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Histoire de l’Europe de l’Est et des Balkans. Huitième cours : Bulgarie et Albanie. 3 – Le Kosovo. 3.1 – Notions générales 3.1.1 – Géographie

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Histoire de l europe de l est et des balkans

Histoire de l’Europe de l’Est et des Balkans

Huitième cours :

Bulgarie et Albanie


3 le kosovo
3 – Le Kosovo

3.1 – Notions générales

3.1.1 – Géographie

  • Le Kosovo, considéré par certains comme un État souverain, et par d’autres comme un territoire serbe irrédent, s’étend sur un peu moins de 11 000 km2.

  • Le Kosovo ne dispose d’aucun accès direct à la mer et est enclavé entre la Serbie, la Macédoine, l’Albanie et la Monténégro.

  • Le caractère topographique dominant du territoire, ce sont les montagnes, comme d’ailleurs chez un grand nombre de ses voisins.


  • Avec une majeure partie de son territoire située à près de 1000 mètres d’altitude, le Kosovo compte néanmoins une zone de plaine située à l’ouest, près de la frontière avec l’Albanie, coincée entre deux massifs rocheux. Le point culminant du pays s’élève pour sa part à 2 656 mètres d’altitude, le long de la frontière albanaise.

  • Le territoire du Kosovo n’est guère choyé d’un point de vue hydrographique. Les principaux cours d’eau sont le Drin blanc, l’Erinik, la Sitnica et l’Ibar. Tous ces fleuves et rivières ont une longueur inférieure à 100km sur le territoire kosovar.

  • Quant aux lacs, ils sont peu nombreux et dans l’ensemble, assez petit. Le plus important, le Gazivoda, un lac artificiel qui s’étend sur à peine 12 km2, se situe près de la frontière avec la Serbie.

  • Le climat du Kosovo est de type continental et montagneux, avec des étés chauds et des hivers relativement froids.


3.1.2 – Démographie de 1000 mètres d’altitude, le Kosovo compte néanmoins une zone de plaine située à l’ouest, près de la frontière avec l’Albanie, coincée entre deux massifs rocheux. Le point culminant du pays s’élève pour sa part à 2 656 mètres d’altitude, le long de la frontière albanaise.

  • Pour un territoire aussi petit, la population est très importante, soit un peu moins de deux millions d’habitants.

  • En ce qui concerne la composition ethnique, les données sont peu fiables et reposent sur des évaluations, le dernier recensement remontant à 1991. Selon ces estimations, les Albanais constituent aujourd’hui 92 % de la population, le reste étant partagé entre Serbes, Bosniaques, Roms et Goranis (Macédoniens islamisés), principalement.

  • Si ces chiffres sont exacts, on constate un accroissement du pourcentage d’Albanais par rapport à 1991, alors qu’ils formaient 80 % de la population.

  • La population du Kosovo est la plus jeune d’Europe : près de 30 % de sa population à moins de 14 ans et l’âge médian est de 26 ans à peine.


  • Deux statistiques expliquent cette caractéristique, soit un indice de fécondité très élevé, à 2,4 enfants par femme et une espérance de vie faible, s’établissant à 70 ans environ.

  • Il est difficile d’avoir une idée exacte de la situation, car le statut international du territoire fait en sorte qu’on ne le retrouve pas dans beaucoup de statistiques mondiales. Certains chercheurs ont néanmoins calculé la position potentielle du pays dans l’indice IDH (autour de la 100e position) en se basant sur les statistiques disponibles.

  • La religion est un marqueur d’appartenance fort et il n’est guère étonnant de constater une forte majorité de musulmans (90 %).

  • Le taux d’urbanisation n’est pas connu, mais, il doit être assez élevé. Pristina ne compte que 200 000 habitants, mais plusieurs autres villes ont une population comprise entre 50 000 et 100 000 habitants, comme Pec, Mitrovica, Ferizaj et Kamenice.


3.2 – Évolution historique indice de fécondité très élevé, à 2,4 enfants par femme et une espérance de vie faible, s’établissant à 70 ans environ.

  • Pour l’essentiel, l’histoire du Kosovo jusqu’en 2008 se confond avec celle de la Serbie, même si son rattachement au territoire de la Serbie contemporaine ne date que de 1913.

  • Le territoire fut colonisé par les Illyriens, puis par les Serbes à partir du VIe siècle. L’événement le plus important de l'histoire serbe se déroule d’ailleurs sur ce territoire, alors qu’ils sont défaits par les Turcs en 1389.

  • Après avoir passé la majeure partie de la Seconde Guerre mondiale sous contrôle albanais, le Kosovo obtient au sein de la Yougoslavie le statut de région autonome, puis de province autonome à partir de 1974. Tout au long de cette période, le pourcentage de Serbes décroit au profit de la population albanaise, celle-ci passant de 60 % de la population en 1948 à 80 % en 1991.


  • À partir de 1989, le Kosovo perd les prérogatives que lui avait accordées la Constitution de 1974.

  • Dès lors, la situation des Albanais du Kosovo devient très mauvaise : ils se retrouvent exclus du pouvoir et de la vie sociale normale, l’enseignement de la langue albanaise est restreint et le gouvernement exerce une forte répression à l'encontre de la communauté albanaise, provoquant un mouvement de plus en plus fort en faveur de l’indépendance.

  • En septembre 1990, un parlement clandestin proclame la république du Kosovo, et des élections pluripartites législatives et présidentielles ont lieu en mai 1992.

  • Discrète au début, l'UCK multiplie les attentats à partir de 1996 et passe à l'offensive en 1998. Les affrontements conduisent les Occidentaux à proposer une solution négociée et en octobre, un accord entérine la mise en place d'un dispositif de surveillance du retrait des forces serbes sous le contrôle de l’OSCE.


  • Malgré l’accord de Belgrade, les hostilités continuent et le Groupe de contact sur l'ex-Yougoslavie convoque Serbes et Kosovars à des négociations avec obligation d'aboutir.

  • Les négociations échouent, les Serbes refusant l’octroi d’une large autonomie au Kosovo et le déploiement d'une force multinationale. Ainsi, le 24 mars 1999, l'OTAN attaque la Serbie, qui lance alors des opérations de nettoyage ethnique.

  • Battu, Belgrade accepte de faire quitter le territoire kosovar par les forces serbes, alors qu’appuyé par l’OTAN, l’UCK établit sa loi au Kosovo et procède à son tour à un nettoyage.

  • Au terme des accords de paix de 1999, le Kosovo est placé sous administration de l’ONU et les forces de l’OTAN sont chargées de se déployer. Relancées en 2005-2007, les négociations sur le statut du Kosovo entre Belgrade et Pristina resteront dans l’impasse, aboutissant le 17 février 2008 à la proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo.


d et le Groupe de contact sur l'ex-Yougoslavie convoque Serbes et Kosovars à des négociations avec obligation d'aboutir.

  • Le Kosovo a adopté sa constitution en juin 2008, laquelle fait du pays une république parlementaire pluripartiste.

  • L’assemblée détient la majorité des pouvoirs, dont celui de confirmer le premier ministre. Depuis 2008, c’est Hasim Thaci, ancien chef de l’UCK au passé trouble, qui dirige le gouvernement.

  • Le pays étant très jeune, il n’a guère pour le moment d’histoire politique et n’a connu qu’une élection législative depuis l’indépendance, en 2008, laquelle s’est tenue en 2010.

  • Le Kosovo est aux prises avec de nombreuses difficultés économiques, alors qu’il n’a pas pu disposer de souveraineté économique dans les années 1990 et que le système Milosevic a perduré jusqu’au lendemain de la guerre de 1999. Mais par la suite, des réformes structurelles ont pu être lancées, même s’il faut attendre 2008 pour que le gouvernement s’attèle plus sérieusement aux réformes.


  • En outre, la corruption est endémique (une part substantielle du budget du pays provient des organisations internationales), ce qui fait dire à certains spécialistes qu’il s’agit pour l’essentiel d’une économie mafieuse.

  • L’économie kosovare est une économie de transition, lourdement dépendante de l’étranger : les subsides internationaux représentent près de 12 % du PIB, alors que les transferts de la diaspora kosovare en représentent autant.

  • Puisque la moitié des États du monde refusent de reconnaître son indépendance, la priorité du gouvernement de Pristina est de tout tenter pour accroître le nombre des pays qui le reconnaissent. Au sein de l’Union européenne même, cinq États refusent de reconnaître cette indépendance : Chypre, Espagne, Grèce, Roumanie et Slovaquie.


  • Mais même si le nombre de pays reconnaissant la république du Kosovo est en hausse, peu de nouveaux venus se sont ajoutés depuis 2009 à ceux qui l’ont reconnu d’emblée.

  • En outre, le Kosovo ne deviendra finalement un pays que lorsque le Conseil de Sécurité de l’ONU acceptera cet état de fait. Or, deux poids lourds du Conseil, la Russie et la Chine, refusent pour le moment de l’envisager, autant pour des raisons intérieures qu’extérieures.

  • Depuis 2009, le Kosovo a pu conclure différentes ententes avec des voisins ou d’autre pays européens, dans un cadre bilatéral ou multilatéral. De même, en juin 2009, Pristina a été admis à la Banque mondiale et au Fonds monétaire international en tant qu’État indépendant.


  • Il n’en demeure pas moins que, dans l’état actuel des choses, le Kosovo n’est pas (encore) vraiment un pays : il dépend de l’aide internationale, une partie non négligeable de sa population refuse de reconnaître la légitimité du gouvernement et la présence de l’immense base américaine témoigne assez du peu d’indépendance réelle de ce pays, par ailleurs grandement dépourvu de potentiel économique.

  • Tant que Belgrade se refusera à accepter le fait accompli de l’indépendance de sa province irrédente, Moscou suivra son allié et conséquemment, les portes des institutions internationales demeureront fermées pour Pristina.


Huiti me cours bulgarie et albanie
Huitième cours : choses, le Kosovo n’est pas (encore) vraiment un pays : il dépend de l’aide internationale, une partie non négligeable de sa population refuse de reconnaître la légitimité du gouvernement et la présence de l’immense base américaine témoigne assez du peu d’indépendance réelle de ce pays, par ailleurs grandement dépourvu de potentiel économique. Bulgarie et Albanie

1 – La Bulgarie

2 – L’Albanie


1 la bulgaire
1 – La Bulgaire choses, le Kosovo n’est pas (encore) vraiment un pays : il dépend de l’aide internationale, une partie non négligeable de sa population refuse de reconnaître la légitimité du gouvernement et la présence de l’immense base américaine témoigne assez du peu d’indépendance réelle de ce pays, par ailleurs grandement dépourvu de potentiel économique.

1.1 – Notions générales

1.1.1 – Géographie

  • La Bulgarie s’étend sur un peu plus de 110 000 kilomètres et est constituée de zones de plaines et de zones de montagnes est-ouest disposées en alternance du nord au sud. Ainsi, la Bulgarie jouit d’une grande variété de paysages.

  • Elle partage des frontières avec la Roumanie, la Serbie, la Macédoine, la Grèce et la Turquie, en plus d’une assez longue façade, de 354 kilomètres, sur la mer Noire à l’est.

  • On distingue quatre régions topographiques qui s’étirent en général d’est en ouest sur tout le territoire.


  • Du nord au sud, on trouve le plateau danubien, la chaîne du Grand Balkan (qui culmine à 2376 mètres d’altitude), la plaine de Thrace du nord, et à nouveau une chaîne montagneuse au sud-ouest, où se trouve le mont Musala (2 925 mètres d’altitude). L’altitude moyenne est élevée, à 470 mètres.

  • L’hydrographie du pays est constituée autour de deux bassins versants, l’un coulant vers la mer Noire, l’autre vers la mer Égée.

  • Mais le Danube, principal cours d’eau, n’appartient pas à ces deux ensembles. La plupart des rivières ne sont pas navigables, mais possèdent un fort potentiel hydroélectrique. C’est le cas de la Maritsa, à la frontière turque.

  • Les étendues d’eau ne constituent que 0,5 % du pays, mais la Bulgarie possède un certain nombre de lacs glaciaires. Le plus grand lac naturel est le lac Bourgas, situé à proximité de la mer Noire, le plus grand d’un ensemble de cinq lacs situé dans cette région.


  • Reflet de sa diversité topographique, le climat de la Bulgarie est varié : la côte bénéficie d’un climat de type méditerranéen, alors que l’intérieur est soumis à un climat continental. Mais encore là, la structure des bandes est-ouest modifie cette délimitation trop tranchée.

  • Enfin, une partie importante de la Bulgarie, surtout le nord-ouest, se trouve en zone de forte sismicité.


1.1.2 – Démographie Bulgarie est varié : la côte bénéficie d’un climat de type méditerranéen, alors que l’intérieur est soumis à un climat continental. Mais encore là, la structure des bandes est-ouest modifie cette délimitation trop tranchée.

  • La population du pays est relativement peu nombreuse, à un peu plus de sept millions de personnes.

  • La majorité de la population est bulgare (mélange particulier de Slaves du sud et de Turcs), mais la minorité turque, avec près de 10 % de la population, est assez importante. Les Roms constituent pour leur part 5 % de la population.

  • La population est en forte baisse depuis 1989, alors qu’elle s’établissait à près de 9 millions de personnes et le pays perd près de 1 % de sa population par année.

  • Les flux migratoires sont négatifs et l’indice de fécondité est faible (1,38 enfant par femme). Si on ajoute à ces données peu encourageantes un âge de 41 ans, on constate que la crise démographie se poursuit. L’espérance de vie s’établit pour sa part à 72 ans.


  • La majeure partie de la population (83 %) est orthodoxe, mais la minorité musulmane est assez importante, avec près de 13 % de la population. La majeure partie du reste de la population appartient à d’autres églises chrétiennes.

  • Dans l’indice IDH, le pays occupe la 50e place, en baisse de quelques places depuis 2007, ce qui le situe à peu près dans la moyenne des États est-européens.

  • La population de Bulgarie est fortement urbanisée, avec plus de 70 % vivant dans les villes. La capitale, Sofia, concentre 1,2 million d’habitants, mais plusieurs autres villes sont assez importantes : Plovdiv et Varna comptent plus de 300 000 habitants chacune, alors que Bourgas, Rousté, Stara Zagora et Pleven comptent plus de 100 000 habitants.


1.2 – Évolution historique mais la minorité musulmane est assez importante, avec près de 13 % de la population. La majeure partie du reste de la population appartient à d’autres églises chrétiennes.

1.2.1 – Des origines au XXe siècle

  • L'histoire de la Bulgarie commence avec l'État d'Asparuch, mais il y eut une Bulgarie avant les Bulgares, dont le substrat ethnique originel était les Thraces.

  • La Bulgarie médiévale s'est formée par une symbiose de deux peuples différents, Slaves du sud et nomades turcs, sous la gouverne des tsars Boris et Siméon, et grâce à l’unification religieuse et linguistique de ces populations à partir de 865.

  • Au Xe siècle, l’affaiblissement de la Bulgarie permettra une croissance de l’influence byzantine, mais avec le recul de celle-ci, un deuxième royaume bulgare se développe au XIe siècle. L’invasion mongole de 1240 y mettra fin, avant que le territoire ne soit absorbé par l’expansion ottomane.


  • L'État bulgare disparut pour cinq siècles, mais la nation bulgare survécut. Elle aurait pu disparaître, dépourvue de classe dirigeante et confinée pour l’essentiel à la paysannerie.

  • Après les massacres des guerres, elle se retrouve intégrée au système de conscription de l’empire qui la prive périodiquement d’une partie de ses enfants.

  • Le territoire bulgare subit la pression culturelle d’un empire tolérant d’un point de vue religieux, ce qui permis à la nation de conserver sa foi et de survivre culturellement grâce aux monastères. Cette survie permet à la fin du XVIIIe et au début du XIXe siècle une sorte de renaissance bulgare.

  • À cette période, le capitalisme industriel apparaît en Bulgarie, concentré autour de la métallurgie et de l’industrie textile, et donne naissance à une bourgeoisie nationale, moteur de cette renaissance culturelle.


  • Des écoles laïques bulgares apparaissent, donnant un véhicule et une structure à ce renouveau et permettant la propagation des idées nationalistes et révolutionnaires et donnant naissance à un mouvement de libération.

  • Les tensions vont croissant dans la seconde moitié du XIXe siècle, dégénérant en une insurrection armée en 1876, qui fut violemment réprimée par l’Empire, fournissant à la Russie le prétexte d’une guerre contre la Sublime Porte qui permettra la renaissance étatique de la Bulgarie.


1.2.2 – Le XXe siècle véhicule et une structure à ce renouveau et permettant la propagation des idées nationalistes et révolutionnaires et donnant naissance à un mouvement de libération.

  • Devenue monarchie, la Bulgarie se joindra en 1915 aux empires centraux et défaite, elle devra alors assumer de lourdes réparations et accueillir près de 150 000 réfugiés, ce qui contribuera à déstabiliser le pays entre les deux guerres.

  • Après une décennie de troubles, le pays s’oriente vers l’autoritarisme et en 1934, le Zveni, une organisation informelle d’intellectuels et de militaires, tente un coup d’État et impose à Boris III une dictature corporatiste. Menacé d’une transformation républicaine, le roi s’empare personnellement du pouvoir en 1935

  • La forme que prend alors le gouvernement pousse la Bulgarie vers l’Allemagne, qui lui promet les territoires macédoniens.

  • De sorte que malgré une opinion publique plutôt réfractaire, la Bulgarie se joint alors aux forces de l’Axe.


  • Boris III décède en 1943 et Siméon II lui succède. L’Armée rouge entre en septembre 1944, sur le territoire. Le 9 septembre, après avoir demandé un armistice à l’URSS et déclaré la guerre à l’Allemagne, le gouvernement est renversé par une coalition dirigée par les communistes.

  • Très près idéologiquement des dirigeants soviétiques, le PC bulgare prend de plus en plus de place et à partir de 1946, il prend la direction du gouvernement et de tous les ministères importants, avant d’abolir la monarchie et de proclamer la République populaire en septembre 1946.

  • Dès lors, le modèle soviétique sera appliqué : élimination des forces politiques concurrentes, nationalisation des terres et des entreprises, développement de l’industrialisation et alignement sur les positions de Moscou sur la scène internationale. Tout au long de la période 1946-1989, le gouvernement bulgare suivra Moscou, au point de faire de la Bulgarie la « 16e république » de l’URSS.


  • Les soubresauts politiques à Moscou sont reflétés fidèlement, avec l’arrivée d’un modéré à Sofia, Todor Jivkov, à la faveur de la déstalinisation.

  • L’aide soviétique et la grande proximité entre Moscou et Sofia expliquent le fait que la Bulgarie sera peu remuante et que le mouvement dissident demeurera ici très faible.

  • Mais dans la foulée de la perestroïka gorbatchévienne, la fin des années 1980 voit le développement de forces politiques alternatives et en 1988, les premières organisations civiles apparaissent et les premiers syndicats indépendants naissent.

  • Malgré une tentative de coup de force organisée par les conservateurs, l’automne 1989 voit le début des manifestations de masses et le 8 novembre 1989, une révolution de palais renverse Jivkov.


  • Ses successeurs, afin d’éviter d’être balayés à l’image de leurs collègues, s’emploient rapidement à ouvrir le système politique : le parti communiste devient le parti socialiste en mars 1990, ce qui lui permet à l’issu des élections de l’été 1990, de conserver le pouvoir dans une Bulgarie nouvelle, qui tourne alors le dos au système politique et économique en place depuis 1946.


1.1.3 – Depuis 1989 l’image de leurs collègues, s’emploient rapidement à ouvrir le système politique : le parti communiste devient le parti socialiste en mars 1990, ce qui lui permet à l’issu des élections de l’été 1990, de conserver le pouvoir dans une Bulgarie nouvelle, qui tourne alors le dos au système politique et économique en place depuis 1946.

  • Les années consécutives à la mise en place de la nouvelle constitution, adoptée en 1992 ont été assez stables, alors que le PSB va parvenir à se maintenir au pouvoir une bonne partie des années 1990, à la présidence ou au parlement.

  • C’est sous la gouverne des anciens membres du PC que sera réformé le système politique, un peu comme en Roumanie.

  • La Bulgarie est depuis 1992 une république parlementaire, tempérée par des pouvoirs assez importants laissés entre les mains du président, élu pour 5 ans au suffrage universel.

  • Depuis la mise en place de la constitution actuelle, le pays a connu une grande alternance politique et expérimenté la cohabitation politique. Après plusieurs années au pouvoir, la gauche réformée a cédé le parlement à la droite, ce qui s’est concrétisé en 2001 par la victoire du parti Mouvement national Siméon II, qui céda le pouvoir à la gauche en 2004, lequel l’occupa jusqu’en 2009.


  • Les premiers gouvernements seront lents à mettre en place les réformes économiques et ce n’est que sous Jelev que la Bulgarie commence à restructurer son économie, restituant aux propriétaires des terres saisies après la guerre et autorisant les investissements étrangers. Mais le pays a alors pris du retard par rapport aux autres pays d’Europe de l’Est.

  • En 1997, alors que le pays est confronté à une très grave crise économique, le gouvernement Kostov se lance dans une vigoureuse politique de réformes et accélère le programme de privatisation, pendant que le pays passe sous tutelle internationale, entre les mains du FMI.

  • Après une décennie de contraction du PIB, l’économie renoue avec la croissance en 1999, laquelle se maintiendra à un niveau assez élevé (entre 4 et 6,5 %) jusqu’en 2008.


  • La réorientation de la politique étrangère du pays en direction de l’occident a été rapide au lendemain du changement de régime, mais les grandes difficultés économiques rencontrées par le pays dans les années 1990 ont retardé le moment où celui-ci a pu se joindre à l’Union européenne.

  • Dès 1994, divers accords de coopération ont été conclus entre Sofia et Bruxelles et en 1995, la Bulgarie a soumis sa candidature pour intégrer l’Union européenne, dont elle devient membre en août 2007. Quant à l’espace Schengen, la décision concernant la candidature de la Bulgarie a pour le moment été repoussée à l’automne 2012.

  • Au cours de la crise du Kosovo, le gouvernement s’est positionné à contre-courant de son opinion publique afin de se rapprocher du monde occidental et il a été récompensé en 2004 en rejoignant l’Alliance atlantique.


  • Dans son espace régional, les relations de Sofia sont assez bonnes. Il y a bien sûr certains problèmes d’ordre ethnique avec la Macédoine, mais rien pour perturber durablement les relations entre les deux pays.

  • Avec la Roumanie, les relations sont en général très bonnes, d’autant que les deux États partagent une certaine expérience en matière d’intégration, ayant suivi le même parcours et ont rejoint les organisations occidentales en même temps.

  • Avec la Serbie, malgré les tensions autour du Kosovo, les relations se sont améliorées au fur et à mesure que la crise s’éloignait dans le temps et que Belgrade manifestait son désir de rejoindre les organisations occidentales.

  • Les relations avec la Russie demeurent excellentes et la Bulgarie peut ainsi aspirer à jouer un rôle d’intermédiaire, en plus de pouvoir jouer ses propres cartes dans une relation triangulaire avec Moscou et Ankara, qui malgré certaines tensions, ont de nombreux projets en communs.


2 l albanie
2 – L’Albanie bonnes. Il y a bien sûr certains problèmes d’ordre ethnique avec la Macédoine, mais rien pour perturber durablement les relations entre les deux pays.

2.1 – Notions générales

2.1.1 – Géographie

  • L’Albanie s’étend sur un territoire d’environ 29 000 kilomètres carrés, dont plus de 70 % est situé en montagne. De ce fait, une part importante du pays est peu ou pas développée, se situant dans des zones souvent difficilement accessibles.

  • L’Albanie partage des frontières avec le Monténégro, la Serbie (Kosovo), la Macédoine et la Grèce. Le pays dispose d’une façade maritime sur la mer Adriatique, s’étirant sur près de 500 kilomètres. Toutes les frontières du pays sont conventionnelles et ne recoupent aucune frontière naturelle (à l’exception de l’Adriatique, bien sûr).


  • Le pays se divise en certaines zones distinctes : le nord appartient aux Alpes dinariques, alors que la zone côtière est formée de plaines et de plateaux. Le long du pays, sur ses frontières est, s’étend une autre zone montagneuse, qui devient haute à l’extrême sud, où se trouve le point culminant du territoire, le mont Korba, à 2 745 mètres d’altitude.

  • L’Albanie est bien lotie en termes de rivières et de fleuves, le Grand Drin (160 kilomètres) étant le principal fleuve du pays, mais plusieurs autres cours d’eau, dont la Moraca et l’Erzen, s’étirent sur plus de 100 kilomètres de longueur.

  • D’un point de vue lacustre, le pays est aussi bien pourvu, puisque les étendues d’eau couvrent environ 5 % du territoire du pays. Les lacs les plus importants sont le lac Skadar, les lacs de Prespa et le lac d’Ohrid.

  • L’Albanie compte un grand nombre de régions climatiques, mais en général, le climat, méditerranéen près des côtes, devient plus rigoureux vers l’est.


2.1.2 – Démographie appartient aux Alpes dinariques, alors que la zone côtière est formée de plaines et de plateaux. Le long du pays, sur ses frontières est, s’étend une autre zone montagneuse, qui devient haute à l’extrême sud, où se trouve le point culminant du territoire, le mont Korba, à 2 745 mètres d’altitude.

  • Les chiffres concernant la population de l’Albanie sont particulièrement confondants : le recensement de 2001 faisait état d’une population de 3 millions de personnes, mais en 2000, des évaluations évoquaient près de 3,5 millions de personnes. Plus récemment, les évaluations de la CIA en 2006 évoquaient 3,6 millions, alors que celles de 2011 parlent de 2,9 millions… Difficile de s’y retrouver.

  • Quoi qu’il en soit, le pays jouit d’une grande homogénéité démographique : 95 % de la population appartient au groupe dominant, alors que la minorité grecque représente 3 %.

  • L’effondrement démographique évoqué par la CIA devient plausible si l’on tient compte d’un bilan migratoire très déficitaire et de l’effondrement du taux de fécondité du pays, passé de 2,4 enfants par femme en 2001 à 1,5 en 2011.


  • L’espérance de vie de la population albanaise s’établit à plus de 77 ans, alors que l’âge médian est d’à peine 30 ans. C’est dire que la population est très jeune.

  • Très jeune, mais aussi pauvre, ce qui explique d’ailleurs le solde migratoire très déficitaire. Le pays occupe le 70e rang de l’indice IDH, mais sa position s’améliore depuis quelques années.

  • D’un point de vue religieux, la population albanaise est moins uniforme et se partage entre deux grandes confessions. La majorité, à 70 %, est musulmane, mais il n’en reste pas moins 20 % de la population qui est de confession orthodoxe, l’autre 10 % s’identifiant au catholicisme.

  • Avec un taux d’urbanisation de seulement 52 %, l’Albanie demeure grandement rurale. Tirana, la capitale, compte, selon des chiffres de 2007, 615 000 habitants, suivie par Durres (200 000 habitants), Elbasan (126 000 habitants) et Shkodra (115 000 habitants).


2.2 – Évolution historique s’établit à plus de 77 ans, alors que l’âge médian est d’à peine 30 ans. C’est dire que la population est très jeune.

2.2.1 – Des origines au XXe siècle

  • L’histoire des Albanais, descendants des Illyriens, un peuple indo-européen qui s’installa dans les Balkans vers la fin du 2e millénaire avant notre ère, est très ancienne.

  • Leur civilisation se développa au contact des Grecs, alors que les Illyriens se divisèrent en petits États ennemis soumis graduellement par Philippe et Alexandre de Macédoine.

  • L'ensemble du pays passa sous la domination de Rome à partir du IIe siècle avant notre ère et l’intégration à l’empire fut telle que, déjà christianisée, l’Illyrie fournit à l’empire plusieurs empereurs, avant d’être ravagée par les barbares et que les Slaves ne refoule les Illyriens dans les régions où l'albanais reste aujourd'hui parlé.

  • Dominé par Byzance jusqu'au IXe siècle, le territoire fut par la suite occupé temporairement par les Bulgares.


  • En plus des invasions normandes, le pays fut en proie aux XIe et XIIIe siècles à des troubles intérieurs, alors que le schisme de 1054 laissa sous l'influence de l'Église romaine le nord de l'Albanie. C’est d’ailleurs à cette époque que le mot apparaît.

  • Les Croisades permirent la création de principautés indépendantes, menacées constamment par Byzance et la Bulgarie. Néanmoins, les rois francs parvinrent à s’imposer et Charles d'Anjou se proclama roi d’Albanie en 1272.

  • Après deux siècles de domination angevine, l'Albanie sombra dans une anarchie dont émergèrent trois principautés luttant entre elles et contre Venise, qui firent alors appel aux Turcs, lesquels, au début du XVe siècle, occupèrent le pays.

  • La domination turque suscita des révoltes, qui incitèrent les Turcs a imposer une domination plus stricte qui favorisa pendant les XVIe et XVIIe siècles l’islamisation de l’Albanie, alors que le pays était soumis au système de recrutement des janissaires.


  • Le XVIIIe siècle permit l'essor intellectuel de certains centres qui s’imposèrent alors aux autorités centrales et parvinrent même au début du XIXe siècle à se détacher, encore une fois temporairement, de la main-mise turque.

  • Le traité de Berlin accorda au Monténégro certaines terres albanaises, provoquant la naissance d’un mouvement national qui fut réprimé. La question nationale restait posée et les intellectuels se consacrèrent alors à diffuser la langue.


2.2.2 – Le XXe siècle centres qui s’imposèrent alors aux autorités centrales et parvinrent même au début du XIXe siècle à se détacher, encore une fois temporairement, de la main-mise turque.

  • Dans la foulée des guerres balkaniques, les chefs politiques albanais proclamèrent l'indépendance des terres albanaises occupées par les Grecs, les Monténégrins et les Serbes en novembre 1912.

  • Après un pèlerinage dans les capitales européennes, les dirigeants du pays parvinrent à obtenir une reconnaissance internationale, mais celle-ci ne put empêcher le territoire d’être morcelé entre ses voisins pendant la guerre.

  • Après la guerre, l’Italie reçut un mandat sur le pays, après en avoir annexé certaines zones. Au début des années 1920, Tirana devint la capitale et les autorités albanaises obligèrent les Italiens à évacuer le pays et parvinrent à faire admettre l'Albanie à la SDN.


  • Avec la fin de la menace extérieure, les tensions politiques internes se développèrent et Ahmed Zogu parvint à évincer ses opposants, qui eurent cependant leur revanche en juin 1924. Les luttes politiques continuèrent et le gouvernement pluraliste fut finalement défait par Zogu en décembre, qui reprit le contrôle du pays, aidé par la Yougoslavie.

  • Proclamé président de la république, Zogu se débarrassa de ses adversaires et une révision de la constitution lui permit de devenir, le 1er septembre 1928, Zog Ier, roi des Albanais.

  • Peu à peu, et malgré certaines tentatives de réformes, l’autoritarisme du régime se développa, alors que le pays était confronté au double impérialisme italien et yougoslave. En mars 1939, Mussolini présenta des exigences inacceptables pour Tirana et en avril 1939, le pays fut occupé par les forces italiennes, tandis que Zog s’enfuyait.


  • La résistance se consolida autour du Parti du travail albanais d’Envers Hodja et celui-ci s’imposa au lendemain de la guerre, mais à peine consolidé, le nouveau pouvoir dut faire face à des dissensions engendrées par les visées de la Yougoslavie. Économiquement, le modèle stalinien fut alors appliqué.

  • L'expulsion de la Yougoslavie du bloc soviétique permit à Hodja d’éliminer les éléments protitistes. Mais au début des années 1960, la crise soviéto-albanaise isola profondément le régime, qui ne garda alors comme allié que la Chine populaire... Avant que la querelle sino-albanaise n’isolât le pays complètement en 1975.

  • Véritable Staline, Hodja élimina alors tout ce qui restait « d’opposants », avant de proclamer la doctrine de l’autosuffisance économique d’un pays faiblement développé. Les purges périodiques agitèrent le pays, jusqu’à ce que, en avril 1985, Hodja décède.


  • Le système tenta de demeurer imperméable aux changements en cours en Europe orientale mais en décembre 1989, sous la pression combinée de manifestations étudiantes à Tirana et des puissances européennes, l’Albanie autorise le multipartisme, lève les interdits religieux, rend possibles les voyages à l’étranger et établit des relations avec l’Occident.


2.2.3 – Depuis 18989 en cours en Europe orientale mais en décembre 1989, sous la pression combinée

  • Après avoir remporté les premières élections parlementaires, les dirigeants mettent en place le poste de président de la République, auquel est élu le communiste Ramiz Alia par l’Assemblée populaire en avril.

  • Le Parti communiste, rebaptisé Parti socialiste albanais en juin, se maintient au pouvoir toute l’année 1991, avant d’être battu par le Parti démocratique (PDA) lors des élections parlementaires de 1992.

  • Les années 1990 furent extrêmement mouvementées et ce n’est que consécutivement à l’adoption de la constitution actuelle en 1998 que les choses vont peu à peu se calmer.

  • Le régime tentera une conversion qui ne fonctionnera pas longtemps, et dès 1992, Alia démissionne, alors que Sali Berisha devient président. Il se lance alors dans une guerre contre les hommes et les structures de l’ancien régime.


  • En février 1997, un scandale financier, provoqué par la faillite de sociétés d’épargne déclenche une quasi-guerre civile, au point où le Conseil de sécurité autorise en mars 1997 l’envoi en Albanie d’une force armée multinationale et en juin 1997, l’opposition remporte les élections, ce qui marque la fin, temporaire, du règne de Berisha.

  • Le nouveau gouvernement s’emploie alors à pacifier le pays, malgré une tentative de Berisha de reprendre le pouvoir.

  • La constitution de 1998 fait du pays une république parlementaire, dans laquelle le président dispose de pouvoirs limités. Il est élu par le parlement au suffrage indirect et à la majorité des deux tiers pour un mandat de 5 ans.

  • Le président ne contrôle pas la politique étrangère, mais est le chef des armées, en plus d’être responsable de la nomination du premier ministre et de certains juges. Bamir Topi, élu en 2007, est le 6e président de l’Albanie contemporaine.


  • Depuis 1998, le pays a connu une certaine alternance politique, alors que la gauche a dirigé entre 2001 et 2005, passant alors le flambeau à la droite, encore et toujours menée par Sali Berisha, qui occupe le poste de premier ministre depuis 2006.

  • L’Albanie est un pays pauvre, mais sa situation s’améliore. Traditionnellement agricole, le pays s’est partiellement industrialisé sous la conduite d’Envers Hodja, mais la politique d’isolement a entrainé un grand retard de développement.

  • Dès 1992, des réformes majeures ont été entreprises, d’autant plus nécessaires qu’alors, le PIB du pays ne représentait plus que 50 % de celui de 1989. Après des succès initiaux, la crise de confiance provoquée par la disparition des économies d’une grande partie de la population a de nouveau très négativement affecté l’économie du pays.


  • La situation du pays a incité les organisations internationales à s’impliquer activement. Les privatisations ont repris et l’économie du pays est toujours considérée comme étant en transition. La route sera longue, mais des progrès commencent à se faire sentir.

  • Depuis 1999, la croissance du PIB albanais a été forte et les taux de croissance ont oscillé entre 3,3 % et 8 %. La crise a ralenti cette croissance, sans pour autant l’arrêter : c’est en 2009 que la croissance a été la moins forte (à 3,3 %).

  • Mais certains indicateurs demeurent préoccupants : le taux de chômage officiel, à 13 %, est considéré comme largement sous-évalué et les organisations internationales l’évaluent plutôt à près de 30 %. Il en est aussi ainsi du taux de pauvreté, officiellement à 12 %, mais qui pourrait dépasser les 20 %.


  • Compte tenu des ses difficultés, l’Albanie ne considère pas l’adhésion à l’Union européenne comme une priorité, Tirana préférant se concentrer à améliorer ses relations bilatérales et multilatérales avec ses voisins balkaniques.

  • Les relations avec la Serbie demeurent tendues, Belgrade suspectant la main de Tirana dans le raidissement des positions kosovares tout au long des années 2000 et son empressement auprès de Pristina est mal vu en Serbie.

  • Corollaires des mauvaises relations avec la Serbie, les relations avec l’OTAN sont excellentes. Dans la foulée de la crise kosovare, l’Albanie a été appelée à jouer un rôle important dans la stabilisation régionale.

  • Tirana, dès 1999, s’est porté à l’avant-garde de la défense de minorités albanaises balkaniques et les autorités de l’OTAN se sont montrées désireuses de bien encadrer le pays.


  • En 2009 l’Albanie a rejoint l’OTAN, devenant de ce fait le plus pauvre des pays de l’Alliance atlantique. Il va de soi que les relations avec Washington sont très importantes.

  • Dans les années 1990, les relations avec la Grèce étaient difficiles, Athènes reprochant à Tirana le traitement qu’elle réservait à sa minorité grecque. Cela étant, les choses se sont depuis calmées et les relations avec la Grèce se développent.

  • Le principal partenaire de la région demeure l’Italie et en janvier 2011, Tirana a signé avec Rome une sorte de pacte de relations internationales afin d’encadrer plus étroitement la politique des deux États dans ce domaine.

  • L’Albanie cherche donc à rejoindre les organisations internationales et à multiplier les accords multilatéraux et bilatéraux

  • L’Albanie n’est aucunement une puissance et la coopération régionale sera absolument nécessaire au pays pour lui permettre de récupérer au moins une partie de son retard.


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