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Les nouveaux objets de la science modifient-ils nos habitudes de penser?. Marie-Geneviève Pinsart, Muriel Mambrini-Doudet, Anne-Françoise Schmid Collège de Belgique, 17 février et 17 mars 2011. II. Qu’a pporte l’approche interdisciplinaire aux réflexions scientifiques et éthiques ?.

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Les nouveaux objets de la science modifient ils nos habitudes de penser

Les nouveaux objets de la science modifient-ils nos habitudes de penser?

Marie-Geneviève Pinsart,

Muriel Mambrini-Doudet,

Anne-Françoise Schmid

Collège de Belgique, 17 février et 17 mars 2011


Ii qu a pporte l approche interdisciplinaire aux r flexions scientifiques et thiques

II. Qu’a habitudes de penser?pporte l’approche interdisciplinaire aux réflexions scientifiques et éthiques ?

Anne-Françoise Schmid

INSA de Lyon

Ecole des Mines de Paris

Collège de Belgique, le 17 mars 2011


Approche pist mologique
Approche épistémologique habitudes de penser?

  • L’approche d’aujourd’hui sera plus épistémologique et philosophique que celle du 17 février.

  • Néanmoins, ce qui est présenté s’appuie de façon forte sur le travail interdisciplinaire fait dans le cadre du projet DOGMATIS coordonné par Muriel Mambrini-Doudet


Que peut l pist mologie
Que peut l’épistémologie? habitudes de penser?

  • Permettre l’ouverture du champ de la description des sciences

  • Ne pas exclure des développements scientifiques au nom d’une conception trop étroite de la science

  • Modification de la représentation des sciences


Qu attendre de l pist mologie
Qu’attendre de l’épistémologie habitudes de penser?

  • Non plus se voir comme description directe des sciences, généralisation continue de « faits » scientifiques ou historiques (échec des critères classiques)

  • Epistémologie par hypothèses pour comprendre les exceptions aux descriptions théorético-centrées

  • Epistémologie comme description indirecte des sciences


R le de l interdisciplinarit
Rôle de l’interdisciplinarité habitudes de penser?

  • Une épistémologie comme description indirecte des sciences n’est pas obtenue par généralisation des caractéristiques d’une discipline modèle (géométrie, mécanique, relativité)

  • Elle est générique

  • Elle suppose la construction d’une nouvelle logique de l’interdisciplinarité


Plan de l expos
Plan de l’exposé habitudes de penser?

  • Retour sur les objets

  • Nouvelle logique d’interdiscipline

  • Conséquences éthiques et philosophiques



Les nouveaux objets
Les « nouveaux objets » habitudes de penser?

  • Le 17 février, Muriel Mambrini-Doudet nous a présenté un nouvel objet, le poisson OGM,

  • non pas comme un poisson + une manipulation génétique

  • mais comme un X dont les propriétés et les dimensions sont réparties de façon inattendue entre diverses disciplines


La question de l h t rog n it
La question de l’hétérogénéité habitudes de penser?

  • Que signifie cette formule?

  • Que nous ne pouvons faire une partition disciplinaire du PoGM, il n’y a pas de « partie » ou d’« ordre de grandeur » du poisson qui dépendrait de façon privilégiée d’une discipline

  • Il y a une hétérogénéité qui échappe aux disciplines

  • Il y a des zones de généricité indifférente aux frontières


Mesure des objets scientifiques
« Mesure » des objets scientifiques habitudes de penser?

  • Les disciplines sont classiquement les « mesures » des objets, elles permettent de les identifier et d’organiser des savoirs disciplinaires autour d’eux.

  • Les disciplines « donnent » les objets, la nébuleuse pour l’astronome, le ver à soie pour le biologiste, qui deviennent plus tard des « modèles » construits (galaxie - Vesto Slipher, et modèle du ver à soie - Jean-Marie Legay)


Les objets complexes
Les « objets complexes » habitudes de penser?

  • Ils sont « donnés » (la bilharziose, l’exploitation agricole, …)

  • On « décide » de leur complexité, leur caractérisation ne peut se suffire d’une ou deux disciplines

  • On postule qu’un « recouvrement » de perspectives disciplinaires peut donner des moyens de traiter et de comprendre l’objet complexe


De nouveaux objets
De nouveaux objets habitudes de penser?

  • Nous pensons qu’apparaissent des objets qui ne peuvent se traiter ainsi, sans créer des exclusions dans le travail scientifique

  • Où l’hétérogénéité ne permet pas un « recouvrement »

  • Ils ne sont pas donnés

  • Ils sont « inconnus » (si l’on en juge à partir des « mesures » disciplinaires)


Les objets int gratifs
Les « objets intégratifs » habitudes de penser?

  • Superposition de fragments de sciences et de savoirs hétérogènes

  • Unifiés par une continuité mobile et changeante, l’ « intention » (M. Mambrini-Doudet), la « projection » (W. Clancey) du chercheur

  • Il ne peut plus être vu dans une « distance phénoménologique », l’« horizon » est « interne » à l’objet, il n’est plus saisissable par les « facettes » disciplinaires.


Exemples et sympt mes
Exemples et sympt habitudes de penser?ômes

  • « Objets vivants construits » (G. Simondon)

  • Une construction comme le Développement Durable, que l’on peut traiter comme ensemble de discours ou comme un « objet ». Symptôme de l’hétérogénéité indépendante de l’association des disciplines

  • Un objet tel le climat, objet de controverses entre points de vues classiques et points de vue qui lient science et politique est un symptôme de la non-reconnaissance de ces objets.


Caract ristiques de ces objets
Caractéristiques de ces objets habitudes de penser?

  • L’inconnu n’y est plus à la marge

  • Futur (mode et temps): symbolisation de l’inconnu, ce qui peut rendre compte des hétérogénéités sans en dépendre

  • Séparation sujet/objet toujours en question, équilibre changeant

  • Zones de généricité, zones d’incertitude

  • Ne dépendent pas d’un nombre fixé de disciplines


Crit res de scientificit de ces objets
Critères de scientificité de ces objets habitudes de penser?

  • Les critères disciplinaires (vérification, réfutation) deviennent locaux et partiels

  • Un critère non disciplinaire, que je nomme

  • Le « critère de Poincaré »

  • Ce que Poincaré appelle « décomposition »: aucune généralisation à partir de faits n’est scientifique si elle n’est l’objet d’une décomposition, entre la continuité et la mise en compatibilité avec les savoirs fondamentaux.


O sont ces objets
« Où » sont ces objets? habitudes de penser?

  • Il ne s’agit plus de « passer les frontières » pour les trouver, comme pour les objets complexes

  • On ne les voit que si l’on accepte une « translation » ou une « dérive » des disciplines, elles ne sont plus au centre

  • Ces objets sont au centre, leurs dimensions et paramètres sont des fragments disciplinaires + continuité partielle et mobile de l’intention du chercheur



Lieu d interdiscipline
« Lieu d’interdiscipline » d’interdisciplinarité

  • C’est là que Muriel Mambrini-Doudet nous avait laissés le 17 février.

  • Un lieu qui n’est pas seulement un espace vide et formel

  • Concepts minimaux extraits de leurs logiques ou de leur doctrines philosophiques

  • Ce minimalisme permet de nouvelles combinaisons - en respectant le « critère de Poincaré »


Lieu g n rique
Lieu générique d’interdisciplinarité

  • Générique: sorte de rasoir d’Occam

  • Chez L. Feuerbach, A. Badiou et F. Laruelle:

  • Réduction de la religion à ses conditions dans la conscience humaine chez Feuerbach

  • Réduction des des prédicats de l’être chez Badiou

  • Réduction et neutralisation de la suffisance philosophique par un usage de la science qui est lui-même sous condition philosophique chez Laruelle


Le commun de ces g n riques
Le commun de ces génériques d’interdisciplinarité

  • Le générique est ce qui permet l’identité de la science et de l’homme (fragments de savoir et intention),

  • Mais non pas en un sens « anthropologique », mais minimal et non-disciplinaire

  • Non pas en un sens « épistémologique » classique. Les concepts épistémologiques minimaux ouvrent un lieu d’interdiscipline où toutes les trajectoires sont possibles


Lieu sans injonction mambrini
Lieu sans injonction (Mambrini) d’interdisciplinarité

  • Il n’y a pas de projet disciplinaire qui prédétermine ce lieu

  • Il y a des « trajectoires », peu importe lesquelles, mais il y en a et elles sont multiples

  • Il y a une forme de « naturel » entre relations disciplinaires, à la fois locales et universelles

  • Il y a des « vérités mobiles » , qui annoncent les modes d’interaction entre disciplines


Lieu du state of the non art hatchuel
Lieu du State of the Non-Art (Hatchuel) d’interdisciplinarité

  • L’interdisciplinarité des objets intégratifs n’est plus seulement la juxtaposition, conjonction, combinaison, intégration des dernières connaissances acquises dans les disciplines en jeu

  • Elle est aussi et en même temps le résultat d’un State of the Non-Art, qui permet d’extraire de chaque discipline des minimaux qui lui « manquent » pour l’approche des objets intégratifs


Lieu de d rive des disciplines schmid
Lieu de dérive des disciplines (Schmid) d’interdisciplinarité

  • On admet que les disciplines ne sont plus au centre

  • Il y a une translation des disciplines par rapport à la construction des objets intégratifs

  • Les disciplines sont des dimensions de ceux-ci, qui ne convergent pas nécessairement


Lieu comme intimit collective
Lieu comme « intimité collective » d’interdisciplinarité

  • Classiquement, les échanges scientifiques:

    • logique disciplinaire

    • autorité disciplinaire

  • Mais « intimité collective » de la science, échange non fixiste

  • Concept venu récemment de l’ethnopsychiatrie: déplacement du savoir psychiatrique, consultation comme lieu de construction de concepts, puis mise en rapport des concepts avec le savoir


Doute vs trouble
Doute vs trouble d’interdisciplinarité

  • L’intimité est condition de l’expérience du trouble de l’interdiscipline.

  • A l’époque classique, le doute construit des fondations - recherche de la certitude dans les sciences,

  • Dans le lieu d’intimité collective, le trouble ne cherche pas des fondations, mais une démocratie entre disciplines


Une technique de l interdiscipline la fiction
Une technique de l’interdiscipline: la fiction d’interdisciplinarité

  • La fiction n’est pas un « récit »

  • Mais une extension d’un concept au travers de séries disciplinaires.

  • Philosophie des mathématiques anglo-saxonne: comment ne pas réduire les mathématiques à ses objets

  • Théorie C-K de la conception: comment concevoir des objets inconnus

  • Philosophie non-standard: comment créer des concepts sans suffisance philosophique


Le sans qui n est pas un manque
Le « sans » qui n’est pas un manque d’interdisciplinarité

  • Mathematics with no objects, mathematics without numbers, truth without facts, etc..

  • Philosophie sans autorité: relations fictionnelles et non fondationelles avec les sciences

  • Concept sans l’une de ses propriétés considérées comme naturelles

  • Interdiscipline sans discipline (voir aussi K. Kastenhofer)


Changement de paradigme sans crise
Changement de paradigme sans crise d’interdisciplinarité

  • On ne cherche pas à sortir d’une science normale

  • Mais le grand paradigme critique, qui postule les limites des disciplines laisse la place à un

  • Paradigme fictionnel entre philosophies et sciences



Quand advient l thique en sciences
Quand advient l’éthique en sciences? d’interdisciplinarité

  • On dit qu’il y a un problème « éthique » lorsqu’une discipline fait des avancées qui mettent en déséquilibre ses frontières avec les autres disciplines

  • L’éthique est concernée par les questions d’interdiscipline

  • Savoir générique des frontières

  • Changement de genre de la connaissance


Ethique contemporaine des sciences
Ethique contemporaine des sciences d’interdisciplinarité

  • C’est une raison pour traiter l’éthique très en amont, au niveau des sciences

  • Plutôt que de la technologie ou de la technoscience

  • Ou des risques associés ou de l’acceptabilité sociale

  • Plus l’éthique est traitée en aval, moins elle est riche, plus elle est en décalage avec les connaissances (C. Baudouin)


Ethique appliqu e
Ethique appliquée? d’interdisciplinarité

  • Pas tout à fait, une éthique appliquée concerne un objet donné

  • Mais on peut faire un usage de l’éthique appliquée comme matériau fournissant concepts et langage

  • Comme de toute autre éthique (Comités d’éthique, Ethical Matrix, etc...)


Ethique g n rique et exp rimentale
Ethique générique et expérimentale d’interdisciplinarité

  • Ethique générique: elle ne dépend pas d’une discipline en propre, pas même de la philosophie

  • Ethique expérimentale: elle ne dispose pas du vocabulaire et des logiques disciplinaires

  • L’expérimental porte sur des matériaux choisis (textes de comité d’éthique, de décision juridique, de philosophie, d’éthique,…)


M thode
Méthode d’interdisciplinarité

  • Choix d’un matériau (textes éthiques, scientifiques, juridiques, scientifiques)

  • Ecriture de courts textes pour élaborer des

  • Hypothèses sur les paramètres pertinents

  • Ce sont des formes de « fictions »

  • Retour par les disciplines, par l’intimité, par la discussion collective


L thique en lieu d interdiscipline
L’éthique en lieu d’interdiscipline d’interdisciplinarité

L’éthique ne doit pas se contenter de la recherche de consensus, parce qu’il réduit les évaluations et provoquent des oppositions (cf. Les OGM végétaux) ;

Elle n’est pas non plus un « juste milieu » entre des contraires;


L thique construit un commun
L’éthique construit un commun d’interdisciplinarité

De même que l’intimité collective des sciences construit

un lieu d’interdiscipline, elle construit un lieu commun pour

les questions qui dépassent l’expertise disciplinaire.

Invention de nouvelles expertises et résistance aux expertises isolées


Epaisseur de l thique
Epaisseur de l’éthique d’interdisciplinarité

  • reconnaissance de l’humain (le respect)

  • théories et des valeurs

  • Stratégies temporelles (du présent à l’avenir ou du futur au présent)

  • Invention de langages pour ouvrir les boîtes noires entre spécialités

  • Méthodes d’évaluation (ex. Ethical Matrix)


Epaisseur g n rique
Epaisseur « générique » d’interdisciplinarité

  • Cette épaisseur de l’éthique tient au caractère générique du lieu d’interdiscipline, identité de l’humain et du scientifique

  • Cette épaisseur peut être restituée aux notions jouissant d’une autonomie relative dans le lieu d’interdiscipline

  • Nous l’avons proposé pour les notions de modèle, de raisonnement mathématique, d’hypothèse.


Le tripode de l interdisciplinarit
Le tripode de l’interdisciplinarité d’interdisciplinarité

  • Une « intimité collective » de la science, comme nouveau mode d’échange

  • Une identité des sciences non disciplinaire à travers une multiplicité d’approches, où l’on n’oppose pas les divers savoirs

  • Une éthique expérimentale comme changement de genre de la connaissance (non-disciplinaire et disciplinaire)


Et la philosophie
Et la philosophie? d’interdisciplinarité

  • Inventer de nouvelles formes d’interactions avec les sciences

  • Philosophie-sans-suffisance vis-à-vis du réel

  • Philosophie en immersion dans les sciences

  • Réseau PIN, « New practices of Philosophy »


Sp cificit de la philosophie
Spécificité de la philosophie d’interdisciplinarité

  • T/K sous K

  • T: concept minimal de transcendantal

  • K: knowledge

  • Plutôt que le jeu d’oppositions entre a priori/empirique, transcendantal/empirique,

  • « interne » à la philosophie


Transformation de la philosophie
Transformation de la philosophie d’interdisciplinarité

  • Où la philosophie ne perd pas sa spécificité

  • Où les relations entre philosophie et sciences peuvent être réinventées

  • C’est un changement un peu analogue à celui qu’avaient apporté les géométries non-euclidiennes:Généralisation, mais perte de l’autorité face au réel.


Param tres et dimensions
Paramètres et dimensions d’interdisciplinarité

  • La philosophie, l’éthique, comme n’importe quelle discipline scientifique peuvent être un paramètre ou une dimension d’un objet intégratif

  • La philosophie n’est plus ce qui survole tout en manquant de connaissances positives


Retour l pist mologie
Retour à l’épistémologie d’interdisciplinarité

  • C’est l’épistémologie générique qui va permettre de donner des critères de scientificité à l’interdiscipline et de régler cette entrée de l’humain dans la science, de faire que l’éthique devient une science générique des frontières

  • Libère l’éthique de son rôle régulateur et de porter une méthode pluraliste d’analyse et d’expertise.


Bibliographie interdisciplinarit
Bibliographie interdisciplinarité d’interdisciplinarité

  • Katri Huutoniemi, Julie Thompson Klein, Henrik Bruun, Jane Hukkinen, 2010, « Analyzing interdisciplinarity : Typology and Indicators », Research Policy 39(2010)79-88.

  •  Robert Frodeman, Julie Thomson Klein, Carl Mitcham, 2010, Oxford Handbook of Interdisciplinarity, Oxford University Press.

  • Alexander Bogner, Karen Kastenhofer, Helge Torgersen, Hrsg., 2010, Inter- und Transdisziplinarität im Wandel? Neue Perspektiven auf problemorientierte Forschung und Politikberatung, Baden-Baden, Nomos.

  • Revue scientifique interdisciplinaire: Natures, Sciences, Sociétés, EDP Sciences, Paris.


Article venir
Article à venir d’interdisciplinarité

  • Anne-Françoise Schmid, Muriel Mambrini-Doudet, Armand Hatchuel, « Nouvelles logiques de l’interdisciplinarité », Nouvelles Perspectives en Sciences Sociales, vol.7, n°2, automne 2011

  • Université Laurentienne, Ontario, Ca


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