Madame bovary
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MADAME BOVARY. 1- DECOUVERTE DU TEXTE. 2- INTERPRETATION ET CARCATERISATION DES DES ELEMENTS D’ANALYSE. LECTURE ANALYTIQUE «  M.Lieuvain se rassit alors….leurs doigts se confondirent ». 3- INTERET DU TEXTE. 4- AXES D’ETUDE. 5- LECTURE ANALYTIQUE. Le texte.

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MADAME BOVARY

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Presentation Transcript


Madame bovary

MADAME BOVARY

1- DECOUVERTE DU TEXTE

2- INTERPRETATION ET CARCATERISATION DES DES ELEMENTS D’ANALYSE

LECTURE ANALYTIQUE «  M.Lieuvain se rassit alors….leurs doigts se confondirent »

3- INTERET DU TEXTE

4- AXES D’ETUDE

5- LECTURE ANALYTIQUE


Le texte

Le texte

  • M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.      – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l'a voulu ? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.      Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.      «Ensemble de bonnes cultures !» cria le président.      – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...      «À M. Bizet, de Quincampoix.»      – Savais-je que je vous accompagnerais ?      «Soixante et dix francs !»      – Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.      «Fumiers.»      – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !      «À M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or !»      – Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.      «À M. Bain, de Givry-Saint-Martin !»      – Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.      «Pour un bélier mérinos...»      – Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.      «À M. Belot, de Notre-Dame...»      – Oh ! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?      «Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs !»

  •       Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s'écria :      – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !      Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.      «Emploi de tourteaux de graines oléagineuses», continua le président.      Il se hâtait :      «Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques.»      Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.


La d claration d amour

La déclaration d’amour

  •    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves,pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.      – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus? quel hasard l'a voulu? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.      Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.      «Ensemble de bonnes cultures !» cria le président.      – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...      «À M. Bizet, de Quincampoix.»      – Savais-je que je vous accompagnerais ?«Soixante et dix francs !»      – Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.      «Fumiers.»      – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !      «À M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or !»      – Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.      «À M. Bain, de Givry-Saint-Martin !»      – Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.      «Pour un bélier mérinos...»      – Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.      «À M. Belot, de Notre-Dame...»      – Oh ! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?      «Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs !»

  •       Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissantecomme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s'écria :      – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne! vous comprenez que je suis à vous! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !      Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.      «Emploi de tourteaux de graines oléagineuses», continua le président.      Il se hâtait :      «Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques.»      Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.


Ce qui concerne l agriculture et les comices

Ce qui concerne l’agriculture et les comices

  •    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion etl'agricultureen occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure. par des semailles,       – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus? quel hasard l'a voulu? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.      Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.«Ensemble de bonnes cultures!» cria le président.      – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...«À M. Bizet, de Quincampoix.»      – Savais-je que je vous accompagnerais ?«Soixante et dix francs!»      – Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.«Fumiers.»      – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !      «À M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or!»      – Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.      «À M. Bain, de Givry-Saint-Martin !»      – Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.«Pour un bélier mérinos...»      – Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.      «À M. Belot, de Notre-Dame...»      – Oh ! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?«Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs !»

  •       Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s'écria :      – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !      Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.   «Emploi de tourteaux de graines oléagineuses», continua le président.      Il se hâtait :«Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques.»      Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.


Les deux principaux r seaux lexicaux

Les deux principaux réseaux lexicaux

  •    M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves,pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.      – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l'a voulu ? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.      Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.      «Ensemble de bonnes cultures !» cria le président.      – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...      «À M. Bizet, de Quincampoix.»      – Savais-je que je vous accompagnerais ?«Soixante et dix francs !»      – Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté.      «Fumiers.»      – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !      «À M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or !»      – Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.      «À M. Bain, de Givry-Saint-Martin !»      – Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.      «Pour un bélier mérinos...»      – Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.      «À M. Belot, de Notre-Dame...»      – Oh ! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?      «Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs !»

  •       Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s'écria :      – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !      Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.«Emploi de tourteaux de graines oléagineuses», continua le président.      Il se hâtait :«Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques.»      Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.


Point de vue du narrateur

Point de vue du narrateur

  • M. Lieuvain se rassit alors ; M. Derozerays se leva, commençant un autre discours. Le sien peut-être, ne fut point aussi fleuri que celui du Conseiller ; mais il se recommandait par un caractère de style plus positif, c'est-à-dire par des connaissances plus spéciales et des considérations plus relevées. Ainsi, l'éloge du gouvernement y tenait moins de place ; la religion et l'agriculture en occupaient davantage. On y voyait le rapport de l'une et de l'autre, et comment elles avaient concouru toujours à la civilisation. Rodolphe, avec madame Bovary, causait rêves, pressentiments, magnétisme. Remontant au berceau des sociétés, l'orateur vous dépeignait ces temps farouches où les hommes vivaient de glands, au fond des bois. Puis ils avaient quitté la dépouille des bêtes, endossé le drap, creusé des sillons, planté la vigne. Était-ce un bien, et n'y avait-il pas dans cette découverte plus d'inconvénients que d'avantages ? M. Derozerays se posait ce problème. Du magnétisme, peu à peu, Rodolphe en était venu aux affinités, et, tandis que M. le président citait Cincinnatus à sa charrue, Dioclétien plantant ses choux, et les empereurs de la Chine inaugurant l'année par des semailles, le jeune homme expliquait à la jeune femme que ces attractions irrésistibles tiraient leur cause de quelque existence antérieure.      – Ainsi, nous, disait-il, pourquoi nous sommes-nous connus ? quel hasard l'a voulu ? C'est qu'à travers l'éloignement, sans doute, comme deux fleuves qui coulent pour se rejoindre, nos pentes particulières nous avaient poussés l'un vers l'autre.      Et il saisit sa main ; elle ne la retira pas.      «Ensemble de bonnes cultures !» cria le président.      – Tantôt, par exemple, quand je suis venu chez vous...      «À M. Bizet, de Quincampoix.»      – Savais-je que je vous accompagnerais ?«Soixante et dix francs !»      – Cent fois même j'ai voulu partir, et je vous ai suivie, je suis resté. «Fumiers.»      – Comme je resterais ce soir, demain, les autres jours, toute ma vie !      «À M. Caron, d'Argueil, une médaille d'or !»      – Car jamais je n'ai trouvé dans la société de personne un charme aussi complet.      «À M. Bain, de Givry-Saint-Martin !»      – Aussi, moi, j'emporterai votre souvenir.      «Pour un bélier mérinos...»      – Mais vous m'oublierez, j'aurai passé comme une ombre.      «À M. Belot, de Notre-Dame...»      – Oh ! non, n'est-ce pas, je serai quelque chose dans votre pensée, dans votre vie ?«Race porcine, prix ex aequo : à MM. Lehérissé et Cullembourg ; soixante francs !»

  •       Rodolphe lui serrait la main, et il la sentait toute chaude et frémissante comme une tourterelle captive qui veut reprendre sa volée ; mais, soit qu'elle essayât de la dégager ou bien qu'elle répondît à cette pression, elle fit un mouvement des doigts ; il s'écria :      – Oh ! merci ! Vous ne me repoussez pas ! Vous êtes bonne ! vous comprenez que je suis à vous ! Laissez que je vous voie, que je vous contemple !      Un coup de vent qui arriva par les fenêtres fronça le tapis de la table, et, sur la Place, en bas, tous les grands bonnets des paysannes se soulevèrent, comme des ailes de papillons blancs qui s'agitent.      «Emploi de tourteaux de graines oléagineuses», continua le président.      Il se hâtait :      «Engrais flamand, – culture du lin, – drainage, – baux à longs termes, – services de domestiques.»      Rodolphe ne parlait plus. Ils se regardaient. Un désir suprême faisait frissonner leurs lèvres sèches ; et mollement, sans effort, leurs doigts se confondirent.


Analyse des l ments rep r s

Analyse des éléments repérés

  • Discours de la déclaration amoureuse

Pas de dialogue un unique acteur: Rodolphe Flaubert ne s’intéresse qu’au séducteur

  • Rodolphe fait le siège de sa dame cf les questions purement rhétoriques

  • Rodolphe débite son discours en accumulant les clichés

  • Rodolphe ne pense pas , n’imagine pas…il ne rêve pas…

  • plus la déclaration avance et plus Rodolphe s’approprie Emma

  • Les comices

  • Allusion à l’antiquité , aux philosophes (Rousseau)

  • exemples d’hommes illustres: rhétorique traditionnelle

  • champ lexical du monde rural , enraciné dans la terre monde d’Emma

  • Première partie au discours indirect libre pas de dialogue non pus


Interet du texte

INTERET DU TEXTE

  • On voit

  • qu’il y a une confusion extrême des deux discours

  • Que tous deux sont composés de platitudes et de clichés

  • Qu’ils n’attendent aucune réponse de l’interlocuteur

  • Qu’il s’agit en fait de tout faire pour séduire l’autre, le presser à accepter

  • D’autre part on voit

  • Que Flaubert mêle les deux discours au point qu’on ne sait plus qui parle à qui.

  • Qu’au discours des sentiments répond celui de l’argent, des animaux voire des insultes

  • On peut donc s’interroger sur l’objectif de Flaubert

On peut en déduire que Flaubert cherche à dénoncer la scène de séduction de Rodolphe en la comparant

avec celle des conseillers généraux: la scène de séduction est une véritable scène de maquignonage.

INTERET DU TEXTE :

MONTRER COMMENT EMMA SE LAISSE PRENDRE AU X FILETS DE LA FAUSSE SEDUCTION


Les axes

LES AXES

  • Pour rendre compte de l’aveuglement d’Emma (ou de la facilité avec laquelle elle prend ses rêves pour des réalités Flaubert mélange les deux déclarations dans une sorte de confusion des voix

  • Tout en discréditant le discours de séduction des deux côtés

LES AXES DE LECTURE

UNE CONFUSION DES VOIX BURLESQUE

UN DISCOURS DE SEDUCTION DISCREDITE


Lecture analytique

LECTURE ANALYTIQUE

  • AXE 1

  • LA CONFUSION DES VOIX

    • Sur le plan structurel

      • Discours indirect 1ère partie =confusion entre les orateurs et Rodolphe

      • Alternance des voix ds la 2ème partie= Rodolphe répond à l’orateur. Discours de séduction de Rodolphe est perturbé par l’alternance

      • On ne sait plus qui parle à qui

    • Sur le plan thématique

      • Deux univers en apparence opposés

        • Monde agricole qui est en fait celui des origines d’Emma

        • Monde du rêve et de la spiritualité

      • Deux univers qui se rejoignent

        • Même référence aux origines, aux mondes anciens, aux existences antérieure

        • Les images finissent même par se confondre »comme deux fleuves… 

    • Sur le plan de l’objectif

      • Un seul but séduire

        • Il s’agit en fait de captiver son auditoire

        • Plus on avance et plus se rapproche la récompense

          • prix pour les paysans

          • Emma pour Rodolphe

      • Avoir son lot, sa récompense

        • Médailles et sommes d’argent chez les uns

        • Les mains d’Emma et autres promesses chez Rodolphe


Madame bovary

  • AXE 2

  • UN DISCOURS DE SEDUCTION DISCREDITE

    • UN DISCOURS DE COMICES DECALE

      • Discours conservateur voire réactionnaire avec l’alliance de l’agriculture et de la religion

        On continue à s’appuyer sur les campagnes alors que la révolution industrielle est en marche: le discours est déphasé par rapport à la réalité

      • le discours n’est qu’une suite de clichés ou d ‘énumération de récompenses: il n’ a aucun sens (nous n’en percevons que des bribes)

      • L’orateur lui-même n’est pas du niveau du précédent « point aussi fleuri » et surtout il emprunte au philosophes sans le citer

      • Enfin le discours indirect libre du début lui ôte tout réalité pour le renvoyer dans le domaine de l’irréel du convenu, qui n’intéresse personne

    • UN DISCOURS DE SEDUCTION RIDICULISE

      • Entrée en matière ridicule «  causer rêves … » : c’était le destin .. il ne prend pas la peine e chercher quelque chose d’original

      • Opposition entre déclaration niaise et comportement entreprenant

      • Mais c’est surtout le choix de l’alternance que propose Flaubert

        • - Ce n’est pas un hasard si on peut considérer les différents discours comme une réponse de Flaubert à Rodolphe

          (je vous ai suivie, je suis resté….

          Fumier semble répondre Flaubert qui sait qu’il va la quitter de manière ignoble)

        • De même le choix d’encadrer le discours amoureux par des prix, qui plus est en baisse,…transforme le discours de Rodolphe en marchandage ..Emma est ravalée au rang de bétail : belle bête à concours

    • UNE ABSENCE DE DISCOURS DE LA PART D’EMMA

      • Emma est ici comme au bal de la Vaubeyssard elle se laisse gagner par les rêves sans réagir,

        • elle ne parle pas

        • N’a aucune prise sur la réalité (elle n’est pas définie par ce qu ’elle fait mais par ce qu’elle ne fait pas « vous ne me repoussez pas » les doigts se confondent d’eux mêmes

        • Elle n’entend pas le discours puisque ne réagit pas ( à la différence de R. qui semble prendre les paroles au vol.


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