.


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Rappel sur la crise actuelle : une crise dabord financire

Facteurs macro-conomiques : le crdit ou lpargne, les tats-Unis et la Chine

Crise immobilire et financire aux tats-Unis la spculation et leffet de levier ont induit une bulle immobilire.

La volont des banques de ne pas conserver dans leur bilan des crances sur des emprunteurs de mauvaise qualit, titrisation. Les subprimes titriss comme lieu du dclanchement.

Excs gnralis du recours au crdit par les banques et les hedgefunds, les LBO, et les mnages. Effets de levier normes. Le rle des innovations financires (Marx tait trs attentif celles de son temps).

La crise de liquidit des banques. Lente monte des dfaillances des particuliers, perte de confiance dans les vhicules porteurs des titres regroupant ces crances, gnralisation de la dfiance de chacune envers chacune. Do la crise du march montaire (interbancaire).


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Ingalits, sous-consommation et crdit des mnages Stagnation des salaires et ingalits croissantes:

Aux tats-Unis, les revenus du 1/100e d'Amricains les plus riches reprsentent 20 % de la somme des revenus, et la moiti de la population ayant les revenus les plus faibles en reprsente12,6%

Le salaire minimum fdral sest accru de 35 % depuis 1980 nominalement,mais stagne rellement.

80 % de la population amricaine a vu ses revenus stagner. Les 5 % de familles les plus riches ont pratiquement concentrs toute la croissance des revenus. Le 1 % les plus riches a doubl et le 0,5% a tripl.

Do la base relle pour une consommation croissante nexiste plus!

Do le recours au crdit comme compensation de la stagnation du pouvoir dachat [Artus,2008, Artus et Viard,2008, et la critique de Johsua,2009].

Une ncessit pour les mnages. Une opportunit pour les banques.Une facilit pour ltat (Greenspan et les taux dintrt faibles).

Le crdit et la bulle immobilire quil a engendre sont la seule base daccroissement de la demande.Le choc inflationniste en 2007-08 finit par produire une baisse du pouvoir dachat (ptrole,MP).


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Donc une crise de ralisation dont les fondements sont les rapports de rpartition antagoniques,la stagnation du pouvoir dachat et le recours excessif au crdit, jusqu son effondrement.

Marx et Engels critiquent la thorie de la sous-consommation, mais ils ne pouvaient quentrevoir les effets dune stagnation du pouvoir dachat des mnages sur le recours massif au crdit, encourag par les banques et les autorits montaires.

La dynamique daccumulation est bien chez Marx lessence du capitalisme.

Cette accumulation est quelque peu qualitative, puisque si Marx justifie en partie la baisse de la rentabilit du capital par des rendements dcroissants qui dcouragent les capitalistes ;

Ces derniers reprennent le chemin de linvestissement en fin de crise sachant quils peuvent mettre en uvre le progrs technique.

Mais la crise suivant doit tre plus large encore.

Seule lalternaitve sociale-dmocrate keynsienne de laprs guerre va permettre de stabiliser la croissance


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Modle de Solow : la croissance quilibre ?

Aprs avoir prsent le modle de reproduction largie de Marx, on poursuit habituellement par le modle Harrod Domar. Celui-ci constitue un prolongement naturel dune vision pessimiste du capitalisme comme une organisation conomique intrinsquement instable.

Ici je prfre mettre directement le modle de reproduction largie en vis--vis avec le modle de croissance quilibr de Solow pour montrer sur quoi repose les oppositions qui sont proches de celles que lon retrouvera dans le modle HD.

Surtout cette exposition va me permettre dassurer la continuit entre lapproche post-keynsienne qui commene avec le modle HD, se poursuit avec le modle de Kaldor, gnralis par Pasinetti


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La reprsentation tablie par Robert Solow (1956) dune croissance quilibre arrive au bon moment pour expliquer une situation qui apparait surprenante.

Alors que de nombreux conomistes linstar de J.A. Shumpeter sattendent la crise finale du capitalisme, la croissance apparat robuste et rgulire dans de nombreux pays.

Cette situation est en inadquation avec le modle de reproduction largie, ainsi quavec le modle Harrod Domar.

Comment expliquer la stabilit de la croissance ?


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Le modle de Solow est fond sur un bien qui peut aussi bien servir comme capital que comme bien de consommation (image du bl).

Il ny a ni monnaie, ni titres financiers.

Nanmoins, les biens produits peuvent tre le support dun pargne ds lors quils sont investis sous formes de capital physique

Cette pargne est rmunre au niveau du taux de rendement du capital physique.

Comme il nexiste pas dautres supports lpargne autres que les biens physiques. Lpargne sidentifie linvestissement.


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Dans lconomie il existe 2 types dagents, les entreprises et les mnages.

Les mnages possdent les entreprises qui leur versent les bnfices raliss.

Les entreprises mobilisent les services producteurs travail (w) et capital (r+)

(w) : le taux de salaire rel

(r+) : cot dusage rel du capital pour les entreprises ou taux de rendement brut pour les mnages.

r taux de profit du capital, taux de dprciation


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En remplaant dans la contrainte par les conditions obtenues, on peut dfinir pour le niveau de production initial les quantits respectives des facteurs travail et capital.

Ceci dfinit la combinaison productive optimale. Il y a galit entre les rapports des prix des facteurs et le rapport de leur productivit marginale.

Ceci nimplique pas ncessairement que les facteurs de production soient rmunrs leur productivit marginale.

Ce rapport peut tre vrifi avec des taux de rmunration infrieurs la productivit marginale du facteur correspondant.

Dans ce cas, lentrepreneur pourra accrotre ses profits en tendant indfiniment sa production.

Dans le cas contraire, lentrepreneur sera amen rduire son niveau de production.

Si par hasard, les facteurs se trouvaient effectivement rmunrs leur productivit marginale. Lentrepreneur nest pas incit modifier son volume de production.


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Lentrepreneur a deux choix raliser sa combinaison productve et son niveau de production.

Dans un premier temps, il va fixer au hasard un niveau de production partir duquel il va dduire la combinaison productive optimale.

Ensuite, en fonction de ses profits, il va rduire ou accrotre sa production.

A lquilibre gnral, les facteurs sont rmunrs leur productivit marginale et il ny a plus de profit.

Pour un marxiste labsence de profit implique labsence daccroissement de laccumulation, il ne devrait plus y avoir de croissance ?

Analyse du modle de Solow en courte priode.

Lquilibre intra-priodique implique que le niveau des facteurs de production ne peut pas changer.

Le stock de capital et le stock de travail dpendent des flux accumuls dans le pass.


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Le march squilibre par le processus de ttonnement dcrit prcdemment. La combinaison productive est fixe par un niveau de production initial fix arbitrairement.

Le rapport capital travail ne changera plus en raison de lhomognit de degr 1 de la fonction de production.

Par contre, le niveau de production nest pas fix de manire irrmdiable. Celui-ci ne stablit dfinitivement quune fois atteint le niveau de production qui permet dquilibrer la rmunration des facteurs de production et leur productivit marginale.

Cest le processus de ttonnement walrassien dajustement entre les prix et les quantits.

Si un facteur est trop demand, son prix sera suprieur sa productivit marginal, le niveau de production sera diminu jusqu ce que lquilibre soit raliser entre le prix et la productivit marginale.

Lquilibre implique toujours le plein emploi des facteurs de production.


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La population crot au rythme gNt et la population est suppose crotre au mme rythme, loffre de travail est inlastique et on se trouve au plein emploi;


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Dans lquation (4)

Le taux de croissance du capital sera constant que si vt le coefficient de capital est lui-mme constant, les autres variables tant exognes.

Il faudra donc que K et Y augmentent au mme rythme, comme k et y.

Comme on a une fonction de production concave, il est impossible que k, et y croissent au mme taux.

La seul possibilit est quils ne croissent pas. k et y doivent tre constants comme v.

K, Y et L crotront au mme taux. Cest le taux exogne de croissance de la population active n qui va fixer le rythme des variables K,Y et L.


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Lquilibre inter-priodique:

Le thorme dEuler indique pour une quation homogne de degr 1 :

Lorsque les rendements dchelles sont constants en divisant par Y on obtient les lasticits :

Le taux de croissance du PIB


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Le taux de croissance du produit correspond donc la moyenne des taux de croissance des facteurs de production pondre par les lasticits du produit associes ces facteurs

Cette formule gnrale est valable un sentier rgulier :

gY = gK = gL

et mme en dehors.

Dans notre cas o gL = n est exogne, lorsque gK > n (donc gk > 0), gY sera aussi suprieur n et donc gy aussi et inversement.

Ceci implique galement que le taux de croissance du revenu (gY) sera toujours compris entre gK et n.


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Si gK se rapproche de n, gY le fera aussi.

Si llasticit du capital (Y,K) est indpendant du niveau de capital par tte (k), gY ne sera constant que si gk lest aussi.

Le coefficient de capital (v) est une fonction croissante de k.

A partir des deux quations prcdantes on peut rcrire:


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Pour k = k*, lquilibre inter priodique on a gY=n.

Pour k<k*, gk > n, k et y augmentent.

Pour k>k*, gk > n, k et y diminuent


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On peut dduire lquation dynamique fondamentale du modle de Solow partir de lquation (6) en la multipliant par kt :

Pour rappel


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Diagramme de phase o la variation de la variable est dtermine par le niveau de la variable.

Cette quation diffrentielle lie la variation du capital par tte son niveau.

La solution stationnaire est obtenue lorsque


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Les conditions dInada impliquent que quelque soit le niveau de capital par tte initial lconomie va converger vers un unique sentier rgulier .

Lorsque le niveau de capital par tte est faible, la convergence dans le modle de Solow tient un taux de profit lev et un taux de salaire faible.

La forte productivit marginale du capital apparat comme une forte incitation investir.

Mais dans le modle de Solow la propension pargner est exogne. Donc on pargnera pas plus pour investir plus, toutefois lpargne est suffisante pour faire crotre le capital par tte.


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La fonction de production peut devenir plus capitalistique puisque on a suppos quon disposait dun continuum de techniques.

De plus la hausse des salaires et la baisse des loyers du capital inciteront les entrepreneur substituer du capital au travail.

Le processus se poursuivra jusqu atteindre k*

Inversement si k > k* lpargne par tte est insuffisante pour entretenir le capital par tte. Le salaire baisse et le taux de profit slve entranant une substitution du travail au capital.

Cest la substitution continue entre les facteurs de production qui permet lquilibre. Cette hypothse est rejete par le modle HD.


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Limites et dveloppement du modle de Solow


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Le modle est trs simple modle un bien, qui se transforme en bien de consommation ou dinvestissement en fonction de lpargne.

La fonction de production est facteur substituables rendement constant. Les techniques sont toujours disponibles sans quon sache do vient le PTK, pas de cot de changements, cots irrcuprables ?

Si les conomies ne se diffrencient ni par leur accs la technologie, ni par des comportements dpargne, ni par la dmographie alors le modle de Solow implique un processus de convergence absolu.

Quelque soit le niveau de dveloppement des conomies, leur niveau de capital par tte, toutes vont converger vers le mme sentier de croissance.


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En endognisant le niveau de population active il possible de dcrire des situations plus complexes avec des trappes pauvret rappelant le cadre danalyse malthusien.

Si le niveau de la population active dpend du niveau de revenu par tte et donc du capital par tte.

Si y est trs faible n crotra trs lentement voire en dessus du niveau de subsistance, il y aura une rduction de la population active. Si y slve, il pourra au contraire avoir une trs augmentation de la population active.

[n(k)+]k nest plus une droite mais une courbe.


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3 quilibres sont possibles : k1 et k3 stables k2 instable.

Les pays sous k2 sont enferms dans des trappes pauvret

Les pays au dessus de k2 sorient progressivement vers k3 le dveloppement.

Stratgie du big push, et de hausse de lpargne


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La rgle dor dAllais Phelps:

Origine biblique : Fais aux autres ce que tu voudrais quils te fassent.

Transpose lconomie cette rgle concerne la rpartition entre les gnrations du niveau de la consommation.

La rgle dor fixe le niveau de consommation qui permettra aux gnrations successives de disposer du mme niveau de consommation.

Jusqu prsent le taux dpargne tait considr comme exogne.


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Sur les ordonnes se trouve le niveau dtat rgulier de la consommation par tte associ chaque taux dpargne

Le taux dpargne qui maximise la consommation par tte ltat rgulier est appel taux dpargne de la rgle dor.


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Sans se placer dans le cadre du modle doptimisation inter-temporel de lpargne.

On sefforce dtablir le niveau dpargne qui permet le niveau de consommation le plus lev pour lensemble des gnrations successives.

Lide est quun niveau dpargne important augmente le capital par tte mais nuit au niveau de la consommation.

La consommation est le reliquat entre le niveau de revenu et le niveau dpargne.

Ces forces contradictoires sannulent pour la niveau de consommation/ dpargne optimal qui dfinie la rgle dor.


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Influence dune augmentation de lpargne


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Les courbes sf(k) et sf(k)-(n+)k pivotent vers le haut autour de lorigine.

gY et gK se dplance verticalement vers le haut.

Les droites (n+)k et gL qui ne dpendent pas de s ne bougent pas.

Lconomie va accumuler du capital par tte jusqu atteindre un nouvel quilibre.

Ici le taux de croissance de lconomie sera acclre pendant la priode transitoire, puis retournera la valeur n.


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Ici le sentier de la croissance a t dplac vers le haut. Mais ceci nest possible que si lon se trouve en dessous du niveau dpargne de la rgle dor

Dans le cas contraire, le niveau de la consommation pourrait tre rduit.

La rgle dor correspond lusage de la technique qui maximise la consommation par tte si r= gY.

Dans le modle de Solow gY=n , mais le capital par tte qui dtermine la productivit marginale du capital et r, dpend du s qui va conduire une production plus ou moins capitalistique.

Toutes choses gale dailleurs, il existe donc un niveau s taux dpargne qui permet de maximiser la consommation par tte sur un sentier rgulier.

Ce celui qui permet davoir k* dont la productivit marginale nette soit gale n.


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Lpargne est la non consommation on peut rcrire lquation dynamique :

Pour le sentier rgulier

La rgle dor constitue donc la condition de premire ordre de la maximisation de de cette consommation par tte.

kor est le stock de capital par tte qui permet de maximiser la consommation par tte.


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Cest galement le stock de capital par tte dont le taux de rendement est gal au taux de croissance rgulier du systme.

Lconomie croit au taux dmographique n en utilisant toujours la mme technique.

La consommation par tte sera la plus forte possible si la productivit marginale du capital, dans cette technique est juste gale ce qui est requis pour lamortir et doter les nouveaux arrivant de la mme quantit moyenne de capital que la gnration actuelle.


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Modle fondateur de lanalyse post keynsienne.

Cette analyse reprend celle de Keynes (qui raisonnait dans un monde statique) en la dynamisant sur la longue priode.

Le modle Harrod-Domar dmontre la possibilit de lexistence dun chmage important et de crises cumulatives.

Lconomie est la fois dsquilibre et instable.

Cette reprsentation de lconomie correspond bien aux perturbations rencontres par lconomie occidentale de lentre-deux guerres marque par une profonde instabilit.

R.Harrod Thormes dynamiques fondamentaux, 1948


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La croissance instable selon Harrod:

la thorie de la croissance de Harrod se fonde sur la comparaison entre 3 taux de croissance (taux de croissance effectif, garanti et naturel).

Le taux de croissance effectif (g): accroissement dans une priode unitaire de la production totale exprim sous forme dune fraction de la production totale.

Il est gal la croissance constate du revenu (ou production) national.

Montrer comment on arrive gc = s

S = s*Y: pargne globale est une fonction linaire du revenu national Y

s: propension moyenne et marginale pargner

c : coefficient moyen et marginal de capital

c et s sont constants.

Du fait de lgalit comptable entre emplois et ressources, on a I = S

I est endogne, il est dtermin par le modle.


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Le taux de croissance garanti (ou ncessaire) (gw) : cest la condition pour que les producteurs soient satisfaits de ce quils font.

Pour que les entrepreneurs soient satisfaits, il faut que linvestissement dsir I* puisse tre mis en uvre, c'est--dire quil soit gal lpargne globale. (I* = S)

Mme raisonnement que prcdemment, on pose

cr : coefficient de capital dsir, il exprime le besoin en capital nouveaux des entrepreneurs

Ce taux de croissance permet aux entrepreneurs de raliser leurs projets dinvestissement et dobtenir les profits souhaits.

Il constitue donc un sentier dexpansion puisque les entrepreneurs sont satisfait du niveau de la croissance.


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Sur ce sentier, il y a tout instant compatibilit entre les dcisions des pargnants et des investisseurs.

Le taux de croissance naturel (gn):

Cest le taux qui permet le plein emploi des facteurs de production.

Il sagit donc du taux auquel lconomie doit crotre pour viter le chmage.

Il dpend de la croissance de la population active, mais aussi du capital existant et des progrs de productivit.

Condition de croissance quilibre de plein emploi:

g = gw= gn

Conditions dune croissance quilibre sur le march des produits:


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Cet quilibre dynamique reprend les concepts keynsiens de courte priode

La ralisation de lquilibre sur le march des produits nentrane pas ncessairement la ralisation de lquilibre sur le march de lemploi.

On peut donc avoir la prsence dune situation de sous-emploi.

Pour quil y ait croissance quilibre de plein emploi, il faut donc que la croissance effective soit telle que les entrepreneurs soient satisfaits (g = gw) et quil ny ait pas de chmage (g = gn).

Pour que g = gw, il faut que c = cr,

or il ny a aucune raison pour que c concide avec cr.

c est une relation purement technique, traduisant les caractristiques de la fonction de production, de la technique utilise,

cr est paramtre refltant le comportement des entrepreneurs-investisseurs, et notamment leurs exigences en matire de rentabilit, de profit.


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Lgalit entre c et cr et donc entre g et gw peut exister mais si elle a lieu elle rsulte du hasard, les paramtres s, c et cr tant indpendants les uns des autres.

De mme, la condition de croissance quilibre de plein emploi, g = gw = gn, ne peut tre elle aussi que le fruit du hasard.

Normalement, les 3 taux nont aucune raison de concider; le dsquilibre est donc la rgle.

Il convient donc de distinguer les divergences entre g et gw (dsquilibres de courte priode) et entre gw et gn (dsquilibres de longues priodes).

Si g > gw: la croissance effective est suprieure la croissance dsire par les entreprises, ceci implique que cr >c car s, c et cr sont constants, et puisque gc = s et gwcr = s.

Les investisseurs avaient sous-estim la croissance effective (situation frquente lors dune reprise de lactivit conomique),

ils sont donc stimuls par ces perspectives de croissance (principe de lacclrateur), ce qui entrane par le biais du multiplicateur dinvestissement un nouvel accroissement de la demande.


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Le taux de croissance effectif g, suprieur par hypothse gw, saccrot encore (du fait de la relance par linvestissement), et scarte encore un peu plus de gw.

Le phnomne se poursuit en sauto entretenant et est cumulatif du fait de linteraction entre acclrateur et multiplicateur.

Si g < gw: les dbouchs tant moins importants que ceux souhaits, les entrepreneurs vont rduire leurs investissements ce qui entranera une diminution du revenu distribu et une baisse du taux de croissance g.

Lcart initial entre g et gw tend saccrotre; la dpression saggrave cumulativement.


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Le sentier de croissance quilibre g = gw apparat comme un fil du rasoir en ce sens que tout cart par rapport ce cheminement conduit dun cot la dpression cumulative, de lautre la surchauffe inflationniste.

Lquilibre existe (par hasard) mais lconomie est instable car tout dsquilibre provoque linstabilit de lconomie, la rgle est donc le dsquilibre et linstabilit.

Concernant le plein emploi, il faut comparer le taux de croissance ncessaire gw au taux de croissance naturel gn.

Dans le modle, gn est un taux plafond c'est--dire quil reprsente le maximum de croissance possible.

En consquence, g, le taux de croissance effectivement constat est infrieur ou gal gn long terme.

L aussi, on peut distinguer 2 cas:

Si gn < gw: on a gn g car gn est un taux plafond.

Il sen suit: gw > gn g


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Il en ressort donc une situation de dpression avec un taux de chmage lev. On retrouve le cas dj mis en vidence (g < gw).

Si gn > gw: le taux de croissance naturel de lconomie est suprieur au taux de croissance gw souhait par les entrepreneurs. Quand au taux de croissance effectif, il peut tre suprieur ou infrieur gw.

Harrod pense que dans ce cas, la situation la plus probable est gn > g > gw

Le taux de croissance effectif de lconomie va crotre, mais sans pouvoir dpasser le taux de croissance naturel (car taux plafond).

La situation normale est donc celle de la croissance longue avec un certain degr de chmage (car g < gn).


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Un cas moins probable pour Harrod sera gn > gw > g

Lconomie entre dans une phase de rcession, comme le montre le graphique suivant:


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E.Domar Expansion et emploi, 1947

La double nature de linvestissement

Effet offre: un investissement augmente la capacit de production

Effet demande: cration de revenu

Concernant lemploi, si les revenus futurs ne parviennent pas absorber cette capacit nouvelle, la probabilit que le chmage se dveloppe devient forte.

Il faut donc galiser un effet de capacit, agissant du cot de loffre globale, avec un effet revenu, agissant du cot de la demande globale.

Domar dfinit leffet de capacit comme tant laugmentation de la capacit de production (Y) qui accompagne chaque dollar investi (K), soit:

Y = K

Plus est lev plus lconomie est mme daccrotre sa production de manire rapide.

Du cot de la demande, se trouve la thorie du multiplicateur keynsien indiquant leffet dune variation de linvestissement sur le revenu montaire. Cet effet sur la demande est plus que proportionnel au montant initial de linvestissement.

Cest ce que Domar nomme leffet revenu.


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avec la propension pargner

Plus la propension pargner est faible et plus limpact de la variation de linvestissement sera fort sur la variation du revenu.

On analyse maintenant lquilibre de longue priode comme chez Harrod.

Dabord, Domar se situe au plein emploi, puis il recherche la valeur du taux de croissance de linvestissement et du revenu assurant le maintien du plein emploi dune priode sur lautre.

Pour garder cet quilibre de plein emploi, le revenu et la capacit de production doivent crotre au mme rythme, soit: Y = I car I = K

En galisant les 2 effets, on a:

On obtient:


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Domar insiste sur la difficult dobtention de ce taux de croissance de plein

emploi car rien ne garantit que En effet, cette galit est compose

de 3 variables qui sont indpendantes les unes des autres: est fonction du

comportement des entrepreneurs, le cfficient dpend de celui des mnages et est li la technique de production choisie.

Il existe 2 dsquilibres possibles: si

ceci signifie que leffet revenu est suprieur leffet de capacit. Nous sommes donc en prsence dun dsquilibre de type inflationniste (excs de demande par rapport loffre).

Si sagit dune situation de rcession dans laquelle

linvestissement ne croit pas un rythme suffisant pour engendrer des revenus absorbant la capacit productive dans sa totalit.

Des capacits oisives apparaissent (du capital et de la main duvre sont inemploys) provoquant une monte du chmage.


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Il sagit dune situation de rcession dans laquelle linvestissement ne croit pas un rythme suffisant pour engendrer des revenus absorbant la capacit productive dans sa totalit.

Des capacits oisives apparaissent (du capital et de la main duvre sont inemploys) provoquant une monte du chmage.

La difficult dobtenir lquilibre de plein emploi provient de leffet capacit, absent du modle keynsien statique:

Si on investit assez aujourdhui, il faudra investir encore plus demain. Tout le problme rside dans le fait que laccroissement du revenu est temporaire et se rsorbe peu peu (effet du multiplicateur) alors que la capacit a t accrue pour de bon.

De sorte que par rapport au chmage, linvestissement est en mme temps un remde contre la maladie et la cause de plus grands troubles pour le futur (P19-20).


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Modle de Solow: la possibilit dune croissance rgulire ?

Limite du modle de croissance facteur exogne

Limite de la convergence absolue, club de convergence

Vers la croissance endogne


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Modle de Kaldor, controverse avec Passinetti


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Les modles de croissance par lapproche rgulationniste et la Varit du Capitalisme

Complmentarit institutionnelle, hirarchie institutionnelle,

Benchmarking institutionnel o lillusion des modles suivre, hybridation

Points forts et faiblesses de lconomie franaise


Annexe

annexe


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16/01 | 07:00 | Kenneth Rogoff | Les chos

DE KENNETH ROGOFF

Repenser les buts de la croissance

Est-il raisonnable de considrer la croissance conomique comme l'objectif principal des socits ? Les plus critiques ont propos des mesures plus larges du bien-tre national comme l'indice de dveloppement humain des Nations unies et plus rcemment celui de la Commission sur la mesure de la performance conomique et du progrs social en France, sous la direction de Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi.

Mais il y a un problme plus profond encore que l'troitesse du champ couvert par l'analyse statistique : c'est l'chec de la thorie de la croissance penser que l'tre humain est une crature fondamentalement sociale. L'homme value son bien-tre d'aprs ce qu'il voit autour de lui et non pas par rapport une norme.

L'conomiste Richard Easterlin a fait remarquer que les enqutes sur le bonheur rvlent tonnamment peu d'volution dans les dcennies suivant la Seconde Guerre mondiale, en dpit d'une croissance significative des revenus. Inutile de dire que le rsultat d'Easterlin semble peu plausible pour les pays trs pauvres, o les revenus en augmentation rapide permettent souvent des socits de profiter de grandes amliorations de leur niveau de vie. Mais, dans des conomies avances, l'valuation des comportements est certainement un facteur important dans la faon dont les gens peroivent leur propre bien-tre.


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Il y a une certaine absurdit derrire l'obsession maximiser indfiniment la croissance long terme du revenu moyen, et de ngliger d'autres risques et considrations. Imaginez que le revenu national par habitant (ou une certaine mesure plus large de bien-tre) augmente de 1 % par an pour les sicles venir. Avec une croissance du revenu annuel de 1 %, une gnration ne dans soixante-dix ans bnficiera en gros d'un revenu moyen proche du double de celui d'aujourd'hui. Sur deux sicles, le revenu sera multipli par huit. Supposez maintenant que nous vivions dans une conomie croissance beaucoup plus rapide, avec un revenu par habitant qui augmente de 2 % par an. Dans ce cas, le revenu par habitant doublerait aprs seulement trente-cinq ans et serait multipli par huit en seulement un sicle.

En conclusion, il faut se demander s'il est important que cela prenne cent, deux cents ou mme mille ans pour que le niveau de bien-tre soit multipli par huit. Ne semblerait-il pas plus raisonnable de s'inquiter de la durabilit et de la longvit long terme de la croissance globale ? Ne semblerait-il pas plus de raisonnable de s'inquiter des conflits ou du rchauffement de la plante ?

Mme si on pense gostement ses propres descendants, vraisemblablement nous esprons qu'ils prospreront et apporteront une contribution positive leur future socit. Mais qu'importe leur niveau absolu de revenu ?

Naturellement, les pays considrent la croissance long terme comme une partie intgrante de leur scurit nationale et de leur statut mondial. Les pays fortement endetts, soit la plupart des conomies avances, ont besoin de la croissance pour s'en sortir. Mais long terme se concentrer sur la croissance est insuffisant. Dans une priode de grande incertitude conomique, il peut sembler inadquat de remettre en cause l'impratif de croissance. Mais, d'un autre ct, peut-tre qu'une crise est exactement l'occasion de repenser les buts plus long terme de la politique conomique mondiale.

Kenneth Rogoff, ancien conomiste en chef du FMI, est professeur d'conomie et de science politique l'universit Harvard.Cet article est publi en collaboration avec Project Syndicate, 2012.


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Elments de bibliographie :

Denison E. (1964), The unimportance of the embodied question," American Economic Review , 90{94.

Solow R. (1960), Investment and technological progress." In K. Arrow, S. Karlin and P. Suppes (eds.), Mathematical Methods in Social Sciences 1959, 89{104. Stanford University Press.

Phelps, E. (1962), The new view of investment: A Neoclassical analysis," Quarterly Journal of Economics 76, 548{567.

Jorgenson D. (1966), The embodiment hypothesis," Journal of Political Economy 74, 1-17.

Dynamique conomique, croissance, crises, cycles Eric Bosserelle Editions Gualino seconde dition 2010.


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Manuels :

Croissance et fluctuations. Analyse macroconomique de la croissance. J-F. Jacques et A. Rebeyrol Dunod 2001 sur le modle de Solow et ses limites ainsi que les lments sur la croissance endogne.

La croissance conomique Robert J. Barro et X. Saa-I-Martin Editiscience international 1996 utile pour la rgle dor, la convergence absolue conditionnelle


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