1 / 27

Histoire des arts

Histoire des arts. Support : Le dictateur , de Chaplin . Séance –Le Dictateur. Objectifs: L’engagement d’un cinéaste témoin de son temps, dans la dénonciation de la dictature hitlérienne. « Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme antidote de la haine et de la terreur. ». A savoir:

hisoki
Download Presentation

Histoire des arts

An Image/Link below is provided (as is) to download presentation Download Policy: Content on the Website is provided to you AS IS for your information and personal use and may not be sold / licensed / shared on other websites without getting consent from its author. Content is provided to you AS IS for your information and personal use only. Download presentation by click this link. While downloading, if for some reason you are not able to download a presentation, the publisher may have deleted the file from their server. During download, if you can't get a presentation, the file might be deleted by the publisher.

E N D

Presentation Transcript


  1. Histoire des arts Support : Le dictateur, de Chaplin Séance –Le Dictateur Objectifs: L’engagement d’un cinéaste témoin de son temps, dans la dénonciation de la dictature hitlérienne « Je crois au pouvoir du rire et des larmes comme antidote de la haine et de la terreur. »

  2. A savoir: • Chaplin (biographie) • Esthétique de Chaplin • Résumé du film et contexte • Le discours de Hynkel • La scène du globe • Le lien avec le contexte historique • Le message du film • Travail sur la musique

  3. I- Mise en contexte

  4. Résumé • Dans les années 1930, la Tomainia est sous le contrôle du dictateur Adenoid Hynkel, qui rêve de domination mondiale. Dans le quartier juif de la capitale vit un barbier, qui est un sosie du dictateur. Grâce au fait que, pendant la guerre, il a sauvé la vie à un aviateur devenu depuis un des hommes importants du régime, le barbier est pour un temps à l'abri des persécutions, mais il est arrêté lorsque son protecteur tombe en disgrâce. Les deux hommes arrivent à s'évader et le jeu des circonstances amène le barbier à être pris pour le dictateur et à prononcer à sa place un discours faisant l'éloge de la liberté.

  5. Le contexte • Chaplin achève le scénario de son premier film parlant à l'automne 1938. A cette époque, Hitler, dictateur en Allemagne, s'apprête à annexer l'Autriche et démanteler la Tchécoslovaquie. Le film sort à New York en octobre 1940. Entre temps, Hitler a déclenché la Seconde Guerre mondiale et conquis une grande partie de l'Europe.

  6. II- L’esthétique de Chaplin

  7. Charlot Charlie Chaplin a crée un personnage aujourd'hui universellement connu : celui d'une sorte de vagabond, dont le chapeau melon, la canne, les grandes chaussures, le pantalon tombant et trop large, les cheveux frisés et la petite moustache sont devenus le symbole de l'art cinématographique.Le caractère le plus apparent de Charlot est celui d'une sorte de Pierrot lunaire, amoureux, poursuivi par les gros bandits, les gros méchants ( le contraste entre la fragilité physique de Chaplin et la musculature de ses adversaires est constant et remarquable ). C'est un personnage assez misérable qui essaye de composer avec le monde hostile qui l'entoure , ses cambrioles ou ses trucs plus ou moins honnêtes. ( comme le fer à cheval placé dans le gant de boxe ou le coup de pied au derrière lancé dans un geste de danseur .../... ). Il est aussi un personnage poétique, marginal, clown et dramaturge.C'est surtout l'aspect triomphant et dominateur de Chaplin qui est remarquable. Quand il se bat, il gagne toujours ; les gros flics et les gros bandits n'ont qu'à bien se tenir : Chaplin est invincible ! Mieux encore, il triomphe du monde, de la société (dans Golf Rush, il finit milliardaire), du pire des dictateurs, dont il prend la place fortuitement.Il est alors généreux pour les faibles, impitoyable pour ses adversaires vaincus. David triomphe de Goliath comme il le mime d'une manière éblouissante dans The Pilgrim. D’après vous quelles sont les caractéristiques du personnage de Charlot? Voici un extrait du film Les Temps modernes

  8. Le burlesque Le burlesque fait rire grâce à un comique de l'absurde et de l'irrationnel. Soit, des événements extraordinaires ne cessent de faire irruption sans raison dans le quotidien. Soit, le gag repose sur un comique de gestes... Un exemple: la machine à manger dans Les temps modernes Sur quoi repose le comique? Quel est l’objet de la critique?

  9. Après le muet, l’importance de la musique • Il s’agit de son premier film parlant. • Jusqu’à présent des films muets: donc une grande importance accordée aux gestes • Muet ou plutôt sonore car soin extrême apporté à la bande son D’où le travail effectué en éducation musicale

  10. III- Le discours de Hynkel • Visionnage avec deux questions : • Quels procédés visuels et sonores C. Chaplin emploie-t-il pour dénoncer, à travers le personnage de Hynkel, la manière dont Hitler manipule les foules ? • - Dans quelle intention Chaplin emploie-t-il des procédés burlesques ?

  11. Quelques éléments d’analyse • Au niveau du visuel • Au niveau sonore • Des éléments burlesques • Des grimaces • Des gestes autoritaires • Des foules obéissantes • Sous-titres indiquant l’absence de liberté • Passage de la flatterie à l’agressivité • Mots vociférés • Eau dans le pantalon • Micro pliée • Ceinture sautée

  12. Confrontons ce discours aux images d’archive de l’INA VIIe congrès du parti nazi 1935 • http://www.ina.fr/fresques/jalons/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=InaEdu02028

  13. Des photos d’Hitler s’entraînant à faire ses discours Gestuelle identique Manipulation des foules Photographies d'Hitler par Heinrich Hoffmann, 1927. Collections de L'Histoire n°18

  14. Conclusion partielle Dans des décors semblables à ceux de la propagande nazie, Chaplin mime la réalité de la manipulation des foules par Hitler. Maître du genre, il utilise aussi des procédés burlesques pour dénoncer des sujets graves.

  15. IV- La scène du globe • Visionnage guidée par deux questions : • Quel est le message de Chaplin dans cet extrait ? • Donnez un titre aux trois parties qui le composent.

  16. Dans quelle intention Chaplin emploie-t-il les procédés burlesques?

  17. Quel est le message de Chaplin dans cette séquence? Donnez un titre aux trois parties qui la composent.

  18. Le rêve impérialiste

  19. La domination du monde

  20. La chute inattendue

  21. V- Comparatif entre l’Allemagne nazie et la dictature dans la fiction

  22. VI- Quel est le message du film? Dans ce film, Chaplin s'engage contre Hitler et l'Allemagne nazie, à armes égales, sur le terrain du spectacle. Dans des décors semblables à ceux de la propagande nazie, il en dénonce la réalité brutale et violente en mimant le dictateur s'adressant à des foules obéissantes. Il alerte aussi ses contemporains sur les rêves expansionnistes et la volonté impérialiste du dictateur allemand. Maître du genre, il n'hésite pas à utiliser des procédés burlesques pour rendre Le Dictateur ridicule.

  23. Le discours final Schulz Parle, c'est notre seul espoir. Le barbier Espoir... Je suis désolé, mais je ne veux pas être empereur, ce n’est pas mon affaire. Je ne veux ni conquérir, ni diriger personne. Je voudrais aider tout le monde dans la mesure du possible, juifs, chrétiens, païens, blancs et noirs. Nous voudrions tous nous aider si nous le pouvions, les êtres humains sont ainsi faits. Nous voulons donner le bonheur à notre prochain, pas lui donner le malheur. Nous ne voulons pas haïr ni humilier personne. Chacun de nous a sa place et notre terre est bien assez riche, elle peut nourrir tous les êtres humains. Nous pouvons tous avoir une vie belle et libre mais nous l’avons oublié. L’envie a empoisonné l’esprit des hommes, a barricadé le monde avec la haine, nous a fait sombrer dans la misère et les effusions de sang. Nous avons développé la vitesse pour nous enfermer en nous-mêmes. Les machines qui nous apportent l’abondance nous laissent dans l’insatisfaction. Notre savoir nous a fait devenir cyniques. Nous sommes inhumains à force d’intelligence, nous ne ressentons pas assez et nous pensons beaucoup trop. Nous sommes trop mécanisés et nous manquons d’humanité. Nous sommes trop cultivés et nous manquons de tendresse et de gentillesse. Sans ces qualités humaines, la vie n’est plus que violence et tout est perdu. Les avions, la radio nous ont rapprochés les uns des autres, ces inventions ne trouveront leur vrai sens que dans la bonté de l’être humain, que dans la fraternité, l’amitié et l’unité de tous les hommes. En ce moment même, ma voix atteint des millions de gens à travers le monde, des millions d’hommes, de femmes, d’enfants désespérés, victimes d’un système qui torture les faibles et emprisonne des innocents. Je dis à tous ceux qui m’entendent : Ne désespérez pas ! Le malheur qui est sur nous n’est que le produit éphémère de l’habilité, de l’amertume de ceux qui ont peur des progrès qu’accomplit l’Humanité. Mais la haine finira par disparaître et les dictateurs mourront et le pouvoir qu’ils avaient pris aux peuples va retourner aux peuples. Et tant que des hommes mourront pour elle, la liberté ne pourra pas périr. Soldats, ne vous donnez pas à ces brutes, à une minorité qui vous méprise et qui fait de vous des esclaves, enrégimente toute votre vie et qui vous dit tout ce qu’il faut faire et ce qu’il faut penser, qui vous dirige, vous manœuvre, se sert de vous comme chair à canons et qui vous traite comme du bétail. Ne donnez pas votre vie à ces êtres inhumains, ces hommes machines avec une machine à la place de la tête et une machine dans le cœur. Vous n’êtes pas des machines. Vous n’êtes pas des esclaves. Vous êtes des hommes, des hommes avec tout l’amour du monde dans le cœur. Vous n’avez pas de haine, sinon pour ce qui est inhumain, ce qui n’est pas fait d’amour. Soldats ne vous battez pas pour l’esclavage mais pour la liberté. Il est écrit dans l’Evangile selon Saint Luc « Le Royaume de Dieu est dans l’être humain », pas dans un seul humain ni dans un groupe humain, mais dans tous les humains, mais en vous, en vous le peuple qui avez le pouvoir, le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, vous avez le pouvoir, le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure. Alors au nom même de la Démocratie, utilisons ce pouvoir. Il faut tous nous unir, il faut tous nous battre pour un monde nouveau, un monde humain qui donnera à chacun l’occasion de travailler, qui apportera un avenir à la jeunesse et à la vieillesse la sécurité. Ces brutes vous ont promis toutes ces choses pour que vous leur donniez le pouvoir : ils mentaient. Ils n’ont pas tenu leurs merveilleuses promesses : jamais ils ne le feront. Les dictateurs s’affranchissent en prenant le pouvoir mais ils font un esclave du peuple. Alors, il faut nous battre pour accomplir toutes leurs promesses. Il faut nous battre pour libérer le monde, pour renverser les frontières et les barrières raciales, pour en finir avec l’avidité, avec la haine et l’intolérance. Il faut nous battre pour construire un monde de raison, un monde où la science et le progrès mèneront tous les hommes vers le bonheur. Soldats, au nom de la Démocratie, unissons-nous tous ! ... Hannah, est-ce que tu m'entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! Les nuages se dissipent ! Le soleil perce ! Nous émergeons des ténèbres pour trouver la lumière ! Nous pénétrons dans un monde nouveau, un monde meilleur, où les hommes domineront leur cupidité, leur haine et leur brutalité. Lève les yeux, Hannah ! L'âme de l'homme a reçu des ailes et enfin elle commence à voler. Elle vole vers l'arc-en-ciel, vers la lumière de l'espoir. Lève les yeux, Hannah ! Lève les yeux ! Discours qui s’adresse à tous les spectateurs : défi que lance Chaplin à Hitler (8 minutes de discours).

  24. VII- Travail sur le film en général • Quels éléments du nazisme sont dénoncés dans le film? • Justifiez cette phrase de Chaplin: " Le Dictateur est mon premier film où l’histoire est plus grande que le petit vagabond. «  • Réaliser une critique du film

  25. Quels éléments du nazisme sont ici dénoncés ?la propagande avec les manifestations de masse comme à Nuremberg (cf bande-annonce du film le Dictateur), le contrôle de la presse, de la radio, la censure donc. Le personnage de Garbitsch (« ordure », « pourriture » en anglais) en est l’illustration. Chaplin s’est sans doute inspiré ici de Goebbels pour bâtir ce personnage. Le culte de la personnalité, celle d’Hitler mais aussi de Napaloni (Mussolini) que Chaplin choisit de ridiculiser. Pour ce faire, il s’est soigneusement documenté en regardant des discours d’Hitler ou le film de Leni Riefenstahl le Triomphe de la Volonté. L’un des meilleurs exemples est une reprise de la réponse d’Hitler à F.D. Roosevelt où le dictateur nazi liste les pays qu’il n’envahira pas. Chaplin a parfaitement compris qu’Hitler s’est forgé un personnage aussi il se moque fréquemment de sa rhétorique avec des phrases creuses hurlées (si violentes qu’elles font tordre le micro). Aussi interpréter deux rôles, celui du Dictateur Hynkel et du barbier juif est une idée géniale « toute ressemblance entre le dictateur Hynkel et le barbier juif ne serait qu’une pure coïncidence ».L’état policier nazi : La double croix (signifie trahison en anglais) , les SA (anachronisme puisqu’ils ont été éliminés dès 1934) sont des brutes épaisses pas très malignes et faciles à berner. Les camps de concentration sont évoqués mais comme de simples bagnes. La censure est donc obtenue par la violence policière.L’expansionnisme : le lebensraum est un des thèmes du film avec la volonté de s’emparer de l’Osterlitch, l’Autriche donc. Chaplin fait allusion à l’épisode du col du Brenner en juillet 1934 où Mussolini empêche un premier Anschluss. De même, le rêve de domination mondiale transparaît avec éclat dans la fameuse scène du globe. (cf bande annonce). En fait, Hitler était perçu comme quelqu’un de peu dangereux à l’époque ce qui explique cette mise en scène de Chaplin.Le racisme et plus particulièrement l’antisémitisme avec le boycott des magasins juifs, la mise en place des ghettos, l’exclusion par les lois de Nuremberg, la théorie de la race aryenne et une allusion à la Nuit de Cristal.Celle de la gare avec la rencontre entre Hynkel et Napaloni ou l’épisode du bureau Mais: « Si j’avais su l’horreur réelle des camps de concentration, je n’aurais pu réaliser Le Dictateur; Je n’aurais pu faire un jeu de la folie homicide des nazis. »

More Related